EN DIRECT - Iran-Israël : à l'ONU, Téhéran assure qu'il "fera regretter" à l'État hébreu toute attaque

Publié le 16 avril 2024 à 6h00, mis à jour le 18 avril 2024 à 20h35

Source : JT 20h Semaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères a promis ce jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU que Téhéran ferait "regretter" à Israël toute attaque contre son pays.
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MENACES

Le ministre iranien des Affaires étrangères a promis jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU que Téhéran ferait "regretter" à Israël toute attaque contre son pays. "Les actions de légitime défense et contre-mesures de l'Iran sont terminées, donc le régime terroriste israélien doit arrêter tout nouvel aventurisme militaire contre nos intérêts", a déclaré Hossein Amir-Abdollahian lors d'une réunion sur la situation au Moyen-Orient.


"En cas d'utilisation de la force par le régime israélien et de violation de notre souveraineté, la République islamique d'Iran n'hésitera pas une seconde à affirmer ses droits, à répondre de façon décisive et adéquate, à faire regretter ses actions au régime", a-il ajouté.

CONDAMNATION DE L'ATTAQUE PAR LE CONSEIL EUROPÉEN

Emmanuel Macron, à Bruxelles, a fait savoir que le Conseil européen condamnait l'attaque directe menée par l'Iran contre Israël. "Cette attaque marque une escalade dangereuse et une menace grave pour la stabilité de la région", a déclaré le président français dans une conférence de presse. Des sanctions ont donc été prises. 


"Notre objectif reste la désescalade", a rappelé Emmanuel Macron, qui répète une demande de cessez-le-feu à Gaza. "Cette situation nous a donc conduits à réitérer la demande et notre engagement à tous pour un cessez-le-feu ainsi que l'accélération d'une solution durable au conflit israélo-palestinien pour ne pas laisser au champ libre aux forces dangereuses qui menacent la stabilité régionale", a insisté le chef de l'État.

LE MOYEN-ORIENT "AU BORD DU PRÉCIPICE"

Le Moyen-Orient est au bord du "précipice" d'un "conflit régional généralisé", a alerté jeudi le secrétaire général de l'ONU devant le Conseil de sécurité, appelant à la "retenue maximale" face à "ce moment de danger maximal".


"A Gaza, six mois et demi d'opérations militaires israéliennes ont créé un enfer humanitaire", a également dénoncé Antonio Guterres, décrivant deux millions de Palestiniens endurant "la mort, la destruction, le déni d'aide humanitaire vitale" et la faim.

RÉUNION DU G7

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, est à Capri, en Italie, pour une réunion avec les autres ministres des Affaires étrangères du G7 "pour éviter une escalade militaire au Moyen-Orient", selon ses propos. D'éventuelles sanctions contre l'Iran sont à l'étude.

NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE L'IRAN

Joe Biden a déclaré que les États-Unis allaient continuer à faire "rendre des comptes" à l'Iran avec de nouvelles sanctions visant la République islamique, mesure de rétorsion à l'attaque sans précédent contre Israël. "Nous faisons en sorte que l'Iran rende des comptes", a affirmé le président américain dans un communiqué, assurant que les sanctions étaient destinées à "limiter les programmes militaires déstabilisateurs de l'Iran".

VOLS AÉRIENS

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a annoncé jeudi prolonger jusqu'au 30 avril la suspension de ses vols à destination et en provenance de Téhéran et Beyrouth dans le contexte des vives tensions au Moyen-Orient.

"Nos vols pour Téhéran et Beyrouth sont annulés jusqu'au 30 avril inclus et nous continuons à ne pas utiliser l'espace aérien iranien jusqu'à cette même date", a indiqué un porte-parole de la compagnie à l'AFP.

TENSIONS

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que son pays avait fait passer plusieurs "messages" aux Etats-Unis pour assurer que l'Iran ne cherchait "pas une expansion des tensions" au Moyen-Orient avec Israël, a indiqué jeudi son ministère.


"Ce qui peut accroître les tensions dans la région, c'est le comportement du régime sioniste", a dit Hossein Ami-Abdollahian à son arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi à New York pour une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.


Israël a indiqué mercredi qu'il se réservait "le droit de se protéger" face à l'Iran à la suite de l'attaque menée  dans la nuit de samedi à dimanche par Téhéran contre son territoire avec des drones et des missiles.

FRAPPES

Israël a mené de nouvelles frappes aériennes jeudi dans la bande de Gaza où l'armée est en guerre contre le Hamas palestinien, alors que la communauté internationale appréhende la riposte promise des autorités israéliennes à l'attaque inédite de l'Iran le week-end dernier.

L'Union européenne, qui a appelé "toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue", a décidé mercredi d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran, visant les producteurs de drones et de missiles, engins utilisés dans la première attaque directe menée par Téhéran, allié du Hamas, sur le sol israélien.

G7

Le G7 doit montrer "une réaction" après l'attaque "sans précédent" de l'Iran contre Israël, a estimé jeudi la cheffe de la diplomatie allemande lors d'une réunion du forum en Italie.

"Nous discutons ici aussi au sein du G7 de mesures supplémentaires", a déclaré Annalena Baerbock, alors que les Occidentaux envisagent notamment des sanctions renforcées contre Téhéran, tout en insistant sur la nécessité d'éviter "une escalade".

SE PROTÉGER

Israël "se réserve le droit de se protéger" face à l'Iran, soutient son Premier ministre Benyamin Nétanyahou, dont le gouvernement a, selon des médias, envisagé un temps des frappes de représailles rapides contre Téhéran après l'attaque du week-end.

Les autorités israéliennes répètent que l'attaque iranienne, avec plus de 350 drones et missiles lancés vers Israël dont la quasi-totalité ont été interceptés en vol, ne restera pas "impunie".

Selon des médias israéliens et américains, le gouvernement Netanyahu a bien envisagé de mener des frappes rapides de représailles en Iran mais a finalement revu ses plans.  

SANCTIONS DE L'UE SUR L'IRAN

L'Union européenne a décidé mercredi d'imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran visant les producteurs de drones et de missiles, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel.


"Nous avons décidé d'imposer des sanctions contre l'Iran, nous voulions envoyer un message clair" après l'attaque contre Israël, a-t-il déclaré à l'issue d'un sommet à Bruxelles rassemblant les dirigeants des 27 pays membres. 


"L'idée est de viser les sociétés qui ont un rôle dans la fabrication des drones et des missiles", a-t-il ajouté.

L'AVENIR DE L'AGENCE DE L'ONU POUR LES RÉFUGIÉS PALESTINIENS

Démanteler l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans la tourmente risquerait d'accélérer la famine à Gaza et de condamner une génération d'enfants "au désespoir", alimentant "les cycles sans fin de violence", a mis en garde son patron mercredi.


L'agence qui emploie plus de 30.000 personnes dans la région (Gaza, Cisjordanie, Liban, Jordanie et Syrie), est accusée par Israël d'employer "plus de 400 terroristes" à Gaza. Et 12 de ses employés sont accusés par les Israéliens d'avoir été directement impliqués dans l'attaque sans précédent du 7 octobre menée par le Hamas sur le sol israélien, qui a fait 1160 morts, essentiellement civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles.


Mais l'UNRWA, créée par l'Assemblée générale de l'ONU en 1949, "est la colonne vertébrale des opérations humanitaires" à Gaza, a répété mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU son patron Philippe Lazzarini, dénonçant une campagne "insidieuse" pour mettre fin à ses opérations. "Démanteler l'UNRWA aura des répercussions durables", a-t-il prévenu. "À court terme, cela va aggraver la crise humanitaire à Gaza et accélérer l'arrivée de la famine", a-t-il noté.

AIDE HUMANITAIRE A GAZA

Alors que les soldats israéliens ont annoncé aujourd'hui l'entrée d'aide de l'ONU à Gaza, Joe Biden appelle à en faire davantage. "Nous exhortons Israël à accélérer les livraisons terrestres, par les airs et les voies maritimes à destination des civils de Gaza", a écrit le président américain dans un message posté sur le réseau social X.

LE CHEF DU HAMAS EN TURQUIE CE WEEK-END

Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera "ce week-end" le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. "Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end", a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) à l'Assemblée. Le chef de l'État n'a pas précisé le lieu de la rencontre, mais selon un responsable turc elle devrait avoir lieu samedi au palais de Dolmabahçe, à Istanbul.

LE QATAR EN TRAIN DE "RÉÉVALUER" SA MÉDIATION

Le Qatar est en train de "réévaluer" sa médiation entre Israël et le Hamas, a déclaré mercredi le Premier ministre de ce pays du Golfe qui joue un rôle de premier plan dans les tractations pour une trêve dans la bande de Gaza. "Nous sommes en train de procéder à une réévaluation globale de notre rôle", a déclaré dans une conférence de presse cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al-Thani.

LA TURQUIE ACCUSE NÉTANYAHOU DE VOULOIR LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT

La Turquie a accusé mercredi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de vouloir entraîner le Moyen-Orient dans la guerre "pour rester au pouvoir", sur fond de guerre dans la bande de Gaza avec le Hamas palestinien.

"Il est évident que (Benyamin) Nétanyahou essaie d'entraîner la région dans la guerre pour rester au pouvoir", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'une conférence de presse au Qatar.

AIDE HUMANITAIRE

L'armée israélienne a annoncé mercredi l'entrée dans la bande de Gaza de stocks de farine du Programme alimentaire mondial (PAM) via le port israélien d'Ashdod dans le cadre des efforts annoncés pour augmenter les livraisons d'aide au territoire palestinien assiégé.

"Huit camions de farine du Programme alimentaire mondial sont entrés dans la bande de Gaza depuis le port d'Ashdod aujourd'hui (mercredi)", a indiqué l'armée dans un communiqué. Début avril, Israël s'était engagé à utiliser ce port, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Gaza, pour livrer de l'aide.

LE HAMAS RÉAGIT

Le Hamas a considéré que l'attaque de l'Iran contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche était "légitime et méritée". "La réponse de la République islamique d'Iran confirme que le temps où l'entité sioniste pouvait agir à sa guise sans avoir à rendre de comptes ni subir de châtiment est révolu", a déclaré le Hamas dans un communiqué, le premier depuis les événements. 

PARIS POUR LES SANCTIONS

À Bruxelles, où se tient un Conseil européen extraordinaire, Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'élargissement des sanctions contre l'Iran. 

Emmanuel Macron sur les sanctions contre l'IranSource : TF1 Info

14 SOLDATS BLESSÉS

L'armée israélienne a confirmé que 14 soldats avaient été blessés, dont six grièvement, près de la frontière avec le Liban dans une frappe revendiquée par le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah.

"Ces dernières heures, un certain nombre de missiles antichars et de drones ont été identifiés alors qu'ils traversaient la frontière depuis le territoire libanais vers le village d'Arab al-Aramche dans le nord d'Israël", a indiqué l'armée dans un communiqué. "Six soldats ont été grièvement blessés, deux modérément et les six autres légèrement", selon Tsahal.

LE G7 A CAPRI

La crise au Moyen-Orient et de nouvelles sanctions contre l'Iran seront au centre des discussions du G7 des ministres des Affaires étrangères qui se déroulent de mercredi soir à vendredi sur l'île de Capri, au large de Naples (Italie). 

Les ministres, au premier rang desquels le secrétaire d'État américain Antony Blinken, "parleront de la situation au Moyen-Orient, de ce qui s'est passé entre l'Iran et Israël, de la situation à Gaza et de la situation en mer Rouge", où les rebelles houthis soutenus par l'Iran perturbent le transport maritime, a annoncé sur X le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani.

EXPLICATIONS

Depuis le début de la guerre à Gaza, la zone frontalière entre le nord d'Israël et le sud du Liban est le centre de nombreux affrontements entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de l'Iran. Cette région connaît toutefois des échanges de tirs encore plus importants ces dernières semaines. Ce mercredi, une frappe du Hezbollah a fait au moins 14 blessés dans le nord de l'État hébreu.

FRAPPES DU HEZBOLLAH

Le bilan se serait alourdi dans le nord d'Israël après des frappes revendiquées par le Hezbollah. Selon le Times of Israël, 18 personnes ont été blessées dans ce qui semble être un tir de roquette ou de drone depuis le Liban.

RÉPONSE D'ISRAËL

Israël décidera seul quelle réponse apporter aux frappes iraniennes, survenues samedi soir. "Ils ont toutes sortes de suggestions et de conseils. J'apprécie cela. Mais je tiens à être clair : nous prendrons nos propres décisions et l’État d’Israël fera tout ce qui est nécessaire pour se défendre", a rapporté Netanyahou, dans un communiqué publié par son bureau, après les appels à la retenue de Berlin et de Londres. 

Urgent

FRAPPES DU HEZBOLLAH

14 personnes ont été blessées dans le nord d'Israël, dans une frappe venant du Liban et revendiquée par le Hezbollah soutenu par l'Iran, selon les secours. "Quatorze blessés, dont deux graves, ont été évacués du village d'Arab al-Aramshe sur la frontière nord", vient d'indiquer le Centre médical de Galilée dans un communiqué.

HAMAS

Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera "ce week-end" le président turc Recep Tayyip Erodgan en Turquie, a annoncé ce dernier.  "Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end", a déclaré Erdogan devant les députés de son parti AKP à l'Assemblée, ce mercredi. 

HEZBOLLAH

Le Hezbollah libanais a dit mercredi avoir visé un poste de commandement militaire israélien dans le nord d'Israël frontalier du sud du Liban, "en riposte" à la mort d'au moins trois de ses combattants dans des frappes israéliennes la veille.

Les combattants du Hezbollah ont "mené une attaque complexe avec des missiles guidés et des drones explosifs contre le poste de commandement d'une compagnie de reconnaissance" de l'armée israélienne, "en riposte à l'assassinat par l'ennemi de plusieurs résistants à Aïn Baal et Chehabiyé", dans le sud du Liban, la veille, a indiqué le parti pro-iranien dans un communiqué. 

SANCTIONS

La communauté internationale a redoublé mercredi d'efforts diplomatiques pour empêcher une riposte massive d'Israël contre l'Iran qui risquerait d'embraser le Moyen-Orient, tout en promettant des sanctions contre Téhéran qui a menacé son ennemi d'une réponse "féroce".

Les chefs de la diplomatie britannique, David Cameron, et allemande, Annalena Baerbock, ont appelé à la désescalade, lors de la première visite de représentants occidentaux en Israël depuis l'attaque inédite lancée par l'Iran contre le territoire israélien pendant la nuit du 13 au 14 avril.

DRONES

L'interception de drones et missiles iraniens par la France le week-end dernier a été effectuée "dans le respect de la Constitution et du droit international", selon un courrier du ministre français des Armées adressé à un député de la gauche radicale.

Aurélien Saintoul avait demandé lundi, dans une lettre conjointe avec Bastien Lachaud, également député de la France insoumise, des éclaircissements sur les conditions dans lesquelles les forces armées françaises étaient intervenues dans la nuit du 13 au 14 avril contribuant avec leurs alliés à intercepter des drones et des missiles balistiques iraniens ciblant Israël.

Les députés estimaient que les déclarations officielles, notamment du président Emmanuel Macron, étaient empreintes "d'une certaine confusion quant aux motifs, aux objectifs et aux modalités de l'action des forces françaises", selon ce courrier dont l'AFP a reçu une copie. 

FRANÇAIS DÉTENUS

Les proches des Français détenus en Iran ont exprimé mercredi leur inquiétude face "à la menace d'un conflit ouvert entre l'Iran et Israël" et exhorté l'État à intensifier ses efforts diplomatiques avec Téhéran pour obtenir leur libération.

Actuellement, quatre ressortissants dont Jacques Paris, Cécile Kohler et Louis Arnaud, sont détenus depuis 2022 en Iran et considérés par le gouvernement français comme "otages d'État" en raison d'arrestations et de condamnations jugées "arbitraires". Un autre Français, prénommé Olivier, dont l'identité n'a pas été révélée, est également détenu. 

"Leur état de santé, tant physique que moral, se détériore", soulignent dans un communiqué les comités de soutien de Jacques Paris, Cécile Kohler et Louis Arnaud. "Leur environnement devient de plus en plus angoissant. Car aujourd'hui, nos proches, nos concitoyens se trouvent exposés à la menace d'un conflit ouvert entre l'Iran et Israël", ajoutent-ils. 

"SANCTIONS COORDONNÉES"

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron souhaite que les pays du G7 imposent des "sanctions coordonnées" contre l'Iran, après l'attaque contre Israël, a-t-il déclaré mercredi à des télévisions britanniques lors d'une visite en Israël.

"Nous voulons voir des sanctions coordonnées contre l'Iran", a-t-il dit, accusant ce pays d'être derrière "tellement d'activités malveillantes" dans la région. Les chefs de la diplomatie des pays riches du G7, qui se réunissent cette semaine en Italie, doivent envoyer "un message clair, sans équivoque" à l'Iran, a-t-il ajouté.

ARMÉE

La République islamique d'Iran a célébré mercredi "la Journée de l'armée" en saluant "le succès" de son attaque inédite contre Israël et en réaffirmant que Téhéran apporterait une réponse "féroce" en cas de riposte israélienne sur son sol.

L'opération iranienne du 14 avril "a fait vaciller la gloire du régime sioniste", a affirmé le président Ebrahim Raïssi en participant au traditionnel défilé militaire qui s'est tenu sur une base à la périphérie de Téhéran.

Le président Raïssi a répété que l'attaque de l'Iran contre Israël avait été "précise, mesurée" et "punitive", en réponse à la frappe contre son consulat à Damas le 1er avril, imputée à Israël, qui a provoqué la mort de sept militaires iraniens, sur fond de tension régionale avec la guerre dans la bande de Gaza.

CAMERON

Le chef de l'Etat israélien a appelé "le monde entier" à contrer la menace posée par le "régime" de Téhéran, lors d'un entretien avec les chefs de diplomatie du Royaume-Uni et de l'Allemagne mercredi à Jérusalem.

Isaac Herzog a indiqué sur X avoir eu une "discussion chaleureuse" mercredi matin avec David Cameron et Annalena Baerbock. "Le monde entier doit œuvrer de façon décisive et résolue contre la menace posée par le régime iranien qui cherche à miner la stabilité de toute la région".

CONSEIL DE SÉCURITÉ

Israël veut faire payer à l'Iran le prix de son attaque sans précédent contre le territoire israélien, malgré les appels internationaux à la retenue, y compris de la part de son allié américain, qui a annoncé de nouvelles sanctions contre la République islamique.

À Téhéran, le président Ebrahim Raïssi a prévenu mardi que "la moindre action" d'Israël contre "les intérêts de l'Iran" provoquerait "une réponse sévère, étendue et douloureuse" de son pays, dans une région déjà sous tension avec la guerre dans la bande de Gaza où les bombardements se sont poursuivis dans la nuit.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer jeudi sur une demande des Palestiniens de devenir un État membre à part entière des Nations unies, ont annoncé dans la nuit plusieurs sources diplomatiques. 

L'Autorité palestinienne a relancé début avril une procédure initiée en 2011, mais qui n'avait pas pu prospérer en raison de l'opposition des États-Unis.

SANCTIONS CONTRE L'IRAN

Les États-Unis vont imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran après l'attaque lancée contre Israël le week-end dernier, annonce la Maison-Blanche, indiquant "s'attendre" à ce que ses alliés fassent bientôt de même.


"Dans les prochains jours, les États-Unis vont imposer de nouvelles sanctions visant l'Iran, dont ses programmes de drones et missiles", son corps des Gardiens de la révolution et son ministère de la Défense, détaille dans un communiqué Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden.

ON FAIT LE POINT

Voici ce qu'il faut retenir ce mardi soir sur la situation entre Israël et l'Iran : 


◾ L'armée israélienne a déclaré que l'Iran ne sortirait pas "indemne" après son attaque sans précédant conte l'État hébreu. "Israël ne peut pas rester les bras croisés face à une telle agression", a indiqué le porte-parole de Tsahal, Daniel Hagari, assurant que "tirer 110 missiles directement sur Israël ne restera pas impuni. Nous répondrons au moment, au lieu et à la manière que nous choisirons".


◾ Les États-Unis et l'Union européenne ont averti, dans des déclarations séparées, qu'ils s'apprêtent à renforcer leurs sanctions contre l'Iran. "Je m'attends à ce que nous prenions des sanctions supplémentaires contre l'Iran dans les prochains jours", a indiqué mardi la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen. "L'idée est d'élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens", a de son côté déclaré le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.


◾ Le Hezbollah a annoncé mardi la mort de trois de ses membres dans des frappes israéliennes au Liban, d'où la puissante formation libanaise soutenue par l'Iran a lancé des attaques sur le nord d'Israël. Un avion de l'armée israélienne a "éliminé Ismail Youssef Baz, le commandant du secteur côtier du Hezbollah", a confirmé l'armée israélienne dans un communiqué. Plus tard en soirée, l'armée israélienne a annoncé la mort dans une frappe aérienne à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, de Mohammed Hussein Moustafa Shechory, présenté comme le commandant des forces Radwan du Hezbollah en charge des roquettes et des missiles dans le centre et l'ouest libanais, et de Mahmoud Ibrahim Fadlallah, un autre combattant du mouvement.


◾ Le président russe Vladimir Poutine a appelé Israël et l'Iran à la "retenue", lors d'un entretien avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi, mettant en garde contre les "conséquences catastrophiques" de toute nouvelle escalade. 


◾ La compagnie aérienne britannique easyJet, qui avait annoncé hier la suspension de ses vols vers Tel Aviv pour une semaine après l'attaque menée par l'Iran contre Israël, a indiqué aujourd'hui que ces liaisons resteraient finalement suspendues jusqu'à fin octobre.

TROIS COMBATTANTS DU HEZBOLLAH TUÉS

Le Hezbollah a annoncé aujourd'hui la mort de trois de ses membres dans des frappes israéliennes au Liban. Un avion de l'armée israélienne a "éliminé Ismail Youssef Baz, le commandant du secteur côtier du Hezbollah", a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué. Selon une source proche du parti pro-iranien, l'homme a été tué dans une frappe sur le village de AÏn Baal, à une quinzaine de kilomètres de la frontière israélienne. 


Plus tard en soirée, l'armée israélienne a également annoncé la mort dans une frappe aérienne à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, de Mohammed Hussein Moustafa Shechory, présenté comme le commandant des forces Radwan du Hezbollah en charge des roquettes et des missiles dans le centre et l'ouest libanais, et de Mahmoud Ibrahim Fadlallah, un autre combattant du mouvement. De son côté, le mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, a annoncé la mort d'un de ses combattants dans la frappe sur Aïn Baal.

SANCTIONS

L'UE a précisé sa volonté d'élargir le champ de ses sanctions déjà en place contre l'Iran. En juillet 2023, l'Union européenne avait adopté des mesures restrictives en raison du soutien militaire de l'Iran à la guerre par la Russie contre l'Ukraine, imposant notamment une interdiction de l'exportation de l'UE vers l'Iran de composants utilisés dans la fabrication de drones.


L'idée, soutenue par la France et l'Allemagne, serait d'élargir à d'autres types d'armement, comme les missiles, même si l'UE n'a pour le moment aucune preuve que des missiles iraniens soient utilisés dans le bombardement des villes et infrastructures en Ukraine. Le régime actuel de sanctions, qui ne concerne pour le moment que l'Iran, pourrait également être étendu aux alliés de Téhéran au Moyen-Orient, comme le Hezbollah au Liban ou les rebelles houthis au Yémen, a expliqué le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

LES CLÉS POUR COMPRENDRE

Pour la première fois, l'Iran a mené une attaque directe contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche. Une escalade dans les relations entre deux pays, qui ont gagné en puissance au Moyen-Orient ces dernières années. Retour sur cinq dates permettant de comprendre comment Israël et l'Iran sont passés d'alliés à ennemis jurés.

"SANG-FROID"

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a appelé aujourd'hui son homologue israélien Benyamin Nétanyahou à faire preuve de "sang-froid" après l'attaque de l'Iran contre Israël durant le week-end, soulignant qu'une escalade n'était "dans l'intérêt de personne", selon Downing Street. Lors d'un appel dans l'après-midi, Rishi Sunak a souligné qu'une "escalade significative n'était dans l'intérêt de personne et ne ferait qu'aggraver l'insécurité au Moyen-Orient", "c'est le moment de faire preuve de sang-froid".

SANCTIONS EUROPÉENNES

L'Union européenne envisage d'élargir le champ de ses sanctions déjà en place contre l'Iran après l'attaque lancée contre Israël le week-end dernier, a déclaré le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell. "L'idée est d'élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens", a-t-il déclaré, à l'issue d'une réunion extraordinaire, en visioconférence, des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

PLUS DE VOLS EASYJET

La compagnie aérienne britannique easyJet, qui avait annoncé lundi la suspension de ses vols vers Tel Aviv pour une semaine après l'attaque menée par l'Iran contre Israël, a indiqué aujourd'hui que ces liaisons resteraient finalement suspendues jusqu'à fin octobre.


"En raison de l'évolution constante de la situation en Israël, easyJet a pris la décision de suspendre ses vols à destination de Tel Aviv pour le reste de la saison estivale jusqu'au 27 octobre", a annoncé la compagnie dans une déclaration transmise à l'AFP. "Les clients ayant réservé un vol sur cette ligne jusqu'à cette date se voient proposer différentes options, dont un remboursement intégral", a-t-elle précisé. EasyJet avait initialement suspendu ses opérations à destination et en provenance de Tel Aviv jusqu'au 21 avril.

NÉTANYAHOU "PRINCIPAL RESPONSABLE"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a reproché aujourd'hui au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d'être "le principal responsable" à blâmer pour l'attaque de l'Iran contre Israël. "Le principal responsable de la tension qui a saisi nos cœurs le soir du 13 avril est Nétanyahou et son administration sanguinaire", a affirmé le chef de l'État turc lors d'une intervention télévisée.

FRAPPES ISRAÉLIENNES

L'agence nationale d'information (ANI) a fait état de "victimes" dans une deuxième frappe israélienne au Liban, qui a visé deux voitures dans la localité de Chehabiyé. Un peu plus tôt, l'armée israélienne avait confirmé avoir mené une opération visant Ismail Youssef Baz, le commandant du secteur côtier du Hezbollah. L'homme aurait été tué dans le village de Aïn Baal. L'agence ANI, elle, a fait état d'un mort et de deux blessés dans la localité, alors que le Hezbollah s'est borné à annoncer la mort d'Ismail Youssef Baz.

DÉTAILS

Israël a apporté des détails après sa frappe menée dans le sud du Liban, qui a tué un commandant du Hezbollah. Un avion de l'armée israélienne "a frappé et éliminé Ismail Youssef Baz, le commandant du secteur côtier du Hezbollah", dans la région d'Aïn Baal au Liban, selon un communiqué de l'armée qui ajoute que ce cadre du mouvement libanais "a participé à la promotion et à la planification des tirs de roquettes et de missiles antichars en direction d'Israël depuis la zone côtière du Liban".

UN COMMANDANT DU HEZBOLLAH TUÉ

Une source proche du Hezbollah a affirmé qu'un commandant du mouvement libanais pro-iranien avait été tué mardi dans une frappe de drone israélien dans le sud du Liban.  L'homme était "commandant pour la région de Naqoura" dans le sud du Liban, a ajouté cette source. L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) a précisé que la frappe avait visé une voiture dans le village de Aïn Baal, à une quinzaine de km de la frontière israélienne. L'information a été confirmée par l'armée israélienne.

CONVOCATION

L'ambassadeur iranien à Lisbonne a été convoqué aujourd'hui par le ministère portugais des Affaires étrangères, qui a condamné l'attaque de l'Iran contre Israël et exigé la libération d'un porte-conteneurs battant pavillon portugais saisi ce week-end dans le Golfe par des forces de Téhéran.


La rencontre avec l'ambassadeur d'Iran a permis au Portugal de "réitérer de façon véhémente et catégorique la condamnation de la récente attaque menée contre l'État d'Israël", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

FRAPPE AU LIBAN

Selon l'AFP, une source proche du Hezbollah indique cet après-midi qu'un chef du groupe a été tué dans une frappe israélienne.

MISSILE BALISTIQUE

L'armée israélienne a montré aujourd'hui à un groupe de journalistes un des missiles intercepté lors de l'attaque et récupéré dans la mer Morte, précisant que ce type d'engins peut porter une charge explosive de 500 kilos. "Leur rôle, leur seule intention était de tuer et de détruire des vies israéliennes et Israël", a déclaré un porte-parole de l'armée, Peter Lerner.


"S'ils n'avaient pas été interceptés, l'ampleur (des dégâts) aurait été immense", a ajouté ce porte-parole. "Nous parlions seulement de la menace nucléaire de l'Iran. Alors qu'au même moment, l'Iran constituait une menace conventionnelle, afin de créer un cercle de feu autour d'Israël", a ajouté l'autre porte-parole de l'armée, Daniel Hagari.

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"NOUS NE POUVONS PAS RESTER LES BRAS CROISES"

Prévenant que l'Iran ne sortira "pas indemne" de l'attaque sans précédant menée contre l'État hébreu, l'armée israélienne a affirmé que Tel Aviv ne pouvait "pas rester les bras croisés face à une telle agression". Le porte-parole de Tsahal, Daniel Hagari, a assuré que "tirer 110 missiles directement sur Israël ne restera pas impuni. Nous répondrons au moment, au lieu et à la manière que nous choisirons." 

AVERTISSEMENT

L'armée israélienne a prévenu, ce midi, que l'Iran ne sortirait "pas indemne" de son attaque, dans une nouvelle joute verbale entre les pays, et alors que l'État hébreu a averti, hier, qu'il mènerait une "riposte" contre Téhéran.

"CONSÉQUENCES CATASTROPHIQUES"

Le président russe Vladimir Poutine a appelé Israël et l'Iran à la "retenue", lors d'un entretien avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi, mettant en garde contre les "conséquences catastrophiques" de toute nouvelle escalade. 


"Vladimir Poutine a exprimé l'espoir que toutes les parties feraient preuve d'une retenue raisonnable et éviteraient un nouveau cycle de confrontation qui aurait des conséquences catastrophiques pour l'ensemble de la région", a indiqué le Kremlin dans un communiqué après l'entretien entre les deux dirigeants.

SANCTIONS ENVERS L'IRAN

Washington "n'hésitera pas", avec ses alliés, à renforcer les sanctions contre l'Iran après son attaque contre Israël, dira mardi la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, dans un discours dont des extraits ont été publiés en amont.


"Le Trésor n'hésitera pas à travailler avec nos alliés pour utiliser notre pouvoir de sanctions afin de continuer à perturber les activités malveillantes et déstabilisatrices du régime iranien", avertira la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden, en préambule à une conférence de presse organisée au premier jour des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

LE HEZBOLLAH REVENDIQUE UNE ATTAQUE EN ISRAËL

Le puissant mouvement libanais Hezbollah a revendiqué mardi le lancement de deux drones explosifs sur des positions israéliennes, peu après que l'armée israélienne a fait état de l'explosion de "deux drones armés" envoyés depuis le Liban. Les combattants du Hezbollah ont mené "une attaque aérienne avec des drones suicide (...) sur Beit Hillel, frappant les rampes de lancement du dôme de fer et leur personnel", a indiqué le groupe pro-iranien dans un communiqué, en référence au système de défense aérienne israélien.

DEUX DRONES ARMÉS EXPLOSENT EN TERRITOIRE ISRAÉLIEN

L'armée israélienne a annoncé mardi que "deux drones armés" en provenance du Liban avaient explosé dans le nord du territoire israélien. "Deux drones armés ayant franchi la frontière depuis le Liban ont explosé dans la zone de Beit Hillel, en territoire israélien", indique l'armée dans un communiqué. Le Conseil régional de la Haute Galilée a précisé que trois personnes avaient été blessées.

UN COMBAT "SANS PITIÉ"

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a dit mardi à des nouvelles recrues de son armée, qu'Israël combat le Hamas "sans pitié", selon un communiqué de son bureau.


"Vous rejoignez Tsahal (armée israélienne, ndlr), dans des unités combattantes glorieuses afin de repousser un ennemi cruel, les monstres qui nous ont attaqués", a-t-il affirmé sur la base de Tel Hashomer (centre). "Nous les frappons en retour sans pitié et nous les vaincrons", a-t-il encore assuré.

AIDE À GAZA

Quelques 553 camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza "depuis deux jours" après des "contrôles de sécurité approfondis", a annoncé mardi l'armée israélienne. L'armée israélienne "en lien" avec l'organisme israélien chargé des affaires civiles palestiniennes (Cogat), "continue ses efforts pour permettre chaque jour le passage de centaines de camions d'aide alimentaire et humanitaire aux habitants de Gaza", a ajouté l'armée dans un communiqué, indiquant que 126 camions avaient atteint le nord de Gaza lundi soir. Cinquante-six cargaisons d'aide alimentaire ont également été parachutées dans l'enclave palestinienne, a précisé Tsahal. 


"Il n'y a pas eu de changement significatif dans le volume de l'aide humanitaire qui entre à Gaza, ni un meilleur accès au nord" de Gaza, a toutefois fustigé l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans un communiqué. 

SANCTIONS SUR LES DRONES IRANIENS

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a plaidé mardi pour de nouvelles sanctions de l'Union européenne sur les drones iraniens après l'attaque de Téhéran contre Israël.


"À la fin de l'automne, j'ai plaidé avec la France et d'autres partenaires au sein de l'UE pour que ce régime de sanctions sur les drones soit étendu" à de nouveaux types de matériel utilisés par Téhéran et ses alliés, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue jordanien.

SANCTIONS SUR LES DRONES IRANIENS

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a plaidé mardi pour de nouvelles sanctions de l'Union européenne sur les drones iraniens après l'attaque de Téhéran contre Israël.


"À la fin de l'automne, j'ai plaidé avec la France et d'autres partenaires au sein de l'UE pour que ce régime de sanctions sur les drones soit étendu" à de nouveaux types de matériel utilisés par Téhéran et ses alliés, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue jordanien.

ALLEMAGNE

La ministre des Affaires étrangère allemande Annalena Baerbock a annoncé se rendre mardi en Israël pour discuter des moyens "d'éviter une nouvelle escalade" dans la région après l'attaque de l'Iran contre Israël.


La ministre entend assurer les partenaires israéliens de "l'entière solidarité de l'Allemagne" après cette attaque et discuter "de la manière d'éviter une nouvelle escalade de la violence", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue jordanien Ayman Safadi.

NOUVEAU BILAN À GAZA

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 33.843 morts à Gaza depuis le début des hostilités avec Israël, faisant suite aux attaques du 7 octobre dernier. 

NOUVEAU BILAN À GAZA

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 33.843 morts à Gaza depuis le début des hostilités avec Israël, faisant suite aux attaques du 7 octobre dernier. 

ACCÈS AUX VICTIMES

Israël "obstrue" l'accès aux victimes de l'attaque du Hamas du 7 octobre, ont dénoncé mardi des enquêteurs de l'ONU, pointant du doigt le "manque de coopération" des autorités israéliennes. "Je déplore le fait que les personnes en Israël qui souhaitent nous parler se voient refuser cette possibilité, parce que nous ne pouvons pas entrer en Israël", a déclaré Navi Pillay, la présidente de l'enquête onusienne sur les atteintes aux droits humains dans les territoires palestiniens occupés et en Israël.


"Jusqu'à présent, en ce qui concerne Israël, nous avons été confrontés non seulement à un manque de coopération, mais aussi à une obstruction active de nos efforts visant à recueillir des preuves auprès des témoins et des victimes israéliens des événements qui se sont produits dans le sud d'Israël" le 7 octobre, a encore dénoncé un autre enquêteur, l'Australien Chris Sidoti.


La commission, mise en place en 2021 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, faisait le point sur l'avancée de ses travaux devant les diplomates à Genève, lors d'une réunion organisée par l'Égypte. Elle examine "les crimes" commis lors de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre sur le sol israélien, ainsi que ceux commis depuis par les forces israéliennes à Gaza et en Cisjordanie. La commission présentera ses conclusions en juin, a-t-elle précisé.

APPEL DE L'ONU

Les forces israéliennes doivent cesser " immédiatement, leur participation active et leur soutien" aux attaques de colons contre des palestiniens en Cisjordanie occupée, a exigé mardi le Haut-Commissariat aux droits de l'homme à Genève.


"Les autorités israéliennes doivent plutôt empêcher de nouvelles attaques, notamment en demandant des comptes aux responsables", a encore déclaré la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors du briefing régulier de l'ONU à Genève.

SCENARIOS DE LA RIPOSTE ISRAÉLIENNE

Après l’attaque de l’Iran contre Israël, samedi dernier, l'État hébreu a promis de riposter. Quelles pourraient être la nature et l’ampleur de la contre-attaque ? Le 20H de TF1 s'est penché sur la question.

RÉPONSE POTENTIELLE DE L'IRAN

Le président iranien Ebrahim Raïssi a prévenu que "la moindre action" d'Israël contre "les intérêts de l'Iran" provoquerait "une réponse sévère" de son pays, selon un communiqué publié mardi par la présidence. "Maintenant, nous déclarons fermement que la moindre action contre les intérêts de l'Iran entraînera certainement une réponse sévère, étendue et douloureuse contre tous ses auteurs", a-t-il martelé à l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani. Selon le dirigeant, l'Iran a frappé le weekend dernier "en exerçant son droit à l'autodéfense", visant les "centres" où avait été organisé le bombardement, imputé à Israël, d'une annexe de l'ambassade d'Iran à Damas, en Syrie, le 1er avril. 


Pour rappel, Israël a promis "une riposte" à l'attaque massive et sans précédent lancée par l'Iran dans la nuit de samedi à dimanche sur le territoire israélien.

VIDÉOS DÉTOURNÉES

En marge de l'attaque iranienne visant Israël, de nombreuses vidéos ont été partagées sur les réseaux sociaux. Des images qui ne sont, pour beaucoup d'entre elles, pas reliées à l'action de Téhéran. Les Vérificateurs se sont penchées sur ces séquences détournées, instrumentalisées par des internautes peu scrupuleux.

VERS UNE "RIPOSTE" ISRAÉLIENNE

Le chef d'état-major de l'armée israélienne a promis lundi une "riposte" à l'attaque sans précédent de l'Iran. Tel Aviv va "riposter au lancement de ces si nombreux missiles, missiles de croisières et drones sur le territoire de l'État d'Israël", a affirmé Herzi Halevi. Un appel qui intervient alors que la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade entre les deux pays.

ENTRETIEN IRAN-CHINE

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a discuté au téléphone avec son homologue iranien, a rapporté mardi l'agence officielle Chine nouvelle après son attaque sans précédent sur le territoire israélien. Hossein Amir-Abdollahian a fait part de la position iranienne quant au bombardement, imputé à Israël, d'une annexe de l'ambassade d'Iran à Damas, en Syrie, estimant que le Conseil de sécurité des Nations Unies "n'avait pas apporté la réponse nécessaire à cette attaque" et que "l'Iran a le droit à l'auto-défense en réponse à la violation de sa souveraineté". 


En parallèle, le diplomate a affirmé que l'Iran avait la "volonté de faire preuve de retenue" et aucune intention de contribuer à une escalade plus importante des tensions. La situation régionale est déjà "très sensible", a-t-il relevé. 


De son côté, Pékin "condamne fortement et s'oppose fermement à l'attaque" de l'annexe consulaire d'Iran, la considérant comme une "violation sérieuse du droit international". "Il semblerait que l'Iran soit capable de bien gérer la situation et d'éviter à la région de connaître encore plus de troubles, tout en protégeant sa propre souveraineté et sa dignité", a encore estimé Wang Yi. 

INSTALLATIONS NUCLÉAIRES

L'Iran a fermé ses installations nucléaires dimanche, jour de son attaque contre Israël, a indiqué lundi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.


Lors d'une conférence de presse en marge d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la centrale ukrainienne de Zaporijia, M. Grossi a été interrogé sur la possibilité d'une frappe de représailles israélienne contre des installations nucléaires iraniennes.


"Nous sommes toujours préoccupés par cette possibilité", a répondu le chef de l'AIEA. "Ce que je peux vous dire, c'est que nos inspecteurs en Iran ont été informés par le gouvernement iranien qu'hier (dimanche, NDLR), toutes les installations nucléaires que nous inspectons chaque jour resteraient fermées pour des raisons de sécurité", a-t-il ajouté. Selon lui, les installations iraniennes devaient rouvrir lundi. "J'ai décidé de ne pas laisser les inspecteurs revenir tant que la situation n'est pas complètement calme. Nous reprendrons demain" (mardi, NDLR), a-t-il expliqué. Cette fermeture "n'a pas eu d'impact sur nos activités d'inspection. Mais bien sûr, nous appelons toujours à la plus grande retenue", a-t-il poursuivi.

LE POINT SUR LA SITUATION

Attaque en Syrie. Présenté comme l'élément déclencheur de l'attaque iranienne sur Israël samedi, la frappe qui a visé le consulat iranien à Damas le 1er avril a, pour la première fois, fait l'objet d'un commentaire officiel de la part de l'État hébreu. Selon le porte-parole de Tsahal, les victimes de cette opération étaient des "terroristes". "Parmi ces agents terroristes se trouvaient des membres du Hezbollah et des aides iraniens. Il n'y avait pas un seul diplomate que je sache. Je n'ai connaissance d'aucun civil qui ait été tué dans cette attaque", a-t-il ajouté. 


Appel à l'unité. Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a appelé la communauté internationale à "rester unie" face à "l'agression iranienne, qui menace la paix mondiale". Dans un message diffusé par ses services sur le réseau social X, il a salué "le soutien des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et d'autres pays pour contrecarrer l'attaque iranienne".


Une attaque vouée à l'échec ? La Maison Blanche a remis les pendules à l'heure deux jours après l'attaque iranienne. "J'ai vu passer des informations selon lesquelles les Iraniens avaient prévu d'échouer, que cet échec spectaculaire et embarrassant était délibéré", a déclaré un porte-parole de l'exécutif américain, John Kirby. "J'ai également vu l'Iran dire qu'il avait donné l'alerte pour aider Israël à préparer ses défenses et à limiter tous dégâts potentiels", a-t-il ajouté. "Tout ceci est catégoriquement faux. Cette attaque a échoué parce qu'Israël, les États-Unis et une coalition d'autres partenaires engagés envers la sécurité d'Israël l'ont fait échouer", a-t-il affirmé. "Soyons donc clairs : au vu de l'ampleur de cette attaque, l'intention de l'Iran était clairement de causer des destructions conséquentes et des victimes", a-t-il insisté.


Vers une riposte ? Le chef d'état-major de l'armée israélienne promet "une riposte" à l'attaque iranienne perpétuée dans la nuit de samedi à dimanche. Herzi Halevi s'exprimait lors d'une allocution devant des soldats sur la base de Nevatim ciblée par Téhéran.

BIENVENUE

Bonjour, bienvenue sur ce live consacré à l'actualité autour des tensions entre l'Iran et Israël, avec l'attaque récente de la république islamique sur l'État hébreu. 

Il s'était peu exprimé depuis samedi soir. Lundi 15 avril, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a appelé la communauté internationale à "rester unie" face "à l'agression iranienne, qui menace la paix mondiale", après les salves de missiles et de drones lancés par Téhéran contre l'État hébreu. "La communauté internationale doit rester unie pour résister à cette agression iranienne, qui menace la paix mondiale", a écrit le Premier ministre dans un message diffusé par ses service sur le réseau social X. 

Benyamin Nétanyahou a également salué "le soutien des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et d'autres pays pour contrecarrer l'attaque iranienne". Une prise de parole qui intervient alors qu'un peu plus tôt, le chef d'état-major de l'armée, le général Herzi Halevi, a promis une "riposte" de Tel Aviv, malgré les appels de nombreux pays, États-Unis en tête, à éviter un embrasement au Moyen-Orient, où la guerre fait rage dans la bande de Gaza.


La rédaction de TF1info

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