Ukraine : une guerre qui dure
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EN DIRECT - Ukraine : l'AIEA de plus en plus inquiète pour la centrale nucléaire de Zaporijjia

La rédaction de TF1info
Publié le 6 août 2022 à 7h30, mis à jour le 7 août 2022 à 8h07
JT Perso

Un des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, sous le contrôle des forces russes, a été arrêté, a annoncé samedi la compagnie ukrainienne de l'énergie atomique.
Cette décision fait suite à des frappes dont Kiev et Moscou s'accusent mutuellement.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

Ce direct est désormais terminé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez les dernières infos sur la guerre en Ukraine et ses conséquences dans le live de dimanche 7 août 2022.

CINQ NOUVEAUX CARGOS 


Cinq cargos chargés de céréales prendront la mer dimanche au départ des ports ukrainiens de Tchernomorsk et Odessa. L'objectif, poursuivre l'exportation des céréales, a annoncé ce soir le Centre de coordination conjointe (CCC), qui supervise les opérations. 


Au total, ces bateaux transportent plus de 161.000 tonnes de maïs et de produits alimentaires, vers la Turquie, la Chine et l'Italie. Avec ces nouveaux départs, les exportations de céréales ukrainiennes trouvent progressivement un rythme régulier. 

DONETSK


Plus de 2000 civils évacués de l'oblast de Donetsk en une semaine. Selon le ministère ukrainien de la réintégration des territoires temporairement occupés. Des femmes, des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées figuraient parmi les personnes évacuées.

AIEA INQUIÈTE


L'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) a jugé samedi "de plus en plus alarmantes" les informations venant de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, au lendemain de frappes à proximité. 


Les frappes de vendredi sont "les dernières d'une longue liste d'informations de plus en plus alarmantes", a dénoncé le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi. Il estime qu'elles démontrent un "vrai risque réel de catastrophe nucléaire pouvant menacer la santé et l'environnement en Ukraine et au-delà", selon un communiqué.


Samedi, la compagnie ukrainienne de l'énergie atomique Energoatom a indiqué que les bombardements avaient "gravement endommagé" une station renfermant de l'azote et de l'oxygène et un "bâtiment auxiliaire".


"Il existe toujours des risques de fuite d'hydrogène et de substances radioactives, et le risque d'incendie est également élevé", a-t-elle dit.

PREMIER CHARGEMENT DE CÉRÉALES 


Le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine n'accostera pas dimanche au Liban comme prévu selon l'ambassade ukrainienne dans ce pays.


"Nous tenons à vous informer que l'arrivée prévue demain du navire Razoni a été reportée", a indiqué l'ambassade ukrainienne au Liban dans un message reçu par l'AFP. Interrogée sur les raisons de ce report, l'ambassade a indiqué à l'AFP ne pas avoir "d'autres informations" pour le moment. 


Selon une source officielle proche du dossier, le navire n'accostera probablement pas au Liban s'il arrive à vendre sa cargaison à un marchand dans un autre pays. "Le navire ne se rendra au Liban que dans un seul cas : si un marchand achète sa cargaison", a précisé à l'AFP la source sous couvert d'anonymat.

RÉACTEUR NUCLÉAIRE 


La compagnie ukrainienne de l'énergie atomique a annoncé l'arrêt d'un réacteur de la centrale de Zaporijjia. Cette centrale nucléaire est sous contrôle russe depuis le début de son offensive le 24 février dernier. La fermeture survient après des frappes dont Kiev et Moscou s'accusent mutuellement.

ESPIONS RUSSES 


L'Ukraine détient deux personnes accusées d'être des espions russes. Le Service de sécurité de l'État ukrainien (SBU) a arrêté deux hommes qu'il accuse d'être des agents des services de renseignement russes chargés d'identifier les cibles des frappes de missiles russes qui ont détruit les infrastructures de construction navale dans la ville portuaire de Mykolaïv. 


Les deux hommes "ont collecté et transmis des renseignements à l'ennemi sur d'importantes infrastructures, des dépôts de carburant, le déploiement et les mouvements de personnel et d'équipement des forces armées (ukrainiennes)", a déclaré le SBU dans un message sur l'application de messagerie Telegram.


 L'agence a indiqué que les deux hommes étaient actuellement détenus.

MACÉDOINE DU NORD


La Macédoine du Nord a accepté de fournir des chars et des avions à l'Ukraine.  

Il a déjà été signalé que la Macédoine du Nord fournirait des chars de l'ère soviétique, mais il n'y avait aucune mention de livraisons d'avions. Mykhailo Podolyak, conseiller ukrainien du président Volodymyr Zelensky  a déclaré : « De nombreux pays font preuve de plus de courage aujourd'hui que la moitié du G20. Comme la Macédoine du Nord qui décide de donner soutenir l'Ukraine sous la forme de chars et d'avions."

VIOLATION IRRESPONSABLE


L'Union européenne dénonce une "violation irresponsable des règles de sécurité nucléaire par la Russie avec les activités militaires menées autour de la centrale ukrainienne de Zaporijjia. "L'UE condamne les activités militaires de la Russie autour de la centrale nucléaire de #Zaporizhzhia . Il s'agit d'une violation grave et irresponsable des règles de sûreté nucléaire et un autre exemple du mépris de la Russie pour les normes internationales", publie sur Twitter Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

FONCTIONNAIRE RUSSE BLESSÉ


Un fonctionnaire de l’administration d'occupation russe dans la région ukrainienne de Kherson a été blessé dans un attentat. C'est ce qu'ont annoncé samedi les autorités locales mises en place par Moscou.


Cité par l'agence de presse russe TASS, un porte-parole anonyme de cette administration a déclaré que l'attaque avait visé Vitali Gour, le chef adjoint du district de Nova Kakhovka.


"Vitali Gour a été victime d'un attentat à son domicile. Il est à l'hôpital avec de multiples blessures par balles, son état est grave", a poursuivi cette source, sans plus de précisions.

TURQUIE 


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé que les livraisons de gaz russe à la Turquie seront payés en roubles, ont rapporté samedi les médias turcs.


"Un aspect positif de notre visite à Sotchi est notre d'accord avec Vladimir Poutine sur le rouble. Si Dieu le permet, nos échanges en roubles assureront des bénéfices à la Turquie et à la Russie", a affirmé le chef de l'Etat turc aux journalistes à bord de son vol de retour de Sotchi.


Erdogan n'a pas précisé le volume des transactions futures en roubles. Payer le gaz russe, même partiellement, en roubles, pourrait permettre à la Turquie de ne pas réduire davantage ses réserves de devises en dollars.


Selon des économistes, le gouvernement turc aurait dépensé des dizaines de milliards de dollars l'année dernière pour tenter d'arrêter l'effondrement de la livre turque, qui a perdu près de la moitié de sa valeur en un an.

ZAPORIJJIA


L'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, sous le contrôle des forces russes, a été arrêté, a annoncé samedi la compagnie ukrainienne de l'énergie atomique, après des frappes dont Kiev et Moscou s'accusent mutuellement. "A la suite de l'attaque de la centrale nucléaire de Zaporijjia, le système de protection d'urgence s'est déclenché sur l'un des trois réacteurs en état de marche, qui s'est éteint", a annoncé Energoatom dans un message sur Telegram.


Selon cette source, les bombardements ont "gravement endommagé" une station renfermant de l'azote et de l'oxygène et un "bâtiment auxiliaire". "Il existe toujours des risques de fuite d'hydrogène et de substances radioactives, et le risque d'incendie est également élevé", a-t-elle dit.

DECLARATION


"Si vous ne vivez pas dans un pays envahi par des occupants qui le morcellent, vous ne comprenez probablement pas ce que c'est de condamner une armée de défenseurs", a déclaré Oksana Pokaltchouk, désormais ex-responsable d'Amnesty International en Ukraine.

AMNESTY INTERNATIONAL


La responsable d'Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokaltchouk, a annoncé sa démission à la suite du rapport de l'ONG reprochant aux forces armées ukrainiennes de mettre en danger des civils, qui a provoqué la colère de Kiev.


"Je démissionne d'Amnesty International en Ukraine", a affirmé Mme Pokaltchouk dans un communiqué sur sa page Facebook dans la nuit de vendredi à samedi, reprochant au rapport publié le 4 août d'avoir sans le vouloir servi "la propagande russe".

LE POINT SUR LA SITUATION 


L’Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées de frappes sur un site nucléaire, situé à Zaporijjia. Pendant ce temps, trois cargos remplis de céréales ont pu quitter l’Ukraine. L’essentiel des informations de ces dernières 24 heures.

LES RUSSES EN DIRECTION DU SUD


Dans son briefing quotidien, le renseignement britannique indique que des convois militaires russes quittent la région du Donbass afin de se diriger au sud-ouest de l'Ukraine, alors que les forces de Kiev ciblent principalement les dépôts d'armes, les ponts et tout autre moyen permettant aux forces de Moscou de se ravitailler.

BONJOUR


Bonjour, et merci de nous rejoindre pour suivre, en direct, les informations du samedi 6 août sur la guerre en Ukraine, plus de cinq mois après le début de l'invasion russe. 

L'Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées vendredi de frappes sur le site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe. Le site est sous occupation russe depuis début mars et Kiev et Moscou se sont rejeté la responsabilité des frappes sur le site. "Aujourd'hui, les occupants ont créé une autre situation extrêmement risquée pour toute l'Europe : ils ont frappé à deux reprises la centrale nucléaire de Zaporijjia. Tout bombardement de ce site est un crime éhonté, un acte de terreur", a martelé le président Volodymyr Zelensky dans son message vidéo quotidien.

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L'armée russe a quant à elle parlé dans un communiqué de "tirs d'artillerie" de "formations armées ukrainiennes", à la fois "contre le territoire de la centrale de Zaporijjia et la ville d'Energodar", et dénoncé des "actes de terrorisme nucléaire". L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait jugé mardi que la situation était "volatile" et "de plus en plus dangereuse de jour en jour" à la centrale de Zaporijjia. Au moment de la prise de ce site en mars, les militaires russes y avaient ouvert le feu sur des bâtiments, au risque d'un accident nucléaire majeur.

Couvre-feu à Mykolaïv

Par ailleurs, l'ONG Amnesty international a pleinement confirmé, vendredi, ses "conclusions" publiées dans un rapport qui a suscité l'ire de l'Ukraine. Une enquête de quatre mois reproche en effet aux militaires ukrainiens d'installer des bases dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques à partir de zones peuplées - une violation du "droit international humanitaire". L'ONG a toutefois, dans son rapport, insisté sur le fait que les tactiques ukrainiennes ne "justifient en aucun cas les attaques russes aveugles" qui ont touché la population.

Sur le terrain, les Russes ont une fois de plus bombardé vendredi Mykolaïv, une ville située non loin du front sud. Bilan : 22 blessés, dont un adolescent de 13 ans, et de nombreuses habitations endommagées, a dit son maire, Oleksandr Senkevitch. Un couvre-feu a été instauré dans cette cité jusqu'à lundi matin afin de neutraliser les "collaborateurs" des Russes, a fait savoir le gouverneur de la région Vitali Kim. Les forces ukrainiennes mènent actuellement une contre-offensive dans le sud, où elles affirment avoir repris plus de 50 villages tombés aux mains des soldats russes.

Enfin, cinq jours après le départ du port méridional ukrainien d'Odessa d'un premier cargo - attendu dimanche au Liban - transportant des céréales ukrainiennes depuis le déclenchement de l'offensive russe, trois autres chargements, également de maïs, ont quitté l'Ukraine en convoi, a annoncé le ministère turc de la Défense. Ils sont destinés à l'Irlande, l'Angleterre et la Turquie.


La rédaction de TF1info

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