Affaire des sous-marins : une crise inédite entre la France, l'Australie et les États-Unis

EN DIRECT - Crise des sous-marins : Londres tente de se rabibocher avec Paris

La rédaction de LCI
Publié le 24 septembre 2021 à 6h55
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

AFFAIRE - L'annulation par l'Australie d'une gigantesque commande de sous-marins français au profit des États-Unis a déclenché une crise diplomatique inédite entre la France et ses alliés anglo-saxons. Suivez les dernières infos.

LE QUAD, CETTE FORCE DIPLOMATIQUE LONGTEMPS SOMNOLENTE


Après l'annonce d'une spectaculaire alliance militaire dans la zone indo-pacifique, Joe Biden a continué à avancer ses pions dans la région mais dans un format plus "informel", en recevant vendredi les Premiers ministres d'Inde, du Japon et d'Australie.


Le président américain, en quête d'alliances face à la Chine, veut réveiller ce format diplomatique, dit "Quad". Après un sommet virtuel en mars, il l'a donc réuni à nouveau, pour la première fois en personne et à si haut niveau. 


Esquissé après le tsunami dévastateur de 2004 et formalisé en 2007, le "Dialogue quadrilatéral de sécurité" a longtemps été somnolent. En le ranimant, Joe Biden poursuit en quelque sorte le "pivot vers l'Asie" de la politique étrangère américaine, déjà cher à Barack Obama.

JOE BIDEN REÇOIT LE PREMIER MINISTRE INDIEN


Le président américain annonce qu'il reçoit aujourd'hui en tête-à-tête Narendra Modi, le Premier ministre indien. C'est une rencontre particulièrement suivie par Paris, alors que le même Modi et Emmanuel Macron viennent de renouveler leur partenariat pour la zone indo-pacifique, au lendemain de l'annonce de l'alliance AUKUS.

VERS UNE "ÉTROITE COLLABORATION", SELON DOWNING STREET


À leur tour, les bureaux du Premier ministre britannique ont confirmé la reprise des discussions avec la France. Le porte-parole de Boris Johnson explique que celui-ci et Emmanuel Macron ont convenu de "continuer à travailler en étroite collaboration", au terme d'un entretien ce matin entre les deux hommes.

Cette reprise des discussion met un terme au coup de froid qui s'était installé le 15 septembre dernier, lors de l'annonce d'une alliance tripartite entre la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Australie pour la zone indo-pacifique.

Si une rencontre entre les ministres français et britannique de la Défense avait été annulée, la France n'avait en revanche pas rappelé son ambassadeur à Londres, contrairement à ceux de Canberra et Washington.

LES ÉTATS-UNIS "MOINS FIABLES" QU'AVANT


Dans un entretien au Monde, la ministre des Armées Florence Parly pointe le "comportement brutal" des Etats-Unis, "qui plus est nous considérant comme 'leur plus vieil allié'." La fiabilité américaine n'est plus aussi grande que par le passé, déplore-t-elle, tout en se réjouissant que "le dialogue ait repris" entre Paris et Washington.  

L'UE MAINTIENT LE CONSEIL DE LA TECHNOLOGIE AVEC WASHINGTON MALGRÉ LA COLÈRE DE PARIS


L'Union européenne a confirmé, jeudi 23 septembre, le maintien des discussions sur le commerce et les technologies prévues la semaine prochaine avec les États-Unis, malgré la crise diplomatique déclenchée par la rupture d'un contrat de vente de sous-marins français avec l'Australie. 


Paris laissait planer un doute quant à un possible report du Conseil du commerce et de la technologie de Pittsburg, prévu le 29 septembre, en réponse au pacte AUKUS scellé entre l'Australie, la Grande-Bretagne et les États-Unis, rompant de fait un contrat de plusieurs milliards de dollars au détriment de la France.

LA RÉCONCILIATION "PRENDRA DU TEMPS"


Les États-Unis reconnaissent que la réconciliation avec la France, après la crise des sous-marins, "prendra du temps" et nécessitera "des actes" de la part de Washington, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.


"Nous reconnaissons que cela prendra du temps et beaucoup de travail, et se traduira non seulement par des déclarations, mais aussi des actes", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York.

JEAN-YVES LE DRIAN A RENCONTRÉ ANTONY BLINKEN


Le ministre des Affaires étrangères français a rencontré aujourd'hui son homologue américain, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York.É

Selon le communiqué diffusé par le Quai d'Orsay, "le ministre a évoqué avec son homologue américain les modalités et les principaux sujets du processus de consultations approfondies entre les deux pays visant à restaurer la confiance". 

Si les deux hommes se sont félicités d'une première étape vers la réconciliation avec la communication téléphonique hier entre Joe Biden et Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian "a constaté que la sortie de crise entre nos deux pays prendrait du temps et requerrait des actes." 

Les deux ministres ont convenu "de maintenir un contact étroit avec M. Antony Blinken à cette fin."

POUR LE PEN, "MACRON N'EST PAS A LA HAUTEUR DE LA SITUATION"


"C'est une reddition en rase-campagne, il n'y a pas d'autre terme". Au cours d'une conférence de presse, la dirigeante du Rassemblement National a violemment critiqué la position de la France face aux Etats-Unis, insuffisante selon elle après le camouflet de l'alliance AUKUS. "L'annulation d'un gala organisé par Ferrero", a persiflé Marine le Pen, "n'est pas à la hauteur". Le coup de téléphone entre Joe Biden et Emmanuel Macron, qui mettrait un terme à la brouille franco-américaine, démontrerait selon que "Macron n'est pas à la hauteur de la situation".

À BICYCLETTE : ARNAUD MONTEBOURG FUSTIGE EMMANUEL MACRON


"La France ne peut pas être un petit garçon sur le porte-bagage des États-Unis, qu'on jette dans le fossé quand on n'a pas besoin d'elle", a imagé sur Franceinfo  Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle.

"On ne peut pas rester inerte", a-t-il plaidé, "il faut faire payer aux Américains le prix politique de cette trahison". L'ex-ministre socialiste réagissait à la normalisation apparente des relations franco-américaines, après l'entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Joe Biden. 

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Crise des sous-marins : Naval Group va envoyer sa facture à l'Australie

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LE MAIRE APPELLE L'UE À "OUVRIR LES YEUX"


Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a estimé jeudi que la crise des sous-marins montrait que l'Union européenne ne pouvait "plus compter" sur les Etats-Unis pour garantir sa protection.


"La première leçon qu'il faut tirer de cet épisode, c'est que l'Union européenne doit construire son indépendance stratégique. L'épisode afghan, l'épisode des sous-marins, montrent que nous ne pouvons plus compter sur les Etats-Unis d'Amérique pour garantir notre protection stratégique", a-t-il déclaré sur Franceinfo.


"Il faut que nos partenaires européens ouvrent les yeux", a-t-il ajouté, critiquant le soutien apporté par le Danemark aux Etats-Unis, à contre-courant des critiques formulées par les autorités européennes après la décision australienne d'annuler le contrat passé par le français Naval Group, en faveur d'un nouveau partenariat avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

UN REVERS POUR L'INDUSTRIE FRANÇAISE ?


La France n'a "aucune inquiétude" pour son industrie de défense, a assuré jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, après la perte d'un contrat géant auprès de l'Australie qui a préféré un partenariat stratégique avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


La crise diplomatique entre Paris et Washington qui s'est ouverte dans la foulée "est infiniment moins une crise commerciale et industrielle qu'une crise politique et stratégique", a souligné M. Attal sur France Inter, au lendemain d'un entretien entre Emmanuel Macron et Joe Biden.

L"AUSTRALIE SERA "PATIENTE"


Le Premier ministre australien a reconnu mercredi soir que le président français Emmanuel Macron lui menait la vie dure après la rupture d'un contrat de sous-marins, mais Scott Morrison promet d'être "patient" pour restaurer les relations avec la France.


S'exprimant à Washington dans la soirée, M. Morrison a expliqué qu'il avait tenté de joindre M. Macron mais que l'entretien n'avait "pas encore" eu lieu.


"Mais nous serons patients. Nous comprenons leur déception", assure M. Morrison, une semaine après que l'Australie a rompu sans avertissement le contrat portant sur l'achat de douze sous-marins français à propulsion conventionnelle pour une valeur de 90 milliards de dollars australiens (55 milliards d'euros).

FRANCE-USA : LES DEUX MINISTRES DES AFFAIRES ÈTRANGÈRES SE RETROUVENT À NEW YORK


Dans la foulée de la reprise du dialogue entre la France et les États-Unis, après un échange téléphonique entre Emmanuel Macron et Joe Biden mercredi, une responsable américaine a annoncé ce jeudi que se déroulera un tête-à-tête entre les ministres des Affaires étrangères français et américain, Jean-Yves Le Drian et Antony Blinken.


Il se déroulera à New York, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

RÉACTIONS POLITIQUES À L'ANNONCE D'UN APAISEMENT ENTRE PARIS ET WASHINGTON


Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi une "capitulation" et Marine le Pen a ironisé sur la défense de la fierté de la France par Emmanuel Macron, après la conversation téléphonique entre Joe Biden et Emmanuel Macron sur la crise des sous-marins. 


Lors de cet appel, Emmanuel Macron et Joe Biden ont promis de restaurer la "confiance" entre la France et les États-Unis après la crise des sous-marins australiens. Celle-ci aurait pu être évitée par "des consultations ouvertes" en amont, selon un communiqué commun de l'Élysée et de la Maison Blanche.


"Ça y est ! Macron a capitulé sans condition devant Biden", a écrit M. Mélenchon sur Twitter. "Macron remet sa laisse à la France humiliée", a ajouté le candidat de la France insoumise à l'Élysée. Pour sa part, Marine Le Pen s'est voulue plus ironique : "Dans le domaine de la préservation de notre indépendance et de notre fierté, avec Emmanuel Macron, le pire est toujours sûr !" a-t-elle également tweeté. 


"Si je comprends bien, un simple coup de fil de Biden à Macron lui annonçant en avant première l’éviction de la France du contrat du siècle aurait suffit ?! Ce n’est pas sérieux", a réagi le sénateur socialiste Rachid Temal.

DÉDOMMAGEMENTS


L'industriel français Naval Group va remettre "dans quelques semaines" à l'Australie une "proposition détaillée et chiffrée" des "coûts déjà engagés et à venir" après la rupture du gigantesque contrat pour la construction de 12 sous-marins, a indiqué son PDG Pierre Eric Pommelet au quotidien Le Figaro. "Nous ferons valoir tous nos droits", a ajouté le dirigeant.


Le montant total du contrat, dont seules les premières phases ont été conclues, s'élevait à 50 milliards de dollars australiens (31 milliards d'euros) au moment de la signature, soit 90 milliards de dollars australiens en prenant en compte l'inflation sur la durée du programme et les dépassements de coûts.


Qualifié de "contrat du siècle" en France il s'agissait du plus important contrat pour du matériel de défense jamais passé, tant par un industriel français que par l'Australie.

AMICAL

CONFIANCE ENTRE ALLIÉS


L'Union européenne et les Etats-Unis doivent travailler à "renforcer la confiance" dans leur partenariat après la crise franco-américaine, a estimé mercredi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, au début d'une rencontre avec son homologue américain, Antony Blinken.


"Nous pouvons renforcer la confiance entre nous", a-t-il dit, en évoquant une "semaine très agitée" jusqu'à présent dans les couloirs des Nations unies, dont l'Assemblée générale a débuté mardi. Antony Blinken a fait valoir que les deux partenaires travaillaient déjà beaucoup ensemble "dans le monde entier, y compris bien sûr au sujet de l'Afghanistan, de la région Indo-Pacifique et de l'Europe".

DÉTENTE


Les présidents français et américains se sont entretenus ce mercredi à propos de la crise des sous-marins. Si les deux pays s'accordent pour dire "des consultations ouvertes auraient permis d'éviter" la crise, ils s'engagent à restaurer "la confiance".

LE RETOUR, C'EST POUR BIENTÔT

OTAN


Joe Biden a jugé mercredi "nécessaire que la défense européenne soit plus forte et plus performante" pour contribuer à la sécurité transatlantique et compléter "le rôle de l'Otan", dans un communiqué commun avec Emmanuel Macron.


Les Etats-Unis "réaffirment que l'engagement de la France et de l'Union européenne dans la région indopacifique revêt une importance stratégique", ajoute le communiqué publié par les deux présidences à l'issue d'un entretien téléphonique entre le président américain et son homologue français.

COMMUNIQUÉ


Découvrez le communiqué de l'Élysée après le coup de téléphone entre les deux présidents.

urgent

Urgent

DIPLOMATIE


Après leur coup de téléphone, Emmanuel Macron et Joe Biden annoncent qu'ils se rencontreront à la fin du mois d'octobre en Europe.

urgent

Urgent

DIPLOMATIE


Selon nos informations, Emmanuel Macron s'est entretenu cet après-midi avec le président américain Joe Biden.


La présidence de la République a publié un communiqué dans la foulée annonçant le retour à Washington de l'ambassadeur de France aux États-Unis dès la semaine prochaine. 


Dans son communiqué, la France affirme que "des consultations ouvertes auraient permis d'éviter" la crise entre la France et les États-Unis.


Suite à cette crise, les deux chefs d'État annoncent des "consultations approfondies" pour garantir la "confiance".

CHRONOLOGIE


Trois mois de rencontres avec les responsables australiens et américains, sans que la France ne détecte que des négociations tramaient dans son dos un pacte qui allait la priver du "contrat du siècle". Retour sur les dates-clés jusqu'à l'annonce-surprise du 15 septembre.

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BLINKEN ET LE DRIAN SE SONT SERRÉS LA MAIN


Les chefs de la diplomatie américaine et française ont échangé une poignée de main et sont même dit "bonjour", selon une source française. Il s'agit du premier échange entre les deux responsables depuis le début de l'affaire des sous-marins australiens, qui a eu lieu lors d'une réunion à l'ONU consacrée à la Libye. 

Anthony Blinken et Jean-Yves Le Drian n'ont cependant pas eu d'aparté. Une rencontre bilatérale entre les deux ministres pourrait avoir lieu dans les prochains jours, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, en cours à New York.

"DONNEZ-MOI UN BREAK" : BORIS JOHNSON CHAMBRE LES FRANÇAIS


Dans cette courte vidéo filmée aujourd'hui à Washington, Boris Johnson réagit à l'indignation française, en prononçant en français deux expressions anglaises... intraduisibles. "Il est temps pour nos alliés de 'prendre un grip', 'donnez-moi un break' ", a-t-il lancé, en franglais dans le texte. Ce qu'on pourrait traduire librement par "il est temps de vous ressaisir, arrêtez votre cinéma".  


S'il a reconnu que la colère française était bien au menu des discussions qu'il a eues hier soir avec le président américain, il a cherché  à relativiser son bien-fondé. Selon le Premier ministre britannique, le pacte stratégique AUKUS n'exclut personne, et représente même "un pas décisif pour la sécurité globale". 

SIÈGE DE LA FRANCE A L'ONU : ATTAL RÉFUTE EN BLOC


"Il est hors de question" que la France mette son siège à disposition de l'Union européenne, a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres. Confirmant le communiqué de l'Élysée de ce matin, il a martelé que les "informations qui ne sont pas vraies" diffusées par ce "tabloïd" sont une "boule puante".  "Cela n'arrivera pas, cela n'a jamais été sur la table, la France conserve et conservera son siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il insisté.

La question à laquelle il répondait portait sur les allégations du quotidien britannique The Telegraph, selon lesquelles la France aurait mis dans la balance son siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies, au profit de l'Union européenne- si ses membres validaient le projet d'armée européenne porté par Emmanuel Macron.

RETOURNEMENT


Quelques heures à peine avant l'annonce de la rupture du contrat, les autorités australiennes semblaient très satisfaites

MACRON VA DISCUTER AVEC BIDEN CET APRÈS-MIDI


Gabriel Attal a rapporté ce qu'il s'était dit au cours du Conseil des ministres alors qu'Emmanuel Macron n'a toujours pas pris la parole dans cette crise diplomatique. "Il a surtout renvoyé aux prochaines étapes, dont la principale qui a lieu d'aujourd'hui : un échange avec Joe Biden, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Ce sera un échange de clarification, pour clarifier à la fois les conditions dans lesquelles cette annonce a été décidée et faite et clarifier les conditions d'un réengagement américain dans une relation d'allié." 


Emmanuel Macron et son homologue américain doivent s'entretenir cet après-midi. 

LE DANEMARK DÉFEND BIDEN


Le Danemark, un des plus proches alliés des Etats-Unis en Europe, "ne comprend pas du tout" les critiques françaises et européennes visant Washington dans la crise des sous-marins, a affirmé sa Première ministre Mette Frederiksen mercredi, défendant le "très loyal" président américain Joe Biden.


La position de Copenhague tranche avec la réunion à Bruxelles mardi où les Européens ont exprimé leur solidarité avec Paris, même si plusieurs pays ont insisté pour préserver la relation transatlantique.


"Je pense qu'il est important de dire - par rapport aux discussions qui ont lieu en Europe en ce moment - que je vois Biden comme très loyal envers l'alliance transatlantique. Et globalement, on ne devrait pas transformer des défis concrets, qui existeront toujours entre alliés, en quelque chose qu'ils ne devraient pas être", affirme Mme Frederiksen dans un entretien réalisé depuis New York (Etats-Unis) par le quotidien danois Politiken."

QUITTER LE COMMANDEMENT DE L'OTAN ?


Le député LR et candidat à une primaire de la droite Eric Ciotti s'est prononcé mercredi pour une sortie de la France du commandement intégré de l'Otan.


"La réaction doit être extrêmement forte. La sortie du commandement intégré de l'Otan je crois est aujourd'hui nécessaire pour dire que la France doit retrouver une souveraineté plus forte, une politique gaullienne", a-t-il déclaré sur franceinfo.


"Nous pouvons conserver une alliance naturellement, mais on ne traite pas des alliés comme les Américains l'ont fait", a-t-il justifié.


Sous la présidence de Nicolas Sarkozy la France avait fait son retour, en 2009, dans le commandement intégré de l'Otan, 43 ans après l'avoir quitté sous l'impulsion du général de Gaulle.

ÉLYSÉE  : NON, LA FRANCE N'ABANDONNE PAS SON SIÈGE A L'ONU


"Non, la France n’a pas proposé de laisser son siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies". Le compte Twitter de l'Élysée a répondu sans ambiguïté ce matin aux rumeurs selon lesquelles la France s'apprêterait à abandonner son siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies. 

L'allégation provenait d'un article du journal conservateur britannique The Telegraph, qui cite un "allié du président français" selon lequel la France cèderait son siège à l'Union européenne, "si celle-ci soutenait son projet d'armée européenne".

AMPLEUR DE LA CRISE


"La crise est très profonde. Elle est comparable en intensité à celle de Suez en 1956", affirme sur LCI Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale.


"Aujourd'hui nous sommes sans doute l'Allié le plus motivé, le plus attentif à la réalité militaire des États-Unis et ils ont choisi de nous humilier, de nous rouler dans la farine. Ce qu'ils ont fait depuis deux ans n'est pas une incartade amoureuse, c'est un adultère de longue durée", insiste-t-il.

OTAN


Quitter l'Otan comme certains le proposent ? "Quand il pleut, il y en a toujours un qui propose la politique de Gribouille, qui consiste à se jeter à l'eau. Mais ce n'est pas forcément le bon système", affirme sur LCI ce mercredi Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale.


"Est-ce que nous avons des valeurs communes aux pays d'Europe occidentale, aux États-Unis, à l'Angleterre ? Oui ! Nous défendons une certaine idée de l'Homme, de la démocratie", dit-il. "L'Otan est une organisation militaire, et non politique. Donc les rapports entre la Chine et le monde occidental ne doivent pas se régler politiquement à l'intérieur de l'Otan, mais entre l'UE et les États-Unis", fait-il de plus remarquer.

AUTOSABOTAGE AMÉRICAIN


"La priorité donnée par les Américains au Pacifique fait qu'ils ont besoin d'une Europe plus forte, militairement plus organisée, politiquement plus volontaire, notamment en Méditerranée. Je crois qu'ils se tirent une balle dans le pied", affirme sur LCI ce mercredi Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, qui souligne que Joe Biden avait pourtant exprimé la volonté au début de son mandat de resserrer les liens avec ses alliés.

COLÈRE 


"Les Australiens sont durs, sont maladroits, le premier ministre est un personnage très particulier et infiniment moins sympathique et intelligent que son prédécesseur. Les Anglais, ils sont ce qu'ils sont, mais les Américains, on voit dès le début qu'ils sont dans une situation de duplicité absolue", regrette sur LCI Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale.


"Toute la construction politique qui a été menée par Blinken et Biden vis-à-vis de nous était basée sur le mensonge, sur la défiance et sur une rupture du contrat qui est inimaginable entre alliés", ajoute-t-il.

CHANGEMENT DE CAP BRUTAL


"Ce qu’on découvre jour après jour sur cette affaire est terrifiant", estime ce mercredi sur LCI Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale. "Les Australiens ont changé d’attitude pour des raisons qui leur sont propres avec une brutalité extrême. Dans les chancelleries, il y a un oxymore qu’on dit toujours : 'diplomate australien', parce que les Australiens ne sont pas connus pour leurs vertus diplomatiques", rapporte-t-il.

LE DRIAN ET BLINKEN RÉUNIS MERCREDI, PAS DE TÊTE-A-TÊTE PRÉVU


Les ministres des Affaires étrangères français et américain pourront "échanger leurs points de vue" mercredi à l'occasion d'une réunion avec d'autres puissances de l'ONU, mais aucun tête-à-tête n'est prévu. 


Une rencontre bilatérale est par ailleurs prévue mercredi entre Antony Blinken et Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne qui avait manifesté la solidarité de l'UE avec Paris.

LA MISE EN GARDE DE L'ANCIEN PREMIER MINISTRE AUSTRALIEN


Dans une tribune dans Le Monde, Kevin Rudd, l’ancien premier ministre australien, et signataire de l’accord stratégique entre Paris et Canberra, se montre très critique quant à la volte-face du gouvernement australien.


"Un tel manquement n’est pas acceptable entre adversaires, il l’est encore moins entre alliés. Du reste, Morrison n’a pas compris les répercussions plus larges de sa décision sur la politique étrangère, et c’est peut-être le plus consternant de toute cette histoire", écrit-il notamment.


"La décision de Morrison aggrave donc encore un peu plus les tensions stratégiques en Asie du Sud-Est, région où la Chine a déjà remporté de grandes victoires sur les plans de l’économie et des relations internationales. Cette décision fait le jeu de la propagande déployée à travers le monde par la Chine", développe-t-il.

MACRON REMERCIE MODI


Alors qu'Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi se sont entretenus ce mardi pour réaffirmé leur volonté d'agir ensemble dans la zone indo-pacifique, le président français a remercié sur Twitter son homologue. 


"Merci d'avoir réaffirmer l'importance de notre partenariat. L'Inde et la france sont fortement engagées pour faire de la zone indo-pacifique un espace de coopération et de valeurs partagées. Nous continuerons notre travail dans ce sens", a écrit le chef de l'État. 

POUR SARKOZY, "C'EST INADMISSIBLE"


Interrogé sur la crise des sous-marins à la sortie d'une séance de dédicace de son livre à Neuilly, l'ancien président Nicolas Sarkozy a estimé que "le président Macron a eu raison de réagir fermement. Entre alliés, ça ne se fait pas, c'est inadmissible".


"Quand on est amis, ça donne des droits et des devoirs. Il va falloir en tirer les conséquences", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy sur la crise des sous-marins : "Entre alliés, ça ne se fait pas, c'est inadmissible"Source : TF1 Info
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BIDEN : "NOUS NE CHERCHONS PAS UNE NOUVELLE GUERRE FROIDE"


"Nous devons coopérer et gérer nos relations de manière calme, pour éviter un conflit. Nous avons tous cette responsabilité. Les États-Unis vont être un compétiteur féroce et défendre ses alliés, pour qu'aucun pays ne domine un autre. Nous ne cherchons pas une nouvelle  guerre froide ou un monde divisé en blocs", a assuré le chef de l'État américain. 


"Les États-Unis sont prêts à travailler avec toute nation qui s'engage et recherche une résolution pacifique pour partager les défis, même si nous avons des désaccords intenses dans d'autres domaines. Nous allons tous faire face aux conséquences de nos échecs si nous n’arrivons pas à nous rassembler", a-t-il ajouté. 

"NOUS VOULONS METTRE FIN AUX TENSIONS", AFFIRME BIDEN


Le président américain a assuré vouloir "mettre fin aux tensions", pour privilégier une coopération entre alliés. 


"Nous sommes à un tournant de notre histoire, nous sommes engagés pour un monde plus pacifique", a-t-il affirmé. 

BIDEN : "NOUS ALLONS CONTINUER À TRAVAILLER AVEC NOS PARTENAIRES"


A la tribune, devant l'Assemblée générale des Nations unies, Joe Biden a affirmé : "Nous allons investir sur de nouvelles manières de nous engager dans le monde". 


"Nous allons continuer à travailler avec nos partenaires, nos alliés, comme les Nations unies pour augmenter notre puissance collective et pour lutter contre des défis communs", a-t-il détaillé.


Et d'ajouter : "Cette décennie va déterminer notre avenir face à des crises urgentes et des opportunités devront être saisies".

CONSEIL DE DÉFENSE

JOE BIDEN VA S'EXPRIMER


Joe Biden doit s'exprimer vers 16h devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

POUR PARLY, "C'EST UNE RUPTURE DE CONFIANCE ENTRE ALLIÉS"


S'exprimant à l’Assemblée nationale, la ministre des Armées a estimé que cette crise était "bien plus qu'une rupture de contrat". "C'est une rupture de confiance entre alliés", a-t-elle affirmé.

BERLIN JUGE LE COMPORTEMENT DE WASHINGTON "IRRITANT"


Le comportement des Etats-Unis dans l'affaire des sous-marins qui l'oppose à la France est "irritant et décevant", a déclaré mardi le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.


"Je peux comprendre la colère de nos amis français", "ce qui a été décidé - et la manière dont cela a été décidé - est irritant et décevant, pas seulement pour la France", a-t-il dit à des journalistes à New York.

L'ONU EXHORTE LES ÉTATS-UNIS ET LA CHINE "AU DIALOGUE"


Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde mardi les Etats-Unis et la Chine contre une nouvelle dégradation du monde déjà "au bord du gouffre", les appelant au "dialogue" et à la "compréhension", à l'ouverture de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.


"Nous sommes confrontés à la plus grande cascade de crises de notre vie", a-t-il relevé. "Je crains que notre monde ne se dirige vers deux ensembles différents de règles économiques, commerciales, financières et technologiques, deux approches divergentes dans le développement de l'intelligence artificielle – et finalement deux stratégies militaires et géopolitiques différentes", a-t-il dit.

INTERVIEW


Le ministre français des Affaires Étrangères n'en finit pas de dire sa colère. La rupture d'un contrat d'armement par l'Australie aura généré la première brouille franco-américaine de l'ère post-Trump. Pour le spécialiste des États-Unis Jean-Eric Branaa, il n'y a pourtant pas matière à s'étonner.

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MAIN TENDUE À L'INDE


Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi se sont entretenus mardi en pleine crise des sous-marins australiens et ont réaffirmé leur volonté "d'agir conjointement dans un espace indo-pacifique ouvert et inclusif", a annoncé l'Elysée.


Le chef de l'État "a rappelé l'engagement de la France à contribuer au renforcement de l'autonomie stratégique de l'Inde, y compris sa base industrielle et technologique, dans le cadre d'une relation étroite fondée sur la confiance", a précisé la présidence française.

LE PEN VEUT QUE MACRON "SORTE DU SILENCE"


La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a appelé le chef de l'Etat à réagir face à la crise des sous-marins qui oppose la France aux Etats-Unis.


Se voyant demander si elle était surprise que le président ne se soit pas encore exprimé sur cette crise diplomatique, elle a estimé que "ce silence exprime une gigantesque gêne". "Personne ne peut imaginer que nous n'ayons pas eu connaissance de la volonté de l'Australie d'abandonner, de rompre ce contrat", a-t-elle lancé, en marge d'un déplacement à la Tour-du-Pin (Isère). 


"Emmanuel Macron, depuis le début de son mandat, va d'échec en échec (...) 

"C'est d'autant plus inquiétant que cette zone indo-pacifique est une zone où précisément la France est présente". "Il faut qu'il (Macron) prenne la parole", a-t-elle insisté

L'ALLEMAGNE RÉAGIT


La crise des sous-marins entre la France, les Etats-Unis et l'Australie est "un signal d'alarme pour tous dans l'UE", a estimé mardi à Bruxelles le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires européennes, Michael Roth.


"Nous devons nous poser la question sur la façon de conforter notre souveraineté, comment nous pouvons montrer plus d'unité sur les questions de politique extérieure et de sécurité", a-t-il déclaré à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires européennes.

ERIC CIOTTI SUR LCI


Le candidat à la primaire de la droite déplore l'absence de "réponse forte" de l'Europe.

"SOLIDARITÉ" DES MINISTRES DE L'UE POUR LA FRANCE, ASSURE LE CHEF DE LA DIPLOMATIE EUROPÉENNE


Les pays de l'Union européenne ont apporté lundi leur "soutien" à la France dans la crise des sous-marins qui l'oppose aux États-Unis, a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.


Les ministres des Affaires étrangères des Vingt Sept, réunis à New York en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, "ont exprimé clairement leur solidarité à l'égard de la France", "un soutien clair", a-t-il dit à la presse.


Selon lui, les Européens ont estimé que la dispute franco-américaine autour de l'annonce d'une alliance indo-pacifique entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie n'était pas "un sujet bilatéral" mais qu'il "affectait" toute l'Union européenne. Il a déploré que cela "n'aille pas dans la direction d'une plus grande coopération dans la zone indo-pacifique".

RÉOUVERTURE DES FRONTIÈRES DES USA : UNE TENTATIVE D’APAISEMENT EN PLEINE CRISE DIPLOMATIQUE ?


Semblant vouloir déminer le terrain à l'orée d'une semaine d'entretiens tous azimuts à New York, la Maison Blanche a annoncé lundi la réouverture de ses frontières aux voyageurs vaccinés contre le Covid-19 - une demande récurrente des alliés européens.


Si la décision a été prise sur des bases sanitaires, la solution trouvée est aussi le fruit de la diplomatie, a glissé un haut responsable américain, laissant entendre que le timing n'était pas sans lien avec la crise transatlantique.

"L'EUROPE EST EXCLUE DE L'INITIATIVE" 


Jean-Yves le Drian s'est exprimé lundi soir devant l'ONU sur l'alliance militaire dans l'Indo-pacifique. "Certes, nous considérons qu'il y a une compétition avec la Chine (...) et qu'il importe parfois de répondre de manière musclée à la stratégie offensive de la Chine. Mais il faut proposer une stratégie de compétition et de concurrence assumée dans l'indo-pacifique pour qu'un modèle alternatif puisse être trouvé. Pour l'instant, l'Europe est exclue de cette initiative", a-t-il estimé. 

LE DRIAN SUR LA CRISE DIPLOMATIQUE 


Le ministre des Affaires français étrangères Jean-Yves Le Drian a dénoncé devant l'ONU un "défaut de concertation" et a déploré la persistance de "réflexes d'une époque révolue" de la part des États-Unis, dans la crise diplomatique provoquée par la création d'une alliance stratégique militaire pour l'indo-pacifique entre l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni aux dépens de la France. 


Il a appelé à des "réflexions lourdes" entre Européens sur la conception des alliances face à cette "rupture de confiance", et encouragé à "continuer de construire avec les partenaires de bonne volonté". L'enjeu est aussi "notre capacité à défendre ensemble le multilatéralisme", a estimé le ministre. 

CONSEIL DE DÉFENSE 


Un conseil de Défense restreint se tiendra mardi 21 septembre au matin à l'Élysée, dédié à l'affaire des sous-marins et à la crise diplomatique qu'elle a entraîné entre les nations de l'OTAN. 


Le conseil a notamment pour but de préparer l'appel prévu entre le chef de l'État et le président américain dans les jours qui viennent. Emmanuel Macron devrait s'entretenir avec Jean Castex à l'issue de la réunion, puis avec sa ministre des Armées Florence Parly en fin de journée. 

BIDEN NE VEUT PAS DE "GUERRE FROIDE" 


Joe Biden, qui doit s'exprimer mardi 21 septembre devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, annoncera qu'il ne "cherche pas à mener (...) une nouvelle Guerre froide avec quelque pays que ce soit", a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, lors d'un point presse. 


"Les États-Unis ne se replient pas sur eux-mêmes", a-t-elle assuré, en ajoutant que "remettre des alliances en place ne signifie pas ne plus avoir de désaccords". Elle a aussi affirmé que les États-Unis ne comptent pas renoncer à fournir à l'Australie des sous-marins à la place de la France. 

CHARLES MICHEL DÉNONCE UN MANQUE DE LOYAUTÉ


Le président du Conseil européen Charles Michel a dénoncé un "manque de loyauté" de la part des États-Unis dans l'affaire de la "crise des sous-marins" et de la formation d'un nouveau pacte militaire pour l'indo-pacifique aux dépens de la France. 


"Les principes élémentaires entre alliés, c’est la transparence et la confiance, ça va ensemble. Et là, que voyons-nous ? Un clair manque de transparence, de loyauté", a-t-il déclaré des journalistes en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.


L'Union européenne demande à Washington une "clarification" pour "tenter de mieux comprendre quelles sont les intentions" derrière l'annonce de ce partenariat entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, "car c'est incompréhensible", a-t-il ajouté. 

UN "COUP DE TONNERRE" SELON LA BELGIQUE 


La ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès s'est exprimée sur la crise des sous-marins et la nouvelle alliance militaire entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni durant une réunion spéciale des États de L'union européenne à l'ONU. 


Cette alliance stratégique nouée aux dépens de la France est "un coup de tonnerre dans l'actualité française d'abord, européenne certainement, géostratégique au niveau mondial aussi", a-t-elle affirmé. Elle a ajouté que l'Europe devra être "plus vocale" et "présente sur la scène internationale" pour ses intérêts stratégiques, notamment à l'égard de la Chine. 

WASHINGTON CONFIRME L'APPEL BIDEN-MACRON 

La porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a confirmé lors d'une prise de parole officielle qu'un appel aura bien lieu entre Emmanuel Macron et Joe Biden "dans les prochains jours", et que le président américain va "réaffirmer l’engagement [des États-Unis] à travailler avec l’un de nos plus anciens et de nos plus proches alliés".

LE PDG DE NAVAL GROUP AUDITIONNÉ A L'ASSEMBLÉE 


Le PDG de Naval Group, le groupe de construction de défense navale français chargé de produire les 12 sous-marins qui devaient être vendus à l'Australie, sera entendu par les députés le 28 septembre à la suite de l'annulation du contrat par Canberra. 


Pierre Eric Pommellet sera entendu à huis clos par les commissions de la Défense et celle des Affaires économiques, selon des sources du Parisien et de BFM. Plusieurs parlementaires de l'opposition ont réclamé la création d'une commission d'enquête, après cette rupture de contrat ayant provoqué une crise diplomatique avec les gouvernements américain, britannique et australien. 

APPEL DE JOE BIDEN À EMMANUEL MACRON 


Le président américain Joe Biden est "impatient" de s'entretenir avec Emmanuel Macron au sujet de la nouvelle alliance Aukus, selon un haut responsable américain. Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal a précisé plus tôt dans la journée que des explications seraient demandées sur ce qui "s'apparente à une rupture de confiance majeure".

RÉACTION EUROPÉENNE


La France a été traitée de façon "inacceptable", dénonce la présidente de la Comission européenne, Ursula von der Leyen lors d'une interview à CNN.


"L'un de nos États membres a été traité d'une manière qui n'est pas  acceptable (...), nous voulons savoir ce qui s'est passé et pourquoi", a-t-elle  déclaré à la chaîne américaine. 


Ursula von der Leyen est la première dirigeante d'une institution européenne à réagir à l'annonce de ce pacte, ayant entraîné la rupture d'un contrat d'armement à 56 milliards d'euros passé par la France avec l'Australie, surnommé le "contrat du siècle". 

LES MINISTRES À L'ONU

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sont attendus dans la journée à New York à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU. 


Aucun tête-à-tête n'est annoncé pour l'instant, mais le ministre français devrait s'exprimer dans la soirée au sujet de la rupture de contrat sur les sous-marins français et de la création de la nouvelle alliance Aukus entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie. 

UN COUP À LA CONFIANCE AU SEIN DE L'OTAN 


L'ancien ambassadeur britannique à Paris Peter Ricketts estime que le pacte de sécurité conclu entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni porte un coup à la"confiance" au sein de l'Otan. Cette décision devrait selon lui renforcer la volonté des Français "de se battre pour l'autonomie stratégique européenne".


Cet événement "marque un tournant dans leurs relations avec les Américains et aussi les Britanniques, (...) et renforce le sentiment que les Américains tournent de plus en plus le dos à la sécurité européenne et aux alliés européens pour se concentrer sur leur confrontation avec la Chine", ajoute-t-il. 


Il a également mis en garde contre des dégâts "durables" entre la France et le Royaume-Uni. 

L'INDONÉSIE CRAINT DES TENSIONS RÉGIONALES


Le ministre des Affaires étrangères indonésien a exprimé dans un communiqué sa préoccupation quant à "la poursuite de la course aux armements et la projection de puissance dans la région", selon le Jakarta Post relayé en France par Courrier International


Il exhorte l’Australie à respecter le traité d’amitié et de coopération qu’elle a signé concernant la sécurité régionale en Asie du Sud-Est. 


Le journal indonésien s'étonne que le pays, leader de l'association de 10 pays d’Asie du Sud-Est, n'ait pas été informée au préalable de la signature de l’Aukus, et s'inquiète d'être de nouveau le théâtre de tensions internationales avec la Chine. 

LA MISE EN GARDE DE LA CORÉE DU NORD


La nouvelle alliance américaine dans la région Asie-Pacifique et le récent contrat américain pour des sous-marins avec l'Australie pourraient déclencher une "course aux armements nucléaires" dans la région, a jugé lundi la Corée du Nord.


"Il s'agit d'actes extrêmement indésirables et dangereux qui vont troubler l'équilibre stratégique dans la région Asie-Pacifique et vont déclencher une course à l'armement nucléaire", a écrit l'agence de presse d'État nord-coréenne KCNA citant un responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.


"Cela montre que les États-Unis sont le principal coupable qui met en danger le système international sur la non-prolifération nucléaire", a ajouté l'agence.

L'IMPORTANCE DU "SANG FROID" EN DIPLOMATIE


Renaud Girard, chroniqueur international au Figaro, estime sur LCI, ce lundi, que les "mouvements de colère" marqués par la France n'étaient "peut-être pas la chose la plus indiquée à faire."


Face à "l'humiliation" subie par la France, il estime que Paris aurait dû "garder son sang froid" et "ne pas pleurer comme un enfant". Il juge aussi qu'à la place, "un communiqué assez glacial" aurait été préférable. "Mais je ne pense pas qu'il fallait rappeler l'ambassadeur", poursuit-il.

Crise des sous-marins : l'analyse de Renaud GirardSource : TF1 Info
JT Perso

RÉUNION DE LA DIPLOMATIE DES 27


Les ministres des Affaires étrangères de l'UE examineront lundi soir les conséquences et les implications du pacte de sécurité conclu entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, lors d'une réunion en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a annoncé un porte-parole de la Commission européenne.


Le chef de la diplomatie européenne "Josep Borrell présidera cette réunion qui sera la première occasion de discuter des implications et des conséquences de cet accord pour l'UE et ses États membres", a-t-il précisé. L'Union européenne dit n'avoir été "ni consultée ni informée" du partenariat stratégique pour la région indo-pacifique conclu entre Washington, Londres et Canberra.


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian reproche aux dirigeants des trois signataires du pacte AUKUS d'avoir dissimulé pendant des mois leurs négociations et dénonce une "rupture majeure de confiance" entre alliés de l'Otan.

L'AUSTRALIE ÉVOQUE SON "ATTACHEMENT" À LA FRANCE


"L'Australie n'a pas besoin de prouver son attachement, son amitié et sa volonté de veiller à la liberté et à l'égalité de la France", a déclaré Barnaby Joyce, qui assure l'intérim du Premier ministre Scott Morrison en visite à Washington.


"Des dizaines de milliers d'Australiens sont morts sur le sol français ou sont morts pour protéger le territoire français (...) lors de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième".

REACTION DE BORIS JOHNSON


Le premier ministre britannique Boris Johnson a souligné dimanche l"'immense importance" de la relation entre le Royaume-Uni et la France, et l'amour "indéracinable" de Londres envers Paris.


Le Royaume-Uni et la France ont "une relation très amicale", d'une "immense importance", a-t-il déclaré à des journalistes à bord de l'avion qui l'emmenait à New York, selon l'agence de presse britannique Press Association. "Notre amour de la France est indéracinable", a-t-il assuré.

ANNULATION D'UNE RENCONTRE FRANCO-BRITANNIQUE


Une rencontre prévue cette semaine entre la ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue britannique, Ben Wallace, a été annulée à la demande de Paris, a appris l'AFP dimanche auprès d'une source au ministère français.


La "rencontre prévue cette semaine à Londres (...) n’aura pas lieu sur annulation française", a indiqué cette source.


L'annulation intervient en pleine crise entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, qui ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, AUKUS. Cet partenariat incluait la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra et provoquant alors l'annulation du contrat conclu par la France.

LE DRIAN A REÇU LES AMBASSADEURS


Dans un communiqué publié ce dimanche soir, le Quai d'Orsay confirme que Jean-Yves Le Drian a reçu les ambassadeurs français aux États-Unis et en Australie, rappelés en France ces derniers jours. Objectif : "évoquer avec eux les conséquences stratégiques de la crise actuelle et les conclusions à en tirer".

LES AMBASSADEURS DE FRANCE AUX ÉTATS-UNIS ET EN AUSTRALIE REÇUS PAR MACRON


Les ambassadeurs de France aux États-Unis et en Australie seront reçu ce soir par le président de la République Emmanuel Macron et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, selon des informations confirmées à LCI. 

LA FRANCE PEUT-ELLE MENACER DE QUITTER L'OTAN ?

LE DRIAN À  L'ONU


Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se rend lundi à New York dans le cadre de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il devrait s'exprimer à l'occasion au sujet de la rupture de contrat sur les sous-marins français. 

BIDEN ET MACRON VONT S'EXPLIQUER


Le président américain Joe Biden a demandé un entretien à son homologue français Emmanuel Macron et "il y aura un échange téléphonique dans les tout prochains jours", a indiqué dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Il y aura de la part d'Emmanuel Macron "une demande de clarification", a-t-il précisé sur BFMTV. "On veut des explications" sur ce qui "s'apparente à une rupture de confiance majeure". 

DECRYPTAGE

International
Affaire des sous-marins : comment comprendre le revirement australien ?

Affaire des sous-marins : comment comprendre le revirement australien ?

LE POINT DE VUE AUSTRALIEN

BONJOUR


Bienvenue dans notre direct consacré à la crise diplomatique autour de l'annulation du "contrat du siècle" passé en 2016 entre la France et l'Australie, soit près de 58 milliards d'euros pour la livraison de sous-marins, au profit des États-Unis. Un revers pour la France, qui dénonce la duplicité de l'Australie et une "rupture de confiance" avec les États-Unis, sur fond de bouleversement des équilibres stratégiques dans la zone indopacifique. 


Vous retrouverez ici les dernières informations relatives à ces tensions diplomatiques inédites. 

C'est l'une des plus fortes crises diplomatiques qu'ait connu notre pays au cours des dernières décennies. L'annulation par l'Australie du "contrat du siècle" sur la livraison de sous-marins français au profit des États-Unis a suscité la colère de la France, qui a dénoncé un "coup de poignard dans le dos". Après le rappel de ses ambassadeurs en Australie et aux États-Unis, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a jugé le 18 septembre que cette crise pèserait sur la définition même du nouveau concept stratégique de l'Otan. 

Alors que l'Australie se défend d'avoir préparé un accord secret avec le Royaume-Uni et les États-Unis - ce qu'affirme le quai d'Orsay -, Emmanuel Macron devrait s'entretenir la semaine prochaine avec son homologue Joe Biden. 

Pour rappel, les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont annoncé mercredi 15 septembre un partenariat stratégique pour contrer la Chine : AUKUS. Il inclut la fourniture à Canberra de sous-marins américains à propulsion nucléaire, entrainant l'annulation, par le gouvernement australien, du "contrat du siècle", signé avec Paris en 2016. D'un montant équivalent à 56 milliards d'euros, il prévoyait la livraison à l'Australie de 12 sous-marins à propulsion diesel.

"L'Otan a engagé une réflexion, à la demande du président de la République, sur ses fondamentaux. Il y aura au prochain sommet de l'Otan à Madrid l'aboutissement du nouveau concept stratégique. Bien évidemment, ce qui vient de se passer aura à voir avec cette définition", a estimé le locataire du Quai d'Orsay. Pour autant, il n'a pas évoqué de sortie de l'alliance atlantique. 

Cette déclaration vient cependant contredire les premières analyses faites par certains responsables de l'organisation transatlantique. Plus tôt dans la journée, l'amiral et président du comité militaire de l'Alliance, Rob Bauer a ainsi assuré que la perte de ce contrat ne devrait pas avoir d'impact sur "la coopération militaire" au sein de l'Otan.

"Il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous"

Ce samedi, sur France 2, Jean-Yves Le Drian a également commenté le rappel, par Paris, de ses ambassadeurs en Australie et aux États-Unis, la première dans l'histoire des relations entre Paris et Washington. Une mesure"très symbolique. Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, li y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous", a-t-il déclaré. "Nous avons rappelé nos ambassadeurs pour essayer de comprendre et pour montrer à nos pays anciennement partenaires que nous avons un très fort mécontentement, qu'il y a vraiment une crise grave entre nous". 

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La diplomatie française a en revanche jugé inutile le rappel de l'ambassadeur français à Londres. "On connait leur opportunisme permanent", a ironisé le ministre, quelques mois après le Brexit. "La Grande-Bretagne dans cette affaire, c'est quand même un peu la cinquième roue du carrosse".


La rédaction de LCI

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