Explosion à Beyrouth : le Liban toujours meurtri

EN DIRECT - Explosions à Beyrouth : un deuxième mort français parmi les victimes

La rédaction de LCI
Publié le 14 août 2020 à 11h32, mis à jour le 14 août 2020 à 15h22
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

CATASTROPHE - Alors que l'espoir de retrouver vivantes des personnes disparues s'amenuise, plus d'une semaine après les explosions dévastatrices qui ont endeuillé Beyrouth, la crise politique fait rage au Liban. Dans le même temps, l'enquête se poursuit. Suivez les dernières informations.

VICTIME FRANÇAISE

Un deuxième ressortissant français a été recensé parmi les personnes décédées dans la double explosion qui a ravagé Beyrouth le 4 août et fait plus de 171 morts, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

En outre, l'enquête française a été confié à des juges d'instructions du pôle accidents collectifs du tribunal, a indiqué le parquet de Paris.

L'AIDE "NE DOIT PAS ÊTRE CONDITIONNÉE A UN CHANGEMENT"


L'aide au Liban, dévasté par l'explosion au port de Beyrouth, "ne devrait pas être conditionnée à un changement politique", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, alors que les Etats-Unis et la France pressent en ce sens.


Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est exprimé après un entretien avec son homologue libanais démissionnaire Charbel Wehbé à Beyrouth, où se trouvent également le numéro trois de la diplomatie américaine David Hale et la ministre française des Armées Florence Parly.


Cette intense activité diplomatique se poursuit dix jours après l'explosion meurtrière au port de Beyrouth, qui a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés et dévasté des quartiers entiers de la capitale.

ENQUÊTE

Parallèlement, les autorités libanaises ont nommé le juge Fadi Sawan, connu selon des sources judiciaires pour son indépendance et sa probité, pour mener l'enquête sur les causes de l'explosion. Il ne sera toutefois pas en charge de l'interrogatoire des ministres qui ont eu à voir avec le stockage de nitrate d'ammonium à l'origine de l'explosion. 

NOUVEAUX CORPS

Les secouristes ont retrouvé vendredi les corps déchiquetés de pompiers tués dans l'explosion meurtrière du port de Beyrouth il y a 10 jours, portant à 7 le nombre de soldats du feu retrouvés sur les 10 pompiers qui se sont précipités au port de Beyrouth le 4 août pour éteindre l'incendie. Le bilan officiel reste toutefois de 171 morts. 

LE PORTE-HÉLICOPTÈRE FRANÇAIS TONNERRE ARRIVE A BEYROUTH


La ministre française des Armées, Florence Parly, en visite à Beyrouth depuis hier, dix jours après la double explosion du port, a annoncé l'arrivée, dans la matinée, du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, qui apporte notamment aide alimentaire et matériaux de construction dans la capitale libanaise. 

ENQUÊTE

Les experts mandatés par l'Onu ont réclamé jeudi une enquête indépendante et rapide sur l'explosion qui a détruit une grande partie de Beyrouth, s'inquiétant de "l'impunité" dont bénéficieraient les responsables politiques libanais. 


L'enquête, ont-ils exposé, devrait pouvoir explorer "toutes les défaillances systémiques de la part des autorités et des institutions libanaises dans le domaine de la protection des droits humains".


Une requête qui s'inscrit dans un contexte où le président libanais Michel Aoun a d'ores et déjà rejeté l'idée d'une enquête internationale.

ETAT D'URGENCE

Le Parlement libanais entérine l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port. La séance parlementaire s'est tenue à Beyrouth, tandis que les appels à manifester ont été peu suivis. Il s'agit d'une officialisation de l'état d'urgence décrété pour deux semaines par le gouvernement au lendemain du drame.

FBI/ENQUÊTE

Le FBI va se joindre aux enquêteurs libanais et internationaux pour tenter de déterminer les causes de l'explosion qui a ravagé le port de Beyrouth, a annoncé jeudi le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, en visite dans la capitale libanaise.

PARLY A BEYROUTH


La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée jeudi à Beyrouth pour une visite de soutien au Liban après l'explosion qui a ravagé la capitale, au cours de laquelle elle va accueillir le porte-hélicoptères Le Tonnerre chargé d'aide.


"C'est une visite de soutien, qui sert notamment à réitérer les messages du président de la République (..) et qui traduit le rôle majeur de la France dans la réponse de crise", a déclaré à l'AFP Noor Akl, attachée de presse de l'ambassade de France à Beyrouth.

PATRIMOINE EN DANGER

Pas moins de 60 bâtiments historiques sont en danger d'effondrement, s'inquiètent conjointement le ministère de la Culture du Liban et l'Unesco. "Au moins 8000 bâtiments" ont été endommagés, pour l'essentiel concentrés dans les vieux quartiers de Gemayzé et Mar-Mikhaël, où le directeur des antiquités du ministère encourage à des travaux "de toute urgence". 


D'autres bâtiments sont en danger : le Musée national de Beyrouth, le Sursock et le Musée archéologique de l'université américaine de Beyrouth. De son côté, l'Unesco a indiqué avoir dépêché "des organisations culturelles et des experts de premier plan au Liban et à l'étranger" pour se pencher sur la question.

LE PORT DE TRIPOLI POUR REMPLACER CELUI DE BEYROUTH


Malgré ses infrastructures et sa capacité insuffisantes, le port de Tripoli, dans le nord du Liban, s'apprête à remplacer momentanément celui de Beyrouth qui était la principale porte d'entrée des importations dans le pays avant d'être dévasté par l'explosion meurtrière du 4 août.


Juste après le drame, le Conseil supérieur de défense au Liban a ordonné que le port de Tripoli soit rapidement prêt pour accueillir "les opérations d'importation et d'exportation". 


Les autorités peuvent également compter sur deux ports plus petits, ceux de Saïda et Tyr au Liban sud, après l'explosion au port de Beyrouth due à une grande quantité de nitrate d'ammonium qui y était stockée.

LE PAREMENT VALIDE L'ETAT D'URGENCE


Le Parlement libanais a entériné ce matin l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port.


Présidée par le chef du Parlement Nabih Berri, en poste depuis 1992, la séance -la première depuis le drame - s'est ouverte avec la remise officielle des démissions de plusieurs députés qui ont rendu leur tablier pour protester contre l'incurie du pouvoir, illustrée par l'explosion du port.

ERDOGAN ATTAQUE MACRON


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi Emmanuel Macron de visées "coloniales" au Liban et qualifié sa récente visite à Beyrouth de "spectacle". "Ce que Macron et compagnie veulent, c'est rétablir l'ordre colonial (au Liban)", a lancé M. Erdogan lors d'un discours. "Nous, ce n'est pas courir après les photos ou faire le spectacle devant les caméras qui nous intéresse", a-t-il ajouté.

  

Les attaques virulentes de M. Erdogan interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre la Turquie et la France, liées notamment à des intérêts divergents en Libye et en Méditerranée orientale.

 

SÉANCE PARLEMENTAIRE EXCEPTIONNELLE EN COURS


Présidée par le chef du Parlement Nabih Berri, en poste depuis 1992, la séance, la première du Parlement libanais depuis le drame, s'est ouverte en fin de matinée avec la remise officielle des démissions de plusieurs députés, qui rendent leur tablier pour protester contre l'incurie du pouvoir illustrée par l'explosion du port.


Les démissions de sept députés ont été entérinées jeudi au début de la séance parlementaire exceptionnelle, tandis qu'une huitième a été annoncée.


Cette séance parlementaire exceptionnelle est consacrée à l'étude du décret 6792 portant sur l'annonce de l'état d'urgence à Beyrouth, après la double explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés, 300 000 sans-abris et détruit de nombreux quartiers de Beyrouth.

UNE DÉPOUILLE EXTRAITE DES DÉCOMBRES


Selon le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, l'armée libanaise a retiré avec l'aide de la défense civile et l'équipe de secours russe une dépouille des décombres du port de Beyrouth, a annoncé mercredi soir l'institution militaire, ajoutant être encore à la recherche d'autres disparus. 

SOINS GRATUITS DANS LES HÔPITAUX DE CAMPAGNE


Le ministère libanais de la Santé a rappelé mercredi soir que les différents hôpitaux de campagne installés à Beyrouth et dans sa périphérie suite aux explosions du 4 août recevaient les patients gratuitement.

DAVID HALE ATTENDU A BEYROUTH CE JEUDI


Le sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient, David Hale, est attendu ce jeudi soir à Beyrouth, pour une visite officielle marquée par une série d’entretiens avec les responsables libanais, mais aussi avec des représentants de la société civile et des activistes au sein de la contestation populaire.


Selon L'Orient-Le Jour, son discours s’articulera autour d’un point principal, souligne-t-on de source diplomatique occidentale, à savoir que les Libanais doivent avoir leur mot à dire dans le choix de leurs représentants au pouvoir.

ETAT D'URGENCE


Le Parlement libanais se réunit jeudi pour entériner l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion meurtrière et dévastatrice au port, qui a alimenté la rage de l'opinion contre une classe politique jugée responsable du drame en raison de son incurie.


Des appels à manifester jeudi ont circulé sur les réseaux sociaux pour empêcher la tenue de la séance parlementaire, qui doit s'ouvrir à 11H00 (08H00 GMT) dans un palais des congrès de la capitale libanaise.

LE MOZAMBIQUE ASSURE N'AVOIR AUCUNE RESPONSABILITÉ 


Une semaine après l'explosion meurtrière qui a dévasté le port de Beyrouth et les quartiers environnants, le gouvernement du Mozambique, pays de destination de la cargaison de nitrate d'ammonium qui a détoné, a assuré n'avoir aucune responsabilité dans le désastre.


Une entreprise mozambicaine privée, Fabrica de Explosivos de Mocambique (FEM), a expliqué à l'AFP qu'elle avait bien commandé du nitrate d'ammonium à la Géorgie, en 2013, mais que la cargaison ne lui avait jamais été livrée.


"La question qui doit être tranchée n'est pas celle du nitrate d'ammonium en tant que tel, mais du processus de stockage (au port de Beyrouth, ndlr) et de la raison pour laquelle il a duré aussi longtemps", a expliqué à des journalistes le porte-parole du gouvernement mozambicain, Filimao Suaze, à l'issue d'un conseil des ministres mardi soir.

MISSION HUMANITAIRE DIRIGÉE PAR L'EX-PRÉSIDENT TEMER 


Le gouvernement brésilien a envoyé mercredi une mission humanitaire au Liban avec six tonnes de denrées alimentaires, médicaments et matériel hospitalier dirigée par l'ex-président Michel Temer, huit jours après les explosions ayant dévasté une partie de Beyrouth. 


"Nous espérons que le Brésil pourra accomplir cette mission humantaire et également coopérer, avec l'autorisation des autorités libanaises, à la pacification de ce pays", a dit M. Temer avant le départ de la base des Forces armées à Sao Paulo (sud-est) de deux appareils.


M. Temer, 79 ans, prédécesseur de Jair Bolsonaro (2016-2018), est le fils d'immigrés libanais et se trouve en liberté conditionnelle après avoir été accusé de corruption dans le cadre de plusieurs procédures judiciaires. Privé de passeport, il a dû demander une autorisaton de sortie du territoire.

urgent

Urgent

15 MILLIARDS D'EUROS DE DÉGÂTS


Le président libanais Michel Aoun annonce que le coût des dégâts causés par les explosions dépasse les 15 milliards de dollars, soit 12,71 milliards d'euros.

DES MINISTRES ET EX-MINISTRES FACE À LA JUSTICE


Le parquet libanais va interroger à  partir de vendredi plusieurs ministres, anciens et actuels, au sujet de la présence pendant des années au port de Beyrouth de tonnes de nitrate d'ammonium, selon une source judiciaire. "L'interrogatoire va commencer vendredi avec l'ex-ministre des Travaux publics Ghazi Aridi, avant la convocation la semaine prochaine" de trois autres ministres au moins, dont l'actuel ministre démissionnaire des Travaux publics Michel Najjar, précise l'AFP.

PARLY À BEYROUTH JEUDI ET VENDREDI


La ministre française des Armées Florence Parly se rendra jeudi et vendredi à Beyrouth pour accueillir le porte-hélicoptères Le Tonnerre chargé d'apporter de l'aide, annonce son cabinet ce mercredi. "Le message de ce déplacement, c'est 'on est là, le soutien continue, l'aide annoncée est délivrée'", indique son entourage. "Un des objectifs est de déblayer le port pour le rendre de nouveau opérationnel." Ce déplacement interviendra une semaine après celui d'Emmanuel Macron, premier chef d'Etat à s'être rendu à Beyrouth après la catastrophe.

MACRON EN APPELLE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU


À l'issue d'un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron souligne "l'importance pour les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni, ndlr) de travailler ensemble à l’apaisement dans l’intérêt de la stabilité du Liban et de toute la région, et de soutenir la mise en place d’un gouvernement de mission afin de permettre la reconstruction de Beyrouth, la mise en œuvre des réformes et d’apporter une réponse aux aspirations du peuple libanais", selon un communiqué de l'Élysée.

MACRON MET EN GARDE CONTRE "TOUTE INTERFÉRENCE EXTÉRIEURE"


Emmanuel Macron a mis en garde contre "toute interférence extérieure" au Liban lors d'un entretien téléphonique avec le président iranien Hassan Rohani ce mercredi, huit jours après l'explosion qui a dévasté Beyrouth et déchaîné la colère du peuple libanais, provoquant la démission du gouvernemement d'Hassan Diab. Le chef de l'État a rappelé "la nécessité, pour toutes les puissances concernées, d'éviter toute escalade des tensions, ainsi que toute interférence extérieure et de soutenir la mise en place d'un gouvernement de mission en charge de gérer l'urgence", a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

PLUS DE LA MOITIÉ DES HÔPITAUX "HORS SERVICE"


Huit jours après les explosions qui ont endeuillé le Liban mardi 4 août, le directeur régional des urgences de l'OMS indique ce mercredi que plus de la moitié des hôpitaux de Beyrouth sont "hors service". 


"Nous savons qu'un peu plus de 50% de ces établissements sont hors service", a déclaré Richard Brennan lors d'une conférence de presse au Caire après évaluation de l'état de 55 cliniques et centres de santé de la ville, ajoutant que trois des principaux hôpitaux étaient hors service et trois autres ne fonctionnaient pas à pleine capacité.  

SIX CORPS DE POMPIERS TOUJOURS PAS RETROUVES


"Six pompiers sont toujours portés disparus, nous cherchons parmi les décombres quelque chose que nous pourrons remettre à leurs familles", a indiqué à l'AFP le chef des pompiers de Beyrouth, le colonel Nabil Khankarli. 


Parmi eux, trois membres d'une même famille --Najib Hitti, 27 ans, son cousin Charbel Hitti, 22 ans, et son beau-frère Charbel Karam, 37 ans. Leurs proches attendent désespérément que leurs restes soient identifiés. "Entiers ou en morceaux, nous voulons nos enfants", a déclaré à l'AFP Rita Hitti qui n'a pas fermé l'oeil depuis le drame, dans l'attente de nouvelles.

LES OBSÈQUES S’ENCHAÎNENT


Les Libanais continuent d'enterrer mercredi dans la colère les victimes de l'explosion au port de Beyrouth. Au quartier général des pompiers de Beyrouth, proche du port, les obsèques de l&apos