L'Espagne, l'Irlande et la Norvège reconnaissent officiellement la Palestine comme État ce mardi.
Israël dénonce un "prix" décerné au Hamas en pleine guerre contre le mouvement islamiste palestinien.
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COUR PÉNALE INERNATIONALE

Les États-Unis, qui ont critiqué la volonté du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de voir émis des mandats d'arrêt contre des dirigeants israéliens, ont toutefois estimé mardi que sanctionner cette organisation ne serait pas "la bonne approche".


"Nous ne pensons pas que des sanctions contre la CPI soient la bonne approche", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain.

VICTIMES DE RAFAH

Les États-Unis "ne ferment pas les yeux" sur les victimes à Rafah, a assuré mardi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, réagissant à la frappe israélienne de dimanche dans un camp de déplacés, qui a fait 45 morts selon le ministère de la Santé de Gaza. Il n'y aura toutefois "pas de changement de la politique" américaine de soutien à Israël, a-t-il ajouté. 

OPÉRATION "LIMITÉE"

Les États-Unis estiment toujours que l'opération israélienne à Rafah reste "limitée", deux jours après un bombardement meurtrier dans cette ville du sud de Gaza qui a provoqué une vague d'indignation internationale, a fait savoir mardi le ministère américain de la Défense. "Nous estimons toujours que ce qui se passe à Rafah, ce que fait l'armée israélienne, a une portée limitée", a déclaré Sabrina Singh, porte-parole adjointe du Pentagone, durant un point presse.

CONSÉQUENCES DE L'INCURSION ISRAÉLIENNE À RAFAH

L'offensive militaire israélienne sur Rafah a déjà des conséquences désastreuses sur la santé dans le sud de la bande de Gaza et, si elle se poursuit, pourrait provoquer une augmentation "substantielle" du nombre de morts, a averti mardi un haut responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).


Depuis le début de l'incursion israélienne à Rafah, l'accès aux soins dans la ville a été dévasté, a déclaré Rik Peeperkorn, représentant de l'OMS dans les territoires palestiniens. Selon lui, environ un million de personnes ont été déplacées par cette incursion dans la ville la plus méridionale de la bande de Gaza, ce qui a entraîné la fermeture de deux de ses trois hôpitaux. 


Dans le détail, l'hôpital Al-Najar, le plus important de la ville, qui accueillait 700 patients dialysés, a dû fermer ses portes, tout comme l'hôpital koweïtien. La maternité et l'hôpital pédiatrique émiratis sont désormais "à peine fonctionnels", souligne Rik Peeperkorn, indiquant qu'ils ne pouvaient plus accepter de nouveaux patients. "Si l'incursion israélienne se poursuit, nous perdrons le dernier hôpital de Rafah", a-t-il encore mis en garde. Le cas échéant, environ 1,9 million de personnes dépendraient entièrement d'hôpitaux de campagne montés le long de la côte. "Nous nous attendons à une augmentation substantielle de la mortalité et de la morbidité", conclut le représentant. 

ÉTAT DE PALESTNE

En conférence de presse avec Olaf Scholz depuis le château de Meseberg (Allemagne), Emmanuel Macron a ouvert la porte à une reconnaissance par la France d'un État palestinien. Toutefois, le président de la République souhaite qu'une telle démarche survienne dans un "moment utile".

NOUVEAU BILAN DE L'ATTAQUE DU 7 OCTOBRE

Selon un nouveau décompte réalisé mardi par l'AFP à partir des derniers chiffres officiels disponibles, l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier a entraîné la mort de 1189 personnes côté israélien. Il s'agit en majorité de civils, hommes, femmes et enfants de tous âges. 


Pour parvenir à ce bilan, l'AFP a croisé les données publiées séparément par la Sécurité sociale israélienne (Bitouah Léoumi), l'armée, la police, la Sécurité intérieure (Shin Bet) et le Bureau du Premier ministre. Ce nouveau décompte prend en compte toutes les personnes prises en otages le 7 octobre par les commandos du mouvement islamiste palestinien et dont la mort a été confirmée depuis lors.

GAZA

La livraison d'aide humanitaire à Gaza via la jetée temporaire construite par les États-Unis a été suspendue après que cette installation a été endommagée en raison des conditions météorologiques, a annoncé mardi le ministère américain de la Défense. 


"La reconstruction et la réparation de la jetée prendront au moins plus d'une semaine", a déclaré Sabrina Singh, porte-parole adjointe du Pentagone, durant un point presse, précisant qu'après cette opération les Etats-Unis allaient "reprendre" la livraison de l'aide humanitaire. 

RÉACTION DES ÉTATS-UNIS

Les États-Unis se sont déclarés mardi "profondément attristés" par le nombre de Palestiniens tués dans une frappe israélienne dimanche à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Ils attendent les résultats de l'enquête de l'armée israélienne qu'ils souhaitent "rapide et transparente". "Nous suivrons de près les résultats de cette enquête", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'État Matthew Miller. 


En parallèle, Washington va continuer "à insister auprès d'Israël sur son obligation de se conformer pleinement au droit humanitaire international, de minimiser l'impact de ses opérations sur les civils et de maximiser le flux d'aide humanitaire vers ceux qui en ont besoin".

ARMÉE ISRAÉLIENNE

L'armée israélienne a démenti mardi avoir frappé une "zone humanitaire" à l'ouest de Rafah, quelques heures après l'annonce par la Défense civile de Gaza de la mort d'au moins 21 personnes dans une frappe israélienne sur un camp de déplacés. L'armée israélienne "n'a pas frappé la zone humanitaire à Al-Mawasi", a assuré Tsahal, dans un communiqué. 

Urgent

"PAS UNE RECONNAISSANCE D'ÉMOTION"

"Il n'y a pas de double standard. L'obligation du respect du droit international est valable partout", martèle Emmanuel Macron qui veut "obtenir un cessez-le-feu" entre Israël et le Hamas et un "cadre qui permette la protection des populations civiles à Gaza". 


"Nous avons toujours défendu les deux États comme étant la solution politique", assure, par ailleurs, le président français. "Il n'y a pas de tabou pour la France et je suis totalement prêt à reconnaître un État palestinien. Mais je considère que cette reconnaissance doit arriver dans un moment utile, dans le cadre d'un processus", ajoute-t-il. "Je ne ferais pas une reconnaissance d'émotion", souligne-t-il, même s'il dit être "choqué" par les images que l'on voit à Rafah. 

DROIT DE SE DÉFENDRE MAIS...

"Nous ne devons pas oublier que la guerre actuelle trouve ses origines dans l'attaque atroce et déshumanisante du Hamas sur des citoyens israéliens. Israël a le droit de se défendre vis-à-vis du Hamas", rappelle Olaf Scholz. "Mais il faut libérer les otages, acheminer de l'aide humanitaire. C'est une responsabilité qui revient à Israël. L'État hébreu doit aussi respecter le droit international", ajoute le chancelier allemand, qui souligne la présence de "nombreux civils à Rafah". 


Par ailleurs, "cela serait le bon moment de miser sur une solution à deux États", l'un israélien, l'autre palestinien, reconnaît Olaf Scholz, qui pointe "l'espoir" des citoyens palestinien de bénéficier d'un "véritable gouvernement". Le chancelier allemand prend l'exemple de l'amitié franco-allemande, née après la Seconde Guerre mondiale. "Il est possible d'avoir un avenir en paix, deux états l'un à côté de l'autre, même après un horrible conflit", met-il en avant. 

EMMANUEL MACRON SUR LA SITUATION À GAZA

"La situation à Rafah est effroyable et il faut que les opérations israéliennes y cessent. Il n'y a aujourd'hui pas de zone sûre pour les civils palestiniens", affirme Emmanuel Macron, depuis le château de Meseberg. "Le Hamas est responsable de cette situation. Nous avons reconnu le droit d'Israël à se défendre mais comme toute démocratie en respectant le droit humanitaire. Et la réponse face au terrorisme du Hamas ne peut pas être une opération terrestre qui continue", ajoute le président français, en référence à l'offensive israélienne à Rafah. 


Pour espérer la fin du conflit, "il faut une réponse politique d'ensemble", martèle Emmanuel Macron, qui évoque une nouvelle résolution à l'ONU. "L'objectif est d'apporter une réponse complète à la situation, au vu de sa dégradation et de ce qu'il s'est passé ces derniers jours, qui est absolument dramatique", souligne-t-il. Le chef d'État ouvre aussi la porte, à terme, à la "création d'un État palestinien", ce qui nécessite de "nombreuses réformes". 

EFFORTS POUR UNE TRÊVE

L'Égypte "intensifie les efforts" en vue d'une reprise des pourparlers portant sur une trêve dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a indiqué mardi une source citée par Al-Qahera News, média proche des services de renseignement égyptiens.


Le Qatar, les États-Unis et l'Égypte sont engagés depuis des mois dans des pourparlers visant à obtenir une trêve durable dans la bande de Gaza, dévastée par près de huit mois d'une guerre dévastatrice, et frontalière de l'Égypte. "La délégation sécuritaire égyptienne intensifie ses efforts en vue de réactiver l'accord de trêve et l'échange de prisonniers, en coordination avec le Qatar et les États-Unis", indique Al-Qahera News, citant une "source de haut rang" s'exprimant sous couvert d'anonymat.

OLAF SCHOLZ

"Israël doit agir dans le respect du droit international", rappelle Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron depuis le Château de Meseberg. "Hier, nous avons appris qu'un accident tragique s'était produit (à Rafah). "Le Premier ministre Netanyahou a annoncé l'ouverture d'une enquête sur cet incident. Il montre pourquoi l'Allemagne et les autres pays occidentaux se sont toujours opposés à une attaque terrestre de grande envergure à Rafah, parce que les civils ne peuvent pas être suffisamment protégés", estime encore le chancelier allemand. 

MANIFESTATION EN FAVEUR DE LA PALESTINE

Sébastien Delogu annonce sa présence ce soir à un rassemblement place de La République à Paris en faveur de la Palestine. 

LA RÉACTION DE MÉLENCHON

"On a trop vu, trop entendu les amis du génocide à l'Assemblée nationale. Jamais punis, toujours encouragés. La présidente Yaël Braun-Pivet punit Sébastien Delogu pour avoir brandi le drapeau palestinien. Sa punition est une décoration pour l'insoumis Delogu. Et une honte pour toujours pour ceux qui l'ont votée. Embargo sur les armes, reconnaissance de l'État de Palestine. Ne regardez pas ailleurs ! Le génocide est sous vos yeux", réagit Jean-Luc Mélenchon après la suspension du député LFI, qui a brandi un drapeau palestinien à l'Assemblée nationale.

GENOCIDE À GAZA

"Ce sont des mots qu'il faut employer à bon escient", estime Constance Le Grip, au sujet d'un éventuel génocide en cours dans la bande de Gaza. La députée Renaissance reconnaît malgré tout "des crimes de guerre qui nous ont tous bouleversés il y a 48 heures" à Rafah.

BLANC SEING

"Appliquer la sanction la plus haute n'est rien d'autre qu'un soutien implicite à la politique israélienne", fustige le député LFI David Guiraud, réagissant à la censure avec exclusion temporaire prononcée contre  Sébastien Delogu après que celui-ci a brandi un drapeau palestinien à l'Assemblée nationale. 

LA VERSION ISRAÉLIENNE APRÈS LA FRAPPE À RAFAH

L'armée israélienne a affirmé mardi que ses munitions utilisées dimanche pour une frappe sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ne pouvaient pas avoir "à elles seules" provoqué l'incendie ayant fait ce jour-là, selon les autorités locales, 45 morts dans un camp de déplacés.


"Nos munitions, à elles seules, n'ont pas pu provoquer un incendie de cette ampleur", a assuré le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée israélienne en évoquant les premiers éléments de l'enquête que l'armée dit mener après cette frappe qui a choqué la communauté internationale.

ACCROCHAGES DANS LES COULOIRS DE L'ASSEMBLÉE

Des incidents et tensions ont été observés en dehors de l'hémicycle, après que Sébastien Delogu a brandi le drapeau palestinien. Alors qu'ils répondaient aux journalistes, les Insoumis Alma Dufour et David Guiraud ont été pris à partie par le député LR pro-israélien Meyer Habib. "Pourquoi vous leur donnez la parole ?", a demandé ce dernier aux médias. David Guiraud a rétorqué : "Barre toi d'ici toi, va-t'en, t'es dans la boue du génocide". "Ce monsieur est un porc, il défend un génocide depuis le début", a-t-il ajouté après une bousculade. "Pourriture", a, de son côté, répliqué Meyer Habib. 

PRISE DE CONSCIENCE ?

"En brandissant un drapeau palestinien, est-ce qu'enfin le président de la République va se réveiller et se dire qu'il faut cesser de vendre des armes ? Est-ce qu'il faudrait qu'aujourd'hui, il demande à la reconnaissance de l'État de la Palestine ?", a réagi Sébastien Delogu, qui a brandi le drapeau à l'Assemblée nationale, auprès des journalistes dans la salle des quatre colonnes. "Je me fous complètement de la sentence que va me donner la présidente de l'Assemblée, le bureau de l'Assemblée", a-t-il ajouté, estimant que l'"État français est complice de ce qu'il se passe en Palestine".


À noter que le député LFI a écopé de 15 jours d'exclusion de la chambre basse, avec suspension de ses indemnités. 

LE POINT SUR L'AFFAIRE DU DRAPEAU DANS L'HÉMICYCLE

Le député insoumis Sébastien Delogu a brandi un drapeau palestinien au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale lors des Questions au gouvernement, ce mardi 28 mai. Il a été sanctionné d'une exclusion temporaire de 15 jours. Dans les couloirs, de vifs échanges ont également eu lieu entre parlementaires, notamment David Guiraud (LFI) et Meyer Habib (LR).

RAFAH

"Ce qui devrait tous nous émouvoir, c'est ce qu'il se passe à Rafah. On a là quelque chose qui retourne l'ensemble de l'opinion publique mondiale, et nous, ici, on suspend une séance de Questions au gouvernement, on réunit le bureau, tout ça pour un drapeau", se désole le député PS Olivier Faure.

DE PREMIÈRES RÉACTIONS

Le drapeau palestinien brandi dans l'hémicycle illustre la "haine obsessionnelle de l'extrême gauche pour l'État d'Israël", sa "nazification", sa "criminalisation", dénonce la députée (Renaissance) Caroline Yadan. "Je ne peux pas vous laisser dire ça", fustige Alma Dufour (LFI). 

Urgent

EXCLUSION DANS L'HÉMICYCLE

L'Assemblée nationale a voté en faveur de l'exclusion pendant 15 jours de Sébastien Delogu de l'hémicycle, après que celui-ci a brandi un drapeau palestinien. Durant ce laps de temps, l'élu LFI va également voir ses indemnités être gelées. Il s'agit de la sanction la plus lourde possible. 


À noter que la majorité, la droite et l'extrême droite se sont largement prononcées en faveur de cette mesure au cours d'un vote par "assis levé" dans l'hémicycle. La gauche a, elle, marqué son désaccord. 

MORTS À RAFAH

Muhammad Al-Mughair, un responsable de la Défense civile palestinienne, a indiqué mardi à l'AFP que 21 personnes avaient été tuées dans une "frappe" israélienne. Cette attaque "visait des tentes de personnes déplacées à l'ouest de Rafah", a-t-il précisé. De son côté, le Hamas a également confirmé qu'une frappe israélienne avait fait des "dizaines" de morts et de blessés dans cette zone.

VERS UNE SANCTION DANS L'HÉMICYCLE ?

Le bureau de l'Assemblée nationale s'est réuni pour décider une sanction - en l'occurrence, une exclusion temporaire de 15 jours et une suspension de ses indemnités - à l'encontre de Sébastien Delogu, qui a brandi un drapeau palestinien au sein de l'hémicycle. Dès la reprise de la séance, il y aura un vote pour ou contre cette sanction, la plus lourde possible, a annoncé la présidente de la chambre, Yaël Braun-Pivet. 


De son côté, le principal intéressé dit assumer son geste et évoque une "initiative personnlle". 

GABRIEL ATTAL

Gabriel Attal a esquivé mardi à l'Assemblée nationale une question sur une possible reconnaissance d'un Etat palestinien par la France, le jour où l'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont officiellement franchi ce pas symbolique.


"Oui ou non, le gouvernement français va-t-il enfin reconnaître l'État de Palestine?", a demandé la cheffe de file des députés écologistes Cyrielle Chatelain lors des questions au gouvernement. Elle lui a aussi demandé si la France allait prôner des "sanctions fortes à l'encontre du gouvernement israélien" auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Union européenne face à l'offensive sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Le Premier ministre n'a pas répondu sur le sujet spécifique de l'État palestinien. "A priori, c'est non, mais vous ne l'assumez pas", en a conclu la députée dans son droit de réplique, dénonçant également une "réponse minable et politicienne" du chef du gouvernement.

LA SÉQUENCE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Les images du geste du député LFI, Sébastien Delogu, qui a provoqué l'interruption de séance à l'Assemblée nationale. 

Un député LFI brandit un drapeau palestinien à l'AssembléeSource : TF1 Info

ÉVACUATIONS MÉDICALES

Plus de personnes vont mourir parce que les évacuations médicales depuis la bande de Gaza ont complètement cessé depuis le début des bombardements israéliens sur Rafah il y a trois semaines, a déploré mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


Depuis qu'Israël a commencé début mai à bombarder la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, "toutes les évacuations médicales ont brusquement cessé", signifiant que davantage de personnes meurent dans l'attente de soins, a déclaré la porte-parole de l'OMS, Margaret Harris. Avant que la guerre n'éclate, 50 à 100 personnes sortaient chaque jour de Gaza afin de bénéficier de traitements complexes, pour le cancer notamment, qui n'étaient pas disponibles dans le territoire palestinien. "Ces personnes ne sont pas parties simplement parce que le conflit a commencé, elles ont donc besoin d'un suivi", a pointé la représentante, interrogée par des journalistes à Genève. 


Ces évacuations sont d'autant plus urgentes que les infrastructures sanitaires de Gaza ont été dévastées depuis le début des hostilités. Par conséquent, un nombre encore plus important de personnes ont besoin de partir pour accéder à des traitements (chimiothérapie, dialyse...) dont elles bénéficiaient auparavant dans le territoire. Des milliers d'autres Palestiniens gravement traumatisés par la guerre doivent être évacués, a également souligné Margaret Harris.  En tout, "quelque 10.000 personnes doivent être évacuées (...) pour recevoir le traitement médical dont elles ont tant besoin", a-t-elle conclu. 

ASSEMBLÉE NATIONALE

Le député La France insoumise Sébastien Delogu a brandi mardi un drapeau palestinien au cours de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Ce geste a provoqué une interruption de séance par la présidente Yaël Braun-Pivet qui a dénoncé un comportement "inadmissible".


Ces faits sont survenus alors que le ministre Franck Riester répondait à une question de la députée LFI Alma Dufour sur la situation à Gaza. Sébastien Delogu s'est alors levé, muni d'un drapeau palestinien.


Un bureau  de l'Assemblée nationale va discuter immédiatement d'une possible sanction du député des Bouches-du-Rhône.

CHARS ISRAÉLIENS À RAFAH

Des chars militaires israéliens ont été vus dans le centre de Rafah mardi pour la première fois depuis que les Forces de défense israéliennes sont entrées dans la ville du sud au début du mois de mai, ont déclaré deux témoins oculaires à CNN.

AIDE HUMANITAIRE

Plus de 370 camions transportant de l'aide humanitaire sont entrés à Gaza lundi, dont 154 camions arrivés au point de passage de Kerem Shalom en provenance d'Égypte, a déclaré le coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT). Par ailleurs, quelque 70 camions du Programme alimentaire mondial (PAM), qui étaient arrivés au port d'Ashdod, sont entrés à Gaza avec de la farine, a-t-il ajouté. 


De son côté, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a déclaré n'avoir récupéré que 30 camions pour les distribuer du côté de Gaza, en raison des fortes restrictions de mouvement, des frappes aériennes israéliennes en cours, des tirs de roquettes par le Hamas et des limitations sur les itinéraires pouvant être utilisés. 

L'IRLANDE IMITE LA NORVÈGE ET l'ESPAGNE

Après la Norvège et l'Espagne, l'Irlande reconnaît à son tour officiellement l'État de Palestine ce mardi, annonce son gouvernement. Dans un communiqué publié après un conseil des ministres qui a formalisé cette décision, le chef du gouvernement irlandais Simon Harris a appelé son homologue israélien Benyamin Netanyahu à "écouter le monde et arrêter la catastrophe humanitaire" à Gaza.

Urgent

ESPAGNE

Madrid reconnaît officiellement l'État de Palestine, annonce le porte-parole du gouvernement de Pedro Sánchez. Le gouvernement d'Espagne a adopté, lors d'un conseil des ministres, un décret reconnaissant officiellement la Palestine. Dans une brève déclaration solennelle, ce matin, le Premier ministre espagnol a estimé que cette reconnaissance, coordonnée avec l'Irlande et la Norvège, était "une nécessité" pour "parvenir à la paix" entre Israéliens et Palestiniens.

NORVÈGE

La Norvège, l'un des trois États européens à reconnaître formellement l’État de Palestine depuis ce mardi, a salué "une journée marquante"."Cela fait plus de 30 ans que la Norvège est l'un des plus fervents défenseurs d'un État palestinien", a déclaré le chef de sa diplomatie, Espen Barth Eide. "Le jour où la Norvège reconnaît officiellement la Palestine comme État est une journée marquante pour la relation entre la Norvège et la Palestine", a-t-il ajouté dans un communiqué.


Espen Barth Eide a remis dimanche à Bruxelles une note verbale au nouveau Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, actant l'entrée en vigueur de cette décision. "Il est regrettable que le gouvernement israélien ne montre aucun signe d'engagement constructif", a-t-il estimé ce mardi, appelant la communauté internationale à redoubler d'efforts pour soutenir une solution à deux États. 

ISRAËL ACCUSE L'ESPAGNE

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a accusé le Premier ministre espagnol, Pédro Sanchez, dont le gouvernement s'apprête à reconnaître formellement l'Etat de Palestine aujourd'hui, d'être "complice" des "appels au génocide" des Juifs. "Vous êtes complice des appels au génocide du peuple juif", a écrit Israël Katz sur le réseau social X.

"VIVE INQUIETUDE"

La diplomatie chinoise, par la voix de Mao Ning, une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a exprimé ce mardi sa "vive inquiétude" quant aux frappes d'Israël à Rafah dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne a notamment effectué un bombardement meurtrier contre un camp de déplacés. 

PEDRO SANCHEZ

La reconnaissance de l'Etat de Palestine est "une nécessité" pour "parvenir à la paix" entre Israéliens et Palestiniens, en plus d'être "une question de justice historique", a affirmé ce matin le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Dans une brève déclaration en espagnol et en anglais, quelques heures avant la reconnaissance d'un Etat palestinien par le gouvernement de gauche espagnol réuni en conseil des ministres, Pedro Sánchez a ajouté que cette décision n'était prise "contre personne, et encore moins contre Israël". L'Irlande et la Norvège vont également reconnaître officiellement ce mardi un Etat palestinien.

NOUVELLES FRAPPES SUR RAFAH

Israël multiplie ce mardi les frappes sur Rafah. Les équipes de l'AFP à Rafah ont fait état tôt ce mardi de frappes aériennes et de tirs dans le centre et l'ouest de Rafah, ville à la pointe sud de la bande de Gaza. Ces nouveaux bombardements interviennent dans la sillage d'une vague internationale de condamnations d'une frappe à Rafah, qui a fait dimanche soir 45 morts et 249 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza, et mis le feu à des tentes occupées par des Palestiniens dans un camp de déplacés.

RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE

Madrid, Dublin et Oslo vont formellement reconnaître aujourd'hui l'Etat de Palestine. "La reconnaissance de l'Etat de Palestine est une question de justice pour le peuple palestinien", a insisté lundi à Bruxelles le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, aux côtés de ses homologues irlandais et norvégien.


Annoncée mercredi dernier de façon coordonnée par les Premiers ministres de ces trois pays, cette décision sera effective ce mardi. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez doit s'exprimer ce matin avant l'adoption par son gouvernement du décret portant sur la reconnaissance par l'Espagne de l'Etat de Palestine. Le gouvernement irlandais doit également se réunir dans la matinée tandis que la Norvège a remis dimanche une note verbale au nouveau Premier ministre palestinien Mohammed Mustafa actant l'entrée en vigueur ce mardi de cette décision. Ces trois pays européens - dont deux sont membres de l'UE (Espagne et Irlande) - veulent croire que leur initiative a une forte portée symbolique, à même d'amener d'autres Etats à les rejoindre.

LE POINT SUR LA SITUATION

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence cet après-midi pour discuter de la situation à Rafah, après des frappes sur un camp de déplacés Palestiniens qui ont fait, selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 45 morts dans la nuit de dimanche à lundi. La réunion, à huis clos, a été demandée par l'Algérie, membre non permanent du Conseil, ont précisé plusieurs de ces sources à l'AFP. L'ONU a demandé une enquête "complète et transparente" sur le bombardement de Rafah.
  • Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné lundi la frappe israélienne à Rafah qui a fait des dizaines de morts. "Je condamne les actions d'Israël qui ont tué de nombreux civils innocents qui cherchaient seulement à se protéger de ce conflit meurtrier. Il n'y a pas d'endroit sûr à Gaza. Ces horreurs doivent cesser", a-t-il déclaré dans un message posté sur le réseau social X. "Dire qu'il s'agit d'une 'erreur' (NDLR : comme l'a fait le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou) ne signifie rien pour ceux qui ont été tués, ceux qui sont en deuil et ceux qui tentent de sauver des vies", a renchéri le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Martin Griffiths, en qualifiant d'"abominable" cette "attaque". 
  • Quelque 10.000 personnes, selon la préfecture de police de Paris, ont manifesté dans la capitale française lundi contre les bombardements à Rafah. Une foule compacte s'est rassemblée en fin d'après-midi à quelques centaines de mètres de l'ambassade d'Israël aux cris de "Nous sommes tous des enfants de Gaza", "Vive la lutte du peuple palestinien", "Free Gaza", ou encore "Gaza, Paris est avec toi". Selon François Rippe, vice-président de l'Association France Palestine solidarité (AFPS), un organisateur du rassemblement, "plusieurs milliers" de personnes étaient présentes. 

BIENVENUE SUR CE LIVE

Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à la situation au Proche-Orient, particulièrement à Rafah, dans la bande de Gaza.

Des responsables palestiniens ont accusé lundi Israël d'avoir bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. La Défense civile palestinienne de la bande de Gaza annonce un bilan de 40 morts, l'armée israélienne assure pour sa part avoir frappé un complexe du Hamas dans lequel opéraient "d'importants terroristes". "[Les forces de défense israélienne] ont pris connaissance de rapports indiquant qu'à la suite de la frappe et de l'incendie qui s'est déclenché, plusieurs civils de la région ont été blessés. L'incident est en cours d'examen", indique l'armée qui a donné à la mi-journée les identités des deux hauts responsables du Hamas tués dans cette attaque. 

"Ces opérations doivent cesser. Il n'y a pas de zones sûres à Rafah pour les civils palestiniens", écrit Emmanuel Macron sur X, "indigné par les frappes israéliennes qui ont fait de nombreuses victimes parmi les déplacés à Rafah". Le président français appelle, dans un post également rédigé en anglais, "au plein respect du droit international et au cessez-le-feu immédiat"

Les réactions internationales s'enchainent : l'Égypte a condamné lundi un "bombardement délibéré des forces israéliennes sur des tentes de déplacés", le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis lundi que son pays ferait "tout son possible" pour que le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et les autorités "barbares rendent des comptes", au lendemain des frappes sur Rafah.


La rédaction de TF1info

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