Le ministère russe de la Défense dénonce dans un communiqué "une tentative du régime de Kiev de perpétrer des attaques terroristes avec utilisation des bombes guidées de fabrication française Hammer".
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Info TF1/LCI

PARIS DÉMENT

Auprès de LCI, le ministère des Armées dément les accusations russes de l'envoi de bombes guidées françaises sur son sol, ce samedi 18 mai. Selon les services du nouveau ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, "une tentative du régime de Kiev de perpétrer des attaques terroristes avec utilisation des bombes guidées de fabrication française Hammer et des missiles anti-radar HARM de fabrication américaine contre des cibles sur le territoire russe a été empêchée". 

QUE SONT LES BOMBES GUIDÉES FRANÇAISES ÉVOQUÉES PAR MOSCOU ?

Des bombes guidées françaises auraient visé la Russie, selon le ministère de la Défense. Il s'agirait de systèmes AASM Hammer, d'une portée de plus de 70 kilomètres. Pour l'heure, les autorités russes n'ont pas apporté d'éléments prouvant ses accusations. 

DES BOMBES GUIDÉES FRANÇAISES UTILISÉES ?

La Russie accuse le régime de Kiev de l'avoir attaquée avec des bombes guidées françaises Hammer et avec des missiles anti-radar américains HARM dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine. "Une tentative du régime de Kiev de perpétrer des attaques terroristes avec utilisation des bombes guidées de fabrication française Hammer et des missiles anti-radar HARM de fabrication américaine contre des cibles sur le territoire russe a été empêchée", indique le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Entre 09 h 20 et 09 h 30 GMT ce samedi, "les systèmes de défense anti-aérienne russes ont détruit quatre bombes guidées et deux missiles anti-radar au-dessus de la région de Belgorod", précise-t-il. 

UN VILLAGE SAISI PAR LA RUSSIE

La Russie affirme ce samedi avoir saisi un village près de Vovtchansk, dans la région ukrainienne de Kharkiv, où l'armée russe a lancé une nouvelle offensive la semaine dernière. "Les unités du groupement du nord ont libéré le village de Staritsa dans la région de Kharkiv et poursuivent leur avancée en profondeur des positions défensives de l'ennemi", indique le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

DEUX TENTATIVES RUSSES REPOUSSÉES

Selon Oleg Synegoubov, le gouverneur de la région de Kharkiv, les forces armées ukrainiennes ont repoussé deux tentatives russes de percer les défenses au cours de la nuit. Mais la situation est "sous contrôle", les "défenseurs menant des assauts et des opérations de ratissage dans certaines zones", précise-t-il. 


Moscou a attaqué plusieurs localités, dont Vovchansk, à seulement cinq kilomètres de la frontière. "Dans la zone de la ville de Vovchansk, les troupes ukrainiennes renforcent leur défense", ajoute Oleg Synegoubov. La veille, le gouverneur a déclaré que les forces russes ont pris Vovchansk et que tous les habitants, à l'exception de 200 d'entre eux, ont fui à cause des combats.

10.000 ÉVACUATIONS DANS LA RÉGION DE KHARKIV

L'Ukraine a évacué près de 10.000 personnes dans la région de Kharkiv, au nord-est du pays, à la suite d'une attaque terrestre des forces russes,  annonce le gouverneur. "Au total, 9907 personnes ont été évacuées", déclare Oleg Synegoubov plus d'une semaine après le lancement de l'assaut russe.

ZELENSKY CRITIQUE LA POSITION OCCIDENTALE SUR LES ARMES

Le président ukrainien aussi fustigé ses alliés qui lui interdisent d'utiliser les armes occidentales pour frapper le territoire russe, de crainte que ça ne pousse le Kremlin à une escalade.


"Ils peuvent nous frapper depuis leur territoire, c'est le plus grand avantage dont la Russie dispose, et nous ne pouvons rien faire à leurs systèmes (d'armements) situés sur le territoire russe avec les armes occidentales. Nous n'en avons pas le droit", a-t-il dénoncé.

ZELENSKY VEUT QUE PÉKIN "S'IMPLIQUE" DANS LA CONFÉRENCE SUR LA PAIX

Le président ukrainien a souhaité voir la Chine et des pays du Sud "impliqués" dans la conférence sur la paix en Ukraine, que la Suisse organise à la mi-juin.  


"Des acteurs mondiaux" comme la Chine "ont une influence sur la Russie. Et plus nous aurons de pays de ce type de notre côté, du côté de la fin de la guerre, je dirais, plus la Russie devra compter avec cela", a relevé le président ukrainien.

PAS DE TRÊVE PENDANT LES JO

Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi à l'AFP avoir rejeté l'idée de "trêve" pendant la durée des Jeux olympiques de Paris en été que souhaitait le président français Emmanuel Macron.


"J'ai dit : Emmanuel, nous n'y croyons pas. Imaginons une seconde qu'il y ait un cessez-le-feu. D'abord, on ne fait pas confiance à Poutine. Deuxièmement, il ne va pas retirer ses troupes. Troisièmement, (...) dis-moi Emmanuel, ai-je dit, qui garantit que la Russie ne va pas en profiter pour faire venir ses troupes sur notre territoire", a raconté M. Zelensky, rejetant une "trêve qui ferait le jeu de l'ennemi".

UN MANQUE D'EFFECTIFS ET D'ARMEMENTS, SELON ZELENSKY

Dans son entretien à l'AFP, Volodymyr Zelensky a reconnu un manque d'effectifs. "Il y a un nombre important de brigades qui sont vides", a-t-il dit.


Au total, l'Ukraine n'a qu'un quart des systèmes de défense antiaérienne dont elle a besoin et nécessite au total 120 à 130 avions de combat F16 pour mettre fin à la domination de la Russie dans les airs, a déclaré le chef de l'État. 

ZELENSKY S'ATTEND À UNE PLUS LARGE OFFENSIVE RUSSE

Dans un entretien exclusif à l'AFP, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit s'attendre à une offensive russe plus large dans le nord et dans l'est qui viserait à prendre Kharkiv. "Ils ont lancé leur opération, elle peut être constituée de plusieurs vagues. Et ça c'est leur première vague", a assuré vendredi M. Zelensky.


Il a néanmoins assuré que, malgré les avancées russes des derniers jours dans la région de Kharkiv, la situation était meilleure pour ses forces qu'il y a une semaine, lorsque les troupes du Kremlin ont franchi par surprise la frontière.


"Nous voulons que la guerre se termine par une paix juste pour nous", a-t-il dit, "et l'Occident veut juste que la guerre s'arrête, aussi vite que possible". En outre, le déploiement de nouvelles livraisons d'armes occidentales pourrait prendre encore des mois durant lesquels il y a un risque de "percées" russes dans certains secteurs, a déclaré M. Zelensky. Mais "personne ne va abandonner (le combat en Ukraine). Je suis sûr que, quelles que soient les difficultés rencontrées et les percées réalisées, il n'y aura toujours pas de percée globale", a soutenu le chef de l'État.

BONJOUR À TOUS

Bonjour à toutes et à tous dans ce direct du samedi 18 mai consacré à la guerre en Ukraine.

Kharkiv est toujours au cœur des inquiétudes. Vendredi 17 mai, la Russie a affirmé progresser dans cette région ukrainienne du nord-est, où elle mène depuis une semaine une offensive dont l'objectif, selon Vladimir Poutine, est de créer une zone tampon pour empêcher des frappes de Kiev en territoire russe. "En une semaine, les unités du groupe 'Nord' (...) ont libéré douze localités de la région de Kharkiv (...) et continuent d'avancer en profondeur dans les défenses de l'ennemi", a indiqué dans un communiqué le ministère russe de la Défense.

De son côté, l'Ukraine a dit que les forces russes étaient en train de détruire la ville de Vovtchansk et qu'elles continuaient d'avancer dans la région. Quelque 200 civils restent sur place, d'après la même source, alors que la ville, située à une cinquantaine de kilomètres de Kharkiv, la capitale régionale, comptait quelque 18.000 habitants avant-guerre. L'armée russe a souvent fini par détruire les villes ukrainiennes pour les conquérir, à l'instar de Bakhmout l'an passé ou Avdiïvka en février.

Un peu plus l'ouest, les forces russes ont progressé sur leur deuxième axe d'assaut dans la région. Elles visent le village de Loukiantsi, pour ouvrir la voie vers Lyptsi, une autre localité sur la route de Kharkiv. "Les hostilités continuent à Loukiantsi. Oui, il y a une avancée de l'ennemi dans cette localité. Mais nos soldats essayent encore de la tenir", a dit le gouverneur de la région de Kharkiv. De son côté, l'armée russe a revendiqué la capture, en une semaine, de douze localités dans la région et affirmé que ses forces continuaient à progresser.


La rédaction de TF1info

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