Ukraine : onze mois de guerre
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EN DIRECT - Guerre en Ukraine : l'Iran reconnait avoir fourni des drones à Moscou avant l'invasion russe

Publié le 5 novembre 2022 à 7h00, mis à jour le 5 novembre 2022 à 22h56
JT Perso

Téhéran a reconnu pour la première fois samedi avoir fourni des drones à la Russie.
Des livraisons qui seraient intervenues "plusieurs mois" avant l'invasion russe.
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CONDAMNÉS MAIS MOBILISÉS


Le président russe Vladimir Poutine a signé cette semaine un décret permettant aux citoyens condamnés pour des crimes d'être appelés au service militaire. Parmi eux, ceux coupables de crimes sexuels sur mineurs, trahison, espionnage ou terrorisme sont exemptés par cette mesure.

ROME


Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce samedi à Rome pour réclamer la paix en Ukraine et l'arrêt de l'envoi par le gouvernement italien d'armes pour lutter contre l'invasion russe. "Non à la guerre. Non à l'envoi d'armes", pouvait-on lire sur une grande banderole portée par les manifestants - au nombre de 30.000, selon les chiffres de la police cités par les médias italiens - qui scandaient : "donnez une chance à la paix !"


L'Italie, un des membres fondateurs de l'Otan, soutient l'Ukraine depuis le début du conflit fin février, notamment en lui fournissant des armes. La nouvelle Première ministre d'extrême droite, Giorgia Meloni, a déclaré que cela ne changerait pas et le gouvernement prévoit d'envoyer prochainement du matériel militaire supplémentaire.

Tiziana FABI / AFP

MOBILISATION DES CRIMINELS


Le président russe a signé cette semaine un décret permettant aux citoyens condamnés pour des crimes d'être appelés au service militaire.

OLAF SCHOLZ


Le chancelier allemand Olaf Scholz a défendu ce samedi son voyage controversé en Chine comme "valant la peine" en raison du message d'opposition délivré par les deux pays à l'égard de l'utilisation de l'arme nucléaire en Ukraine.


Lors d'une réunion des sociaux-démocrates allemands à Berlin, au lendemain de sa visite de 12 heures à Pékin, Olaf Scholz s'est félicité de l'accord avec le président chinois Xi Jinping pour se dire opposés à une escalade nucléaire dans la guerre en Ukraine.  "Je pense qu'à la lumière de tout le débat sur la question de savoir si c'était la bonne chose de faire ce voyage ou non, le fait que le gouvernement chinois, le président (Xi) et moi ayons pu déclarer qu'aucune arme nucléaire ne doit être utilisée dans cette guerre, rien que pour ça, ce voyage en valait la peine", a-t-il déclaré.

RESTRICTIONS D'ÉLECTRICITÉ


"Des restrictions supplémentaires" d'électricité ont été introduites à Kiev et dans plusieurs régions d'Ukraine, a annoncé ce samedi l'opérateur national Ukrenergo, alors que des interruptions de courant étaient déjà en place depuis plusieurs jours pour limiter la consommation des civils en électricité.


"Aujourd'hui, le centre de contrôle d'Ukrenergo a été contraint d'introduire des restrictions supplémentaires sous la forme d'interruptions d'urgence pour toutes les catégories de consommateurs" dans plusieurs régions, dont celle de Kiev, a affirmé Ukrenergo dans un communiqué.

STATUE DE LÉNINE


Les autorités d'occupation russe ont annoncé ce samedi avoir remis à Melitopol, dans le sud-est de l'Ukraine, une statue de Lénine qui avait été déboulonnée lors de la révolution de 2014.


Le chef de l'autorité régionale de Zaporijjia, installé par Moscou, Vladimir Rogov, a publié plusieurs photos de la statue du leader bolchévique dans cette ville occupée par les Russes depuis les tout premiers jours de l'offensive fin février. "Après sept ans, la statue de Vladimir Lénine retrouve sa place à Mélitopol", s'est-il félicité, affirmant que les autorités municipales ukrainiennes l'avait enlevée en 2015.

DRONES IRANIENS


Les conséquences de "la complicité" iranienne avec Moscou "seront beaucoup plus importantes que les bénéfices", a menacé ce samedi la diplomatie ukrainienne, après que Téhéran a reconnu avoir livré des drones à la Russie avant le début de l'invasion russe en Ukraine.


"Téhéran doit se rendre compte que les conséquences de la complicité dans les crimes [...] de la Russie contre l'Ukraine seront bien plus importantes que le bénéfice du soutien de la Russie", a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko.

DRONES IRANIENS 


Téhéran a reconnu pour la première fois avoir fourni des drones à Moscou avant l'invasion de l'Ukraine. Le chef de la diplomatie iranienne se dit prêt à examiner toute preuve d'un recours aux drones iraniens dans le conflit. L'Iran dément cependant, une nouvelle fois, toute fourniture de missiles à la Russie.

IRAN 


L'Iran a révélé samedi avoir fourni des drones à la Russie avant l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes en février 2022. "Nous avons fourni à la Russie un nombre limité de drones, des mois avant la guerre en Ukraine", a annoncé samedi le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, cité par l'agence officielle Irna.


C'est la première fois que le ministre fait état de la livraison de drones à la Russie. Ces dernières semaines, Kiev et ses alliés occidentaux accusent la Russie d'utiliser des drones de fabrication iranienne pour mener des attaques en Ukraine. Téhéran a nié à plusieurs reprises ces affirmations.

AIDE MILITAIRE 



Zelensky remercie les Pays-Bas, les États-Unis et la République Tchèque d'avoir fourni à l'Ukraine "un soutien important et indispensable", à savoir 90 chars T-72. "Les forces armées ukrainiennes avancent et ont besoin de cet équipement. Nous apprécions l'aide des partenaires. Ensemble, nous défendons la protection de la liberté et de la démocratie !", écrit le président ukrainien sur Twitter. 

WAGNER


Le groupe paramilitaire russe Wagner a ouvert vendredi son premier QG à Saint-Petersbourg, en Russie. Yevgeny Prigozhin, fondateur de ce groupuscule opaque, avait récemment annoncé l'ouverture à venir de ce bureau.

DRONES "LOW COST"


L’invasion du pays par la Russie a bouleversé cette ancienne usine de véhicules électriques. Désormais, ce sont des drones qui sont développés à l’aide de matériaux ordinaires.

POINT DE SITUATION 


Alors que l'hiver est installé à l'est de l'Europe, les Russes tentent de "geler" les Ukrainiens, accuse Washington, faute de pouvoir l'emporter sur le champ de bataille. Sur le front, les combats "sont les plus violents" à l'est, a affirmé Zelensky, qui assure "maintenir ses positions". On fait le point sur la situation.

WAGNER S'INSTALLE A SAINT-PETERSBOURG 


Le groupe paramilitaire Wagner s'implante à Saint-Pétersbourg, la ville de Vladimir Poutine. Cette formation est financée par l'oligarque russe Prigojine, qui apparaît désormais comme un "personnage important, presque central dans la vie politique russe", selon le Colonel Peer de Jong, géopolitologue. LCI fait le point dans ce reportage.

WAGNER S'IMPLANTE EN RUSSIESource : TF1 Info

FORMATION DES MILITAIRES RUSSES 


La Russie a des difficultés à assurer l'entrainement militaire pour sa mobilisation actuelle, et pour les jeunes recrues du service militaire qui s'est ouvert le 1er novembre pour 120 000 personnes, selon la défense britannique. "Les forces armées russes avaient déjà du mal à assurer un entraînement aux 300 000 soldats réquisitionnés pour la mobilisation partielle", écrit le ministère dans son point quotidien. 


Les nouvelles recrues militaires "ont un entraînement minimal, ou pas d'entraînement du tout", avance encore le rapport. "Les officiers expérimentés et les formateurs ont été déployés pour le combat en Ukraine, et certains ont sûrement péri au combat". Face à cette situation, des entrainements militaires sont organisés au Bélarus, précise la Défense britannique. 

"GELER LES UKRAINIENS"


En frappant les infrastructures ukrainiennes, les Russes sont accusés par les occidentaux de tenter de "geler" les Ukrainiens à l'approche de l'hiver. 

Ukraine : la tactique russe de "geler les ukrainiens"Source : TF1 Info

COMBATS A L'EST


Sur le front, les combats s'intensifient à l'est, rapporte l'Institute for study of war (ISW), dans un point de situation paru vendredi soir. Dans le Donesk, "les forces russes ont triplé l'intensité des hostilités dans certaines sections sur front avec jusqu'à 80 assauts quotidiens", écrit le centre de recherche. 


Selon la Défense ukrainienne, les Russes tenteraient de s'emparer de Bakhmout et Soledar, dans le Donbass. C'est dans cette région que "les combats sont les plus violents, a confirmé vendredi soir Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne. Le but de Moscou : annoncer la "libération" du Donbass (même si ces gains ne donneraient pas le contrôle de toute la région).

GUERRE DE L'ÉNERGIE 


Washington a accusé Moscou de tenter de soumettre les Ukrainiens en les faisant "geler" à l’approche de l’hiver, appelant les pays du G7 à créer un "mécanisme de coordination" pour réparer les infrastructures détruites. 


"Près de la moitié des bâtiments dans toute l’Ukraine ont du chauffage. Ce sont des écoles, des jardins d’enfants, des hôpitaux, des immeubles d’habitation (…) A Kiev, 78 % des bâtiments sont actuellement chauffés", a néanmoins assuré le Premier ministre ukrainien. Denys Chmygal. Selon lui, les réserves de gaz seront suffisantes pour passer l’hiver.

L'ÉVACUATION DE KHERSON SE POURSUIT


Vladimir Poutine a averti, vendredi, le jour de la fête de l'unité nationale, que les civils vivant encore dans la province ukrainienne de Kherson, au sud de l'Ukraine - que Moscou veut annexer - devaient être "évacués" de la zone de conflit.


L'Ukraine dénonce, elle,  une politique de "déportation" vers l'est de son territoire sous contrôle russe, voire vers la Russie elle-même, et a pris à témoin la communauté internationale. Celle-ci a multiplié les initiatives le même jour pour tenter de contraindre Moscou à arrêter son offensive, du chancelier allemand Olaf Scholz, qui a appelé le président chinois Xi Jinping à user de "son influence" en ce sens sur le Kremlin, au G7 réuni à Münster (Allemagne) qui a réitéré son soutien indéfectible à Kiev.

ÉTATS-UNIS 


Washington va financer la modernisation de chars T-72 et de missiles sol-air HAWK dans le cadre d'une aide militaire à l'Ukraine de quelque 400 millions de dollars, a annoncé le Pentagone vendredi. Les capacités de défense anti-aériennes comme les blindés figurent assez haut sur la liste des demandes d'aide de la part de l'Ukraine.


"Nous reconnaissons le besoin aigu de défense aérienne en ce moment critique où la Russie et les forces russes font pleuvoir des missiles et des drones iraniens sur l'infrastructure civile de ce pays", a expliqué vendredi à Kiev Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, en visite à Kiev.

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Les États-Unis ont accusé vendredi la Russie de vouloir faire "geler" la population ukrainienne cet hiver faute de pouvoir l'emporter sur le champ de bataille. Face à la situation, les ministres des Affaires étrangères des sept pays industrialisés ont notamment convenu de mettre en place "un mécanisme de coordination" afin d'aider l'Ukraine à "réparer et défendre" ses installations d'approvisionnement en électricité et en eau massivement pilonnées ces dernières semaines par les Russes. 

Il s'agira aussi de livrer pompes à eau, appareils de chauffage, conteneurs d'habitation, sanitaires, lits, couvertures ou tentes. Car la Russie tente de compenser ses défaites militaires en Ukraine en ciblant des infrastructures vitales pour soumettre ce pays, en faisant "geler" ses habitants pendant les mois les plus froids, a estimé à l'occasion du G7 le secrétaire d'État américain Antony Blinken.

Parallèlement, les combats se poursuivent sur le territoire ukrainien, "les plus violents" s'étant "concentrés cette semaine dans le Donbass (est), à Bakhmout et Soledar", a souligné dans la soirée le président Volodymyr Zelensky. Mais "nous tenons nos positions", a-t-il assuré, insistant sur les pertes importantes, selon lui, dans les rangs russes. "Dans la journée, les occupants russes ont tiré trois missiles et effectué cinq frappes aériennes et deux de lance-roquettes multiples", sur les régions de Lviv (ouest), Kharkiv (nord-est), Dnipropetrovsk (centre) et Zaporijjia (sud), a quant à lui signalé l'état-major des forces ukrainiennes.    

Face à cette situation, les Occidentaux continuent d'octroyer une aide militaire tous azimuts à l'Ukraine : les États-Unis vont ainsi financer la modernisation de chars T-72 et de missiles sol-air HAWK dans le cadre d'un programme de quelque 400 millions de dollars.

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Enfin, l'Ukraine a dénoncé une politique de "déportation" vers l'est de son territoire sous contrôle russe, voire vers la Russie elle-même, et a pris à témoin la communauté internationale. Kiev pointe notamment les évacuations des populations à Kherson, dans le sud, alors que la Russie assure que ceux qui vivent actuellement dans la région doivent être "éloignés des zones de combat les plus dangereuses". "L'administration d'occupation russe a commencé des déplacements de masse forcés d'habitants" de cette région, a réagi le ministère ukrainien des Affaires étrangères, affirmant que "des déplacements similaires sont aussi opérés dans d'autres provinces".


La rédaction de TF1info

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