Volodymyr Zelensky a donné une conférence de presse ce samedi dans le métro de Kiev.
Il a à nouveau appelé à une rencontre avec Vladimir Poutine pour "mettre fin à la guerre".
Le chef d'État ukrainien a annoncé une rencontre dimanche avec Antony Blinken, secrétaire d'État américain, à Kiev.
Suivez les dernières infos sur le conflit.

Ce live est à présent terminé. 

Ce direct est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations du dimanche 24 avril sur la guerre en Ukraine dans cet article.

FRAPPE RUSSE


Six civils ont été tués samedi lors de frappes menées par l'armée russe dans la région de Lougansk, ont annoncé les autorités. "Pendant toute la journée, la commune de Guirské a essuyé de denses frappes russes", a inidqué Sergiï Gaïdaï, gouverneur de la région. "Six habitants de la communauté sont morts", a-t-il ajouté. 

DURÉE DU CONFLIT


Ce dimanche 24 avril, cela fera deux mois, jours pour jours, que la guerre en Ukraine a débuté. Volodymyr Zelensky a fait part de sa fierté d'être le leader d'un pays uni et qui résiste. "L'Ukraine a tout fait, tout, vraiment je le crois. Nous sommes tellement unis", a-t-il déclaré. "Le plus important est que ce sentiment d'unité demeure jusqu'à la fin de la guerre".

BLINKEN-ZELENSKY


Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, se rendra à Kiev dimanche, a annoncé samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse. Le secrétaire d'État à la défense, Lloyd Austin, sera également présent.

MARIOUPOL 


Alors que la ville de Marioupol est assiégée par les forces Russes, l'usine d'Azovstal résiste. Jeudi 21 avril, Vladimir Poutine a annoncé le siège de l'immense site industriel. À l'intérieur, plusieurs milliers de soldats ukrainiens et des centaines de civils et de blessés sont toujours retranchés.

COLÈRE 


Lors de sa conférence de presse ce samedi, Volodymyr Zelensky s'est emporté contre les Russes, qu'il a qualifié de "salauds". 

NÉGOCIATIONS 


Revenant sur le sort des soldats et des civils assiégés dans l'usine Azovstal de Marioupol, et sur l'organisation de référendums organisés dans l'Est du pays, Volodymyr Zelensky a lancé un avertissement à la Russie. Le président ukrainien s'exprimait, samedi, depuis une station de métro à Kiev.

TURQUIE


La Turquie a fermé samedi son espace aérien aux avions russes à destination de la Syrie. "Nous avons fermé l'espace aérien aux avions militaires de la Russie --et aussi aux avions civils-- à destination de la Syrie", a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, sans préciser le motif de cette décision.


L'interdiction sera valable trois mois, a-t-il précisé. 

DÉPORTATIONS 


Volodymyr Zelensky a estimé samedi que "500.000 Ukrainiens ont été déportés soit vers les territoires séparatistes, soit vers la Fédération de Russie". 


Le président ukrainien a insisté sur le fait que ces chiffres étaient une estimation, qui pourrait être revue à la hausse. 

"RUSSISME"


"C'est une politique nazie que la Russie mène", a affirmé samedi Volodomyr Zelensky, dénonçant les tortures, violences et autres viols. "Un jour, les livres d'histoire auront une page particulière consacrée au "russisme" (contraction de Russie et de fascisme, ndlr). Cette barbarie va rentrer dans les livres d'histoires", martèle le président ukrainien. 

COLÈRE 


Volodymyr Zelensky a fait part de sa colère ce samedi lors d'une conférence de presse dans le métro de Kiev. À la veille de Pâques, sept missiles ont visé Odessa. Deux ont été abattus, cinq ont pu atterrir, dont deux dans un immeuble résidentiel. "Le bilan est de cinq morts, dont un bébé de trois mois, et entre 18 et 20 blessés", s'est désolé le président ukrainien. "Comment peut-on les [les russes, ndlr] qualifier autrement que des salauds ?", s'emporte-t-il.  "C'est le Moyen Âge, la barbarie. Les Russes aimaient bien venir à Odessa, c'était la ville-mère pour eux. Et voilà ce qu'ils livrent à Odessa aujourd'hui", fustige-t-il. 


Interrogé sur la reprise des négociations en Turquie, le chef d'État n'a, une nouvelle fois, pas caché sa colère. "On a très peu envie de voir ces salauds sous le soleil turc, mais on est obligés de leur parler tant que la guerre n'est pas finie. On doit saisir chaque chance, chaque occasion pour qu'il n'y ait plus de bébé de trois mois qui meurt", souligne-t-il avec véhémence.

OTAN 


Lors de sa conférence depuis le métro de Kiev ce samedi, Volodymyr Zelensky a critiqué le rejet de la candidature de l'Ukraine à l'OTAN en 2008. "C'était une erreur stratégique de ne pas recevoir l'Ukraine en 2008 dans le plan d'adhésion de l'Otan", fustige le président ukrainien, qui estime que l'agression russe aurait alors "été moins probable". 


"Les États dont la voix compte pour la perspective d'adhésion sont aujourd'hui étonnés de la spectaculaire résistance ukrainienne. Il y a eu un changement d'attitude vis-à-vis de nous, et j'espère que les pays asiatiques changeront également d'attitude", ajoute-t-il. 

DISCUSSIONS AVEC POUTINE 


"Ce n'est pas que je le veux, mais je suis obligé, en tant que président, de lui parler", a affirmé samedi Volodymyr Zelensky à propos de Vladimir Poutine. 


Le président ukrainien s'est également montré favorable à une condamnation de son homologue russe par la justice internationale. "Si je veux que tous les criminels russes, qui ont tué des civils (...) soient traduit devant des tribunaux, bien sûr. Mais nous savons que la justice est une machine lente", a-t-il souligné.

POLOGNE 


"Tant que la guerre n'est pas finie, je ne peux pas quitter l'Ukraine", a affirmé samedi Volodymyr Zelensky, en réponse à la question d'un journaliste lui demandant s'il allait se rendre en Pologne. 

RENCONTRE BLINKEN-ZELENSKY 


Volodymyr Zelensky a annoncé samedi qu'il allait rencontrer Antony Blinken - secrétaire d'État des États-Unis - et Lloyd Austin - secrétaire d'État à la Défense - dimanche à Kiev. "Nous avons de fortes attentes vis-à-vis de cette rencontre car nous avons donné des listes qui correspondent à nos besoins et nous allons en discuter demain", a souligné le président ukrainien. 


Les discussions vont notamment porter sur le calendrier de livraisons d'armes américaines à l'Ukraine, a-t-il précisé. 


Ce sera la première visite officielle de représentants du gouvernement américain en Ukraine depuis le début de l'invasion, le 24 février dernier.

NÉGOCIATIONS


Volodymyr Zelensky a prévenu samedi que l'Ukraine quitterait la table des négociations avec la Russie si les militaires, qui continuent de résister à Marioupol, venaient à être tués. Une décision similaire sera prise si un "pseudo référendum" est organisé par Moscou à Kherson, seule grande ville ukrainienne occupée par les forces russes. 


Le président ukrainien a tout de même souligné que le ton russe dans les pourparlers avait évolué, passant d'un ultimatum à des discussions plus ouvertes. 

TERRITOIRES OCCUPÉS 


"Dès que nous aurons suffisamment d'armes, nous allons reprendre les territoires occupés", a annoncé samedi Volodymyr Zelensky. 

VISITE DE L'ONU 


Volodymyr Zelensky a réagi samedi à la visite d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, à Moscou, puis à Kiev. "Nous allons l’accueillir, nous avons fait en sorte que sa position change et qu’il y ait un soutien plus fort en faveur de l’Ukraine", commence-t-il, avant de durcir le ton. 


"On ne peut pas avoir la même attitude par rapport à l’agresseur et la victime, donc par rapport à la Russie et l’Ukraine. C’est la Russie qui a amené la guerre en Ukraine", pointe le président ukrainien. "Il devrait d’abord venir en Ukraine, dans les massacres, sur le terrain pour avoir une perception des réalités très précises", a-t-il encore regretté. "Il n’y a aucune justice et aucune logique dans cet ordre", conclut-il.

SOMMET ZELENSKY-POUTINE ? 


"J'ai insisté pour rencontrer le président russe. Je pense que les discussions entre intermédiaires ne vont pas nous aider à mettre fin à cette guerre", estime Volodymyr Zelensky. "Je veux mettre un terme à la guerre. La solution diplomatique est la bonne solution", martèle-t-il. 

CONFÉRENCE DE ZELENSKY 


Volodymyr Zelensky donne actuellement une conférence de presse depuis une station de métro de Kiev. "Nous ne trouvons pas d'explication à cette attaque lancée par Vladimir Poutine. Nous ne le comprenons pas", affirme le président ukrainien. "Il est difficile d’évaluer les décisions" du président russe, estime-t-il, de manière plus générale. 


"Notre indépendance est précieuse pour le monde entier", martèle-t-il. "L'Ukraine défend sa liberté", ajoute-t-il.

TÉMOIGNAGE À MARIOUPOL

ODESSA


Voici des images de l'immeuble touché par une frappe russe à Odessa. Selon un bilan provisoire, cinq personnes sont mortes et 18 blessés.

Urgent

CONVOIS HUMANITAIRES


Une nouvelle tentative d'évacuation de civils depuis le port ukrainien de Marioupol, en grande partie sous contrôle russe, vers la ville de Zaporijjia a échoué, a indiqué samedi un adjoint au maire de Marioupol sur son compte Telegram.  


Selon Petro Andriouchtchenko, quelque 200 résidents de ce port industriel sur la mer d'Azov avaient commencé à se rassembler pour être évacués lorsqu'ils ont été "dispersés" par l'armée russe. Certains auraient été ensuite contraints de monter dans des bus en partance pour une localité occupée par les Russes, à 80 km au nord. "Une fois encore les Russes ont perturbé une évacuation", a déploré l'adjoint au maire. 


"Les gens n'avaient pas le droit de quitter le bus", a fustigé l'adjoint au maire, précisant que les Russes auraient évoqué "des tirs de la part des nationalistes (ukrainiens) sur le lieu d'évacuation" pour justifier ce changement d'itinéraire. "Une fois encore les Russes ont perturbé une évacuation", a-t-il déploré. 

BILAN


Au moins cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans des frappes russes samedi sur la ville portuaire d'Odessa dans le sud de l'Ukraine, a annoncé le chef de cabinet de la présidence ukrainienne. 


"Odessa : cinq Ukrainiens tués et 18 blessés. Et ce ne sont que ceux qu'on a réussi à retrouver (à ce stade). Selon toutes vraisemblances, le bilan sera plus lourd", a indiqué sur Telegram Andriï Yermak, précisant qu'"un bébé de trois mois" faisait partie des victimes.

PÂQUES A KIEV


Les autorités ukrainiennes ont appelé samedi les fidèles orthodoxes à suivre les cérémonies de la veillée pascale orthodoxe en ligne, et à ne pas déroger au couvre-feu, redoutant des "provocations" lors des cérémonies qui attirent habituellement les foules.


Dans la capitale Kiev, le maire Vitali Klitschko a rappelé que le couvre-feu serait en vigueur de 23H locales samedi à 5H  dimanche.

PLUS DE 5,1 MILLIONS DE RÉFUGIÉS


Le nombre de réfugiés ukrainiens ayant fui l'invasion de leur territoire par l'armée russe fin février continue d'augmenter et s'approche des 5,2 millions, selon les chiffres du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés publiés samedi. Selon le HCR, 5.163.686 Ukrainiens ont quitté leur pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février, soit 29.939 de plus que le chiffre publié jeudi.


Au mois d'avril, ce sont pour l'heure un peu plus de 1.128.000 Ukrainiens qui ont fui, bien moins que les 3,4 millions qui avaient choisi l'exode en mars. 

3 LOCALITÉS REPRISES


L'Ukraine a affirmé, samedi, avoir repris trois localités proches de Kharkiv, deuxième ville du pays située dans l'est et régulièrement frappée par l'artillerie. "Nos forces armées ukrainiennes ont réussi une contre-offensive lancée hier matin. Après de longs combats acharnés, nos unités ont délogé les troupes russes de Bezrouki, Slatine et Proudïanka", a déclaré sur Telegram Oleg Synegoubov, gouverneur de la région de Kharkiv.


Parmi ces trois villages situés au nord de Kharkiv, Proudïanka, le plus septentrional, se trouve à une quinzaine de kilomètres de la frontière russe.

MARIOUPOL : NOUVELLE TENTATIVE D'ÉVACUATION DE CIVILS


Une nouvelle tentative d'évacuation de civils depuis le port ukrainien de Marioupol, en grande partie contrôlé par l'armée russe, est prévue ce samedi, a indiqué la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. 


"Aujourd'hui, nous essayons à nouveau d'évacuer les femmes, les enfants et les personnes âgées", a indiqué la responsable sur Facebook, en précisant que les civils avaient commencer à se rassembler près d'un centre commercial de la ville et espéraient pouvoir commencer à évacuer vers 12h00 locales (10h00 GMT).

WASHINGTON VEUT DISCUTER DES BESOINS DE KIEV


Le Pentagone a invité 40 pays alliés à se retrouver en Allemagne, mardi prochain, pour discuter des besoins sécuritaires à long terme de l'Ukraine, alors que Kiev poursuit les combats contre l'armée russe dans le sud et l'est du pays.


Des ministres de la Défense et des hauts généraux de 20 pays, membres ou non de l'Otan, ont déjà accepté l'invitation du ministre américain de la Défense Lyoyd Austin de se retrouver sur la base américaine de Ramstein à l'ouest de l'Allemagne, a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone John Kirby. Selon lui, la rencontre permettra de se pencher sur la question de l'aide qui pourrait être apportée par les partenaires de l'Ukraine pour renforcer sa puissance militaire, une fois la guerre terminée.

ANTONIO GUTERRES EN RUSSIE PUIS EN UKRAINE


Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ira la semaine prochaine en Russie où il sera reçu par Vladimir Poutine avant de se rendre deux jours plus tard en Ukraine où il s'entretiendra avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 


"Le mardi 26 avril, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres arrivera à Moscou pour des discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il sera également reçu par le président Vladimir Poutine", a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.  L'ONU a par la suite confirmé cette visite qui signera la première rencontre entre M. Guterres et M. Poutine depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. 

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans ce live consacré à l'invasion russe en Ukraine. Suivez avec nous l'évolution de ce conflit armé, qui a commencé depuis maintenant 59 jours. 


Les dernières infos de ce samedi 23 avril : 


- Moscou a annoncé vendredi viser le contrôle total du sud de l'Ukraine et de la région du Donbass afin "d'assurer un couloir terrestre vers la Crimée". 


- Les négociations entre Moscou et Kiev visant à régler le conflit "patinent", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.


- Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait plus tôt qualifié de "réaliste" la possibilité que la guerre en Ukraine dure jusqu'à la fin de l'année 2023, en raison de la détermination de la Russie à poursuivre son offensive.


- Le port stratégique de Marioupol, que Moscou assure avoir "libéré", résiste encore aux forces russes, affirme Kiev, selon qui des combattants ukrainiens continuent de défendre avec acharnement l'immense complexe métallurgique Azovstal où sont également retranchés des civils. Vladimir Poutine a affirmé vendredi que Kiev refusait la reddition des derniers soldats ukrainiens retranchés. Son armée s'est dite vendredi prête à observer "à tout moment" une trêve "sur tout ou une partie" du site.


- Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ira mardi en Russie où il sera reçu par Vladimir Poutine avant de se rendre deux jours plus tard en Ukraine où il s'entretiendra avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 


- Un marin est mort et 27 autres sont toujours portés disparus après le naufrage la semaine dernière du croiseur Moskva, a déclaré vendredi le ministère russe de la Défense, reconnaissant pour la première fois des pertes.

Marioupol plus que jamais en première ligne. Moscou a annoncé vendredi viser le contrôle total du sud de l'Ukraine et de la région du Donbass près de deux mois après le début de l'invasion. 

"L'un des objectifs de l'armée russe est d'établir un contrôle total sur le Donbass et le sud de l'Ukraine", a déclaré un haut responsable militaire parlant d'une "deuxième phase de l'opération spéciale" visant, entre autres, à "assurer un couloir terrestre vers la Crimée".

"Ils ne peuvent que retarder l'inévitable - le moment où les envahisseurs devront quitter notre territoire, en particulier Marioupol", a dit jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le port stratégique de Marioupol, que Moscou a assuré jeudi avoir "libéré", résiste encore aux forces russes, selon Kiev, qui a affirmé vendredi que les combattants ukrainiens "tiennent bon" dans l'immense complexe métallurgique Azovstal où sont également retranchés des civils.

"Le succès de l'offensive russe dans le sud dépend du sort de Marioupol", a pour sa part estimé vendredi à l'AFP le gouverneur régional, Pavlo Kyrylenko, jugeant cette ville "stratégique" pour les Ukrainiens dans leur défense de la région, et pour les Russes dans leur volonté d'assurer une liaison terrestre complète vers la Crimée annexée.


La rédaction de TF1info

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