EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Poutine et Xi discutent du plan de paix chinois, Washington "pas dupe"

Publié le 20 mars 2023 à 6h00, mis à jour le 20 mars 2023 à 20h45

Le président chinois Xi Jinping entame ce lundi une visite d'État en Russie.
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CPI


La Cour pénale internationale (CPI) a obtenu lundi davantage de moyens financiers et techniques de la part d'une quarantaine de pays réunis à Londres pour poursuivre ses investigations en Ukraine, trois jours après avoir émis un mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine.


"Etant donné la mise en accusation du président Poutine vendredi, il était très important (...) de montrer notre soutien concret à la CPI", s'est félicité Dominic Raab, le ministre britannique de la Justice, à l'issue d'une conférence internationale réunissant ministres de la Justice et représentant d'une quarantaine d'Etats à Londres.


A l'issue de cette journée "nous avons levé plus de 4 millions de livres et de nombreux soutiens non-financiers et techniques" pour l'action de la CPI en Ukraine, a-t-il ajouté.

"LE MONDE NE DOIT PAS ÊTRE DUPE"


Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a affirmé que "le monde ne (devait) pas être dupe" des propositions émises par Pékin quant au conflit en Ukraine, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou. "Le monde ne doit pas être dupe face à toute décision tactique de la Russie, soutenue par la Chine ou tout autre pays, de geler le conflit selon ses propres conditions", a déclaré le secrétaire d'État devant la presse.

NOUVELLE AIDE MILITAIRE À L'UKRAINE DES ÉTATS-UNIS


Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide militaire de 350 millions de dollars à l'Ukraine, incluant notamment des munitions pour les lance-roquettes Himars. "La Russie pourrait seule mettre fin à sa guerre aujourd'hui. Jusqu'à ce qu'elle le fasse, nous nous tiendrons aux côtés de l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire", a déclaré le secrétaire d'État Anthony Blinken dans un communiqué, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou.

BAKHMOUT, CONTRÔLÉE À "ENVIRON 70%" SELON WAGNER


Le patron du groupe paramilitaire russe, Evguéni Prigojine, a affirmé que ses hommes contrôlaient "environ 70%" de la ville de Bakhmout dans l'est de l'Ukraine, théâtre de violents combats depuis l'été dernier.


"À l'heure actuelle, les unités de Wagner contrôlent environ 70% de Bakhmout et continuent l'offensive pour sa libération complète", a indiqué Evguéni Prigojine dans une lettre adressée au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et publiée par son service de presse sur Telegram.

LES CHARS LEOPARD DE LA NORVÈGE LIVRÉS À L'UKRAINE


La Norvège a annoncé avoir livré à l'Ukraine les huit chars Leopard 2 qu'elle lui avait promis. "Les huit Leo (Leopard) 2 sont tous en Ukraine", a indiqué une porte-parole de l'armée norvégienne, Stine Barclay Gaasland, dans un courriel à l'AFP.


Le pays scandinave avait indiqué en février qu'il donnerait à l'Ukraine huit de ses Leopard de type 2A4, un modèle d'avant-dernière génération qu'il va remplacer pour ses propres besoins par des Leopard 2A7 plus modernes dont il vient de commander 54 exemplaires.


En plus des chars, la Norvège s'est engagée à fournir à Kiev jusqu'à quatre engins de soutien, des munitions et des pièces de rechange. Les équipages ukrainiens appelés à opérer les Leopard 2 sont actuellement en formation en Pologne sous l'égide de l'Union européenne, a précisé l'armée norvégienne.

DEUX MILLIARDS D'EUROS DE L'UE POUR KIEV


L'Ukraine a salué comme une "mesure forte pour la sécurité européenne" l'allocation de 2 milliards d'euros par l'UE pour acheter et livrer des munitions d'artillerie aux forces de Kiev. "Nous sommes reconnaissants à l'UE (...) Il s'agit d'une mesure très forte pour protéger la sécurité européenne", a indiqué sur Twitter le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak.

LA BONTÉ EN HAUSSE EN UKRAINE


Pour la sixième année consécutive, la Finlande a décroché lundi la place du pays le plus heureux au monde dans un indice annuel parrainé par l'ONU qui a révélé que la bonté est en forte hausse en Ukraine mais diminue en Russie.


Selon ce rapport mondial sur le bonheur, en Ukraine, malgré "l'ampleur des souffrances et des dommages" après l'invasion russe en 2022, il y a "un sentiment d'objectif commun, de bonté et de confiance dans les dirigeants ukrainiens beaucoup plus fort" qu'au lendemain de l'annexion de la Crimée en 2014 par la Russie, a déclaré le professeur Jan-Emmanuel De Neve, l'un des rédacteurs du rapport, cité dans un communiqué.


En 2022, "la bonté a fortement augmenté en Ukraine mais a chuté en Russie", a-t-il constaté, faisant référence à des actes comme aider un inconnu ou faire un don.  Alors que le classement de l'Ukraine est passé de 98 à 92 depuis le rapport de l'année précédente - qui a été achevé avant l'invasion russe - son score global est passé de 5,084 à 5,071, sur une échelle de zéro à 10. 

BRUXELLES DÉBLOQUE 2 MILLIARDS D'EUROS POUR KIEV


L'Union européenne a approuvé lundi l'allocation de 2 milliards d'euros pour acheter et livrer des munitions d'artillerie à l'Ukraine, ont annoncé à l'AFP plusieurs sources diplomatiques européennes.


Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé un plan d'action en trois phases pour fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d'obus de 155 mm et pour reconstituer les stocks stratégiques des pays de l'UE, dont certains sont proches de l'épuisement, ont précisé les représentants de cinq délégations.

LIVRAISON D'URANIUM À LA FRANCE EN PROVENANCE DE RUSSIE


Greenpeace a dénoncé la livraison lundi à la France d'une "importante" cargaison d'uranium enrichi en provenance de Russie, accréditant selon l'ONG la "dépendance" de la France à l'égard de l'industrie nucléaire russe, un secteur qui n'est toujours pas visé par des sanctions internationales prononcées après l'invasion de l'Ukraine. 


Un cargo a déchargé lundi matin au port de Dunkerque, plusieurs cylindres d'uranium en provenance de Russie, a constaté un journaliste de l'AFP.


"C'est une nouvelle illustration que l'industrie nucléaire française continue de faire du commerce d'uranium avec Rosatom", le géant public russe du nucléaire, a réagi auprès de l'AFP Pauline Boyer, chargée de campagne sur le nucléaire et la transition énergétique. 

MOSCOU OUVRE UNE ENQUÊTE PÉNALE CONTRE LA CPI


La Russie a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête pénale contre le procureur et trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), quelques jours après l'émission par la CPI d'un mandat d'arrêt visant le président Vladimir Poutine pour "crime de guerre" en Ukraine.


Ces magistrats, dont le procureur de la CPI Karim Khan, "ont rendu des décisions illégales (visant à) arrêter le président de la Fédération de Russie et la commissaire aux droits des enfants", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué. "Une enquête pénale a été ouverte", est-il précisé.

LONDRES EXHORTE AUSSI PÉKIN À CONVAINCRE V. POUTINE DE FINIR LA GUERRE


Le Royaume-Uni a dit lundi "espérer" que le président chinois Xi Jinping exhortera Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre et aux "atrocités" en Ukraine, lors de sa visite à Moscou. 


"Nous espérons que le président Xi profitera de cette occasion pour exhorter le président Poutine à cesser de bombarder les villes, les hôpitaux et les écoles d'Ukraine et qu'il mette un terme aux atrocités auxquelles nous assistons quotidiennement", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak, après l'arrivée de Xi Jinping à Moscou.

KIEV APPELLE PÉKIN À USER DE SON "INFLUENCE" POUR TERMINER LA GUERRE


Kiev espère que le président chinois Xi Jinping utilisera son "influence" sur Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou pour "mettre fin" à l'invasion russe de l'Ukraine, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie ukrainienne.


"L'Ukraine suit de près la visite du président chinois en Russie. Nous nous attendons à ce que Pékin utilise son influence sur Moscou pour qu'il mette fin à la guerre d'agression contre l'Ukraine", a déclaré ce porte-parole, Oleg Nikolenko, peu après l'arrivée de Xi Jinping à Moscou. 

QUATRE SOLDATS UKRAINIENS TUÉS LORS DE TIRS D'ENTRAÎNEMENT


Quatre soldats ukrainiens ont été tués par l'explosion d'un obus survenu lors de tirs d'entraînement dans le nord de l'Ukraine, a indiqué lundi le bureau d'enquête national (DBR). L'incident s'est produit samedi dans la région de Tcherniguiv, a précisé le DBR dans un communiqué sur Telegram. Une enquête pour "violation des règles de maniement des armes" a été ouverte, selon la même source.


Vaste comme la Belgique, la région de Tcherniguiv, frontalière de la Russie et du Bélarus, son allié, a été partiellement occupée par l'armée russe pendant les premières semaines de l'invasion lancée par Moscou en février 2022.  Après le retrait des Russes au printemps 2022 de ce territoire, l'armée ukrainienne suit de près tout mouvement de troupes russes au nord du territoire ukrainien, notamment au Bélarus. Les autorités ukrainiennes jugent cependant peu probable une nouvelle attaque depuis le nord.

"AIDER L'UKRAINE PLUS ET PLUS VITE"


L'Union européenne finalise cette semaine un plan de 2 milliards d'euros pour financer des achats communs de munitions d'artillerie dont l'Ukraine a désespérément besoin pour contrer l'offensive des troupes russes. Le projet doit permettre de fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d'obus de 155 mm et de reconstituer les stocks stratégiques des pays de l'UE, dont certains sont proches de l'épuisement.


"J'espère que nous parviendrons à un accord aujourd'hui, au cours de la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, sinon nous serons en difficultés pour poursuivre nos livraisons d'armes à l'Ukraine", a averti lundi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.


"Nous devons aider l'Ukraine plus et plus vite, en accélérant les livraisons d'armes", a insisté la ministre française Catherine Colonna à son arrivée pour la réunion. L'accord sera ensuite soumis aux dirigeants de l'UE lors de leur sommet jeudi et vendredi.

"DE BONS VOISINS ET DES PARTENAIRES FIABLES"


À son arrivée en Russie, le dirigeant chinois a affirmé que "la Chine et la Russie sont de bons voisins et des partenaires fiables", selon l'agence de presse russe Tass, citée par The Guardian


"Il a souligné que la Chine était prête, avec la Russie, à préserver l'ordre mondial fondé sur le droit international", a poursuivi l'agence, qui ajoute que "le président chinois espère que sa visite en Russie donnera un nouvel élan au développement des relations russo-chinoises et à la coopération stratégique". Selon lui, la Chine est "prête à se tenir fermement aux côtés de la Russie" en faveur d'un "véritable multilatéralisme" et d'une "multipolarité dans le monde", ont ajouté les agences de presse russes.


Dans le même temps, juste au moment où Xi Jinping foulait le sol russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié un message sur Telegram, relaie le journal britannique : "Lorsque le peuple ukrainien se défendra, lorsque la force de la Charte des Nations unies et la force de la justice seront rétablies sur notre terre, cela garantira la paix dans de nombreuses autres parties du monde", a-t-il écrit.

XI JINPING ARRIVÉ EN RUSSIE


Le président chinois Xi Jinping est arrivé lundi à Moscou pour une visite d'État en Russie durant laquelle il rencontrera son homologue Vladimir Poutine, a annoncé la télévision publique CCTV.


Il s'agit de la première visite en Russie du dirigeant chinois depuis le début de la guerre en Ukraine et de son premier déplacement à Moscou depuis près de quatre ans.

PLAN CHINOIS POUR LA FIN DU CONFLIT


Le président chinois Xi Jinping et son homologue russe Vladimir Poutine vont parler du plan proposé par Pékin pour régler le conflit en Ukraine lors de leur sommet en Russie cette semaine, a indiqué lundi le Kremlin, accusant les Etats-Unis d'attiser les violences.


"Les sujets abordés dans ce plan (chinois) pour l'Ukraine feront partie des négociations", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Les Etats-Unis campent sur leurs positions qui consistent à continuer de provoquer le conflit, d'entraver une réduction de l'intensité des hostilités et de continuer à inonder l'Ukraine d'armes", a-t-il ajouté.

WASHINGTON VEUT ATTISER LE CONFLIT, SELON MOSCOU


Le Kremlin accuse les États-Unis d'attiser le conflit en Ukraine et d'"inonder" ce pays d'armes, avant l'arrivée du dirigeant chinois Xi Jinping en Russie. 

KIEV EXIGE UN "RETRAIT" DE L'ARMÉE RUSSE


L'Ukraine insiste sur un "retrait" des forces russes de son territoire, a déclaré un haut responsable ukrainien peu avant l'arrivée à Moscou du président chinois Xi Jinping dont le pays ne mentionne pas cette condition dans son plan de paix.


"Formule pour le succès de la réalisation du  'Plan de paix' chinois. La première et principale clause est la reddition ou le retrait de forces d'occupation russes du territoire ukrainien", a déclaré sur Twitter le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiï Danilov. 

UE : BIENTÔT UN PLAN DE 2 MILLIARDS D'EUROS POUR KIEV ?


L'Union européenne finalise cette semaine un plan de 2 milliards d'euros pour financer des achats communs de munitions d'artillerie dont l'Ukraine a désespérément besoin pour contrer l'offensive des troupes russes. Le projet doit permettre de fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d'obus de 155 mm et de reconstituer les stocks stratégiques des pays de l'UE, dont certains sont proches de l'épuisement.


"Nous n'avons pas encore de fumée blanche", a confié dimanche un responsable européen. "Deux États membres, les Pays-Bas et l'Italie, ont encore des réserves, mais il n'y a pas de blocage. Elles devraient pouvoir être levées pour la réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense lundi à Bruxelles", a expliqué un diplomate. L'accord sera ensuite soumis aux dirigeants de l'UE pour leur sommet jeudi et vendredi.

"DEUX POIDS DEUX MESURES"


La Chine a appelé lundi la Cour pénale internationale (CPI) à éviter le "deux poids deux mesures", après l'émission par cette juridiction d'un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine. La réaction chinoise survient quelques heures avant le début d'une visite d'État du président Xi Jinping en Russie, la première en près de quatre ans, lors de laquelle il s'entretiendra avec Vladimir Poutine.


"La Cour pénale internationale doit adopter une position objective et impartiale, respecter l'immunité de juridiction des chefs d'État en vertu du droit international", a déclaré lundi Wang Wenbin, un porte-parole de la diplomatie chinoise, en réponse à une question sur le sujet. L'institution doit "éviter la politisation et la politique du deux poids deux mesures", a-t-il souligné devant la presse, dans une référence aux autres interventions militaires ne donnant lieu à aucun mandat d'arrêt de chef d'Etat.

LE RÉSUMÉ DES 24 DERNIÈRES HEURES


Le dirigeant russe s'est rendu dans la nuit de samedi à dimanche à Marioupol, en zone occupée. Cette brève visite surprise, la première dans ces territoires depuis le début du conflit, a suscité les foudres de Kiev. Vladimir Poutine doit désormais rencontrer Xi Jinping ce lundi, et a déjà loué la solidité de leur partenariat.

XI JINPING, PACIFICATEUR OU ALLIÉ ?


Le dirigeant chinois va entamer ce lundi trois jours de visite à Moscou, un déplacement qui sonne d'ores et déjà comme une déclaration de soutien à son homologue russe. La Russie veut déjà y voir l'entrée dans une "nouvelle ère". Plusieurs domaines de coopération entre les deux pays seront évoqués, mais aussi le plan de paix présenté par Pékin concernant le conflit en Ukraine. L'objectif pour Xi Jinping : ne pas laisser son allié russe s'affaiblir, tout en tentant de garder l'image d'un pacificateur dans la guerre, et tenter par la même occasion de contrer l'hégémonie américaine et ainsi redorer son blason sur la scène internationale. Les explications dans cette chronique. 

Xi Jiping en visite à Moscou : pacificateur ou allié de Vladimir Poutine ?Source : TF1 Info

RENCONTRE XI JINPING - VLADIMIR POUTINE : QUEL EST LE PROGRAMME ?


Xi Jinping, qui s'affiche en médiateur pour la paix tout en célébrant son rapprochement avec Vladimir Poutine, est attendu ce lundi à Moscou. Selon le correspondant de LCI sur place, un déjeuner avec le dirigeant russe est prévu tout d'abord. Ils y aborderont le conflit en Ukraine, mais aussi des questions stratégiques liées à l'énergie, à savoir des exportations de pétrole et de gaz. Les deux chefs d'État devraient aussi diffuser un éditorial publié dans un journal russe et chinois. 


Une conférence de presse aura lieu mardi, mais ne sera réservée qu'aux journalistes russes et chinois. Enfin, un dîner officiel est prévu dans l'enceinte du Kremlin. Le dirigeant chinois pourrait aussi rendre visite à une ou plusieurs entreprises au cours de son déplacement, les enjeux économiques semblant donc au cœur de cette rencontre.

RENCONTRE XI JINPING - VLADIMIR POUTINE


Xi Jinping et Vladimir Poutine ont loué lundi la solidité de leur partenariat bilatéral, quelques heures avant l'arrivée du président chinois à Moscou pour un sommet avec son homologue russe, isolé sur le plan international. Cette visite d'État de trois jours en Russie, un pays avec qui la Chine a d'importants liens diplomatiques et économiques, est la première du dirigeant chinois chez son voisin depuis près de quatre ans.


Dans un article publié dans le journal russe Rossiyskaya Gazeta, Xi Jinping a présenté sa venue comme un "voyage d'amitié, de coopération et de paix", face à des Occidentaux qui regardent la relation sino-russe avec méfiance. "J'ai hâte de travailler avec le président Poutine pour adopter ensemble une nouvelle vision" des liens bilatéraux, écrit notamment M. Xi.


De son côté, dans un article publié lundi dans un journal chinois, Vladimir Poutine salue "la volonté de la Chine de jouer un rôle constructif dans le règlement" du conflit et estime que "les relations russo-chinoises ont atteint le point culminant de leur histoire". 

ACCORD LONDRES - KIEV


Le Royaume-Uni et l'Ukraine signent lundi un accord sur le commerce numérique visant à faciliter les échanges entre les deux pays, dans le cadre du soutien britannique à Kiev face à l'invasion russe.


Outre cet accord dévoilé fin novembre dernier, et dont la signature est qualifiée d'"historique" par la ministre britannique du Commerce international Kemi Badenoch, le Royaume-Uni annonce l'extension de la suppression des droits de douanes sur toutes les importations de produits ukrainiens jusqu'à mars 2024.

BIENVENUE


Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à l'actualité de la guerre en Ukraine. Vous y retrouverez toutes les dernières informations sur le conflit. 

C'est une rencontre qui va être scrutée de près. Lundi, le président chinois Xi Jinping entame une visite d'État en Russie, un voyage "pour la paix" selon Pékin qui cherche à jouer le médiateur dans la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine. Ce séjour de trois jours chez le voisin russe, important partenaire diplomatique et économique de la Chine, est le premier de Xi Jinping depuis près de quatre ans. Il intervient un peu plus d'un an après le conflit initié par la Russie en Ukraine qui a isolé Moscou sur la scène internationale.

Dans une tribune pour un journal chinois publiée dimanche par le Kremlin, Vladimir Poutine a saluté "la volonté de la Chine de jouer un rôle constructif dans le règlement de la crise" en Ukraine et a estimé que "les relations russo-chinoises ont atteint le point culminant de leur histoire". Xi Jinping et son homologue russe auront un premier tête-à-tête "informel" lundi avant un dîner, puis des discussions mardi. Les deux dirigeants signeront notamment "une déclaration commune (...) sur l'approfondissement des relations de partenariat exhaustif et de relation stratégique entrant dans une nouvelle ère" ainsi qu'un document portant sur la coopération économique bilatérale à l'horizon 2030.

Kiev dénonce le "cynisme" de Vladimir Poutine

La veille de cette rencontre stratégique, Vladimir Poutine s'est rendu dans la ville ukrainienne de Marioupol, dévastée par les bombardements russes peu après l'invasion de février 2022, pour son premier déplacement dans une zone conquise par Moscou, provoquant la colère de Kiev qui a dénoncé le "cynisme" du chef du Kremlin. Lors de ce déplacement surprise dans la nuit de samedi à dimanche, le président russe, arrivé en hélicoptère, a fait un tour de la ville au volant d'une voiture, a précisé le Kremlin.

Cette visite surprise constitue surtout le premier voyage du maître du Kremlin dans le Donbass, en zone conquise, depuis le déclenchement de l'offensive russe le 24 février 2022, qui a valu à Moscou une série de sévères sanctions internationales. Dans la région de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine, des bombardements russes ont tué dimanche trois personnes et blessé deux autres, selon un bilan des autorités locales.


La rédaction de TF1

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