Ukraine : le pont de Crimée visé par une énorme explosion
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EN DIRECT - Ukraine : l'Assemblée générale de l'ONU condamne les "annexions illégales" par la Russie

Publié le 12 octobre 2022 à 6h40, mis à jour le 13 octobre 2022 à 2h17
JT Perso

L'Assemblée générale de l'ONU a condamné jeudi, avec une large majorité, les "annexions illégales" de territoires de l'Ukraine par la Russie.
La Chine et l'Inde, notamment, se sont abstenus.
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LA CONDAMNATION DES ANNEXIONS RUSSES SALUÉE PAR JOE BIDEN


La condamnation, par une grande majorité de l'Assemblée générale de l'ONU, des "annexions illégales" russes de territoires ukrainiens a envoyé un "message clair" à Moscou, a salué mercredi Joe Biden, affirmant que la Russie ne pouvait "pas effacer un État souverain de la carte".


"143 nations se sont tenues du côté de la liberté, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale", a déclaré le président américain dans un communiqué.

LONDRES VA LIVRER DES ARMES À L'UKRAINE


Le Royaume-Uni a annoncé, jeudi, qu'il fournirait à l'Ukraine des missiles anti-aériens supplémentaires et notamment pour la première fois des munitions capables d'abattre des missiles de croisière, selon le ministère britannique de la Défense.


Des missiles AMRAAM seront fournis "dans les prochaines semaines" à Kiev pour être utilisés par le système de défense antiaérienne NASAMS promis par les États-Unis, souligne la Défense britannique dans un communiqué.

L'ONU CONDAMNE LES ANNEXIONS


L'Assemblée générale de l'ONU a condamné jeudi avec une large majorité les "annexions illégales" de territoires de l'Ukraine par la Russie, après que Moscou eut opposé son veto sur un texte similaire présenté au Conseil de sécurité.


L'Assemblée générale des 193 Etats membres réunie en urgence depuis lundi a adopté cette résolution avec 143 voix pour, face à cinq pays contre et 35 qui se sont abstenus, parmi lesquels la Chine, l'Inde, le Pakistan et l'Afrique du Sud, malgré des efforts diplomatiques des Etats-Unis.

ARMES FRANCAISES 


"Quand le président Zelensky, parfois, me demande de livrer massivement des dispositifs, je suis obligé d’en garder certains pour nous-mêmes, pour nous protéger ou protéger notre notre flanc Est", explique Emmanuel Macron.

LIVRAISONS D'ARMES


Le président de la République est revenu sur les livraisons d'armes aux Ukrainiens.


"Nous avons livré depuis le début de la guerre beaucoup de missiles et ces fameux canons Caesar. Et nous allons continuer. Nous en avons livré 18, on va en livrer six supplémentaires. Et nous allons aussi livrer des radars et des missiles pour protéger (les Ukrainiens) de ces attaques, en particulier pour les protéger des attaques de drones", a-t-il détaillé. D'autres systèmes de défense anti-aériens seront également livrés à l'armée ukrainienne.

MENACE NUCLÉAIRE


"La Russie est un état doté, comme la France. Il y a une règle simple. On a une doctrine : la dissuasion fonctionne, mais ensuite, moins on en parle, moins on agite la menace, plus on est crédible".

BIÉLORUSSIE


Emmanuel Macron a dénoncé le rôle de la Biélorussie, allié des Russes, à l'entame du conflit, en février dernier. "La Biélorussie, dès le début du conflit, a permis à la Russie de masser des soldats et de mener une offensive dès fin février par le Nord. Et Kiev a presque été prise. À nouveau, nous avons des forces massées et il faudra être très vigilant", 


"Si le président Loukachenko décide de s'engager encore davantage dans cette guerre, il le fera contre l'avis d'une bonne partie de son peuple et il le fera en prenant une responsabilité qui ne sera pas, je pense, sans lui poser des problèmes", ajoute le président de la République.

MACRON : "ON S'INSTALLE DANS LA GUERRE"


Interrogé sur France 2, le président de la République affirme qu'"on s'installe dans la guerre", avant d'ajouter que "nous ne voulons pas de guerre mondiale".

MENACES RUSSES


Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien à l'Ukraine, tant sur le plan humanitaire que militaire, en rappelant que la France ne s'attaque pas à la Russie. "Nous soutenons l'Ukraine dans la résistance. Nous avons livré des armes et aidé l'Ukraine sur le plan humanitaire et économiquement pour résister. Est-ce que la France menace le sol russe ? La réponse est non."

MACRON : "POUTINE DOIT REVENIR AUTOUR DE LA TABLE DES DISCUSSIONS"


Pour Emmanuel Macron, "Vladimir Poutine doit cesser cette guerre, respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et revenir autour de la table des discussions".

MACRON : "LA RUSSIE A MIS EN DANGER TOUT UN PEUPLE ET UN CONTINENT"


Emmanuel Macron, invité sur France 2, s'exprime sur la situation en Ukraine. 


"La Russie a fait le choix, le 24 février, de déclencher une guerre contre l'Ukraine. Elle a mis en danger tout un peuple et un continent. Aujourd'hui, la Russie tue sur le sol, agresse et a violé la souveraineté de l'Ukraine", estime le président de la République.

MÉDIATION


Le Kremlin a indiqué mercredi s'attendre à ce que le président turc Recep Tayyip Erdogan fasse à Vladimir Poutine une proposition concrète de médiation sur le conflit en Ukraine, alors que les deux hommes se voient jeudi au Kazakhstan.


"Les Turcs proposent leur médiation. Si des contacts (russo-ukrainiens) devaient avoir lieu, ils se feraient sur le territoire" turc, a indiqué à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. "Erdogan va probablement officiellement proposer quelque chose", a-t-il ajouté, précisant s'attendre à une "discussion intéressante et utile".

NORD STREAM


Les fuites ayant touché les gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne sont un "acte de terrorisme international", a dénoncé mercredi Vladimir Poutine, assurant que cet incident profite aux Etats-Unis, à la Pologne et à l'Ukraine.


"Les bénéficiaires sont clairs (...) Car (cet incident) renforce l'importance géopolitique des systèmes gaziers restants, celui qui passe par le territoire de la Pologne (...) et de l'Ukraine, et que la Russie a construit à ses frais. Mais aussi aux Etats-Unis qui peuvent désormais livrer leur énergie à des prix élevés", a affirmé le président russe, lors d'une forum sur l'énergie.

"LA BALLE EST DANS LE CAMP" EUROPEEN


président russe Vladimir Poutine a estimé mercredi que la "balle est dans le camp" de l'UE quant au lancement des livraisons de gaz russe via le système de gazoduc Nord Stream 2 non affecté par des explosions.


"La Russie est prête à reprendre les livraisons" via ce tube sous-marin qui n'a jamais été mis en service à cause de l'offensive contre l'Ukraine, a estimé M. Poutine lors d'un forum énergétique. "La balle est dans le camp de l'UE, si elle le veut, elle n'a qu'à ouvrir le robinet", a-t-il jugé, ajoutant en outre que les autres gazoducs du système Nord Stream ne seraient réparés que si leur exploitation était garantie. 

FRAPPE


Une frappe russe sur un marché dans la ville d'Avdiïvka, proche de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, a fait au moins sept morts, a annoncé le gouverneur ukrainien de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko.


"Au moins 7 morts et 8 blessés à la suite d'un bombardement matinal sur Avdiïvka. Les Russes ont frappé le marché central, où se trouvaient de nombreuses personnes à ce moment-là", a-t-il affirmé sur Telegram.

INSOLITE


Le ministère de la Défense ukrainien a diffusé une vidéo un peu spéciale pour demander à la France de lui fournir des canons Caesar.

DEFENSE ANTI-AERIENNE


La fourniture de systèmes de défense anti-aérienne à Kiev est "la priorité" pour les Alliés, car les Ukrainiens en ont "un besoin urgent" pour faire face aux bombardements de la Russie, a affirmé mercredi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.


"Les Alliés ont fourni de tels systèmes de défense, mais les Ukrainiens ont besoin de plus. Ils ont besoin de différents types de défense aérienne, à courte portée, à longue portée, de systèmes contre les missiles balistiques, les missiles de croisière, les drones. Différents systèmes pour différentes tâches", a-t-il expliqué au début d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance à Bruxelles.

INSOLITE


"Le romantisme peut prendre plusieurs formes", écrit le ministère de la défense ukrainien dans un post publié sur Twitter. Un post insolite puisque, sur une musique de Serge Gainsbourg, le ministère vante les mérites de la France : Paris, le chocolat... et les canons Caesar, que Kiev réclame à Paris pour reprendre l'avantage sur le front militaire.

COMBATS


La présidence ukrainienne a annoncé mercredi matin la reprise aux forces russes de cinq localités de la région méridionale de Kherson, où l'Ukraine mène une contre-offensive, faisant reculer les troupes russes dans une région que Moscou affirme avoir annexée.


"Les forces armées de l'Ukraine ont libéré cinq localités de plus dans le district de Beryslav de la région de Kherson:  Novovasylivka, Novogrygorivka, Nova Kamianka, Tryfonivka, Chervoné", a indiqué la présidence ukrainienne.

GAZ


Une des deux lignes de l'oléoduc Droujba reliant la Russie à l'Allemagne a été fermée suite à une fuite détectée dans le centre de la Pologne, a annoncé mercredi l'opérateur polonais PERN. 


"Les causes de l'incident ne sont pas connues pour l'instant - le pompage dans la ligne endommagée a été immédiatement arrêté. La ligne 2 de l'oléoduc fonctionne normalement", a indiqué PERN dans un communiqué précisant que la fuite a été détectée mardi soir. 

TERRORISME 


Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé mercredi avoir déjoué une tentative d'attentat dans la région de Moscou et une autre dans celle de Briansk, non loin de l'Ukraine, accusant Kiev d'avoir préparé ces attaques.


Dans deux communiqués distincts, cités par les agences de presses russes, le FSB affirme avoir arrêté un Ukrainien suspecté d'avoir préparé une attaque au lance-roquettes dans la région de Moscou, et un autre citoyen ukrainien accusé d'avoir voulu organiser une attaque à l'explosif contre un centre logisitique à Briansk.

PONT DE CRIMEE


Les services de sécurité de Russie (FSB) ont indiqué mercredi avoir arrêté huit suspects, dont cinq Russes, suspectés d'avoir participé à l'organisation de l'attaque à l'explosif qui a touché samedi le pont de Crimée.


Dans un communiqué, cité par les agences de presse russes, le FSB affirme que cette "attaque terroriste" a été organisée par les renseignements militaires ukrainiens. Selon cette source, les explosifs ont été dissimulés dans des "rouleaux de film plastique" envoyés en août depuis le port d'Odessa, en Ukraine, et ont ensuite transités par la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, avant d'entrer en Russie.

ARMEMENT


L'Ukraine a reçu son premier système de défense anti-aérienne livré par l'Allemagne, a annoncé le ministre ukrainien de la Défense,  Oleksiï Reznikov, dans un tweet publié mardi soir.


"Une nouvelle ère de la défense aérienne a commencé" en Ukraine, s'est félicité le ministre.

"ERREUR DE CALCUL"


Le président américain Joe Biden a affirmé mardi que son homologue russe Vladimir Poutine avait "clairement" mal évalué la situation en Ukraine et avait "fait une complète erreur de calcul" sur la résistance qu'il rencontrerait.


"Je pense que c'est une personne rationnelle qui a clairement mal évalué" la situation, a déclaré Joe Biden dans une interview à la chaîne CNN, qui a publié quelques citations en amont de la diffusion prévue mardi soir.


"Il pensait qu'il allait être accueilli à bras ouverts (...) et je pense qu'il a fait une complète erreur de calcul", a encore expliqué le président américain à propos de son homologue russe.

RECAP'


Les faits marquants des dernières 24 heures.

CONSEQUENCES ECONOMIQUES


L'économie russe affiche de la résilience grâce à la manne énergétique et en dépit des sanctions. Selon une prévision révisée du FMI mardi, le PIB russe devrait se contracter de 3,4% en 2022, loin des prédictions internationales apocalyptiques de mars, dans la foulée de l'intervention militaire en Ukraine.


L’institution a également constaté dans un rapport "la résilience des exportations de pétrole brut et de la demande intérieure avec un soutien accru des politiques budgétaire et monétaire et un rétablissement de la confiance dans le système financier".


Le président Vladimir Poutine s'était déjà vanté en septembre face des décideurs économiques russes d'"une situation qui se normalise", "le pic" des difficultés étant à ses yeux "passé". Selon lui, cela se traduit notamment par "un taux de chômage au plus bas", à 3,8%, et par "une inflation en baisse", à 13,7% sur un an, après avoir battu des records au printemps dans la foulée des premières sanctions internationales.

BIDEN-POUTINE, LA RENCONTRE ? 


Interrogé par la chaîne de télévision américaine CNN, Joe Biden a indiqué ne "pas avoir l’intention" de rencontrer son homologue russe, tout en précisant que "cela dépendait" de ce dont Vladimir Poutine souhaiterait parler. "Je le rencontrerais" si c’est pour évoquer la libération de Brittney Griner, star américaine du basket féminin emprisonnée en Russie, a-t-il assuré. 


Toutefois, le président américain refuse "de négocier quoi que ce soir avec la Russie sur le fait qu’ils restent en Ukraine, gardent une partie de l’Ukraine". Sur la possibilité que Vladimir Poutine utilise l’arme nucléaire, Joe Biden a répondu : "Je ne pense pas qu’il le fera. Mais je pense que c’est irresponsable de sa part d’en parler."

NOUVELLES FRAPPES RUSSES 


Une nouvelle fois, la Russie a revendiqué de nouvelles frappes "massives" sur des installations énergétiques de l’ouest ukrainien. Lundi déjà, des bombardements d’une ampleur importante avaient touché Kiev et d’autres villes, faisant au moins 19 morts et 105 blessés. 


Face à cette nouvelle escalade, les membre du G7 se sont réunis en urgence et ont promis de "demander des comptes" à Vladimir Poutine. 

Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la guerre en Ukraine. 

Les Etats-Unis mènent une offensive tous azimuts pour rallier le plus grand nombre de pays à adopter une résolution en discussion à l'ONU condamnant l'annexion de régions ukrainiennes par Moscou. Les pays membres de l'ONU débattent au sein de l'Assemblée générale d'une résolution présentée par l'Ukraine et co-rédigée par l'Union européenne, que les Occidentaux espèrent permettra de démontrer l'isolement de la Russie du président Vladimir Poutine sur la scène internationale. Selon des sources diplomatiques, un vote pourrait avoir lieu mercredi ou "probablement jeudi".

Dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk, les autorités ont annoncé mardi avoir exhumé les corps de 78 civils dans deux villes récemment reconquises par les forces ukrainiennes. Le bureau du procureur général d'Ukraine a indiqué que certains corps présentaient des marques de "mort violente", deux étant calcinés, à Sviatorguirsk. A Lyman, quelque 110 tombes ont été dénombrées, desquelles 44 corps ont été exhumés dans l'immédiat, dont ceux "d'un enfant de un an et de toute sa famille".

En Russie, Viatcheslav Gladkov, le gouverneur de la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a accusé mardi Kiev d'avoir mené une frappe sur une installation électrique à Chebekino, à sept kilomètres de la frontière ukrainienne, qui a privé de courant "plus de 2000 habitants" sans faire de victime.

A Saint-Pétersbourg (nord-ouest), Vladimir Poutine s'est entretenu mardi avec Rafael Grossi, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), apparemment sans grand résultat. Le président russe s'est déclaré "ouvert au dialogue" au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijia (sud de l'Ukraine), contrôlée militairement par la Russie depuis mars, tandis que M. Grossi a réitéré son appel à y mettre en place "une zone de protection".

Le G7 a prévenu, mardi, le Bélarus que la création d'une force militaire commune entre Moscou et Minsk constitue "l'exemple le plus récent de (sa) complicité" avec la Russie dans la guerre contre l'Ukraine. M. Zelensky a réclamé aux sept pays les plus riches une mission d'observation internationale à la frontière entre l'Ukraine et le Bélarus. 

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En Ukraine, la ville de Zaporijia (sud), proche du front et pilonnée par les Russes ces dernières semaines, a essuyé mardi, selon les autorités ukrainiennes, une salve de 12 missiles S-300 sur des infrastructures "civiles", faisant un mort. De nouvelles frappes russes meurtrières ont touché la région de Zaporijia mardi soir, selon le chef adjoint de l'administration présidentielle Kiril Timochenko. "Les terroristes russes (...) ont bombardé Orikhiv et Stepnoguirsk", faisant sept morts et sept blessés, a-t-il tweeté. Kiev a été épargnée. 

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, y a vu mardi "un signe de faiblesse, car la Russie est en train de perdre sur le champ de bataille". L'Alliance atlantique a "doublé" sa présence en mer Baltique et mer du Nord à "plus de 30 navires" après le sabotage récent des gazoducs Nord Stream, a ajouté M. Stoltenberg. Le même jour, "au regard de la violence des combats en Ukraine", la France a annoncé l'envoi prochain de blindés d'infanterie et de chars Leclerc et un doublement de ses effectifs militaires en Roumanie, pour y renforcer la mission locale de l'Otan.


La rédaction de TF1info

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