Ukraine : onze mois de guerre
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EN DIRECT - Guerre en Ukraine : l'Iran nie fournir des armes à Moscou

Publié le 15 octobre 2022 à 6h45, mis à jour le 15 octobre 2022 à 22h01
JT Perso

Les États-Unis vont fournir 725 millions de dollars supplémentaires d'aide militaire à l'Ukraine pour sa défense face à l'invasion russe, ont annoncé le Pentagone et le département d'État vendredi soir.
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ARMÉE UKRAINIENNE


Sébastien Lecornu a déclaré samedi que la France allait encore renforcer son aide militaire à l'Ukraine. Paris va ainsi fournir des systèmes anti-aériens et "accueillir jusqu’à 2 000 soldats ukrainiens" pour les former.

ATTENTAT


Au moins 11 personnes sont mortes samedi et 15 autres ont été blessées lors d'une fusillade sur un terrain militaire russe dans la région de Belgorod, a indiqué le ministère russe de la Défense, qui a qualifié l'incident "d'attentat".


Dans un communiqué, cité par les agences de presse russes, le ministère affirme que "deux citoyens" originaires d'ex-URSS ont ouvert le feu avec des armes automatiques lors d'un exercice. "Les deux terroristes ont été abattus lors d'un tir de riposte", ajoute-t-il. 

FORMATION 


"Nous allons former jusqu’à 2000 soldats ukrainiens en France", a annoncé samedi Sébastien Lecornu, ministre des Armées, dans les colonnes du Parisien. "Ils seront affectés dans nos unités pour plusieurs semaines. Il y a déjà eu des formations d’artillerie faites en France pour les Caesar, mais là, nous changeons d’échelle", a-t-il expliqué. 

LES RÉFUGIÉS, UNE ARME DE LA RUSSIE ? 


La cheffe de la diplomatie allemande a mis en garde samedi contre la guerre hybride livrée par la Russie qui pourrait chercher à diviser l'Europe en favorisant aussi un afflux de réfugiés sur son territoire.


"Il ne s'agit pas seulement d'une guerre menée avec des armes, elle est menée aussi (sur le front de) l'énergie et pour cela nous avons trouvé une réponse", a déclaré Annalena Baerbock au congrès de son parti écologiste qui se déroule à Bonn, dans l'ouest de l'Allemagne. Mais elle s'attend à ce que la guerre soit aussi de plus en plus "menée avec la peur et la division et c'est justement ce que nous devons éviter". 


En parallèle, la dirigeante a tancé la Serbie, accusée de contribuer à une forte hausse des arrivées de migrants en Europe. Pour rappel, les États membres de l'UE dans leur ensemble reprochent à ce pays des Balkans d'être une porte d'entrée vers l'Union pour des migrants turcs, indiens, tunisiens, cubains et burundais, qui n'ont pas besoin de visa pour se s'y rendre. 

UN OFFICIER DU FSB DEMANDE L'ASILE EN FRANCE


Selon le média d'investigation The Insider, un employé de la milice Wagner et un officier du FSB ont demandé l'asile politique en France. Ces derniers témoigneraient actuellement "pour aider l'enquête internationale sur les crimes de guerre de la Russie", selon la même source.


"Plusieurs membres des services spéciaux russes ont déjà pu quitter la Russie ces derniers mois et demander l'asile à l'étranger", rappelle le média d'investigation.

FRAPPE RUSSE DANS LA RÉGION DE KIEV


Selon l'opérateur du système électrique ukrainien, Ukrenergo, une frappe a touché dans la matinée de ce samedi une "installation énergétique clé" située dans la région de Kiev. Les infrastructures visées ont subi "de graves destructions", indique l'opérateur sur Telegram. L'organisme a appelé, dans la foulée, à "ne pas utiliser d'appareils électriques énergivores, éteindre l'éclairage inutile, reporter le lavage aux heures de nuit".

L'IRAN NIE AVOIR VENDU DES DRONES À MOSCOU


L'Iran a de nouveau nié samedi avoir fourni à la Russie des armes destinées à être utilisées dans la guerre en Ukraine, pays envahi par l'armée russe.


Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d'avoir utilisé des drones de fabrication iranienne lors d'attaques contre l'Ukraine ces dernières semaines. Le sujet devrait être abordé lundi lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) au Luxembourg.


Le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a nié les accusations et affirmé que son pays n'avait "pas fourni et ne fournira aucune arme destinée à être utilisée dans la guerre en Ukraine", selon un communiqué de son ministère.

LES RUSSES ARRIVENT EN BIÉLORUSSIE


Les premiers soldats russes du nouveau groupement militaire entre Moscou et Minsk sont arrivés en Biélorussie, ont indiqué samedi les autorités bélarusses, après l'annonce cette semaine de la création de cette force censée défendre les frontières du pays face à une menace ukrainienne.


"Les premiers trains de soldats russes composant le groupement militaire régional sont arrivés en Biélorussie", a déclaré le ministère biélorusse de la Défense dans un communiqué, sans préciser le nombre de militaires russes déployés dans ce cadre.

UNE "MOBILISATION PARTIELLE" LABORIEUSE


Selon le ministère britannique de la Défense, les premiers appelés dans le cadre de la mobilisation partielle décidée par le président russe sont arrivés sur le terrain, durant les deux dernières semaines. Selon Londres, "leur niveau moyen d'équipement personnel est (...) inférieur à celui de la fourniture déjà médiocre des troupes précédemment déployées", estime-t-on.


"De nombreux réservistes sont tenus d'acheter leur propre gilet pare-balles", dévoile le ministère britannique. Une protection dont le prix a flambé ces derniers mois. Vendu pour 190 dollars (soit 195 euros, environ) en avril, il est désormais disponible à 640 dollars (soit 658 euros, environ), remarque le même ministère.

LE POINT SUR LA SITUATION 


Lors d'un discours en marge d'un sommet au Kazakhstan, le président russe a indiqué que tout se passait "comment il fallait". Pour autant, son armée subit de nombreuses déconvenues ces dernières semaines. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

RIYAD ENVOIE UNE AIDE À L'UKRAINE


L'Arabie saoudite a annoncé samedi une aide humanitaire de 400 millions de dollars pour Kiev, et son prince héritier Mohammed ben Salmane a parlé au téléphone au président ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué l'agence de presse officielle SPA.


Le prince a souligné "la position du royaume de soutenir tout ce qui contribuera à la désescalade, et la volonté du royaume de poursuivre les efforts de médiation", a précisé SPA. En septembre, Riyad avait joué un rôle inattendu de médiateur, aboutissant à un échange de prisonniers entre Moscou et Kiev.

AIDE MILITAIRE MASSIVE


Les États-Unis vont fournir 725 millions de dollars supplémentaires d'aide militaire à l'Ukraine pour sa défense face à l'invasion russe, ont annoncé le Pentagone et le département d'État vendredi.


"Ce versement portera le total de l'aide militaire américaine fournie à l'Ukraine à un montant sans précédent de plus de 18,3 milliards de dollars" depuis l'entrée en fonction de Joe Biden, a précisé le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dans un communiqué.


Le Pentagone détaille que le nouveau lot promis par Washington comprend notamment des munitions de Himars, un lance-roquettes monté sur des blindés légers qui joue un rôle important dans les contre-offensives ukrainiennes dans l'est et le sud du pays.


Sont inclus également plus de 23.000 obus d'artillerie, 5.000 mines anti-blindés opérées à distance, 5.000 armes anti-char ou encore 200 véhicules Humvees de transport.

Bonjour à tous.

La Russie agit "comme il faut" en Ukraine. Vladimir Poutine s'est adressé un autosatisfecit après bientôt huit mois de guerre et en dépit de la série de revers qu'enregistre son armée et des attaques sur le sol russe, où une station électrique a été incendiée vendredi. Il s'exprimait devant la presse au Kazakhstan, à l'issue de sommets régionaux. Le même jour, l'Ukraine célébrait, de son côté, pour la première fois depuis le début de l'invasion, sa Journée des défenseurs, l'occasion pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky de promettre la victoire aux siens.

Il s'est aussi montré satisfait des frappes massives qui ont touché des infrastructures essentielles ukrainiennes lundi et mardi, mais aussi des parcs et des habitations. Il a jugé que de nouveaux bombardements d'ampleur sur les villes d'Ukraine n'étaient pas nécessaires "pour l'instant". Le maitre du Kremlin a aussi, pour la première fois vendredi, reconnu que les pays de l'ex-URSS restés proches de Moscou étaient "préoccupés" par la situation.

Forts de succès sur plusieurs fronts depuis début septembre, les autorités ukrainiennes affichent, quant à elles, leur détermination, n'hésitant pas à lancer des attaques sur le territoire russe. Ainsi, une station électrique située à Belgorod, dans l'extrême ouest de la Russie, "a pris feu" vendredi après une frappe ukrainienne, a annoncé le gouverneur de la région frontalière de l'Ukraine où elle se trouve, Viatcheslav Gladkov, selon lequel l'incendie a finalement été maîtrisé.

Dans le nord de la région méridionale ukrainienne de Kherson, les forces ukrainiennes ont continué toute la semaine d'avancer, village par village. Les forces russes restent, pour leur part, à l'initiative sur une partie du front oriental, où elles tentent de conquérir Bakhmout depuis le mois d'août. Ailleurs en Ukraine, l'armée russe a connu depuis début septembre une succession de revers, abandonnant des milliers de kilomètres carrés.

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Au plan international, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est, le même jour, dite "déçue" que la Commission européenne n'ait pas rejoint le groupe de créanciers qui ont accepté de suspendre pendant deux ans les remboursements de la dette ukrainienne.


La rédaction de TF1info

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