Le gouverneur de la région de Kharkiv, où la Russie a lancé une offensive il y a une semaine, indique ce vendredi que les forces russes sont en train de détruire la ville de Vovtchansk et avancent près de celle de Loukiantsi.
L'armée russe affirme toujours avancer dans la région de Kharkiv, et revendique la prise de 12 villages en une semaine.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

UKRAINE

Quelles sont les positions des différents candidats aux élections européennes au sujet du soutien militaire à l'Ukraine ? TF1info fait le point.

PIB EN RUSSIE

Le produit intérieur brut de la Russie a augmenté de 5,4% sur un an au premier trimestre 2024, a annoncé vendredi l'agence nationale des statistiques Rosstat, une croissance tirée par l'explosion des commandes militaires pour poursuivre l'assaut contre l'Ukraine.


Cela marque une accélération, après une croissance de 4,9% au dernier trimestre de 2023, une expansion dont se vante la Russie qui estime avoir fait échouer les sanctions occidentales adoptées dans la foulée de l'assaut sur l'Ukraine en 2022.  

DOCUMENT LCI

En Ukraine, les blessés sont souvent contraints de repartir au front. Leur rééducation est donc cruciale pour l'armée du pays, qui manque de troupes pour combattre l'offensive russe dans le nord-est. Découvrez le reportage sur place de notre équipe.

DEUXIÈME AXE D'ASSAUT

Les forces russes ont progressé sur leur deuxième axe d'assaut dans la région du nord-est de l'Ukraine. Elles visent désormais le village de Loukiantsi, pour ouvrir la voie vers Lyptsi, autre localité sur la route de Kharkiv. "Les hostilités continuent à Loukiantsi. Oui, il y a une avancée de l'ennemi dans cette localité. Mais nos soldats essayent encore de la tenir", a dit le gouverneur de la région de Kharkiv.


Par ailleurs, l'armée russe a revendiqué vendredi la capture, en une semaine, de douze localités dans la région et affirmé que ses forces continuaient à progresser.

FLOTTE RUSSE

La flotte russe a été touchée par une série d'attaques de drones, dans la nuit jeudi à vendredi, selon les autorités ukrainiennes. Les précisions en plateau sur LCI.

Malgré son déménagement, la flotte russe touchéeSource : TF1 Info

MOSCOU CONTINUE D'AVANCER DANS LA RÉGION DE KHARKIV

La Russie a affirmé vendredi progresser dans la région ukrainienne de Kharkiv (nord-est), où elle mène depuis une semaine une offensive dont l'objectif, selon Vladimir Poutine, est de créer une zone tampon pour empêcher des frappes de Kiev en territoire russe. "En une semaine, les unités du groupe Nord (...) ont libéré douze localités de la région de Kharkiv (...) et continuent d'avancer en profondeur dans les défenses de l'ennemi", a indiqué dans un communiqué le ministère russe de la Défense.

V. POUTINE MET EN DOUTE LA LÉGITIMITÉ DE V. ZELENSKY EN UKRAINE

Le président russe, Vladimir Poutine, a mis en doute vendredi la légitimité politique de son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, lorsqu'il a été interrogé sur l'absence de projets d'élections présidentielles en Ukraine pour le moment. La loi martiale imposée après que Poutine a envoyé des dizaines de milliers de soldats en Ukraine en février 2022 signifie que Volodymyr Zelensky ne sera pas confronté à des élections lorsque son mandat expirera plus tard ce mois-ci.


"Pour nous, bien sûr, cela compte (la légitimité du président ukrainien, ndlr). Parce que s'il s'agit de signer certains documents, nous devons bien sûr signer ces documents dans un domaine aussi crucial 'la guerre, ndlr) avec les autorités légitimes. C'est une évidence", a-t-il déclaré depuis la Chine. "Mais je le répéterai une fois de plus : le système juridique politique et judiciaire de l'Ukraine doit lui-même répondre à ces questions."

V. POUTINE NE CIBLE PAS KHARKIV

Le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé vendredi que l'offensive dans le nord-est de l'Ukraine était une réponse aux attaques ukrainiennes en territoire russe, assurant que Moscou n'avait pas "à l'heure actuelle" l'intention de conquérir la grande ville de Kharkiv. "J'avais dit publiquement que si cela continuait, nous serions contraints de créer une zone de sécurité, une zone sanitaire. C'est ce que nous faisons", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse depuis Harbin, en Chine.


"Ce qu'il se passe dans la direction de Kharkiv, c'est aussi de leur faute (l'Ukraine, ndlr), parce qu'ils ont bombardé et continuent de bombarder des zones résidentielles dans les territoires (russes) frontaliers, y compris Belgorod", a-t-il ajouté, affirmant que son armée progresse "chaque jour" "comme prévu".

L'ARMÉE RUSSE "DÉTRUIT VOVTCHANSK"

Le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov, où Moscou a lancé une offensive il y a une semaine, a indiqué vendredi que les Russes sont en train de détruire la ville de Vovtchansk et avancent près de celle de Loukiantsi. "L'ennemi a commencé à détruire Vovtchansk, en utilisant chars et artillerie. Ce n'est pas juste dangereux d'être là-bas, c'est virtuellement impossible", a-t-il affirmé lors d'un compte-rendu. Quelque 200 civils restent sur place, d'après la même source, alors que la ville, située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale régionale Kharkiv, comptait quelque 18.000 habitants avant guerre.


Un peu plus l'ouest, les forces russes ont encore progressé sur leur deuxième axe d'assaut dans la région. Elles visent le village de Loukiantsi, pour ouvrir la voie vers Lyptsi, autre localité sur la route de Kharkiv. "Les hostilités continuent à Loukiantsi. Oui, il y a une avancée de l'ennemi dans cette localité. Mais nos soldats essayent encore de tenir cette localité et de détruire les forces de l'occupant", a dit Oleg Synegoubov. 

MOSCOU DIT AVOIR NEUTRALISÉ PLUS DE 100 DRONES UKRAINIENS CETTE NUIT

La Russie a affirmé avoir détruit ou intercepté plus de 100 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, lors d'attaques lancées contre le sud-ouest du territoire russe et la Crimée annexée. Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir neutralisé 51 drones aériens attaquant la Crimée, 44 au-dessus de la région de Krasnodar, six au-dessus de celle de Belgorod et un autre au-dessus de celle de Koursk.


"Pendant la nuit, l'aéraunautique navale et des patrouilleurs de la flotte de la mer Noire ont détruit six drones navals dans les eaux de la mer Noire", a ajouté cette source. L'armée russe affirme très régulièrement repousser des attaques nocturnes de drones, mais revendique rarement en avoir abattu autant.

DES CIVILS UKRAINIENS UTILISÉS COMME "BOUCLIERS HUMAINS", ACCUSE KHARKIV

La police de la région de Kharkiv, cible d'un assaut russe depuis une semaine, a affirmé jeudi que l'armée russe détenait de 35 à 40 civils dans la localité de Vovtchansk, les utilisant comme "boucliers humains" pour protéger un quartier général militaire. 


"Des civils qui tentaient de fuir le territoire occupé par les Russes sont en captivité. Selon de premières données, ils sont 35-40. Les Russes les retiennent ensemble à un endroit comme boucliers humains, car c'est à proximité de leur centre de commandement", a déclaré le chef du département d'investigations de la police régionale, Serguiï Bolvinov. "Et nous savons que les Russes ont tiré cyniquement sur un homme âgé qui tentait de fuir en territoire contrôlé par l'Ukraine", a-t-il ajouté, assurant que l'homme avait reçu une balle dans la tête. 

DEUX MORTS DANS UNE VILLE FRONTALIÈRE

Une mère et son enfant de quatre ans ont été tués dans une attaque de drones sur le village de d'Oktiabrski, dans la région frontalière russe de Belgorod, a annoncé le gouverneur local Viatcheslav Gladkov. Une voiture dans laquelle se trouvaient quatre personnes a été la cible d'un drone, la mère est décédée sur place et son enfant de 4 ans a succombé à ses blessures à l'hôpital, a-t-il expliqué, précisant qu'un autre drone avait visé une station-service près du village de Bessonovka.

LA SOEUR DE KIM JONG-UN DÉMENT LES EXPORTATIONS D'ARMES VERS MOSCOU

La puissante sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a démenti vendredi toute livraison d'armes à Moscou par Pyongyang, qualifiant ces accusations d'"absurdes". Kim Yo-jong a déclaré que la Corée du Nord n'avait "aucune intention d'exporter ses capacités techniques militaires vers quelque pays que ce soit", selon l'agence de presse officielle KCNA. 


Elle a accusé Séoul et Washington de "tromper l'opinion publique avec une rumeur fausse selon laquelle les armes produites par ... (nous) sont 'destinées à être exportés vers la Russie'". "Ce qui est le plus urgent pour nous, ce n'est pas de faire de la publicité ou d'exporter quelque chose, mais d'améliorer les préparatifs de guerre et la (capacité) de dissuasion de notre armée en termes de qualité et de quantité", a-t-elle affirmé.


La Corée du Sud et les États-Unis ont accusé à plusieurs reprises Pyongyang de fournir des armes à la Russie alors que ces deux derniers pays sont soumis à des sanctions internationales : la Russie pour son invasion de l'Ukraine et la Corée du Nord pour son programme nucléaire. Des experts ont également mis en garde contre l'intensification des essais et de la production d'artillerie et de missiles de croisière par le Nord qui pourrait préparer des livraisons à destination de Moscou.

POINT DE SITUATION

  • L'Ukraine tient face à une situation "extrêmement difficile". Kiev a dit contenir l'avancée militaire russe dans le nord-est du pays, malgré un contexte "extrêmement difficile" selon le président Volodymyr Zelensky, Moscou y engrangeant ses plus importants gains territoriaux depuis fin 2022. "À ce jour, la situation (...) est globalement sous contrôle, nos militaires infligent des pertes sensibles à l'occupant", a-t-il déclaré en visite à Kharkiv. "Mais la zone reste extrêmement difficile, c'est pourquoi nous renforçons nos unités."


  • "Aucun changement significatif" sur les lignes de front. L'état-major général de l'armée ukrainienne a fait état de "dix affrontements sur l'axe de Kharkiv". "Nos soldats ont repoussé huit attaques dans les zones de Lyptsi, Staritsa et Vovtchansk dans la région de Kharkiv", selon lui, précisant que la situation à Vovchansk est sous contrôle. Il n'y a eu "aucun changement significatif de la situation" sur les lignes de front, y compris à Vovchansk, même si certaines troupes ont dû se "regrouper" dans la région de Pokrovsky, près de Donetsk, à la suite de "tirs intenses et d'assauts", selon l'armée ukrainienne.


  • La marche vers l'avant de Moscou. Entre le 9 et le 15 mai, les Russes ont conquis 257 km2 dans la seule région de Kharkiv, selon une analyse jeudi de l'AFP à partir de données fournies par l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW). Selon les services de secours locaux, 8800 personnes ont été évacuées ces derniers jours. Dans la ville de Kharkiv, des personnes évacuées de Vovtchansk continuent d'arriver dans un centre humanitaire. Les forces russes n'ont toutefois "pas les forces nécessaires pour réaliser une percée stratégique". "Ils n'ont ni les compétences ni la capacité de le faire,", a affirmé jeudi soir le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Christopher Cavoli.  


  • Des frappes "barbares" de l'armée ukrainienne sur Donetsk. Quatre femmes sont mortes jeudi par des frappes ukrainiennes sur Donetsk, une ville occupée par les Russes depuis 2014. "Quatre femmes nées en 1986, 1980, 1961 et 1952 ont été tuées rue Petrovsky près de l'arrêt de transport en commun Ecole No. 106," ont dit les autorités pro-russes dans un post sur Telegram. L'attaque a fait également deux blessés, une enfant née en 2018 et un homme né en 1987. Le chef de l'administration régionale pro-russe, Denis Pushilin, a qualifié les frappes de "barbares" sur les réseaux sociaux, les imputant à l'armée ukrainienne. Kiev n'a pas commenté cette accusation.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre en Ukraine, débutée le 24 février 2022 après l'invasion ordonnée par Vladimir Poutine.

Quatre femmes ont été tuées jeudi par des frappes ukrainiennes sur Donetsk, une ville occupée par les Russes, ont annoncé les autorités mises en place par Moscou. Donetsk est occupée depuis 2014 par les forces russes ou pro-russes et se situe à moins de dix km de la ligne de front orientale où se déroulent d'intenses combats. "Quatre femmes nées en 1986, 1980, 1961 et 1952 ont été tuées rue Petrovsky près de l'arrêt de transport en commun Ecole No. 106," ont dit ces autorités pro-russes dans un post sur Telegram. L'attaque a fait également deux blessés, une enfant née en 2018 et un homme né en 1987, tandis qu’une autre frappe sur une ville voisine blessait un septuagénaire, selon cette source.

Le chef de l'administration régionale pro-russe, Denis Pushilin, a qualifié les frappes de "barbares" sur les réseaux sociaux, les imputant à l'armée ukrainienne. Kiev n'avait pas commenté immédiatement, mais nie en règle générale viser des civils à Donetsk et dans les autres régions occupées par Moscou dans le sud et l'est du pays.

Ces frappes sont intervenues alors que l'Ukraine évacuait près de 9000 civils de villages à sa frontière nord-est face à une offensive terrestre russe. Dans cette région, la situation est "extrêmement difficile" a reconnu le président Volodymyr Zelensky, qui a toutefois assuré que Kiev freinait l'avancée militaire de Moscou. Les autorités ukrainiennes ont par ailleurs accusé l'armée russe d'avoir exécuté au moins un civil ukrainien et d'en utiliser une quarantaine d'autres comme "boucliers humains" à Vovtchansk, localité de la région de Kharkiv (nord-est) et cible d'un assaut des troupes russes qui ont conquis, selon des estimations de l'AFP, près de 260 km2 en une semaine.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info