Volodymyr Zelensky a promulgué ce mardi la loi controversée sur la mobilisation militaire.
Plus tôt dans la journée, l'Ukraine a annoncé avoir identifié près de 37.000 civils et militaires portés disparus depuis le début de l'invasion russe, il y a deux ans.
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500.000 OBUS POUR L'UKRAINE

Le Premier ministre tchèque a annoncé que 20 pays s'étaient engagés à acheter un demi-million d'obus pour l'Ukraine en dehors de l'Europe.   La République tchèque a pris l'initiative d'une opération internationale de levée de fonds visant à acheter des munitions pour l'armée ukrainienne, qui en manque dans sa guerre contre la Russie. 

Les pays de l'UE s'étaient engagés à fournir à Kiev un million d'obus avant la fin du mois de mars dernier, mais ils n'ont pas été en mesure, faute de capacités de production suffisantes, de les livrer. "Je suis heureux qu'à l'heure actuelle une vingtaine de pays se soient joints à notre initiative, du Canada à la Pologne, en passant par l'Allemagne et les Pays-Bas", a déclaré Petr Fiala. "Grâce à eux, nous sommes en mesure de fournir 500.000 obus. Nous pensons que d'autres livraisons suivront".  

KIEV VEUT UNE RÉUNION DE L'OTAN

Dans son message quotidien vidéo aux Ukrainiens, Volodymyr Zelensky est revenu sur les récents événements au Moyen-Orient, après l'attaque iranienne contre Israël. Et de faire le parallèle avec la guerre qui sévit dans son pays. "La vie humaine est-elle différente ? La dignité humaine est-elle différente ? Non. Nous accordons la même valeur à chaque vie humaine. Nous devons tous l’apprécier de la même manière. Et nous devons également protéger les vies du terrorisme", assure le président ukrainien, ajoutant que "l'Ukraine demandera une réunion du Conseil Ukraine-OTAN axée sur la protection du ciel et la fourniture de systèmes de défense aérienne et de missiles". 

PROCESSUS D'ADHÉSION A L'UE

L'Ukraine espère entamer les négociations d'adhésion à l'Union européenne au mois de juin, a annoncé la vice-première ministre à l'intégration européenne lors d'un point presse. Selon Olha Stefanishyna, citée par la presse ukrainienne, l'UE devrait être en mesure d'offrir un cadre de négociation pour entamer le processus d'adhésion de l'Ukraine d'ici là. 

37.000 DISPARUS

Selon Kiev, au moins 37.000 soldats et civils sont portés disparus depuis février 2022. Une estimation surement sous-estimée du fait de l'occupation russe de 20% du pays.

LA CHINE, UN RÔLE DÉCISIF ?

Volodymyr Zelensky a estimé que la Chine, partenaire clé de la Russie, pouvait "accélérer" la paix en Ukraine en jouant un "rôle actif" lors de la conférence organisée en Suisse en juin sur cette thématique, après plus de deux ans d'invasion russe.

"Je suis convaincu que le premier sommet mondial pour la paix en Suisse peut ouvrir la voie à une paix juste pour l'Ukraine. Le rôle actif de la Chine peut certainement accélérer nos progrès sur cette voie", a écrit le président ukrainien à l'issue d'une rencontre entre le chancelier allemand Olaf Scholz et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin.

FORMATION DE SOLDATS

"L'Opération Interflex, basée au Royaume-Uni, a formé plus de 34.000 recrues ukrainiennes avec l'aide de nos partenaires", annonce le ministère britannique de la Défense. Une opération menée conjointement par Londres et 12 autres partenaires, à savoir la Norvège, la Suède, le Danemark, la Finlande, l'Estonie, la Lituanie, la Roumanie, le Kosovo, les Pays-Bas, ainsi que le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. 

10 FOIS PLUS D'OBUS RUSSES

L'armée russe tire dix fois plus d'obus que l'armée ukrainienne, selon des estimations dévoilées par Volodymyr Zelensky. Elle dispose aussi de 30 fois plus d'avions, a indiqué le président ukrainien dans un entretien donné à la télévision américaine, PBS NewsHour. Kiev est confronté à une pénurie persistante de munitions, avec un cruel besoin d'obus et de missiles. C'est dans ce contexte difficile que Zelensky a répété que sans l’aide américaine, le pays "n’aurait aucune chance de gagner" la guerre.

MOSCOU INVITÉ EN NORMANDIE

La Russie sera bien invitée aux célébrations du 80ᵉ anniversaire du Débarquement allié en Normandie, prévu début juin, mais pas son président Vladimir Poutine en raison de la "guerre d'agression" en Ukraine, a annoncé la Mission Libération chargée d'organiser cette commémoration. 

"La Russie sera toutefois invitée à être représentée pour que l'importance de l'engagement et des sacrifices des peuples soviétiques, ainsi que sa contribution à la victoire de 1945, soient honorées", a-t-elle ajouté, confirmant une information d'Europe 1.

MOBILISATION MILITAIRE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promulgué la loi pour mobiliser plus d'hommes face aux assauts de la Russie, un texte controversé car il ne prévoit pas de délai de démobilisation pour les soldats. Selon une notice publiée sur le site de la Rada, le Parlement ukrainien, le texte a été soumis ce mardi au président qui l'a ensuite signé.

DES MILLIERS DE DISPARUS

L'Ukraine a annoncé mardi avoir identifié près de 37.000 civils et militaires portés disparus depuis le début de l'invasion russe, un nombre incomplet du fait notamment de l'occupation par Moscou de près de 20% du territoire national.

"Près de 37.000 personnes sont portées disparues : enfants, civils et militaires", a indiqué sur Facebook le commissaire ukrainien aux droits humains, Dmytro Loubinets, selon un nouveau décompte. "Ces chiffres pourraient être beaucoup plus élevés", a-t-il toutefois souligné, le travail de recensement étant toujours en cours.

SCHOLZ APPELLE XI JINPING À FAIRE PRESSION

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mardi à Pékin avoir demandé au président chinois Xi Jinping de faire pression sur la Russie afin que Vladimir Poutine cesse sa "campagne insensée" en Ukraine. "La parole de la Chine a du poids en Russie", a dit sur X le dirigeant allemand, qui souhaite voir les troupes russes se retirer d'Ukraine et que "cette terrible guerre s'arrête". 

COUPURES DE COURANT MASSIVES EN UKRAINE

Une vague d'intempéries a privé de courant des dizaines de milliers d'Ukrainiens mardi, après que des frappes russes ont endommagé les principales centrales électriques du pays, le président Volodymyr Zelensky déplorant le manque de munitions pour les protéger.

"En raison d'intempéries, 173 localités dans quatre régions sont privées d'électricité", a déclaré le ministère de l'Énergie dans un communiqué.

Le mauvais temps a renforcé la pression sur le système électrique du pays, frappé de plein fouet par des frappes ciblées russes sur fond de tarissement de l'aide militaire occidentale, bloquée notamment par des tergiversations politiques à Washington. Selon les autorités ukrainiennes, ces attaques, qui ont commencé le 22 mars, ont endommagé 80% des capacités de génération électrique nationale. 

INQUIÉTUDES AUTOUR DE ZAPORIJIA

Le directeur de l'AIEA, l'agence onusienne chargée de la sécurité nucléaire, a indiqué lundi que la centrale de Zaporijia, en Ukraine, se rapprochait "dangereusement d'un accident nucléaire". En cause ? Plusieurs attaques de drones récentes sur le site du sud-est du pays.

ARRESTATION

Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé mardi avoir arrêté un citoyen russe pour avoir tenté d'assassiner un ex-officier des services de sécurité ukrainiens (SBU), qui avait été blessé la semaine dernière dans l'explosion de sa voiture à Moscou.

Le FSB a indiqué dans un communiqué avoir "arrêté un citoyen russe, né en 1983, qui a fait exploser à Moscou (...) sur ordre des services spéciaux ukrainiens la voiture d'un citoyen russe, ancien membre des services de sécurité ukrainiens". L'ex-officier ukrainien passé côté russe, Vassili Prozorov, avait lui aussi accusé après l'explosion "le régime terroriste de Kiev" d'en être responsable.

Selon le FSB, le suspect arrêté dans le cadre d'une enquête pour "tentative d'assassinat" est arrivé en Russie en mars en provenance d'Ukraine. Il a "obtenu des composants pour un engin explosif téléguidé, l'a assemblé" et l'a déposé sous la voiture de l'ex-officier du SBU.

"PRENEZ UNE DÉCISION"

"Nous survivons et nous devons protéger notre peuple", a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une interview diffusée lundi par la chaine américaine PBS News. "La balle est dans votre camp. S'il vous plait, prenez juste une décision", a demandé le président ukrainien à Washington, faisant référence à une aide de 60 milliards de dollars bloquée depuis des mois par le Congrès américain, sous fond de tensions politiques entre Républicains et Démocrates.

SCHOLZ

Le chancelier allemand Olaf Scholz a exprimé mardi son intention de discuter d'une "paix juste" en Ukraine avec le président chinois Xi Jinping, lors de leur rencontre à Pékin.

"Ma rencontre avec le président Xi portera également sur la manière dont nous pouvons contribuer davantage à une paix juste en Ukraine", a écrit M. Scholz sur le réseau social X, ajoutant qu'il y avait eu "un échange intensif entre nos gouvernements depuis ma dernière visite en Chine".

L'alerte est sérieuse. Selon le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "nous nous approchons dangereusement d'un accident nucléaire" sur la centrale de Zaporijia, récemment victime d'une série d'attaques de drones. Occupé par la Russie depuis mars 2022, le site, situé dans le sud de l'Ukraine, a été visé plusieurs fois depuis le 7 avril, Kiev et Moscou se rejetant mutuellement la responsabilité.  

Interrogé par les journalistes sur l'origine de ces récentes attaques, Rafael Grossi a assuré que "dans ce cas, il est tout simplement impossible" d'identifier le pays responsable. Parce que les attaques ont été menées par des drones qui peuvent faire des détours et que les drones en question "peuvent être obtenus pratiquement n'importe où".

D'où qu'elles viennent, ces "attaques irréfléchies", les premières à viser directement la plus grande centrale d'Europe depuis novembre 2022, "doivent cesser immédiatement", a plaidé Rafael Grossi lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU dédiée à cette question. "Bien qu'heureusement elles n'aient pas provoqué d'incident radiologique cette fois-ci, elles ont largement augmenté le risque à la centrale de Zaporijia, où la sûreté nucléaire est déjà compromise", a ajouté le directeur général de l'instance onusienne, qui dispose d'experts sur place.

Elles constituent également un "dangereux précédent, en ayant atteint avec succès la structure de confinement d'un réacteur". "Nous nous approchons dangereusement d'un accident nucléaire", a-t-il insisté, appelant à ce qu'un "coup de dé ne décide pas de ce qui se passera demain". Même si les six réacteurs de la centrale sont à l'arrêt, "les dangers potentiels d'un accident nucléaire majeurs restent bien réels", a martelé Rafael Grossi.


La rédaction de TF1info

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