Ce jeudi, l'équipe de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est rendue à la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par les Russes.
Son patron, Rafael Grossi, dit avoir "vu les principales choses" qu'il avait besoin de voir.
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CRIMES DE GUERRE


Dénonçant "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Ségolène Royal a mis en doute certains crimes de guerre qu'auraient commis la Russie en Ukraine, et notamment la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars. "Vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables on les aurait eues (les images)...", a-t-elle plaidé sur BFMTV. Selon elle, "il a utilisé ça" pour interrompre le processus de paix. 


L'ancienne candidate à la présidentielle a aussi mis en doute le massacre de Boutcha ou "le récit de viol d'enfant pendant sept heures sous les yeux des parents". "C'est monstrueux d'aller diffuser des choses comme ça uniquement pour interrompre le processus de paix", a-t-elle martelé.


Des affirmations qui ont suscité la colère d'Olivier Faure. "La paix en Ukraine n’est pas rendue impossible par les victimes de l’invasion, mais par la volonté de conquête de Poutine !", a réagi sur Twitter le Premier secrétaire du PS. "Les crimes de guerre sont documentés, le nier est une insulte aux assassinés, aux violées, aux torturés ! Dire le contraire est de la propagande", insiste-t-il. "Elle dit que la dénonciation des crimes (dont elle doute) a un objet : entraver le processus de paix. Les agressés deviennent les bellicistes. Jusqu’à preuve du contraire, les Ukrainiens sont les résistants dans une guerre qu’ils n’ont pas choisie", a-t-il ajouté. 

CROISSANCE


En cas de coupure totale des approvisionnements de gaz en provenance de la Russie, la croissance française pourrait perdre "jusqu'à un point" de produit intérieur brut (PIB), a estimé jeudi à Paris le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.


Le président russe "Vladimir Poutine peut décider demain de couper totalement le gaz à destination de l'Europe, auquel cas nous aurons un impact sur la croissance française", rappelle-t-il. "J'ai donné le chiffre de 0,5%" ces derniers jours mais "en fonction de l'impact" qu'un arrêt complet des livraisons de gaz russe aura sur l'Allemagne "et de la possibilité d'avoir une récession en Allemagne, on peut avoir un impact qui irait jusqu'à un point de PIB", a détaillé le numéro 2 du gouvernement. 

DES EXPERTS S'INSTALLENT DANS L'USINE 


Une partie de la mission de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) va rester jusqu'à "dimanche ou lundi" à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par les Russes, a indiqué le directeur de cette organisation, Rafael Grossi après l'avoir visité. 


"Il y a un groupe qui va être là jusqu'à dimanche ou lundi pour continuer l'évaluation" de la situation à la centrale dont le site a été bombardé à plusieurs reprises faisant craindre une catastrophe nucléaire, a-t-il dit à des médias à son retour dans le territoire contrôlé par Kiev.

ZAPORIJIA


"L'intégrité physique de la centrale" nucléaire de Zaporijia, occupée par les Russes, "a été violée à plusieurs reprises", a alerté jeudi Rafael Grossi, patron de l'AIEA. "C'est quelque chose qui ne peut pas continuer à se produire, a-t-il martelé. 


Par ailleurs, le dirigeant a indiqué qu'une partie de la mission de l'Agence allait rester jusqu'à "dimanche ou lundi" à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia occupée par les Russes. "Il y a un groupe qui va être là jusqu'à dimanche ou lundi pour continuer l'évaluation" de la situation à la centrale dont le site a été bombardé à plusieurs reprises faisant craindre une catastrophe nucléaire, a-t-il précisé

TENNIS


La Biélorusse Victoria Azarenka (26e mondiale) s'est qualifiée jeudi pour le 3e tour de l'US Open en battant facilement 6-2, 6-2 l'Ukrainienne Marta Kostyuk (65e). La rencontre s'annonçait tendue dans le contexte de la guerre en Ukraine, mais s'est finalement déroulée sans incident. Le seul signe d'une éventuelle tension est apparu lorsque, au lieu de se serrer la main, les deux joueuses, sans un véritable regard l'une pour l'autre, ont entrechoqué leur raquette - geste instauré en période de Covid -, à l'issue de la partie.

ZAPORIJIA


À la tête d'une mission d'inspection de 14 personnes dans la centrale nucléaire de Zaporijia, Rafael Grossi a fait un premier point ce jeudi. Se félicitant d'avoir "pu rassembler beaucoup d'informations" en l'espace de quelques heures, le chef de l'AIEA a annoncé son intention de rester sur place de façon permanente.

MUSÉES


Kateryna Chuyeva, vice-ministre de la culture et de la politique d’information de l’Ukraine, s'est désolée jeudi des destructions de lieux culturels dans son pays, du fait du conflit, rapporte Le Monde. "Le nombre des destructions est massif et des milliers de bâtiments mais aussi des sites archéologiques ont été dégradés", a-t-elle affirmé lors de la 26e conférence générale du Conseil international des musées (ICOM). Ses services ont "documenté 468 cas d’endommagement et de destruction de sites culturels dont 35 concernent directement des musées", sur les 2 000 que compte le pays, ajoute-t-elle.

ZAPORIJIA


L'AIEA "reste" à la centrale nucléaire de Zaporijia, a annoncé jeudi son chef, Rafael Grossi Ukraine. Il n'a toutefois pas précisé combien de personnes resteraient, ni pour combien de temps.

Quelques minutes plus tôt, l'officiel s'était dit satisfait de sa visite sur le site du complexe. "Nous avons pu, pendant ces quelques heures, rassembler beaucoup d'informations. J'ai vu les principales choses que j'avais besoin de voir", a-t-il indiqué.

AIEA


En visite à la centrale nucléaire de Zaporijia, le chef de l'AIEA a estimé avoir "vu ce qu'il avait besoin de voir", rapportent ce jeudi les agences de presse russes. "Nous avons pu, pendant ces quelques heures, rassembler beaucoup d'informations. J'ai vu les principales choses que j'avais besoin de voir", a indiqué Rafael Grossi.

KALININGRAD


Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu jeudi dans l'enclave russe de Kaliningrad, coincée entre des pays membres de l'Otan et au cœur des tensions entre Moscou et les pays occidentaux autour du conflit en Ukraine.


Il a entamé sa visite par une rencontre avec des élèves faisant leur rentrée des classes, répondant à leurs questions sur des sujets aussi variés que l'économie, l'aérospatial ou l'offensive de Moscou en Ukraine, selon les images de ces échanges retransmises en direct à la télévision russe. "Notre mission et celle de nos soldats (...) c'est d'arrêter cette guerre que Kiev mène au Donbass (est de l'Ukraine), de protéger les gens et, bien sûr, de défendre la Russie elle-même", a-t-il notamment déclaré. 


Ce déplacement à Kaliningrad intervient dans un contexte de vives tensions autour de cette enclave russe située au bord de la mer Baltique et coincée entre la Pologne et la Lituanie, pays membres de l'Otan, en plein conflit en Ukraine.

FINLANDE


La Finlande a annoncé jeudi qu'elle allait fournir 8,3 millions d'euros d'aide supplémentaire à la défense de l'Ukraine, indique le journal britannique The Guardian. "Le combat défensif de l'Ukraine se poursuit, le besoin d'aide reste élevé", a souligné le ministre finlandais de la Défense, Antti Kaikkonen.


Cela porte le total des dons de la Finlande à l'Ukraine à près de 100 millions d'euros (92,3).

GORBATCHEV


Vladimir Poutine ne se rendra pas samedi aux funérailles de l'ancien dirigeant de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbtachev. Le secrétariat du président russe justifie cette absence par un problème d'emploi du temps.

EXERCICES MILITAIRES


La Russie a lancé jeudi des manœuvres militaires de grande envergure auxquels participent plusieurs pays alliés, dont la Chine, signe du rapprochement croissant entre Moscou et Pékin en pleines tensions avec les États-Unis.


Ces exercices, baptisés Vostok-2022 (Orient-2022), doivent se dérouler jusqu'au 7 septembre dans l'Extrême-Orient russe. Ils ont débuté jeudi matin avec des manœuvres d'avions de combat, des déplacements d'unités de lutte antiaérienne et des simulations de déminage en mer du Japon, a indiqué le ministère russe de la Défense. "Les équipages de l'aviation de combat devront s'entraîner à l'interception de cibles aériennes (...) et à mener des frappes aériennes sur des cibles terrestres", a précisé Moscou.


Selon Moscou, plus de 50.000 militaires, plus de 5.000 pièces d'armement et d'équipements militaires, dont 140 aéronefs et 60 navires de guerre et de soutien seront mobilisés lors de ces exercices. Outre la Chine, plusieurs autres pays frontaliers ou alliés y participent, comme la Biélorussie, la Syrie ou l'Inde.

AIDE MEDICALE


L'Union européenne a ouvert en Pologne un centre médical destiné à accueillir les blessés et malades d'Ukraine avant leur évacuation vers d'autres pays européens par voie aérienne, a annoncé jeudi la Commission. Il est situé à Medevac, à côté de l'aéroport de Rzeszow (sud-est de la Pologne, à quelque 80 km de la frontière avec l'Ukraine).


Les patients, civils ou militaires, peuvent y recevoir des soins, se faire vacciner, bénéficier d'un dépistage de maladies et d'un soutien psychologique. Deux vols hebdomadaires sont assurés par la Norvège pour les évacuer vers les hôpitaux d'autres pays européens, et alléger la pression sur la Pologne, la Moldavie et la Slovaquie, voisins de l'Ukraine.

UN TRANSFERT DE FORCE DES CIVILS ?


Les forces russes transfèrent de force des civils ukrainiens, y compris ceux qui fuyaient les hostilités, vers des zones sous leur contrôle, depuis le début de l'invasion russe de ce pays, a affirmé l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi. 


Les transferts forcés "constituent une violation grave des lois de la guerre équivalant à un crime de guerre et à un crime potentiel contre l'humanité", a déclaré HRW.


L'organisation a interrogé 54 personnes qui sont allées en Russie ou connaissaient des personnes qui l'ont fait. Certains d'entre eux aidaient également des Ukrainiens qui tentaient de quitter la Russie. 

VISAS


Le Kremlin a qualifié jeudi d'"absurdité" la décision de l'Union européenne de suspendre l'accord sur l'assouplissement du régime des visas avec la Russie, décidée la veille comme sanction pour l'offensive russe en Ukraine.


"C'est une décision ridicule s'inscrivant dans une série d'absurdités", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de sa conférence de presse quotidienne. "C'est mauvais pour les Russes, car les visas seront probablement plus longs et plus difficiles à obtenir", a-t-il ajouté, assurant que cette mesure rendra aussi les choses "plus complexes" pour les Européens.


Il n'a toutefois pas évoqué de mesures de rétorsion concrètes du Kremlin.

ZAPORIJIA


Des inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) sont arrivés jeudi à la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, pour une mission aussi risquée qu'attendue, ont rapporté les agences de presse russes.


L'agence Ria-Novosti a publié une vidéo de leur convoi, constitué notamment de véhicules portant le sigle de l'ONU, arrivant à cette centrale qui est contrôlée par les forces russes et a été la cible de plusieurs bombardements ces dernières semaines.

"ON NE DOIT PAS LAISSER L'EUROPE SE DIVISER"


"La division de l'Europe est un des buts de guerre de la Russie" en Ukraine, a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron, en estimant que "l'unité des Européens" était "clé" sur ce dossier.


"On ne doit pas laisser l'Europe se diviser" et "c'est un défi de chaque jour", a ajouté le chef de l'Etat au cours d'un discours devant les ambassadeurs français à l'Elysée.

DIALOGUE AVEC LA RUSSIE


Le président français Emmanuel Macron a prôné jeudi la poursuite du dialogue avec la Russie, estimant qu'"il faut "assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde", "surtout ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord".


"Qui a envie que la Turquie soit la seule puissance du monde qui continue à parler à la Russie ?", a lancé le président devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée.

ZAPORIJIA


Un réacteur nucléaire à la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud de l'Ukraine), a été arrêté en raison de bombardements russes, a indiqué jeudi l'opérateur ukrainien des centrales atomiques Energoatom alors qu'une inspection de l'AIEA est attendue sur le site. 


A 01H57 GMT, à la suite d'"un bombardement à l'aide de mortier sur le site de la centrale de Zaporijjia, le système d'urgence a été activé et l'unité numéro 5, arrêtée", a indiqué Energoatom dans un communiqué sur Telegram. 

ZAPORIJIA


Le convoi de l'AIEA, bloqué depuis plusieurs dizaines de minutes à cause de la situation sécuritaire dans la zone grise aux alentours de la centrale, a pu redémarrer selon notre envoyé spécial.

ROYAUME UNI


Un Britannique qui s'était rendu en Ukraine comme médecin volontaire a été tué, a indiqué sa famille dans le cadre d'une campagne de financement participatif pour rapatrier son corps.


Craig Mackintosh, originaire de Thetford dans l'est de l'Angleterre, a été tué le 24 août "en pleine action", a indiqué sa soeur Lorna sur la plateforme "GoFundMe", sans plus de précision sur les circonstances de son décès.

ZAPORIJIA


"Il est temps d'arrêter de jouer avec le feu", prévient le chef du CICR.

ZAPORIJIA


Les détails de notre envoyé spécial après l'arrêt du convoi en route vers la centrale.

INFO LCI : les convoi de l'AIEA est bloquéSource : TF1 Info

ZAPORIJIA


Selon notre envoyé spécial, le convoi de l'AIEA - en route pour la centrale nucléaire - est actuellement bloqué depuis plusieurs minutes. Il y a trop de problèmes de sécurité au sein de la zone grise, contrôlée ni par les Ukrainiens ni par les Russes.

"SABOTEURS"


L'armée russe a accusé jeudi des troupes ukrainiennes d'avoir envoyé une équipe de "saboteurs" près de la centrale nucléaire de Zaporijjia, le jour de la visite d'une mission de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).


"Vers 6H00 heures deux groupes de saboteurs de l'armée ukrainienne, jusqu'à une soixantaine de personnes, ont débarqué à bord de sept embarcations (...) à trois kilomètres au nord-est de la centrale nucléaire de Zaporijjia", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, disant avoir pris "des mesures pour anéantir l'ennemi".

ZAPORIJIA


L'AIEA maintient la visite de la centrale nucléaire malgré des hostilités, annonce son directeur Rafael Grossi. "Il y a avait des activités militaires, y compris ce matin, il y a quelque minutes" mais "nous ne arrêtons pas, nous bougeons", a-t-il déclaré à la presse dans la ville de Zaporijjia, située à environ 120 kilomètres de la centrale avant le départ du cortège vers cette installation. "Nous allons commencer immédiatement l'évaluation de la situation sécuritaire à la centrale", a-t-il ajouté. 

BOMBARDEMENTS


Les autorités ukrainiennes ont accusé jeudi la Russie de bombarder Energodar, ville où se trouve la centrale nucléaire de Zaporijia le jour où une mission de l'Agence internationale pour l’énergie atomique doit s'y rendre. 


Dès le petit matin, les Russes "tirent sur Energodar à l'aide de mortiers, armes automatique et bombardent à l'aide de roquettes", a accusé le maire de cette ville en exil Dmytro Orlov sur Telegram publiant des photos d'immeubles endommagés et de panaches de fumée noire. 

LE POINT SUR LA SITUATION


Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

ZAPORIJIA 


Une mission de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) doit se rendre jeudi à la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, où elle souhaite une présence "permanente" pour éviter une éventuelle catastrophe.


Cette équipe de 14 personnes est arrivée mercredi dans la ville du même nom, à environ 50 kilomètres à vol d'oiseau de ce complexe occupé depuis début mars par les Russes et objet de vives inquiétudes de la communauté internationale.

MOSCOU MAINTIENT LE JAPON DANS UN PROJET PÉTROGAZIER RUSSE


Le gouvernement russe a autorisé deux firmes japonaises à conserver leurs parts dans Sakhaline-2, un projet pétrogazier dans l'Extrême-Orient russe auquel le Japon ne voulait pas renoncer, bien qu'il participe aux sanctions contre Moscou liées à la guerre en Ukraine.


Un décret gouvernemental russe a autorisé mercredi Mitsubishi Corp à transférer son ancienne part de 10% dans Sakhaline-2 dans une nouvelle entité créée unilatéralement par Moscou en juillet, a confirmé jeudi à l'AFP un porte-parole du groupe nippon. Un jour auparavant, Moscou avait pris une décision similaire pour Mitsui & Co, qui conserve son ancienne part de 12,5% dans le projet.

Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à la situation en Ukraine. 

Les agents de l'AIEA poursuivent leur mission en Ukraine. La délégation de l'Agence internationale pour l'énergie atomique doit se rendre jeudi à la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine, où elle souhaite une présence "permanente" pour éviter une éventuelle catastrophe. Cette équipe de 14 personnes est arrivée mercredi dans la ville du même nom, à environ 50 kilomètres à vol d'oiseau de ce complexe occupé depuis début mars par les Russes et objet de vives inquiétudes de la communauté internationale.

L'Ukraine a dans le même temps appelé les forces russes à arrêter de tirer sur la route menant à la centrale.  Les soldats du Kremlin ont effectué des frappes sur la cité d'Energodar, proche de ces installations, pour donner l'impression aux experts internationaux que c'était les soldats de Kiev qui bombardaient leurs environs, a affirmé Ievguen Ievtouchenko, le chef de l'administration ukrainienne de Nikopol, une ville située de l'autre côté du Dniepr. 

À Moscou, le ministère russe de la Défense a symétriquement accusé les militaires ukrainiens de "provocations" visant à "perturber le travail de la mission de l'AIEA", assurant que l'artillerie ukrainienne avait "frappé" la veille "un bâtiment de retraitement de déchets radioactifs" du complexe de Zaporijia. Les deux belligérants s'accusent depuis des semaines de mettre en danger la sécurité de cette centrale nucléaire, la plus grande d'Europe. 

Sur le terrain, "des combats se déroulent actuellement pratiquement sur toute la ligne de front : dans le sud, dans la région de Kharkiv (nord-est) et dans le Donbass (est)", avait indiqué mardi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le lendemain, les autorités ukrainiennes ont fait état de quatre morts dans la région de Donetsk (est), l'une des deux provinces du bassin du Donbass, en partie contrôlé par des forces prorusses depuis 2014 et dont la conquête totale est la priorité stratégique de la Russie. 

Dans une autre guerre livrée en parallèle, celle du gaz, le géant russe Gazprom a déclaré mercredi avoir "entièrement" suspendu son approvisionnement de l'Europe via le gazoduc Nord Stream en raison de travaux de maintenance devant durer trois jours.


La rédaction de TF1info

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