Ukraine : une guerre qui dure
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EN DIRECT - Ukraine : Volodymyr Zelensky accuse Amnesty International de "tenter d'amnistier l'état terroriste" de Russie

La rédaction de TF1info
Publié le 4 août 2022 à 7h30, mis à jour le 5 août 2022 à 7h47
JT Perso

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi soir Amnesty International de "tenter d'amnistier l'État terroriste" de Russie.
Une réaction aux récentes déclarations de l'ONG qui a reproché à Kiev de mettre en danger des civils dans le cadre de la guerre avec Moscou.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

ACCUSATIONS


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi soir Amnesty International de "tenter d'amnistier l'Etat terroriste" de Russie, après que l'ONG a reproché à Kiev de mettre en danger des civils dans le cadre de la guerre avec Moscou.


Amnesty International "transfère la responsabilité de l'agresseur à la victime", a-t-il ajouté. Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, s'était dit "indigné" par les accusations "injustes" de l'ONG.  

CANADA


Sur Twitter, Anita Anand, Ministre de la Défense nationale du Canada annonce l'aide militaire que le pays apporte à l'Ukraine. En effet, elle prévoit le déploiement de 225 soldats canadiens au Royaume-Uni. L'objectif est de former les nouvelles recrues militaires ukrainiennes. 

FINLANDE ET SUÈDE


Le Sénat américain  s'est joint à la France et à d'autres pays pour voter en faveur de la ratification des candidatures de la Finlande et de la Suède à l'adhésion à l'OTAN. 

ÉCHANGE DE PRISONNIERS


La Maison Blanche a "exhorté" jeudi la Russie à accepter son "offre sérieuse" d'échanges de prisonniers, afin d'obtenir le retour aux Etats-Unis de la basketteuse Brittney Griner et d'un autre ressortissant américain, Paul Whelan.


"Nous avons fait une offre conséquente pour la ramener, ainsi que Paul Whelan à la maison. Nous exhortons la Russie à accepter cette proposition", a déclaré la porte-parole Karine Jean-Pierre, en dénonçant la "détention abusive" de la star du basket, condamnée jeudi en Russie à neuf ans de prison pour trafic de drogue.

VIKTOR IANOUKOVITCH 


L'Union européenne prend des sanctions à l'encontre de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Les pays membres ont imposé jeudi des sanctions à l'encontre de l'ancien président ukrainien pro-russe et de son fils Oleksandre pour leur rôle présumé dans la menace sécuritaire à l'égard de l'Ukraine.


Le Conseil européen a indiqué dans un communiqué que les deux hommes ont été ajoutés à une liste de sanctions européennes mise en place "en réponse à l'agression militaire russe injustifiée à l'égard de l'Ukraine". 


L'UE estime que Viktor Ianoukovitch, âgé de 72 ans et vivant en Russie, joue toujours "un rôle dans l'atteinte ou la menace de l'intégrité territoriale, de la souveraineté et de l'indépendance de l'Ukraine". 


Le communiqué publié jeudi au journal officiel de l'UE l'accuse de comploter pour tenter de revenir au pouvoir en Ukraine si l'invasion russe parvient à renverser le président Volodymyr Zelensky.


"Selon différentes sources, M. Viktor Ianoukovitch a fait partie d'une opération spéciale russe visant à remplacer le président ukrainien par lui, pendant les premières phases de l'agression militaire illégale contre l'Ukraine", indique le journal.

CÉRÉALES 


Le ministère turc de la Défense vient d'annoncer que trois bateaux quitteront ce vendredi l'Ukraine. 


"Le départ des trois bateaux est planifié grâce au travail intensif du Centre de coordination conjointe", a affirmé le ministre sans préciser le port de départ des navires.

FAUSSES PREUVES


Un responsable américain a affirmé jeudi que la Russie s'apprêtait à créer de fausses preuves pour accuser l'Ukraine d'avoir bombardé une prison où sont morts des dizaines de prisonniers de guerre ukrainiens et qui se trouve en territoire contrôlé par l'armée russe.


"Nous nous attendons à ce que des responsables russes tentent de falsifier des preuves pour attribuer aux forces ukrainiennes la frappe sur la prison d'Olenivka le 29 juillet", a précisé à l'AFP ce responsable de l'administration Biden ayant requis l'anonymat.


"Nous pensons que les Russes vont tenter de (les) faire accuser (...) avant l'arrivée de journalistes et de potentiels enquêteurs sur le site de l'attaque", a-t-il ajouté, se référant à des informations obtenues par les services de renseignement américains, mais non rendues publiques.

WBNA


"Le verdict (...) était prévisible, et Brittney reste détenue à tort. L'engagement de la WNBA en faveur de son retour en toute sécurité n'a pas faibli et nous espérons que se rapproche la fin de ce processus visant à ramener définitivement Brittney Griner aux Etats-Unis", indique la Ligue féminine nord-américaine de basket dans un communiqué commun avec la NBA.



La Ligue féminine nord-américaine de basket (WNBA) a déploré jeudi la condamnation "injuste et regrettable" de la basketteuse Brittney Griner. La jeune femme a été condamnée, jeudi, à 9 ans de prison par un tribunal russe pour trafic de drogue. La raison : la possession d'une vapoteuse à base de cannabis.

GOUVERNEMENT BORNE 


Le ministre délégué chargé de l'industrie, Roland Lescure, sur twitter évoque sa présence au comité de liaison "Ukraine". L'objectif, montrer que la France soutient toujours et massivement les sanctions européennes contre la Russie.

BRITTNEY GRINER CONDAMNÉE 


La star américaine du basket féminin Brittney Griner est détenue en Russie depuis le mois de février. Elle est accusée de trafic de drogue, après avoir transporté une vapoteuse à base de cannabis.

La justice russe l'a condamnée à neuf ans et demi de prison, soit la peine maximale pour ce type de délit.

CONDAMNATION


La star américaine du basket féminin Brittney Griner est détenue en Russie depuis le mois de février. Elle est accusée de trafic de drogue, après avoir transporté une vapoteuse à base de cannabis. La justice russe l'a condamnée à neuf ans et demi de prison, soit la peine maximale pour ce type de délit.

CEREALES


Un navire syrien, saisi au Liban après des allégations selon lesquelles il transportait des céréales ukrainiennes volées, a été autorisé à quitter le pays et est arrivé en Syrie, ont annoncé les autorités des deux pays.

ACCUSATIONS


Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, s'est dit jeudi "indigné" par les accusations "injustes" de l'ONG Amnesty International, qui a reproché à Kiev de mettre en danger des civils dans le cadre de la guerre avec Moscou.


"Je suis indigné tout comme vous par le rapport d'Amnesty International. Je le considère comme injuste", a dit M. Kouleba dans un commentaire par vidéo publié sur Facebook.

L'AVANCÉE TERRITORIALE RUSSE A RALENTI EN JUILLET


Selon Ukraine War Map, qui cartographie les positions russes et ukrainiennes depuis le début de l'invasion, le 24 février, les troupes russes ont conquit moins de territoires au mois de juillet. Le territoire contrôlé par Moscou en Ukraine a augmenté d’environ 165 km² au mois de juillet, soit approximativement 0,02 % de plus qu’à la fin de juin. Au total, la Russie occupe un peu plus de 19 % de l’Ukraine. Par comparaison, en juin, les forces de Moscou s’étaient emparées de 1 500 km² supplémentaires en un mois.

HUIT MORTS DANS UN BOMBARDEMENT


Au moins 8 morts ont été enregistrés après le bombardement d'un arrêt de bus dans l'est de l'Ukraine, d'après le gouverneur ukrainien.

L'AVERTISSEMENT DE L'OTAN


Si le secrétaire général de l'Otan a confié que les membres de l'alliance payaient "un prix" pour leur soutien à l'Ukraine, il a prévenu que cela était un bien moindre coût par rapport à une éventuelle victoire russe. Car selon Jens Stoltenberg, "un monde où Vladimir Poutine sait qu'il obtient ce qu'il veut en utilisant la force militaire est aussi un monde plus dangereux pour nous". 


"Si la Russie gagne cette guerre, elle aura la confirmation que la violence fonctionne. D'autres pays voisins pourraient alors être les prochains", a-t-il prévenu.

DES DESTRUCTIONS "JAMAIS VUES DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE"


Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a déclaré que l'alliance politico-militaire "ne peut rester indifférente" face à la "guerre d'agression brutale" que la Russie inflige à l'Ukraine. "Nous assistons à des actes de guerre, à des attaques contre des civils et à des destructions jamais vues depuis la Seconde Guerre mondiale", a-t-il déclaré dans un discours prononcé en Norvège, assurant que l'Otan continuerait à soutenir l'Ukraine. 

ZELENSKY "DÉGOÛTÉ"


Le président ukrainien a qualifié de "dégoûtant" le comportement de l'ex-chancelier allemand, Gerhard Schroeder. Proche du Kremlin, l'ancien dirigeant allemand est sous le feu des critiques après s'être rendu en vacances à Moscou et avoir eu un entretien privé avec Vladimir Poutine. D'autant que, dans une longue interview, Gerhard Schröder a évoqué "une solution négociée" souhaitée, selon lui, par la Russie. 


Moscou "active divers émissaires avec des thèses selon lesquelles l'État terroriste voudrait des négociations", a réagi Volodymyr Zelensky dans son adresse vidéo quotidienne. "Si la Russie voulait vraiment la fin de la guerre, elle n'aurait pas déployé ses réserves dans le sud de l'Ukraine et n'aurait pas commis d'assassinats de masse sur le territoire ukrainien", a-t-il poursuivi. Avant de conclure : "C'est tout simplement dégoûtant que d'anciens dirigeants d'États puissants aux valeurs européennes travaillent pour la Russie, qui se bat contre ces valeurs."

DES EXPLOSIONS A MYKOLAÏV 


De puissantes explosions ont été entendues dans la ville de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, d'après Associated Press. Deux quartiers de la ville, fréquemment visée ces dernières semaines, ont été bombardés.


Au moins quatre civils ont été tués et dix autres blessés au cours des dernières 24 heures, neuf régions ukrainiennes ayant été la cible de tirs, a indiqué le bureau dans sa mise à jour quotidienne.

ESTIMATIONS


Si les prix des céréales ont explosé avec la guerre en Ukraine, ils retrouvent désormais leur cours d'avant février. Pour autant, ces baisses seront-elles visibles dans les rayons, notamment dans ceux des boulangeries ? Nous nous sommes penchés sur la question.

AMNESTY TACLE L'ARMÉE UKRAINIENNE


Amnesty International accuse l'armée ukrainienne d'avoir mis en danger des civils. Elle aurait en effet établi des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux, et lancé des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l'invasion russe. Des tactiques qui violent le droit international humanitaire, avertit l'ONG dans un communiqué.


"Nous avons documenté une tendance des forces ukrainiennes à mettre en danger les civils et à violer les lois de la guerre lorsqu'elles opèrent dans des zones peuplées", a ainsi déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale de l'ONG, soulignant que "le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l'armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire".

REFUGIÉS 


Depuis plusieurs semaines, entre "200 et 250 délivrances de protections temporaires par jour". Un niveau "très bas", selon l'Office français de l'immigration et de l'intégration. La grande majorité des réfugiés ukrainiens en France souhaitent rentrer en Ukraine.

RENTRÉE SCOLAIRE 


Le ministère de l'Education ukrainien présente sa nouvelle initative "Wi-Fi dans les refuges des établissements scolaires", qui consiste à équiper les écoles et universités, qui se préparent pour la rentrée scolaire. Le contexte de la guerre "exige des abris anti-aériens bien équipés ; afin que les étudiants puissent étudier même pendant les alertes de menace aérienne", écrit le ministère sur Twitter. 

SATELLITE IRANIEN


La Russie va lancer en orbite un satellite iranien de télédétection la semaine prochaine, ont confirmé Moscou et Téhéran, un peu plus de deux semaines après la visite du président russe Vladimir Poutine en Iran. "En coopération avec la Russie, le satellite Khayyam sera lancé par une fusée Soyouz la semaine prochaine depuis le cosmodrome (russe) de Baïkonour, au Kazakhstan", a annoncé l'agence spatiale iranienne mercredi soir.


Ce satellite, nommé en l'honneur du poète et savant persan Omar Khayyam (1048-1131), a notamment pour but de "surveiller les frontières du pays", d'améliorer la productivité agricole, de contrôler les ressources hydriques et les catastrophes naturelles. Le lancement est prévu mardi, a confirmé la Russie.

CRISE DE L'ÉNERGIE : INFLATION RECORD AUX PAYS-BAS


Les prix à la consommation aux Pays-Bas ont progressé de 10,3% en glissement annuel en juillet, dépassant 10% pour la première fois depuis septembre 1975, a annoncé jeudi l'Office central néerlandais des statistiques (CBS). "La hausse de l'inflation s'explique principalement par l'évolution des prix de l'énergie et des loyers des logements", a précisé l'Office dans un communiqué.


"L'énergie est actuellement un contributeur majeur à l'inflation globale", a rappelé le CBS. La progression des prix de l'énergie (électricité, gaz et chauffage urbain) était de 108%, contre 84% en juin. La hausse des prix à la consommation était, elle, de 8,6% en juin. 

CÉRÉALES : UN NAVIRE CONTESTÉ QUITTE LE LIBAN


Un navire syrien qui, selon l'Ukraine, transporte du grain ukrainien volé a quitté un port libanais après que des autorités libanaises l'ont autorisé à naviguer à la suite d'une enquête, rapporte l'Associated Press. Le ministre libanais des Transports, Ali Hamie, a tweeté jeudi que le navire se trouvait désormais en dehors des eaux territoriales de son pays.


Le Laodicea, battant pavillon syrien, était ancré au port de Tripoli depuis son arrivée jeudi dernier, transportant 10 000 tonnes de farine de blé et d'orge. L' Ukraine a déclaré que la cargaison du navire avait été volée par la Russie et a exhorté le Liban à ne pas autoriser le navire à quitter le port. 


Un tribunal a toutefois décidé mercredi que le navire pouvait naviguer, après que le procureur général du Liban a conclu qu'il ne transportait pas de céréales ukrainiennes volées. Les diplomates russes ont nié avoir volé le grain, tout en accusant l'Ukraine de mentir et d'essayer de nuire aux relations entre Moscou et Beyrouth.

REFLECTEUR DE RADAR 


 Le ministère britannique de la Défense a déclaré dans sa dernière mise à jour des renseignements que les forces russes avaient probablement placé les réflecteurs de radar près du pont Antonivsky et du pont ferroviaire récemment endommagés. Cela peut possiblement être lié à l'installation d'un missile, précise le renseignement. 

"RUSSOPHOBIE" 


Moscou réclame le départ d'une diplomate norvégienne accusée de "russophobie".

100.000 RÉFUGIÉS EN FRANCE 


Plus de cinq mois après la guerre en Ukraine, le seuil des 100.000 réfugiés ukrainiens en France a été franchi cette semaine, a indiqué jeudi à l'AFP le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) Didier Leschi.


"Depuis mercredi soir, la barre des 100.000" déplacés ukrainiens couverts par l'allocation pour demandeurs d'asile (Ada) "a été franchie", a déclaré M. Leschi, confirmant des informations parues dans Le Figaro. Depuis plusieurs semaines, "on est entre 200 et 250 nouvelles délivrances de protection temporaires par jour en moyenne", un niveau "très bas", a-t-il ajouté. 

POINT SUR LA SITUATION 


Les Russes rassemblent leurs troupes dans le sud de l'Ukraine, alors que les combats continuent à l'est. Moscou tient ses positions sur la centrale nucléaire de Zaporijia, un atout dissuasif face aux Occidentaux. Le point sur le conflit, au 163e jour de guerre.

INFLATION BRITANNIQUE


La Banque d'Angleterre pourrait suivre jeudi l'exemple d'autres banques centrales et accélérer ses hausses de taux face à une inflation qui s'aggrave, au risque de pénaliser l'activité économique. L'inflation britannique s'est encore accélérée en juin, à 9,4% sur un an, soit un record en 40 ans, alimentant une crise du coût de la vie qui menace particulièrement les ménages britanniques les moins riches.


"Après les hausses survitaminées de juillet de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine (de respectivement 0,50 et 0,75 point de pourcentage, NDLR), la Banque d'Angleterre va probablement aussi se sentir obligée d'augmenter la mise en août", jugent les analystes de BNP Paribas dans une note.

10,35 MILLIONS DE REFUGIES 


LE nombre de réfugiés ukrainiens ayant franchi la frontière atteint 10,35 millions selon l'ONU, rapporte le Kiev Independant.

INFILTRÉS RUSSES


À seulement 20 kilomètres de la ligne de front, nos journalistes sur place sont à Mikolaïv (est), avec la police ukrainienne. Celle-ci a une nouvelle mission depuis le début de la guerre : traquer les infiltrés russes parmi la population. 

Mykolaïv : la police ukrainienne à la recherche d'infiltrés russesSource : TF1 Info
JT Perso

ZAPORIJIA


Dans son point de situation quotidien en cartes, l'Institut pour l'étude de la guerre (Institute Study of War, ISW), fait état des avancées respectives des troupes russes et ukrainiennes sur le terrain. 


Alors que les combats continuent à l'est, les russes rassembleraient des soldats au sud, pour faire face à la contre-offensive ukrainienne à Kherson. Côté international enfin, l'ISW souligne le fait que Moscou joue de son contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia (nord de Kherson), comme une force de dissuasion sur les occidentaux. 

NORD STREAM


La restitution à la Russie d'une turbine Siemens présentée comme essentielle au fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1, qui alimente l'Europe, est "impossible" à cause des sanctions contre Moscou, a affirmé mercredi le géant gazier russe Gazprom.


Ces déclarations risquent de renforcer l'inquiétude des pays européens, qui soupçonnent Moscou de chercher un prétexte pour retarder le retour de cette turbine et réduire encore ses livraisons de gaz, dans le contexte des tensions autour de l'Ukraine. 


Le chancelier allemand Olaf Scholz a d'ailleurs accusé mercredi la Russie d'être responsable du blocage de la livraison de la turbine. Gazprom affirme que cet équipement, qui a été renvoyé en Allemagne après avoir été réparé au Canada, est essentiel pour garantir le bon fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1, qui alimente l'Europe.

ZELENSKI ET XI JINPING


L'Ukraine cherche une opportunité de parler directement avec le dirigeant chinois Xi Jinping pour tenter de mettre fin à sa guerre avec la Russie, a déclaré le président Zelensky au South China Morning Post . Dans cette interview, l'Ukrainien exhorte le Chinois - qui est également membre au Conseil de sécurité de l'ONU - à utiliser son influence politique et économique sur la Russie.


Une requête d'entretien officiellement déposée auprès de Pékin, apprend-on, mais qui n'a jusqu'à présent pas eu de réponse. 

OTAN : WASHINGTON RATIFIE L'ADHÉSION DE LA SUÈDE ET DE LA FINLANDE 


Les Etats-Unis ont ratifié mercredi soir les protocoles d'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan, après la décision historique de ces deux pays de renoncer à leur neutralité en raison de l'invasion russe en Ukraine. Le Sénat américain a approuvé cette résolution lors d'un vote à une très large majorité, avec les élus des deux partis (95 voix pour, 1 contre). Une majorité des deux tiers était nécessaire pour approuver le texte.


"Ce vote historique est un signe important de l'engagement durable et transpartisan des Etats-Unis à l'Otan, et de la volonté de faire en sorte que notre Alliance soit prête pour relever les défis d'aujourd'hui et de demain", s'est félicité le président Joe Biden dans un communiqué. Son administration soutenait ardemment cette ratification censée démontrer la solidité de l'Alliance atlantique face à la Russie expansionniste.

LA SUISSE RESTE NEUTRE


Malgré les sanctions prises contre la Russie et son entrée prochaine au Conseil de sécurité de l'ONU, la Suisse "est toujours neutre", a assuré mercredi le président Ignazio Cassis, distinguant "neutralité" militaire et condamnation d'une violation du droit international.


"Bien sûr qu'il y a en Europe un sentiment d'une unité plus forte contre cette agression (de l'Ukraine par la Russie, NDLR) qui nous a tous réveillé d'une situation de paix dont on bénéficiait depuis 70 ans", a déclaré le président en exercice de la Confédération lors d'un entretien avec quelques journalistes au siège de l'ONU à New York. Mais "la Suisse est toujours neutre, la neutralité de la Suisse n'est pas en question", a-t-il assuré, rejetant notamment l'idée d'un rapprochement avec l'Otan.

ENQUÊTE DE L'ONU


Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine, a-t-il annoncé mercredi, répondant aux demandes de Kiev et de Moscou.


La semaine dernière, des explosions dans cette prison d'Olenivka, où étaient détenus des soldats ukrainiens faits prisonniers à Marioupol, ont fait des dizaines de morts, selon l'armée russe. Moscou accuse Kiev d'avoir bombardé ce camp de prisonniers, ce que réfutent les autorités ukrainiennes, qui affirment à l'inverse que ces détenus ont été massacrés par les forces russes.

BIENVENUE 


Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour suivre, en direct, les informations sur l'Ukraine de ce jeudi 4 août. A suivre, les principaux points de la nuit. 

Alors que le conflit ukrainien est entré dans son sixième mois, les bombardements se poursuivent dans l'est et le sud du pays.  Mercredi, la Russie a affirmé avoir tué plus de 50 soldats ukrainiens dans une frappe ayant visé  Mykolaïvka, dans la région de Donetsk. Par ailleurs, l'armée de Moscou assure avoir détruit un dépôt d'armes étrangères dans la région de Lviv, située cette fois dans l'ouest de l'Ukraine. 

"Des missiles russes de haute précision" ont détruit près de Radekhiv, dans la région de Lviv, un "dépôt d'armes et de munitions étrangères qui ont été livrées au régime de Kiev depuis la Pologne", a indiqué l'armée russe dans un communiqué. L'armée n'a pas donné plus d'éléments pour prouver ses affirmations, et l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier ces déclarations de source indépendante.

Mission d'enquête

Dans le même temps, le secrétaire général de l'ONU a annoncé qu'il allait lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine. Il répond ainsi aux demandes de Kiev et de Moscou. "J'ai décidé (...) de lancer une mission d'enquête" après avoir "reçu les requêtes de la Fédération de Russie et de l'Ukraine", a dit Antonio Guterres lors d'une conférence de presse, rappelant qu'il n'avait pas l'autorité de conduire des "enquêtes criminelles".

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Enfin, le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, le 24 février dernier, a pu poursuivre sa route en direction du Liban, ce mercredi. Son chargement a été inspecté par des experts turcs, russes et ukrainiens. Cette inspection marquait la fin d'une "phase de test" des opérations de mise en oeuvre de l'accord international signé en juillet à Istanbul en vue d'enrayer la crise alimentaire mondiale, a souligné le secrétariat du Centre de coordination conjointe.


La rédaction de TF1info

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