L'Union européenne a ajouté jeudi l'organisation paramilitaire russe Wagner sur sa liste des individus et des entités sanctionnés.
Il est visé pour "participation active à la guerre d'agression russe contre l'Ukraine".
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LA FRANCE "RESTE AUX CÔTES DE L'UKRAINE TANT QUE NÉCESSAIRE"


L'ambassadeur français en Ukraine, Etienne de Poncins, s'est rendu dans l'ouest du pays, à Rivné, où il s'est entretenu avec le maire de la commune et où il a rencontré des blessés de guerre à l'hôpital municipal. "La France œuvre pour la victoire ukrainienne et reste aux côtés de l'Ukraine tant que nécessaire", a-t-il assuré sur Twitter.

ZAPORIJIA : "NOUS SOMMES EN SURSIS"


Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a estimé jeudi que l'on était "en sursis" concernant la "sûreté" de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, à proximité de laquelle deux mines ont récemment explosé.


"Si nous n'agissons pas pour protéger la centrale, notre chance tournera tôt ou tard, avec des conséquences potentiellement graves sur la santé humaine et l'environnement", a mis en garde M. Grossi dans un communiqué diffusé à Vienne, où se trouve le siège de l'AIEA. "Nous sommes en sursis en ce qui concerne la sûreté et la sécurité nucléaires à la centrale de Zaporijia", la plus grande d'Europe, qui est occupée par les Russes depuis mars 2022, a-t-il ajouté, réitérant les craintes déjà exprimées à plusieurs reprises par son organisation.


Deux explosions de mines terrestres se sont produites à l'extérieur de la clôture entourant ce site, la première le 8 avril et une autre quatre jours plus tard, selon le communiqué.

WAGNER SUR LA LISTE DES SANCTIONS DE L'UE 


L'Union européenne a ajouté jeudi l'organisation paramilitaire russe Wagner sur sa liste des individus et entités sanctionnés pour "participation active à la guerre d'agression russe contre l'Ukraine". 


Ce groupe de mercenaires, qui combat dans l'est du territoire ukrainien pour tenter de s'emparer des villes de Bakhmout et de Soledar, avait déjà été placé en février sur une autre liste de sanctions de l'UE pour violation des droits de l'Homme et "déstabilisation" de pays en Afrique. 


Le Conseil européen, qui représente les 27 États membres de l'Union européenne, a expliqué que la nouvelle liste de sanctions "complétait" la précédente. Wagner, a-t-il poursuivi, y a été inscrit pour "des actions sapant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine".

"NOUS RAPPROCHER LE PLUS POSSIBLE DE LA VICTOIRE"


"Nous faisons en sorte de nous rapprocher le plus possible de la victoire de l'Ukraine", a déclaré dans son allocution quotidienne du soir le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky. "Nos actions seront puissantes. Nous préparons les soldats. Nous attendons avec impatience la livraison des armes", a-t-il ajouté. "Et nous veillons à ce que l'esprit d'unité soit le plus fort possible."

OLENA ZELENSKA PARMI LES 100 PERSONNALITÉS LES PLUS INFLUENTES DU TIME


La Première dame ukrainienne Olena Zelenska figure parmi les "100 personnalités les plus influentes" du monde en 2023, un classement établi chaque année par le magazine américain Time


La femme du président ukrainien Volodymyr Zelensky "ne s'attendait pas à devenir une guerrière pour le peuple ukrainien, mais elle a répondu à cet appel avec un courage altruiste", a écrit son homologue américaine Jill Biden, l'épouse de Joe Biden, dans les colonnes du média. "Olena Zelenska est une mère. Une protectrice. La fierté de sa nation. Une lueur d'espoir pour le peuple qu'elle aime", a-t-elle ajouté.


Olena Zelenska a remercié le magazine sur Twitter, y voyant "l'occasion de rendre hommage à tous les Ukrainiens qui se battent pour notre pays". "Chacun d'entre eux est invincible. Et tous ensemble, ils sont forts, comme notre pays et notre nation tout entière. Je suis fier d'avoir de telles personnes à mes côtés. Ensemble, nous sommes des gagnants", s'est-elle réjoui.


La militante ukrainienne Oleksandra Matviïtchouk, dont l'ONG est colauréate du prix Nobel de la paix, figure aussi dans ce palmarès.

JOURNALISTE AMÉRICAIN ARRÊTÉ EN RUSSIE


Le Kremlin a démenti jeudi toute implication personnelle du président Vladimir Poutine dans l'arrestation fin mars du journaliste américain Evan Gershkovich, accusé d'espionnage par les autorités russes. "Non, ce n'est pas la prérogative du président. Ce sont les services spéciaux qui s'en occupent, qui font leur travail", a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, interrogé sur le sujet lors de sa conférence de presse quotidienne. "Ce journaliste a été pris en flagrant délit", a-t-il une nouvelle fois répété. 


Ces propos interviennent après que l'agence de presse Bloomberg a rapporté mercredi, citant des sources "au fait du dossier", que Vladimir Poutine avait personnellement approuvé l'arrestation du journaliste américain. Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé le 30 mars l'arrestation de ce correspondant à Moscou du Wall Street Journal et ancien journaliste de l'AFP, alors qu'il était en reportage à Ekaterinbourg. Il est accusé d'espionnage.

VARSOVIE VEUT ÉVITER AVEC LA CHINE "LA MÊME ERREUR" QU'AVEC LA RUSSIE


Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déploré jeudi l'attitude "à courte vue" des Européens sur la Chine, dans une claire allusion à la visite du président français Emmanuel Macron dans ce pays, s'inquiétant aussi des conséquences pour l'Ukraine.


"Ils se tournent, avec une vision à courte vue, vers la Chine afin de pouvoir vendre des produits européens au prix d'un énorme coût géopolitique, augmentant notre dépendance vis-à-vis de la Chine plutôt que de la réduire", a affirmé le dirigeant polonais dans un discours à Washington. "Certains pays européens s'emploient avec la Chine à faire la même erreur qui a été faite avec la Russie - une erreur dramatique", a-t-il déclaré. 


Sans expressément nommer le président français, il a estimé que "vous ne pouvez pas protéger l'Ukraine aujourd'hui et demain en disant que Taïwan n'est pas votre affaire". "Je crois, dieu nous en préserve, que si l'Ukraine tombe, si l'Ukraine est conquise, le jour d'après la Chine pourrait attaquer - peut attaquer - Taïwan", a-t-il dit.

LE PARQUET RUSSE LANCE L'EXAMEN D'UNE VIDÉO DE DÉCAPITATION


Le parquet russe a indiqué jeudi avoir entamé l'examen d'une vidéo virale montrant un individu russophone en uniforme décapiter au couteau une personne qui semble être un prisonnier de guerre ukrainien, images qui ont provoqué le choc et la colère en Ukraine et en Occident. "Afin de déterminer l'authenticité de ce contenu et tirer les conclusions (judiciaires) qui s'imposent, (la vidéo) a été transmise aux organes d'investigation pour examen", a indiqué le bureau du procureur sur sa chaîne Telegram. 


Cette décision est une étape préliminaire qui peut déboucher, ou non, sur l'ouverture d'une enquête criminelle. L'annonce du parquet est néanmoins inhabituelle, la Russie démentant d'ordinaire les accusations de crimes de guerre portées contre ses troupes en Ukraine. 


Mercredi, après que Kiev a accusé des membres des forces russes de la décapitation, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait qualifié les images d"horribles" mais a estimé que leur "authenticité" devait encore être établie. Le Parquet russe, dans son communiqué, relève que les images semblent avoir été filmées "en été", laissant donc entendre que la scène aurait pu se dérouler en 2022.

BERLIN AUTORISE VARSOVIE À LIVRER DES MIG-29 À KIEV


Le gouvernement allemand a autorisé la Pologne à livrer des avions de combat MiG-29 issus de stocks de la RDA à l'Ukraine, selon le magazine allemand Der Spiegel. Une information confirmée par le ministère allemand de la Défense dans un communiqué, tout en précisant que "le gouvernement ignore s'il y aura d'autres demandes d'autorisation de la part du gouvernement polonais pour la livraison d'autres avions", qui doivent encore être adaptés aux normes actuelles, ndlr.


Le 5 avril, le président polonais, Andrzej Duda, avait annoncé, lors de la visite à Varsovie de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, que la Pologne était prête à livrer à Kiev "à l'avenir" l'ensemble de sa flotte de chasseurs MiG-29 de conception soviétique, soit au total une trentaine d'appareils. Cette livraison pourrait se faire "moyennant un accord de ses alliés" dans l'Otan, avait-il précisé. Varsovie devait demander l'aval à Berlin pour la réexportation de ces cinq avions car ces derniers appartenaient avant à l'Allemagne de l'Est. 


L'Allemagne avait vendu à la Pologne 23 avions de combat de type MiG-29 à la Pologne en 2002, qu'elle avait repris à l'armée de la RDA, rappelle le journal. "Les contrats de vente de matériel militaire en provenance d'Allemagne stipulent généralement que le gouvernement fédéral doit donner son accord à un éventuel transfert ultérieur", précise le magazine.

LA POLOGNE COMPARE LES ATROCITÉS DE BOUTCHA AU MASSACRE DE KATYN


Le président polonais Andrzej Duda a comparé jeudi les exactions commises par les forces russes à Boutcha  pendant l'invasion de l'Ukraine au massacre de Katyn, à l'occasion du 80e anniversaire de la découverte de cette tuerie de milliers d'officiers polonais commis par les Soviétiques à l'époque de Staline.


Il y a 80 ans, les nazis ont découvert dans la forêt de Katyn située dans la région de Smolensk en Russie les corps de milliers d'officiers polonais exécutés par la police politique soviétique en 1940, un massacre que le Kremlin a refusé de reconnaître jusque dans les années 1990.


"C'est l'un des épisodes les plus tragiques de notre histoire, jetant une ombre terrible sur les relations russo-polonaises", a dit le président Duda après avoir déposé une gerbe à la mémoire des victimes du massacre de Katyn à Varsovie.

LA NORVÈGE EXPULSE 15 "AGENTS DE RENSEIGNEMENT" RUSSES


La Norvège a annoncé jeudi l'expulsion de 15 employés de l'ambassade de Russie à Oslo soupçonnés d'espionnage, au risque de réduire quasiment à néant des relations bilatérales autrefois étroites mais qui se sont fortement détériorées du fait de la guerre en Ukraine.


La réaction de Moscou ne saurait se faire attendre : dénonçant une "nouvelle décision extrêmement inamicale", l'ambassade russe a d'ores et déjà promis "une réplique".


Membre de l'Otan dont il garde les frontières face à la Russie dans le Grand Nord, ce pays scandinave a expliqué les expulsions par "la nouvelle donne géopolitique (qui) a engendré, en matière d'espionnage, une menace accrue de la part de la Russie".

LE CHEF D'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES FRANÇAIS À KIEV


Le chef d'état-major des armées, le général Thierry Burkhard, a rencontré à Kiev son homologue ukrainien Valeri Zaloujny, avec qui il a échangé notamment sur les "besoins des forces armées ukrainiennes en matériel et en formations militaires", a-t-il indiqué sur Twitter. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes a quant à lui estimé que cette visite représentait "un signal clair du soutien que reçoit l'armée ukrainienne de ses collègues français dans la guerre contre l'agresseur". "Nous avons convenu de poursuivre la coopération et de maintenir le dialogue", a-t-il déclaré.

UN ÉLU RUSSE CONDAMNÉ À UNE AMENDE FAIT APPEL


Un élu communiste russe Mikhaïl Abdalkine, condamné en Russie à une amende pour avoir écouté un discours du président Vladimir Poutine, des pâtes suspendues sur les oreilles, doit être rejugé ce mois-ci en appel. L'expression russe "pendre des pâtes sur les oreilles" veut dire "raconter des salades". Or le député a publié le 21 février une vidéo dans laquelle il regardait et écoutait, pâtes aux oreilles, le discours de Poutine.


Condamné en mars à une amende de 150.000 roubles (1600 euros) pour "discréditation" de l'armée et des autorités, le député de l'assemblée de la région de Samara (Volga), a annoncé mercredi sur les réseaux sociaux que son appel sera examiné le 27 avril. Il a dénoncé sa condamnation comme étant "illégale et (ayant) des motifs politiques".

MUNITIONS : UN MILLIARD D'EUROS DÉBLOQUÉ PAR L'UE


Le Conseil européen a débloqué une enveloppe d'un milliard d'euros pour fournir des munitions à l'Ukraine, dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix, un fonds intergouvernemental créée par les États hors du budget européen et utilisé depuis le début de la guerre pour les fournitures d'armes à l'Ukraine.


"Cette mesure permettra à l'UE de rembourser aux États membres les munitions données à l'Ukraine à partir des stocks existants ou en redéfinissant la priorité des commandes qu'ils avaient déjà au cours de la période allant du 9 février au 31 mai 2023", précise l'institution dans un communiqué de presse. "Il n'y a pas de meilleure façon de démontrer la détermination et la volonté communes des pays de l'UE de continuer à soutenir le droit légitime à l'autodéfense de l'Ukraine, contre un agresseur russe brutal", s'est réjoui dans le communiqué le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.


Sur Twitter, le ministre des Affaires étrangères ukrainien a salué cette décision et s'est dit "reconnaissant". "Ensemble, nous luttons pour la justice et la paix, ensemble nous remporterons notre victoire commune !", a-t-il déclaré.

UNE SORTIE DE CONFLIT IMAGINÉE PAR CHATGPT


Le robot conversationnel ChatGPT, basé sur l'intelligence artificielle, a proposé une issue à la guerre en Ukraine. C'est un journal allemand qui l'a sollicité afin de réfléchir à une sortie de crise. Les propositions qui sont avancées, sans surprise, ne font pas l'unanimité.

TRIATHLON : RUSSES ET BIÉLORUSSES RÉINTÉGRÉS


La Fédération internationale de triathlon (World Triathlon) a annoncé jeudi avoir décidé de réintégrer les sportifs russes et biélorusses, interdits de compétition depuis mars 2022 dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "Le comité exécutif de World Triathlon a donné son soutien de principe à la recommandation du CIO d'un retour à la compétition des athlètes avec des passeports russes et biélorusses et de la levée de leur suspension", a indiqué l'instance dans un communiqué.


Dans une prise de position critiquée par l'Ukraine et ses alliés, le Comité international olympique (CIO) a préconisé le 28 mars le retour des athlètes russes et biélorusses sous bannière neutre et à titre individuel, sans toutefois se prononcer à ce stade sur une éventuelle participation aux Jeux olympiques de 2024 à Paris. Le triathlon emboite ainsi le pas à l'escrime, au tennis de table et au taekwondo, qui ont approuvé un tel retour ces dernières semaines. À l'inverse de l'athlétisme ou des sports équestres, qui ont maintenu l'exclusion.

FUITE DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS AMÉRICAINS


Le président américain Joe Biden s'est dit "préoccupé" jeudi par la fuite de documents américains classifiés mais a semblé écarter tout risque immédiat. "Je suis préoccupé que ce soit arrivé", a-t-il déclaré à des journalistes peu après avoir rencontré le président irlandais Michael Higgins à Dublin. "Il y a une enquête en cours" qui semble sur le point d'aboutir, a-t-il ajouté.


Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pénale après la fuite de ces documents en ligne, qui détaillent les vues de Washington sur la guerre en Ukraine et semblent indiquer une collecte d'informations sur de proches alliés des États-Unis. Le Pentagone a estimé que cette divulgation représentait un "risque très grave" pour la sécurité nationale américaine.

PRIGOJINE SUR BAKHMOUT


Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner, dont les combattants sont en première ligne dans la bataille de Bakhmout, a estimé jeudi qu'il était encore trop tôt pour parler d'un encerclement complet de cette ville symbole de l'est de l'Ukraine.


"L'armée ukrainienne continue d'amener des renforts et de les transférer dans la ville. Des combats difficiles et sanglants sont en cours, donc il est prématuré d'évoquer un encerclement complet de Bakhmout", a indiqué Evguéni Prigojine sur Telegram, assurant que 80% de la cité étaient néanmoins sous contrôle russe.

FORCES UKRAINIENNES BLOQUEES A BAKHMOUT


L'armée ukrainienne a nié jeudi auprès de l'AFP tout blocus de ses troupes dans Bakhmout, épicentre de combats dans l'est de l'Ukraine, rejetant les affirmations du ministère russe de la Défense. 


"Cela ne correspond pas à la réalité", a déclaré à l'AFP le porte-parole militaire pour la zone de l'Est Serguiï Tcherevaty, assurant que l'armée ukrainienne avait toujours la possibilité de "livrer des produits alimentaires, munitions, médicaments" à Bakhmout ainsi que d'en "récupérer" ses blessés. 

FORCES UKRAINIENNES BLOQUEES A BAKHMOUT


L'armée russe a affirmé jeudi bloquer les troupes ukrainiennes retranchées dans la ville de Bakhmout, épicentre depuis des mois des combats en Ukraine et où les Russes semblent avancer.


"Les troupes aéroportées (russes) soutiennent sur les flancs, les groupes d'assaut (du groupe paramilitaire Wagner), bloquant l'envoi de réserves de l'armée ukrainienne dans la ville et la possibilité d'un retrait (de Bakhmout) des unités de l'ennemi", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un son compte-rendu quotidien.

EXAMEN DE LA VIDEO DE DECAPITATION


Le parquet russe a indiqué jeudi avoir entamé un examen d'une vidéo virale montrant un individu russophone en uniforme décapiter au couteau un soldat qui semble être un prisonnier ukrainien.


"Afin de déterminer l'authenticité de ce contenu et tirer les conclusions (judiciaires) qui s'imposent, (la vidéo) a été transmise aux organes d'investigation pour examen", a indiqué le bureau du procureur sur sa chaîne Telegram. Cette décision est une étape préliminaire qui peut déboucher ou non sur l'ouverture d'une enquête criminelle.

UN UKRAINIEN TENTE DE S'IMMOLER PAR LE FEU EN POLOGNE


Un Ukrainien de 63 ans a été hospitalisé à Cracovie, dans le sud de la Pologne, après avoir tenté de s'immoler par le feu devant le consulat de son pays, a annoncé la police polonaise. "Un policer en patrouille et un témoin ont éteint le feu. l'homme a été emmené à l'hôpital dans un état grave, en danger de mort", a ajouté le porte-parole, sans être en mesure de préciser ce que l'homme avait crié.


De premières informations relayées par les médias donnaient à penser qu'il exhortait ses compatriotes à retourner en Ukraine pour combattre l'invasion russe. Mais un témoin cité par la suite par la télévision Polsat News a affirmé qu'il n'avait pas mentionné l'invasion de l'Ukraine, mais des griefs personnels envers le consulat, qui ne lui fournissait pas l'aide qu'il en attendait.

BLOGUEUR RUSSE ASSASSINE


Le service de sécurité russe (FSB) a pointé jeudi du doigt des responsables en exil de l'organisation de l'opposant Alexeï Navalny dans le cadre de l'enquête sur l'attentat qui a tué un blogueur militaire farouche partisan de l'assaut contre l'Ukraine. 


Une jeune femme de 26 ans, Daria Trepova, présentée comme une sympathisante du mouvement anti-Kremlin de M. Navalny, est accusée d'avoir apporté une bombe, camouflée dans un buste et qui lui aurait été transmis, selon le communiqué du FSB, par un agent des services ukrainien, Iouri Denisov, qui a quitté la Russie après l'attentat.


Répétant la thèse évoquée dès le jour de l'assassinat affirmant que l'attaque avait été organisée par l'Ukraine, en lien avec l'opposition russe, le FSB a cette fois-ci nommé des proches de l'opposant emprisonné: Léonid Volkov et Ivan Jdanov.

CEREALES UKRAINIENNES


La Russie a appelé jeudi à lever les restrictions occidentales visant le secteur agricole russe sous peine de mettre fin le 18 mai à l'accord permettant les exportations de céréales ukrainiennes.


La diplomatie russe a mis en avant cinq exigences dans son communiqué, dont la reconnexion au système bancaire international SWIFT de la banque russe spécialisée dans l'agriculture Rosselkhozbank, la reprise des livraisons en Russie d'engins et pièces détachées agricoles, l'annulation des entraves pour assurer des navires et accéder aux ports étrangers.


Elle a également demandé le dégel des actifs de société russes liées au secteur agricole situés à l'étranger et la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa, qui relie la Russie à l'Ukraine et permet la livraison d'ammoniac, un composant chimique très utilisé en agriculture.

L'UKRAINE APPELLE L'OTAN A TROUVER UNE STRATEGIE POUR LA MER NOIRE


Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a appelé jeudi les occidentaux à faire de la mer Noire une "mer de l'Otan", un an après la destruction du navire amiral russe Moskva. "Il est temps d'élaborer un réseau de sécurité global pour toutes les nations de la région menacées" et de faire de la mer Noire "ce que la mer Baltique est devenue: une mer de l'Otan", a déclaré Dmytro Kouleba à l'ouverture d'une conférence en Roumanie.


"Aujourd'hui, c'est le premier anniversaire du naufrage du croiseur Moskva" et "d'autres navires de guerre russes connaîtront le même sort avec le soutien de nos amis et partenaires", a-t-il ajouté dans un message vidéo adressé depuis l'Ukraine. Le Moskva a coulé à la mi-avril de l'année dernière à la suite d'une explosion à bord, selon le Kremlin. L'Ukraine a déclaré que ses forces armées l'avaient frappé avec des missiles.

LE PIB UKRAINIEN S'EFFONDRE


Le produit intérieur brut (PIB) de l'Ukraine s'est effondré de 29,1% en 2022 par rapport à l'année précédente du fait de l'invasion russe qui ravage le pays, a indiqué jeudi le Comité d'Etat ukrainien pour les statistiques. L'Ukraine, qui résiste grâce à l'aide militaire et financière des Occidentaux, a vu des pans entier de son économie engloutis par la guerre. Le secteur du bâtiment s'est ainsi retrouvé le plus lourdement touché, avec une chute de 67,6% l'an dernier.


Pourtant, même si les hostilités se poursuivent toujours et que jusqu'à 20% du territoire ukrainien sont occupés, le Fond monétaire international (FMI), un des bailleurs de fonds clé de Kiev, table sur une reprise économique partielle et graduelle dès cette année. 

UN JEUNE FAN D'ARMES A L'ORIGINE DE LA FUITE DE DOCUMENTS


La fuite de documents américains classifiés concernant les vues de Washington sur l'influence grandissante de la Chine et de Moscou est l'oeuvre d'un jeune homme passionné d'armes à feu, selon le journal Washington Post.


Le quotidien américain affirme dans un article publié mercredi avoir interrogé sous le sceau de l'anonymat deux membres du réseau social Discord où ont été publiées des centaines de pages de documents confidentiels, dont certains top secret, provenant d'un homme ayant comme pseudonyme "OG". "OG" a régulièrement publié pendant des mois des centaines de pages recopiées sur des documents dans la base militaire où il travaille, avance le journal, qui ajoute que la personne interrogée a refusé de préciser de quelle base il s'agissait.

LE POINT SUR LA SITUATION


Alors que la vidéo de la décapitation d'un prisonnier de guerre ukrainien présumé circule, Volodymyr Zelensky dénonce une nouvelle exaction de "monstres" russes. Moscou estime que la fuite de documents classifiés américains sur le conflit en Ukraine peut en réalité concerner des "faux". Voici les faits marquants de ces dernières 24 heures.

PERE SEPARE DE SA FILLE POUR UN DESSIN


Un père russe avait été condamné à deux ans de prison suite à un dessin de sa fille dénonçant la guerre en Ukraine. En fuite, il avait été arrêté en Biélorussie. L'ONG spécialisée russe OVD-Info a annoncé qu'il avait été extradé vers la Russie.

DES FERMIERS RISQUENT LEUR VIE POUR LEURS SEMAILLES


Les semailles doivent commencer mais les champs d'Ukraine sont truffés d'obus russes. Dans la région de Mykolaïv, environ la moitié des terres agricoles est inutilisable cette année à cause de la "contamination ou du risque de contamination" par des mines anti-véhicule et antipersonnel ainsi que par de grandes quantités de munitions d'artillerie. Si des organisations internationales, la police et l'armée viennent avec leurs sapeurs déminer des terres, l'ampleur du travail à accomplir est telle que certains agriculteurs, faute de pouvoir attendre, s'y mettent eux-mêmes.

KIEV ACCUSE MOSCOU APRÈS UNE VIDÉO CHOC


Une nouvelle vidéo insoutenable montrant la décapitation d'un prisonnier de guerre ukrainien présumé a provoqué mercredi la colère de l'Ukraine, le président Volodymyr Zelensky dénonçant une nouvelle exaction de "monstres" russes. 


L'AFP n'était pas en mesure de vérifier dans l'immédiat l'authenticité de la vidéo, ni où et quand elle a pu être filmée. Les autorités ukrainiennes ont indiqué chercher à identifier la victime.


La mission de l'ONU à Kiev s'est déclarée "horrifiée" par ces images exigeant une enquête alors que le Kremlin a appelé à vérifier l'"authenticité" de la vidéo, lui qui d'ordinaire rejette les accusations de crimes portées contre ses militaires.

200 MILLIONS DE DOLLARS USD POUR REPARER LE RESEAU ELECTRIQUE


La Banque mondiale (BM) a annoncé mercredi qu'elle allait accorder 200 millions de dollars à l'Ukraine afin de permettre au pays en guerre de remettre en état son réseau électrique, particulièrement visé par les frappes russes durant l'hiver.


Ce nouvel apport d'argent pourrait être accompagné d'un autre don, de 300 millions de dollars, de la part "des partenaires et autres contributeurs, à mesure que le projet sera élargi", a ajouté la banque dans son communiqué.


La somme doit permettre à l'Ukraine de réaliser les travaux d'urgence permettant la remise en état des infrastructures les plus critiques et de mettre en place des équipements de chauffage lorsque cela peut être nécessaire.

BIENVENUE


Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les dernières informations concernant le conflit ce jeudi 13 avril.

Les images sont insoutenables. La publication d'une vidéo montrant la décapitation d'un prisonnier de guerre ukrainien présumé a provoqué de nombreuses réactions ce mercredi 12 avril. S'il restait impossible dans la journée de vérifier l'authenticité des images, ni où et quand la vidéo a pu être tournée, les autorités ukrainiennes ont immédiatement accusé Moscou, le président Zelensky dénonçant une nouvelle exaction de "monstres" russes, tout en précisant chercher à identifier la victime. 

La mission de l'ONU à Kiev s'est, elle, déclarée "horrifiée" par ces images exigeant une enquête alors que le Kremlin a appelé à vérifier l'"authenticité" de la vidéo, lui qui d'ordinaire rejette les accusations de crimes portées contre ses militaires. La représentation onusienne évoque en outre une seconde vidéo montrant les corps mutilés de prisonniers ukrainiens. De son côté, la France a dénoncé "un acte barbare" et une "atteinte insoutenable à la dignité humaine". Et le président du Conseil européen, Charles Michel, s'est dit "mortifié par la vidéo atroce", dans un message sur Twitter. 

Accusations mutuelles

Côté russe, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a lui aussi qualifié les images d"horribles" mais s'est interrogé sur leur véracité. "Dans le monde de 'fakes' (fausses informations) dans lequel nous vivons, il faut s'assurer de l'authenticité de cette vidéo", a-t-il ajouté. D'ordinaire, les responsables russes se bornent à nier toute implication de soldats russes dans des crimes de guerre et accusent l'Ukraine d'orchestrer des mises en scène. 

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, Kiev et Moscou s'accusent mutuellement de mauvais traitements de prisonniers constituant des crimes de guerre. Début mars, une vidéo montrant l'exécution présumée d'un prisonnier de guerre ukrainien par des soldats russes a provoqué un choc en Ukraine. En novembre, le Kremlin s'était lui indigné de deux vidéos semblant montrer l'exécution présumée d'une dizaine de militaires russes par balles après s'être rendus aux forces ukrainiennes. Fin mars, l'ONU a accusé les forces ukrainiennes et russes d'avoir commis des exécutions sommaires de prisonniers de guerre.


La rédaction de TF1

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