EN DIRECT - Ukraine : "Poutine se prépare à faire davantage la guerre", estime le chef de l'Otan sur LCI

Publié le 21 mars 2023 à 6h30, mis à jour le 21 mars 2023 à 22h27

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, est l'invité de LCI ce mardi soir.
Un entretien à suivre dès 20h35 sur le canal 26.
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LE CHEF DE L'OTAN SUR LCI


Invité de LCI ce mardi, le secrétaire général de l'Otan estime que la Russie "n'envisage pas de préparer la paix" en Ukraine. "Le président Poutine se prépare à faire davantage la guerre", déplore Jens Stoltenberg.

DISCUSSIONS "PRODUCTIVES" ENTRE KIEV ET TOKYO


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est réjoui ce mardi de discussions "productives" avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida, en visite à Kiev, en louant la "volonté très concrète" de Tokyo de "protéger" l'Ukraine face à "la terreur russe".


"Étant donné la puissance du Japon, de son leadership en Asie pour la défense de la paix et l'ordre international fondé sur des règles, ainsi que sa responsabilité en tant que président (tournant) du G7, les discussions d'aujourd'hui peuvent avoir un résultat mondial", a estimé Volodymyr Zelensky, dans son message vidéo quotidien.

AIDE DE 15,6 MILLIARDS DE DOLLARS


Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce mardi être parvenu à un accord avec le gouvernement ukrainien eu vue de la mise en place d'un plan d'aide d'un montant total de 15,6 milliards de dollars.


Le plan doit permettre de "soutenir la reprise économique graduelle tout en créant les conditions d'une croissance de long terme dans un contexte de reconstruction après le conflit et sur le chemin de l'adhésion à l'Union européenne", a précisé le FMI dans un communiqué.

LA CHINE NE PEUT PRÉTENDRE ÊTRE "IMPARTIALE", SELON LES ÉTATS-UNIS


"On ne peut pas raisonnablement considérer que la Chine soit impartiale" en ce qui concerne l'Ukraine, a déclaré John Kirby, porte-parole de la Maison Blanche, la critique américaine la plus directe à ce jour de la proposition de médiation chinoise dans le conflit.


Pékin "n'a pas condamné" l’invasion russe, "n'a pas arrêté d'acheter du pétrole russe" a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs accusé Pékin de "répercuter la propagande russe" sur le fait que la guerre en Ukraine serait le résultat d'une agression occidentale.

"LES ALLIÉS DE L'OTAN NE SONT PAS EN GUERRE CONTRE LA RUSSIE"


"Non, les alliés de l'Otan ne sont pas en guerre contre la Russie", insiste sur LCI Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan. "Mais ils jouent un rôle clé et fournissent un soutien militaire sans précédent à l'Ukraine. Cela ne fait pas de nous des parties au conflit."


"Si le président Poutine l'emporte, cela sera une menace pour nous tous", poursuit-il. "Cela enverra un message aux pays autoritaires : si vous utilisez la force brutale, vous pouvez atteindre vos objectifs. Cela rendra le monde plus dangereux, et cela nous rendra plus vulnérables. C'est donc dans nos intérêts de sécurité de soutenir l'Ukraine."

"CETTE GUERRE PEUT DURER LONGTEMPS"


"Si nous voulons demain une solution négociée, dans laquelle l'Ukraine s'impose en tant que nation souveraine et indépendante, il faut aujourd'hui soutenir l'Ukraine militairement", indique sur LCI Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan. "Ce qui est négocié dépend de ce qui a lieu sur le champ de bataille."


"Nous espérons tous que cette guerre terminera avec une paix durable et juste cet été", poursuit-il. "Il faut convaincre le président Poutine qu'il ne peut pas gagner sur le champ de bataille. Mais nous devons être prêts au long terme, car cette guerre peut durer longtemps."

"LA RUSSIE NE SE PRÉPARE PAS À LA PAIX"


"Nous devons être prêts au long terme", demande sur LCI Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan. "La Russie ne se prépare pas à la paix. Quel que soit le moment auquel prendra fin cette guerre, nous vivrons dans un environnement de sécurité plus dangereux, car le président Poutine veut une Europe différente, dans laquelle il peut contrôler ses voisins."

L'OTAN VEUT "GARANTIR LA CONDITION OPÉRATIONNELLE DES MATÉRIELS LIVRÉS"


"Nous devons livrer de nouvelles armes à l'Ukraine, mais également des pièces détachées, des munitions, du carburant, des capacités de maintenance", affirme sur LCI Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan. "Tout cela est nécessaire afin de garantir le maintien en condition opérationnelle des matériels livrés."

"DES ÉLÉMENTS POSITIFS DANS LE PLAN DE PAIX CHINOIS"


"Il y a des éléments positifs dans le plan de paix chinois", assure Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, qui cite "le respect des civils", "la sûreté nucléaire" ou "le fait qu'il faut respecter l'intégrité et la souveraineté territoriale". "Tout accord raisonnable pour l'Ukraine doit être fondé sur ces principes", indique-t-il sur LCI. "Ils sont au cœur du plan de paix proposé par le président Zelensky."

"PÉKIN NE DOIT PAS FOURNIR D'AIDE LÉTALE À LA RUSSIE"


"Nous n'avons pas de preuve que la Chine fournit de l'aide létale à la Russie, mais nous savons que les Russes en ont demandé à la Chine", indique sur LCI le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. "C'est pourquoi nous disons très clairement à Pékin qu'elle ne doit pas fournir d'aide létale à la Russie, cela reviendrait à soutenir une guerre illégale d'agression."

LES PERTES RUSSES "SONT ABSOLUMENT ÉNORMES"


"L'armée russe n'a pas les qualités et les compétences dont nous pensions qu'elle disposait", affirme sur LCI le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. "Mais elle le compense en quantité, elle lance des dizaines de milliers de soldats dans la mêlée, les pertes sont absolument énormes. Cela inflige également des pertes importantes aux Ukrainiens. Il nous faut donc produire davantage de munitions et les fournir à l'Ukraine."

"POUTINE SE PRÉPARE À FAIRE DAVANTAGE LA GUERRE"


"La Russie n'envisage pas de préparer la paix, le président Poutine se prépare à faire davantage la guerre", estime sur LCI le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. "Il y a une bravoure des forces armées ukrainiennes et de la population. Elle va permettre à l'Ukraine de marquer des points."

ZELENSKY AU G7


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce mardi qu'il prendrait part par visioconférence au sommet du G7 prévu en mai à Hiroshima, au Japon.


"J'ai accepté l'invitation [...] et je participerai au sommet du G7 à Hiroshima dans un format en ligne", a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse à Kiev aux côtés du Premier ministre japonais Fumio Kishida, en visite en Ukraine.

JENS STOLTENBERG SUR LCI


Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, sera l'invité de LCI ce mardi soir. Un entretien à suivre dès 20h35 sur le canal 26.

RUSSIE ET CHINE CONTRE TOUTE GUERRE NUCLÉAIRE


La Russie et la Chine se sont prononcées ce mardi contre toute guerre nucléaire, en pleine tension avec l'Occident, en soulignant qu'un tel affrontement ne ferait que des perdants.


"Les parties déclarent à nouveau qu'il ne peut y avoir de vainqueurs dans une guerre nucléaire, et que cette dernière ne doit jamais être déclenchée", ont indiqué Vladimir Poutine et Xi Jinping dans une déclaration commune signée à l'issue de pourparlers au Kremlin.

ZELENSKY "ATTEND UNE RÉPONSE" DE LA CHINE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme avoir "invité" la Chine à dialoguer et "attendre une réponse". "Nous avons proposé à la Chine de devenir un partenaire" pour la recherche d'un règlement du conflit en Ukraine, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse. "Nous vous invitons au dialogue, nous attendons votre réponse", a-t-il ajouté, disant "recevoir des signaux, mais rien de concret" à ce stade.

OTAN


La Russie et la Chine sont "préoccupées" par la présence grandissante de l'Otan en Asie, ont déclaré les présidents des deux pays. "Les (deux) parties sont très préoccupées par le renforcement grandissant des liens entre l'Otan et les pays de la région Asie-Pacifique concernant les questions militaires et celles de la sécurité", ont indiqué Vladimir Poutine et Xi Jinping, en accusant l'Alliance atlantique de "saper la paix et la stabilité régionale".

LA MENACE DE POUTINE


La Russie "répliquera" si Londres fournit à Kiev des munitions avec de l'uranium appauvri, assure Vladimir Poutine. "Aujourd'hui, nous avons appris que le Royaume-Uni [...] avait annoncé non seulement la livraison de chars à l'Ukraine, mais également d'obus contenant de l'uranium appauvri", a lancé le président russe au cours de son discours. "Si cela se confirme, la Russie devra réagir en conséquence à cette tentative d'utiliser des armes avec cette composante nucléaire."

BLÉ


"La Russie entrave la liberté de navigation en Mer Noire, l'Ukraine fournit du blé aux pays qui en ont besoin et la France aide à le faire parvenir à destination", souligne la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, sur Twitter.

ÉNERGIE : LA RUSSIE SE TOURNE VERS LA CHINE


La Chine et la Russie ont conclu un accord sur le gigantesque projet de gazoduc Force de Sibérie 2, qui reliera la Sibérie au nord-ouest de la Chine, a annoncé mardi Vladimir Poutine à l'issue de discussions avec Xi Jinping.


"Tous les accords ont été conclus", s'est félicité le président russe depuis le Kremlin, précisant qu'"à la mise en service, 50 milliards de mètres cubes de gaz" transiteront via ce gazoduc destiné à augmenter sensiblement les livraisons russes vers la Chine.

LA CHINE SE TIENT "TOUJOURS DU CÔTÉ DE LA PAIX"


"Nos deux pays doivent continuer à travailler avec la communauté internationale pour préserver l'ordre des relations internationales", assure Xi Jinping depuis Moscou. "Nous devons promouvoir un monde multipolaire."


"Le mois dernier, la Chine a publié un document sur le règlement politique de la crise ukrainienne", poursuit le président chinois. "La Chine respecte les principes de la charte des Nations unies et a une position neutre et objective. Nous favorisons les pourparlers de paix. Nous nous tenons toujours du côté de la paix, du dialogue, et du bon côté de l'histoire."

LES RELATIONS CHINE-RUSSIE "ONT UNE IMPORTANCE SUR LE DESTIN DE L'HUMANITÉ"


"Les relations entre nos deux pays dépassent le cadre bilatéral, elles ont une importance particulière sur le destin de l'humanité", lance Xi Jinping. "Elles contribuent au développement économique de nos deux sociétés. Je suis parvenu à un consensus avec le président Poutine pour élargir la coopération dans le domaine de l'énergie et des ressources naturelles."

XI JINPING ÉVOQUE "DES ÉCHANGES AMICAUX" AVEC VLADIMIR POUTINE


Le président chinois Xi Jinping prend désormais la parole depuis Moscou. "Je veux remercier l'accueil chaleureux reçu par le président Poutine", déclare-t-il. "J'ai eu des échanges sincères et amicaux avec lui."

"LE PLAN DE PAIX CHINOIS, UNE BASE D'UN RÈGLEMENT PACIFIQUE"


En Ukraine, "les propositions du plan de paix proposées par la Chine peuvent être une base d'un règlement pacifique lorsque l'Occident et Kiev seront prêts à cette initiative", indique Vladimir Poutine. "Toutefois, nous n'observons pas pour l'heure une telle disposition de leur côté."

ÉNERGIE : POUTINE SE RÉJOUIT DE "BELLES PERSPECTIVES" AVEC LA CHINE


"La Chine est l'un des leaders en termes d'importation de pétrole russe", se réjouit Vladimir Poutine. "La Russie a l'intention d'augmenter le volume de fourniture de pétrole, et nous avons de belles perspectives dans le domaine gazier."


Le président russe entend aussi "renforcer la coopération industrielle" avec la Chine, notamment "dans le domaine pharmaceutique et de la construction navale".

POUTINE ÉVOQUE "DES LIENS D'AMITIÉ" ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE


Fin des discussions au Kremlin entre Vladimir Poutine et Xi Jinping. "Toutes nos négociations furent constructives. Elles se sont déroulées dans une ambiance chaleureuse", fait savoir le président russe lors d'un discours. "Les deux documents que nous venons de signer reflètent pleinement le caractère particulier des relations sino-russes, au plus haut niveau de leur développement."


"La Russie et la Chine ont des liens d'amitié", assure Vladimir Poutine. "Un dialogue bilatéral est maintenu à tous les niveaux, nous sommes en contact permanent. La Chine reste notre partenaire économique privilégié. Nous avons lancé une belle dynamique."

LE PREMIER MINISTRE JAPONAIS À BOUTCHA


Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a fait part ce mardi de sa "profonde indignation" après une visite à Boutcha en Ukraine, ville qui a été le théâtre d'atrocités imputées à l'armée russe.


"Alors que je pose le pied à Boutcha aujourd'hui et que je suis témoin de toutes les brutalités qui y ont été commises, j'éprouve un fort sentiment d'indignation", a-t-il indiqué, ajoutant que "le monde entier est choqué" par ces atrocités.

BOYCOTT UKRAINIEN


La Fédération ukrainienne d'escrime n'enverra aucun représentant dans les compétitions auxquelles les Russes et Biélorusses participeront. Cette décision, exceptionnelle, fait suite à l'annonce de la Fédération internationale de les réintégrer sur le circuit mondial. Un choix qui pourrait être préjudiciable pour les athlètes ukrainiens en vue des JO 2024.

OTAN : LES PAYS MEMBRES APPELÉS À "FAIRE DAVANTAGE"


Les pays de l'Otan doivent "faire davantage" pour consacrer au moins 2% de leur PIB à leurs dépenses de défense et un nouvel engagement devra être fixé au sommet de Vilnius en juillet, a annoncé ce mardi le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg.


Onze États membres avaient atteint ou dépassé cet objectif en 2020. Ils étaient huit en 2021 et ne sont plus que sept en 2022. "Nous attendions plus, mais le PIB a augmenté plus que prévu pour quelques alliés", a expliqué Jens Stoltenberg pendant la présentation du rapport annuel de l'Otan.

PÉTROLE RUSSE


La Russie a annoncé ce mardi prolonger la réduction de sa production de brut de 500.000 barils par jour jusqu'à fin juin, plus d'un mois après avoir ordonné cette réduction en représailles des différentes sanctions internationales visant son pétrole.


"Conformément à la situation actuelle du marché, la décision de réduire volontairement la production d'un montant de 500.000 barils par jour sera valable jusqu'en juin 2023 inclus", a déclaré à des journalistes le vice-Premier ministre en charge de l'Énergie, Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes.

OTAN


Les États-Unis ont inauguré ce mardi leur première garnison militaire permanente en Pologne, ce qui, selon l'ambassadeur américain à Varsovie, est un signe de l'unité de l'Otan "face à l'agression russe".


"Cela montre que nous sommes là pour rester. Cela indique au monde entier que les États-Unis sont attachés à la Pologne et à l'Otan. Nous sommes unis face à l'agression russe", a déclaré l'ambassadeur américain en Pologne Mark Brzezinski, lors d'une cérémonie officielle. La garnison, huitième en Europe, sera chargée de coordonner le soutien aux forces américaines déployées en Pologne et sur l'ensemble du flanc oriental de l'Otan.

LA VICTOIRE UKRAINIENNE "INÉVITABLE"


L'ex-président géorgien emprisonné Mikheïl Saakachvili a estimé ce mardi que la victoire de l'Ukraine contre la Russie était "inévitable" et qu'elle transformerait la région, dans un entretien avec l'AFP réalisé par écrit depuis son lieu de détention. "La victoire inévitable de l'Ukraine changera complètement la situation en Géorgie et dans la région", a-t-il déclaré.


Selon l'ancien président désormais emprisonné, connu pour ses positions résolument pro-occidentales et qui a aussi occupé des fonctions officielles en Ukraine, les Occidentaux doivent "se préparer" à la désintégration de la Russie.

L'ONG MEMORIAL CIBLÉE PAR MOSCOU


Les autorités russes ont ouvert une affaire criminelle contre Oleg Orlov, une des figures dirigeantes de l'ONG Memorial, accusé d'avoir "discrédité" l'armée russe combattant en Ukraine. Oleg Orlov était poursuivi pour "activités publiques visant à discréditer" les forces armées russes, un article du code pénal utilisé contre les détracteurs du conflit en Ukraine. S'il est inculpé, il risque une lourde peine de prison. 


L'agence Tass avait annoncé ce matin qu'une perquisition se déroulait dans les locaux moscovites de cette ONG vouée aux Droits de l'Homme, dans le cadre d'une enquête pour "réhabilitation du nazisme". Le Kremlin avait dissout Memorial en 2021, et le prix Nobel de la Paix lui avait été décerné l'année suivante.


Si cette association avait au départ été fondée pour dénoncer les crimes de l'ère stalinienne, elle est dans le collimateur du Kremlin depuis la guerre en Tchétchénie, au cours de laquelle elle avait mis en évidence les atteintes aux droits humains.

VISITE DU PREMIER MINISTRE JAPONAIS


Le Premier ministre japonais s'est recueilli sur le site d'un charnier dans la ville martyre de Boutcha, en banlieue de Kiev. Fumio Kishida est le seul chef d'État du G7 qui ne s'était pas encore rendu en Ukraine, depuis le déclenchement de l'invasion russe, le 24 février 2022.

undefinedundefinedSergei CHUZAVKOV / AFP

XI-POUTINE : RENCONTRE AU SOMMET


Xi Jinping est arrivé au Kremlin pour un sommet avec Vladimir Poutine, au deuxième jour de la visite d'État du président chinois en Russie. Le sommet entre les deux dirigeants sera consacré notamment au conflit en Ukraine et aux relations bilatérales de plus en plus étroites entre Pékin et Moscou. 


Le président russe a accueilli son homologue avec une franche poignée de main, puis une fanfare militaire a joué les hymnes des deux pays. Après la cérémonie d'accueil, les deux dirigeants doivent avoir des discussions officielles, au lendemain d'un premier entretien "informel" qui avait déjà duré plus de quatre heures. 

undefinedundefinedPAVEL BYRKIN / SPUTNIK / AFP

XI-POUTINE : SOMMET À MOSCOU


Les présidents russes et ukrainiens sont réunis au Kremlin, pour un sommet centré sur leurs relations bilatérales. À l'ouverture de leurs entretiens, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont fait assaut d'amabilités réciproques, soulignant tous les deux les liens profonds et la proximité entre les deux pays.

Sommet à Moscou: Xi et Poutine affichent leur proximitéSource : TF1 Info

ATTAQUE AU DRONE EN RUSSIE ?


L'Ukraine aurait mené une attaque au drone sur une station de pompage de pétrole dans une région frontalière, selon le gouverneur régional de la région russe de Briansk. 


C'est une station de pompage de pétrole de la compagnie Transneft qui aurait été touchée, sans faire de victime.

LE PM JAPONAIS A BOUTCHA


Le Premier ministre japonais s'est rendu à Boutcha, ville-martyre au nord de Kiev, devenue symbole des atrocités de l'occupation russe, dans le cadre de sa première visite en Ukraine. 


Fumio Kishida s'est rendu à Boutcha par le train, en début d'après-midi, peu après son arrivée à Kiev, et avant sa rencontre avec le président Volodymyr Zelensky. Son déplacement dans ce pays en guerre a été qualifié d'"historique" par Kiev.

ESCRIME : BOYCOTT UKRAINIEN


La Fédération ukrainienne d'escrime a annoncé qu'elle allait boycotter toute compétition internationale dans laquelle des sportifs russes ou biélorusses seraient engagés. 


La Fédération a pris cette décision lors d'une "réunion d'urgence" hier, à la suite de la "décision illégale et honteuse" de sa Fédération internationale de ce sport, qui a autorisé le 10 mars la réintégration des escrimeurs russes et biélorusses dans les épreuves du circuit mondial. 


Le choix de Kiev pourrait grandement réduire les chances de participation de ses athlètes aux Jeux Olympiques de 2024, les tournois qualificatifs devant débuter début en avril, pour s'étaler jusqu'au 31 mars 2024. 


Le président ukrainien s'est dit totalement opposé à une éventuelle réintégration des sportifs russes et biélorusses, y compris sous bannière neutre. Mais d'autres pays, dont les États-Unis, se sont déjà déclarés en faveur du compromis de la bannière neutre. Le CIO a proposé fin janvier une feuille de route pour organiser le retour à la compétition des sportifs sous drapeau neutre, à condition qu'ils n'aient "pas activement soutenu la guerre en Ukraine". 

MISSILES KALIBR DÉTRUITS EN CRIMÉE ?


Le ministère ukrainien de la Défense a affirmé que des missiles de croisière russes Kalibr avaient été détruits en Crimée annexée, des propos démentis par Moscou qui dit de son côté avoir repoussé une attaque de drones. L'annonce ukrainienne est discutée sur le plateau du Temps de l'Info, autour d'Elizabeth Martichoux. 

Les Ukrainiens ont-ils détruit un arsenal russe en Crimée ?Source : TF1 Info

"VISITE HISTORIQUE"


L'Ukraine a salué "la visite historique" du Premier ministre japonais Fumio Kishida à Kiev, "un signe de solidarité" de Tokyo, après plus d'un an d'invasion russe dans le pays. 


"Cette visite historique est un signe de solidarité et de coopération forte entre l'Ukraine et le Japon. Nous sommes reconnaissants envers le Japon pour son solide soutien et sa contribution à notre future victoire", s'est félicitée sur Twitter Emine Djeppar, première adjointe au ministre ukrainien des Affaires étrangères.

VISITE DE XI A MOSCOU


Sur le plateau du Temps de l'Info, les experts réunis par Elizabeth Martichoux débattent de l'importance symbolique de la visite du président chinois à Moscou.

Le Temps de l'Info : Xi meilleur allié de Poutine ?Source : TF1 Info

GAZ : LIVRAISONS RECORD A LA CHINE


Le géant russe Gazprom a annoncé des livraisons journalières record à Pékin hier via le gazoduc "Force de Sibérie" qui parcourt l'Extrême-Orient russe en direction du nord-est de la Chine, en pleine visite de Xi Jinping en Russie.

 

"Gazprom a livré les volumes demandés et établi un nouveau record historique d'approvisionnement quotidien en gaz vers la Chine", a indiqué Gazprom dans un communiqué. Interrogée par l'AFP notamment sur le chiffre précis de livraison, l'entreprise a indiqué "ne pas fournir d'informations complémentaires". 

VISITE DE XI A MOSCOU


En duplex depuis la place Rouge à Moscou, l'envoyé spécial de TF1 et LCI Jérôme Garro nous raconte la visite d'État du président chinois en Russie.

Visite de Xi : Jérôme Garro en duplex depuis MoscouSource : TF1 Info

RELATIONS RUSSO-CHINOISES


Pékin continuera à faire des relations russo-chinoises "une priorité", a affirmé Xi lors de sa visite à Moscou, selon les agences de presse russes. La Chine et la Russie sont de "grandes puissances voisines" et des "partenaires stratégiques", a ajouté le président chinois.

POUTINE A PÉKIN ?


Le président chinois Xi Jinping, qui effectue une visite d'Etat en Russie, a indiqué avoir invité Vladimir Poutine à se rendre en Chine cette année, selon les agences de presse russe. 


"Hier, j'ai invité le président Poutine à venir en Chine cette année, quand il pourra", aurait déclaré M. Xi lors d'un entretien avec le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine. 


Le président russe est depuis la semaine dernière sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crime de guerre, émis par la Cour pénale internationale. La CPI n'est reconnue ni par Pékin, ni par Moscou.

LE PREMIER MINISTRE JAPONAIS A KIEV


Fumio Kishida est arrivé à Kiev, selon la télévision japonaise NHK, pour la première visite d'un chef d'État nippon dans un pays en guerre depuis la Seconde guerre mondiale.

GUERRE EN UKRAINE : LE POINT SUR LA SITUATION

VÉTÉRANS DE WAGNER


Selon le renseignement britannique, des milliers d'anciens prisonniers de droit commun, enrôlés par la milice Wagner dans les combats en Ukraine, pourraient être amnistiés et libérés dans les semaines qui viennent, au terme de six mois d'engagement.


Une décision, validée par le président Poutine, qui pourrait compliquer les problèmes de recrutement des forces russes, selon le ministère britannique de la Défense- et formera un important afflux de délinquants difficile à gérer pour la société civile russe.

ATTAQUE DE DRONES EN CRIMÉE


Les autorités russes affirment avoir abattu la veille des drones ukrainiens en Crimée, quelques jours après une visite de Vladimir Poutine, dans cette péninsule annexée par Moscou en 2014. 


Lundi soir, "la défense antiaérienne a repoussé une attaque de drones près de la ville de Djankoï, en Crimée", a déclaré dans un communiqué le Comité d'enquête russe, organe chargé des investigations les plus importantes. "Les cibles de tous les drones abattus étaient des infrastructures civiles", a-t-il ajouté. 


Début mars, la Russie avait déjà annoncé avoir repoussé une "attaque massive" de drones ukrainiens, faisant état de dix appareils abattus. La Russie dispose d'une base militaire dans la région de Djankoï. En août 2022, cette base avait été ravagée par l'explosion d'un dépôt de munitions. Moscou avait fini par admettre un "sabotage". 

BAKHMOUT


Sur ce cliché de l'AFP, un soldat ukrainien tente d'atteindre un drone qui survole son unité, dans la région de Bakhmout, le 20 mars 2023.

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PERQUISITION DE L'ONG MEMORIAL


Des perquisitions seraient en cours dans les locaux de l'ONG Memorial à Moscou, selon l'agence Tass. L'ONG de Défense des Droits de l'Homme est de longue date dans le collimateur du Kremlin, qui l'a officiellement dissoute en décembre 2021, deux mois avant le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine. L'ONG avait reçu le prix Nobel de la Paix en 2022.


Les perquisitions en cours dans les locaux de Memorial seraient effectuées dans le cadre d'une enquête de la justice russe pour "réhabilitation du nazisme". 

MOSCOU ENQUÊTE... SUR LA CPI


La Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale contre le procureur et trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), après l'émission par cette juridiction d'un mandat d'arrêt visant Vladimir Poutine pour la "déportation" illégale d'enfants en Ukraine. 


Ces magistrats, dont le procureur de la CPI Karim Khan, "ont rendu des décisions illégales (visant à) arrêter le président de la Fédération de Russie et la commissaire aux droits des enfants", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué. "Une enquête pénale a été ouverte", est-il précisé. 

POUTINE ET XI À MOSCOU


Vladimir Poutine et Xi Jinping poursuivent leurs discussions au deuxième jour de la visite du président chinois en Russie, au moment où le Premier ministre japonais Fumio Kishida se rend lui à Kiev. 


Xi et Poutine devraient logiquement aborder à nouveau le conflit en Ukraine, Pékin ayant proposé le mois dernier un plan de paix, mais aussi leur coopération au sens large et l'approfondissement de leurs liens économiques, avec la signature attendue d'accords. 

Vladimir Poutine a salué lundi la position "équilibrée" de Xi Jinping sur l'Ukraine et dit considérer "avec respect" le plan de paix de Pékin, au début d'une visite du président chinois à Moscou scellant leur proximité face à l'Occident. Alors que la visite d'État de trois jours Xi Jinping en Russie a des allures d'appui à Vladimir Poutine, les États-Unis et l'Union européenne ont de leur côté manifesté leur soutien à Kiev en annonçant une nouvelle aide militaire. Et le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a appelé "le monde à ne pas être dupe" des propositions de la Chine pour régler le conflit en Ukraine qui, depuis l'offensive russe massive de février 2022, a entraîné un rapprochement entre Moscou et Pékin.

Le président chinois a, quant à lui, salué les "relations étroites" entre Pékin et Moscou, selon la traduction officielle en russe de ses propos. Dans un article paru dans un journal russe, Xi Jinping avait présenté son déplacement en Russie comme un "voyage d'amitié, de coopération et de paix". Pour Vladimir Poutine, cette visite est d'autant plus importante qu'il est de plus en plus isolé en Occident et visé depuis la semaine dernière par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

Pour sa part, Kiev, qui joue la prudence avec le géant chinois, a exhorté lundi Xi Jinping à "user de son influence sur Moscou pour qu'il mette fin à la guerre d'agression". Comme pour signifier son soutien à l'Ukraine face à l'appui de Pékin à Moscou, l'Union européenne a dit lundi avoir débloqué deux milliards d'euros pour acheter et livrer des munitions d'artillerie à l'armée ukrainienne. Dans la foulée, Washington a annoncé une nouvelle tranche d'aide, de 350 millions de dollars, et assuré Kiev de son soutien "aussi longtemps que nécessaire".

Sur le terrain des opérations militaires dans l'est de l'Ukraine, le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a affirmé lundi que ses hommes contrôlaient "environ 70%" de la ville de Bakhmout, théâtre d'intenses combats depuis l'été dernier. Il a aussi dit s'attendre pour fin mars-début avril à une contre-offensive de l'armée ukrainienne destinée selon lui à "couper les unités de Wagner des forces principales de l'armée russe".


La rédaction de TF1

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