Le directeur de la CIA William Burns s'est dit "convaincu" dimanche que la Chine envisageait de fournir des armes à la Russie dans sa guerre en Ukraine.
Mais les États-Unis ne disposent d'aucune indication qu'une décision ait été prise ou que du matériel ait été livré.
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USURE


Dans la même interview, le patron de la CIA a estimé que, confronté aux difficultés de son armée en Ukraine, Vladimir Poutine sait qu'il ne peut pour le moment pas gagner la guerre, mais est convaincu qu'il remportera une victoire finale à l'usure, refusant d'envisager toute autre option. "Poutine, selon moi, pense aujourd'hui qu'il ne peut pas gagner tout de suite, mais qu'il ne peut pas se permettre de perdre", a déclaré William Burns à CBS.


"En ce moment", selon lui, "je pense que Poutine est carrément déterminé" mais "trop confiant dans sa capacité à épuiser l'Ukraine". Et au lieu d'envisager une porte de sortie, le président russe "persiste et signe" dans sa guerre, selon le patron du renseignement américain, ancien ambassadeur américain à Moscou.


Sa rencontre en novembre en Turquie avec son homologue russe Sergueï Narychkine était "démoralisante", a-t-il aussi fait savoir. Il dit avoir vu "une forme d'imprudence, d'orgueil démesuré" chez le patron du SVR (renseignement extérieur), rencontré pour le mettre en garde de tout recours à l'arme nucléaire, et non pour des négociations, dont le point de départ "sera décidé par les Ukrainiens."

ARMES


Le directeur de la CIA William Burns s'est dit "convaincu" dimanche que la Chine envisageait de fournir des armes à la Russie dans sa guerre en Ukraine, mais les États-Unis ne disposent d'aucune indication qu'une décision ait été prise ou que du matériel ait été livré.


"Nous sommes convaincus du fait que les dirigeants chinois envisagent de fournir du matériel létal" à la Russie, a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne CBS diffusée dimanche. Mais, a-t-il ajouté, "nous n'avons pas constaté qu'une décision définitive ait été prise" et "nous n'avons pas constaté de preuves qu'ils aient livré" des armes à la Russie.


Les États-Unis accusent depuis une semaine la Chine d'envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, ce que dément Pékin. Selon des informations de presse, dont celles du Wall Street Journal, il s'agirait de drones et de munitions notamment.

POUTINE CRITIQUE L'OTAN


Le président russe Vladimir Poutine a accusé l'Otan de participer au conflit en Ukraine en fournissant des armes aux forces de Kiev, dans une interview diffusée ce dimanche.


"Ils envoient des dizaines de milliards de dollars d'armes à l'Ukraine. Ceci est vraiment de la participation", a-t-il affirmé dans un entretien avec la chaîne Rossiya-1.

L'ALGÉRIE VA ROUVRIR SON AMBASSADE À KIEV


L’Algérie, alliée traditionnelle de Moscou, a décidé de rouvrir son ambassade à Kiev, fermée depuis l'invasion russe de l'Ukraine il y a un an, a annoncé dimanche le ministère algérien des Affaires étrangères. Alger et Moscou entretiennent des relations privilégiées de longue date. En 2021, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint trois milliards de dollars.


"Cette décision intervient dans le cadre de la sauvegarde des intérêts de l'Etat algérien dans ce pays ainsi que ceux de la communauté nationale", a précisé le ministère dans un communiqué.


La réouverture de l'ambassade qui sera dirigée par un chargé d'affaires se fera "dans les plus brefs délais", a ajouté la même source. 

ACCUSATION DE "DÉSTABILISATION"


La Russie a accusé ce samedi les Occidentaux d'avoir "déstabilisé" le sommet économique du G20 en Inde.


Selon Moscou, les États-Unis et les membres de l'Union européenne auraient tenté de faire adopter par "chantage" un passage en soutien à l'Ukraine dans un communiqué commun. 

REPORTAGE 


L'Ukraine est entrée vendredi 24 février dans sa deuxième année de guerre. Elle est particulièrement violente dans la région de Bakhmout, dans le Donbass.


Notre équipe de journalistes a pu accompagner des pilotes d'hélicoptères, au-dessus des zones de combat.

WAGNER REVENDIQUE UN VILLAGE AU NORD DE BAKHMOUT



Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a revendiqué ce samedi la capture par ses hommes du village de Iaguidné. Ce territoire est situé à la périphérie nord de Bakhmout.


La prise de Iaguidné renferme davantage l'étau russe autour de Bakhmout, le village étant situé à moins de deux kilomètres du centre de cette ville-forteresse. La ville de Bakhmout est devenue un symbole de la lutte pour le contrôle de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine.

BIENVENUE SUR CE DIRECT


Retrouvez toutes les informations sur la guerre en Ukraine dans ce fil live du dimanche 26 février.

Les violents combats se poursuivent autour de Bakhmout, localité de l'est de l'Ukraine que les troupes russes tentent de prendre depuis l'été dernier. Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a revendiqué samedi la capture par ses hommes du village de Iaguidné, situé à la périphérie nord de la ville stratégique. Cette prise renferme davantage l'étau russe autour de Bakhmout, le village étant situé à moins de deux kilomètres du centre de cette ville-forteresse, à l'importance stratégique contestée, mais devenue un symbole de la lutte pour le contrôle de la région du Donbass.

Nouvelles sanctions

Cette annonce intervient alors que l'Union européenne a annoncé de nouvelles sanctions visant 121 individus et entités, dont des fabricants iraniens de drones. Approuvé vendredi soir avant son adoption formelle samedi, ce train de sanctions européennes, le dixième depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a un an, fait écho aux mesures prises vendredi par les États-Unis et la Grande-Bretagne, précédées d'une sévère mise en garde du G7 aux pays venant en aide à la Russie dans cette guerre.

Toujours sur le plan diplomatique, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 ont achevé samedi en Inde des réunions sans parvenir à un communiqué commun, en raison de divergences avec la Chine à propos de la guerre en Ukraine. Réunis depuis vendredi à Bangalore, capitale technologique de l'Inde, le G20 Finances tentait de s'accorder sur des solutions face aux défis posés par l'économie mondiale, dans un contexte de guerre en Ukraine et de poussée inflationniste. 

L'Inde, qui assure la présidence du G20, a publié samedi à l'issue des réunions un "résumé" des discussions, mais pas de communiqué commun. "La plupart des membres ont fermement condamné la guerre en Ukraine" avec "différentes évaluations de la situation et des sanctions", indique le document. Une annotation précise qu'au sein du G20 seules la Chine et la Russie n'ont pas approuvé deux paragraphes à propos de l'Ukraine.


La rédaction de TF1

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