EN DIRECT - Ukraine : la Russie accuse l’Occident d’être "prêt à plonger le monde entier dans les abysses de la guerre"

Publié le 22 février 2023 à 6h45, mis à jour le 22 février 2023 à 23h56

Le secrétaire général de l'ONU a dénoncé l'"affront à notre conscience collective" causé il y a un an par l'invasion russe de l'Ukraine, à l'ouverture de l'Assemblée générale où Kiev et ses alliés espèrent un soutien massif à une résolution appelant à une paix "juste et durable".
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L'OCCIDENT PRÊT À PLONGER LE MONDE "DANS LES ABYSSES DE LA GUERRE" SELON LA RUSSIE


Les Occidentaux sont "prêts à plonger le monde entier dans les abysses de la guerre" pour infliger une "défaite stratégique" à la Russie, a accusé mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia.


"Dans leur désir d'infliger une défaite à la Russie de toutes les manières possibles, ce n'est pas seulement l'Ukraine qu'ils peuvent sacrifier, ils sont prêts à plonger le monde entier dans les abysses de la guerre", a déclaré l'ambassadeur russe auprès de l'ONU, qui représentait son pays lors de cette réunion spéciale de l'Assemblée pour l'anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"UN AFFRONT À NOTRE CONSCIENCE COLLECTIVE" DÉNONCE L'ONU


L'invasion de l'Ukraine par la Russie est "un affront à notre conscience collective", a dénoncé mercredi le secrétaire général de l'ONU à l'ouverture d'une session de l'Assemblée générale des Nations unies marquant l'anniversaire de la guerre.


"Le premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie représente un sombre jalon, pour le peuple ukrainien et pour la communauté internationale. Cette invasion est un affront à notre conscience collective", a déclaré Antonio Guterres.

LA CHINE N'A PAS CONSULTÉ KIEV POUR SON PLAN DE PAIX


Le gouvernement chinois n'a pas consulté Kiev en préparant son plan de paix en Ukraine, censé être rendu public cette semaine, a déclaré mercredi un haut responsable ukrainien. 


"La Chine ne nous a pas consultés", a dit ce responsable qui a requis l'anonymat à plusieurs médias, dont l'AFP. Côté russe, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que la Chine, via son chef de la diplomatie Wang Yi, avait exposé à Moscou sa vision pour "le règlement politique" du conflit.

LA FRANCE VA RELOCALISER LA PRODUCTION DE POUDRE POUR OBUS


L'industriel français Eurenco, qui produit des explosifs et poudres pour les munitions d'artillerie, va relocaliser à Bergerac (Dordogne) la production de poudre propulsive pour les obus, a annoncé mercredi le ministre des Armées Sébastien Lecornu.


"Nous avons décidé de relocaliser une capacité de production de poudre de gros calibre à Bergerac sur un horizon assez court (...) avec un objectif de 1.200 tonnes de poudre par an", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse, justifiant la décision par les conséquences de la guerre en Ukraine, entre autres.

CHINE-RUSSIE


La Chine a exposé à la Russie sa vision pour "le règlement politique" du conflit en Ukraine, a indiqué mercredi le ministère russe des Affaires étrangères, à l'issue du déplacement à Moscou du chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi.


"Les partenaires chinois nous ont fait part de leurs réflexions sur les causes profondes de la crise ukrainienne, ainsi que sur leurs approches pour son règlement politique", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Il n'a pas été question d'un +plan+ (de paix) séparé", a-t-il toutefois relevé.

L'AFRIQUE DU SUD DÉFEND SES EXERCICES NAVALS CONTROVERSÉS AVEC LA RUSSIE


L'armée sud-africaine a défendu sa décision d'accueillir des exercices navals controversés avec la Russie et la Chine qui ont commencé mercredi peu avant le premier anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine et inquiètent les Occidentaux.


"Il y a une différence entre le militaire et le politique", a déclaré le général Siphiwe Sangweni, responsable des opérations conjointes au sein des forces armées sud-africaines, lors d'une conférence de presse au port de Richards Bay (est). "La coopération et la coordination avec toutes les autres armées est quelque chose de très important pour nous", a ajouté le général Sangweni.

LA PREMIÈRE DAME UKRAINIENNE PLAIDE À L'ONU POUR LA CRÉATION D'UN TRIBUNAL SPÉCIAL


"Je pense que vous serez tous d'accord que, quels que soient le pays ou la nationalité, vous avez le droit de ne pas être tués dans vos propres maisons", a-déclaré la Première dame ukrainienne Olena Zelenska dans un message diffusé à l'ONU, lors d'un événement spécial sur les violations des droits de l'Homme en Ukraine un an après l'invasion russe. 


"Mais les Ukrainiens sont tués sous les yeux du monde entier depuis un an, dans leurs villes, villages, appartements, hôpitaux, théâtres", a-t-elle ajouté, défendant le droit à "l'autodéfense" de l'Ukraine.


"C'est pourquoi j'appelle les Nations unies à établir un tribunal spécial pour les crimes d'agression russes. Nous ne sommes pas les seuls à en avoir besoin, c'est pour tout le monde. Pour que ça ne puisse pas se reproduire".

95% DES UKRAINIENS CONFIANTS DANS LA VICTOIRE SELON UN SONDAGE


Quatre-vingt quinze pour cent des Ukrainiens croient en la victoire de leur pays contre la Russie, selon un sondage réalisé début février par l'institut ukrainien Rating Group, qui montre que la détermination du pays ne diminue pas après un an de guerre.


Parallèlement, 97% des Ukrainiens interrogés disent avoir confiance en leur armée (contre 65% en 2019) et 90% en leur président, Volodymyr Zelensky (36% en janvier 2022), selon ce sondage.


Alors que 17% de la population a indiqué avoir perdu un proche tué dans la guerre, plus de la moitié (58%) a jugé "impossible" le rétablissement des relations amicales avec les Russes et les Bélarusses, dont le pays est un allié de Moscou. 

NEW START SUSPENDU : "GRAVE ERREUR" SELON JOE BIDEN


La suspension du traité de désarmement nucléaire New Start par Moscou est une "grave erreur", a affirmé Joe Biden, selon le pool de journalistes de la Maison Blanche.

LA SUSPENSION DE NEW START VALIDÉE PAR LE PARLEMENT RUSSE


Les deux chambres du Parlement russe ont acté mercredi la suspension du traité de désarmement nucléaire New Start, une décision annoncée la veille par le président Vladimir Poutine et dénoncée à l'unisson par les puissances occidentales.


Les députés de la Douma, la chambre basse, ont d'abord approuvé à l'unanimité la suspension avant d'être suivis quelques heures plus tard par les sénateurs de la chambre haute, le Conseil de la Fédération, ont rapporté les agences de presse russes.


Le ministère russe des Affaires étrangères avait toutefois précisé mardi que Moscou continuerait de respecter la limitation de son arsenal nucléaire malgré la suspension de New Start, jusqu'à la fin effective du traité le 5 février 2026.

"DÉFENDRE NOS TERRES HISTORIQUES"


"Dans le cadre de l'opération spéciale militaire, nous nous sommes réunis ici. (...) J'ai écouté les commandants en chef militaires qui nous disent que les combats sont menés pour défendre nos terres historiques", a déclaré Vladimir Poutine, depuis le stade de Loujniki à Moscou, dans le cadre d'un grand concert patriotique organisé ce mercredi. 


Les combattants russes "se battent là-bas de façon héroïque et courageuse, nous sommes fiers d'eux", a-t-il lancé, sous les "hourra" d'un public de dizaines de milliers de Russes. "Ils doivent pouvoir entendre nos encouragements, tout le pays est à leur côté", a poursuivi le chef du Kremlin, qui a affirmé que "nous défendons nos intérêts, nos habitants, notre culture, notre langue, nos territoires". 

VLADIMIR POUTINE PREND LA PAROLE


Vladimir Poutine arrive sur la scène du stade moscovite de Loujniki, où des dizaines de milliers de Russes se sont rassemblés mercredi pour un grand concert patriotique organisé par les autorités en soutien à leur offensive contre l'Ukraine. Par -15°C, le public y agite des centaines de drapeaux russes, alors que sur les scènes se succèdent des chants patriotiques et des discours de combattants russes du front ukrainien.


Ce concert baptisé "Gloire aux défenseurs de la patrie" intervient à la veille de la journée du même nom, et à l'avant-veille du premier anniversaire de l'offensive russe contre son voisin. Des enfants du Donbass ukrainien, notamment de la ville martyre de Marioupol, au sud-est de l'Ukraine, sont montés sur scène, se serrant contre un militaire russe proclamant face à la foule "Nous gagnerons !".

LA FOULE AVANT LE DISCOURS DE POUTINE


Quelque 200.000 personnes sont attendues au stade Loujniki à Moscou pour un concert patriotique, au cours duquel Vladimir Poutine doit prendre la parole, au lendemain d'un virulent discours à la nation. L'évènement est dédié au Jour du défenseur de la patrie, une fête héritée de l'ex-URSS très populaire en Russie, célébrée jeudi.

Des personnes arrivent pour un concert patriotique organisé au stade Loujniki à Moscou, où Vladimir Poutine doit prendre la parole, le 22 février 2023.
Des personnes arrivent pour un concert patriotique organisé au stade Loujniki à Moscou, où Vladimir Poutine doit prendre la parole, le 22 février 2023. - Natalia KOLESNIKOVA / AFP

NOUVEAU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE DANS QUELQUES MINUTES


D'après le correspondant de LCI à Moscou, Vladimir Poutine devrait à nouveau s'exprimer ce mercredi d'ici une quinzaine de minutes, au stade Loujniki, devant 200.000 personnes.

L'ESPAGNE VA ENVOYER SIX CHARS LÉOPARD


L'Espagne va donner à l'Ukraine six chars Leopard 2A4, qui n'étaient plus en service et que l'armée espagnole est en train de réparer, a annoncé mercredi la ministre de la Défense à la Chambre des députés.


Margarita Robles, qui n'a pas donné de précisions sur le calendrier de cet envoi, a assuré que l'Espagne pourrait réparer d'autres chars de ce type pour les envoyer à l'Ukraine "si cela était nécessaire" et si "nos alliés nous le demandaient".

LA RELATION CHINE-RUSSIE "STABILISE LA SITUATION INTERNATIONALE"


Vladimir Poutine a jugé mercredi que la relation russo-chinoise "stabilisait la situation internationale", en plein suspense autour d'un plan de paix chinois pour l'Ukraine, censé être rendu public cette semaine.


"Les relations internationales sont compliquées aujourd'hui (...) Dans ce contexte, la coopération (...) entre la Chine et la Russie a une grande importance pour la stabilisation de la situation internationale", a déclaré le président russe, en accueillant au Kremlin le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi.

"DESTRUCTION DÉLIBÉRÉE"


Des experts de l'ONU ont dénoncé mercredi la "destruction délibérée" de la culture ukrainienne par la Russie pouvant s'assimiler à une tentative d'éradiquer le droit des Ukrainiens à leur propre identité, dans un communiqué publié à l'avant-veille du premier anniversaire de l'invasion russe. 


Ces experts ont appelé à l'arrêt des destructions intentionnelles de sites, institutions et objets d'importance culturelle, historique et religieuse en Ukraine, ajoutant que le dénigrement continu de l'histoire et de l'identité du peuple ukrainien était utilisé comme une justification de la guerre et de la haine.

APPEL DU GROUPE WAGNER


Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner a exhorté mercredi les Russes à faire pression sur l'armée pour fournir des munitions à ses hommes, un appel inédit qui illustre l'ampleur des tensions entre les mercenaires et l'état-major russe.


"Si chaque Russe à son niveau - pour ne pas appeler qui que ce soit à manifester - disait simplement 'Donnez des obus à Wagner', ce qui est déjà en cours sur les réseaux sociaux, alors ce serait déjà important", a déclaré l'homme d'affaires Evguéni Prigojine dans un enregistrement sonore diffusé par son service de presse.

"NOUS DEVONS ATTEINDRE LES OBJECTIFS FIXÉS"


"Nous devons atteindre les objectifs fixés, et nous allons les atteindre tôt ou tard, diplomatiquement ou au pire militairement", a affirmé sur LCI le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov. "Le minimum, c'est de libérer la république populaire de Donetsk, c'est notre terre", a-t-il poursuivi, visant "une nouvelle Ukraine". "La Russie tient bon", a-t-il aussi affirmé. 

ENTENTE MOSCOU-PÉKIN 


La Russie et la Chine ont affiché mercredi leur bonne entente et leur volonté d'approfondir leurs relations, au moment où Pékin cherche à intercéder comme médiateur dans le conflit ukrainien avec un plan de paix censé être dévoilé cette semaine.


"Nos relations se développent de manière sûre et dynamique. Et malgré de fortes turbulences sur la scène internationale, nous faisons preuve d'unité, d'une volonté de défendre les intérêts de l'un et de l'autre en respect du droit international et du rôle central de l'Organisation des Nations unies", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une rencontre à Moscou avec son homologue chinois, Wang Yi.


Pour sa part, le chef de la diplomatie chinoise a promis de "poursuivre ses efforts afin de renforcer et d'approfondir les relations russo-chinoises", selon des propos traduits en russe lors de la rencontre. Wang Yi doit être reçu plus tard dans la journée par le président Vladimir Poutine au Kremlin, selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

"NOUS DÉVELOPPONS NOTRE ÉCONOMIE"


"L'économie russe souffre beaucoup", a estimé mardi Emmanuel Macron, qui a dit "ne pas croire" à la "propagande" des statistiques officielles publiées par Moscou. Sur LCI, le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov a balayé ces propos en revenant sur les chiffres officiels sur la contraction du Produit intérieur brut (PIB) russe de 2,1% en 2022. "On nous prédisait que l'économie serait sur les genoux, mais 2%, ce n'est rien. L'inflation est assez bridée en Russie, à 12%, et correspond à l'inflation de plusieurs pays européens", a-t-il affirmé. 


"Les sanctions sont illégitimes, irrationnelles, elles créent des problèmes, on doit l'avouer, mais aussi des opportunités", forçant le pays à être "plus autonome", a-t-il poursuivi. "Nous développons notre économie, notre secteur financier, et de nouveaux partenariats étrangers, de nouveaux débouchés, on s'adapte."

"UN RÉGIME TISSÉ DE HAINE ET DE MENSONGE"


Le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov a été interrogé sur LCI sur le cas d'un couple d'Ukrainiens tué sur une autoroute près de Boutcha, dont les corps ont été découverts en avril 2022. Selon notre enquête, tous deux ont été abattus par des soldats russes, ce qui constitue un crime de guerre. Les images montrent un "montage", s'est défendu le diplomate, affirmant que "c'est la façon de faire des militaires ukrainiens". "Ils ne veulent pas que les civils quittent les villes, car ils représentent pour eux un bouclier humain, (...) c'est un schéma très sophistiqué", a-t-il accusé, évoquant un "régime tissé de haine et de mensonge". Boutcha, Irpin, Borodyanka, autant de villes où la Russie est accusée de crimes de guerre sont des "clichés", a-t-il prétendu.

"QUATRE RÉGIONS RATTACHÉES POUR TOUJOURS"


"Nous avons rattaché quatre régions pour toujours", renvoyant à l'annexion proclamées par Moscou des régions de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia, a affirmé sur LCI le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov. "La négociation est toujours possible, mais la réalité sur le terrain, c'est que ces quatre régions sont russes", a-t-il insisté, affirmant que pour l'heure "la solution militaire prime". 

L'OCCIDENT A LIVRÉ UNE "GUERRE" CONTRE LA RUSSIE


Sur LCI, le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov a affirmé que l'offensive russe en Ukraine ne reste qu'une "opération spéciale", les Ukrainiens étant "un peuple frère", mais les Occidentaux ont livré "sans la déclarer" une "guerre" contre la Russie. "Quel autre terme pouvons-nous employer pour qualifier la situation actuelle ?", a-t-il lancé. "C'est très confortable pour les États-Unis d'utiliser l'Ukraine comme une compagnie militaire privée qui se bat contre la Russie, sans se salir les mains dans le sang", a-t-il accusé.

"LA RUSSIE EST INTERVENUE POUR METTRE FIN À LA GUERRE"


Invité sur LCI, le porte-parole de l'ambassade de Russie en France Alexander Makogonov est revenu sur le discours à la nation du dirigeant russe mardi et la réponse du président américain depuis la Pologne. "Il y a une grande différence entre le discours du président Poutine et de Biden. Vladimir Poutine s'adresse à son peuple, sa nation, parce que nous nous battons pour notre maison, notre terre, nos vies, nos concitoyens, pour nous. Biden, il vient sur des territoires d'autres pays et les incite à continuer la guerre contre la Russie", a-t-il accusé. 


"Le seul objectif pour les représentants américains, c'est d'inciter les partenaires à tout faire pour que les États-Unis puissent continuer à maintenir leur hégémonie mondiale", a-t-il poursuivi. Reprenant les mots de Vladimir Poutine, "cette guerre a été provoquée, incitée, fomentée de l'extérieur, par les élites occidentales d'un côté, les États-Unis à la tête, le régime de Kiev, et la Russie est intervenue pour mettre fin à la guerre. Elle ne commence jamais les guerres, mais les termine", a encore déclaré le porte-parole, évoquant une "défense légitime" pour venir en aide au "peuple du Donbass, exterminé pendant huit ans".

"AUCUNE INFORMATION" SUR LES PERTES RUSSES À BAKHMOUT


Quelle est la situation à Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine, où les combats font rage ? Sur LCI, Alexander Makogonov, porte-parole de l'ambassade de Russie en France, affirme que "personne n'a d'information" sur les pertes russes. "Les Ukrainiens ont besoin de gonfler les chiffres et les inverser à leur faveur, alors que nous savons tous que si c'étaient les pertes du côté russe, les forces russes ne seraient pas à l'initiative (de l'offensive). La ville est presque encerclée, le régime de Kiev jette dans ce bourbier de nouveaux mobilisés, encore et encore, sans compter les pertes, qui montent peut-être par centaines par jour, on en sait rien", a-t-il assuré. 

CRITIQUES DE WAGNER : QUELLE RÉACTION DE LA RUSSIE ?


Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evgueni Prigojine, a accusé mardi l'état-major de son pays de "trahison" pour refuser selon lui de fournir du matériel à ses mercenaires, en première ligne dans l'est de l'Ukraine. Des propos auxquels "je ne peux donner aucun crédit car il faut vérifier d'où ça vient", "vous me parlez d'une personne privée, je ne sais pas quelles sont ses pensées, ses idées", s'est défendu sur LCI Alexander Makogonov, porte-parole de l'ambassade de Russie en France. "Il joue son rôle, il fait partie des forces qui se battent pour la libération de nos terres, mais je ne peux pas commenter ces détails", a-t-il poursuivi.

LA VENUE DE POUTINE SUR LE FRONT "PAS PRÉVUE"


"Officiellement, il n'est pas prévu" que Vladimir Poutine se rende sur le terrain, "ce n'est pas à l'ordre du jour", a indiqué sur LCI Alexander Makogonov, porte-parole de l'ambassade de Russie en France. 

"L'ARMÉE RUSSE NE TUE PAS DES CIVILS"


Pendant le discours de Vladimir Poutine mardi, les forces russes ont bombardé des immeubles à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, causant la mort d'au moins cinq civils, selon les autorités ukrainiennes. "L'armée russe ne tue pas des civils. Les images sont très souvent truquées et montées de manière à montrer que les soldats russes tuent des civils (...) mais cela pourrait être les défenseurs ukrainiens qui auraient pu organiser cette provocation", a réagi sur LCI Alexander Makogonov, porte-parole de l'ambassade de Russie en France. 


Renvoyant aux statistiques des Nations Unies, "entre 6000 et 7000 civils en ont été tués", a-t-il affirmé, "mais pas par les Russes, la plupart ont été tués certainement par les forces armées ukrainiennes", qui "tiennent très souvent leur propre population en otage", selon lui. "Les civils, pour eux, ça ne compte pas, c'est comme des cartouches, (...) ils sont les premiers à souffrir à cause de tout ça, et pas à cause des militaires russes", a insisté le porte-parole, qui a dit "croire à notre vérité". 


"Notre vérité va l'emporter malgré tout" en dépit d'une "propagande" ukrainienne, a-t-il affirmé. "Depuis le début du conflit, 4500 personnes ont été tuées dans le Donbass, dont 150 d'enfants. Ces statistiques, ça ne compte pas pour vous ?", a-t-il lancé.

L'ALLOCUTION DE V. POUTINE SE PRÉPARE


Le dirigeant russe doit à nouveau s'exprimer ce mercredi, à compter de 13h au stade Loujniki à Moscou. Le dispositif de sécurité commence à être déployé. 

"REBATTRE LES CARTES"


Les États-Unis ont accusé cette semaine la Chine d'envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, ce que dément Pékin. Si c'était le cas, cela "changerait la donne" dans ce conflit qui dure depuis un an, estiment plusieurs experts auprès de l'AFP.


Un afflux d'armes en provenance de Chine "rebattrait les cartes" du conflit en Ukraine, a notamment fait valoir Mick Ryan, ancien stratège et général de l'armée australienne aujourd'hui à la retraite. "C'est une guerre de systèmes industriels. Pour le moment, la Russie est (à la traîne par rapport à) l'Occident. Si la Chine s'implique, tout avantage que l'Ukraine avait grâce à la capacité industrielle de l'Occident disparaît instantanément", a-t-il exposé.


Les "munitions chinoises rendraient la vie très difficile aux Ukrainiens, qu'il s'agisse de munitions d'artillerie, de munitions de précision ou d'armes de frappe à plus longue portée dont la Russie est à court".

QUEL REGARD SUR LA GUERRE EN RUSSIE ?


En Russie, où toute opposition est réprimée, il est très difficile de croire aux sondages. Mais certains estiment que 70% de la population soutient la guerre en cours en Ukraine. L'une de nos équipes sur place a essayé de comprendre leur point de vue.

UNE GUERRE "ABSURDE ET CRUELLE"


"Une victoire construite sur des ruines ne sera jamais une vraie victoire": le pape François a lancé mercredi un nouvel appel à la paix en Ukraine, condamnant une guerre "absurde et cruelle" deux jours avant le premier anniversaire de l'invasion du pays.


"Le 24 février marquera le premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine, un an de guerre absurde et cruelle. Un triste anniversaire", a déclaré le jésuite argentin à l'issue de son audience générale hebdomadaire au Vatican.


"Je lance un appel à tous ceux qui ont autorité sur les nations afin qu'ils s'engagent concrètement pour la fin du conflit, pour atteindre un cessez-le-feu et débuter des négociations de paix", a ajouté le pape de 86 ans.

SOMMET DE L'OTAN


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a l'intention d'assister personnellement au sommet de l'Otan prévu à Vilnius en juillet, a indiqué l'ambassadeur ukrainien en Lituanie, cité par l'agence de presse balte BNS. Une information relayée notamment par le média ukrainien Kyiv Post sur Twitter.

KHARKIV VISÉE PAR DES FRAPPES


La ville de Kharkiv a été "touchée", faisant des "victimes civiles", a affirmé sur Twitter la députée Lesia Vasylenko. Deux personnes ont été blessées lors de frappes, a confirmé le gouverneur de la région, Oleh Synyehubov, cité par The Guardian


"Selon les données préliminaires, des 'arrivées' ont été enregistrées à Kharkiv. Des éléments d'infrastructure étaient dans le viseur des occupants. Selon le centre régional d'assistance médicale d'urgence, deux personnes ont été blessées. Elles sont dans un état léger et sont traitées par des spécialistes", aa-t-il écrit sur Telegram. Au moins quatre explosions ont été entendues dans la ville, selon le quotidien britannique.

"LA RUSSIE A ÉCHOUÉ DANS TOUS SES OBJECTIFS"


"Il y a un an, l'Ukraine était choquée par cette guerre d'envergure lancée par le Kremlin, la population était apeurée", se rappelle sur LCI Ioulia Tymochenko, ancienne Première ministre ukrainienne. "Un an après, nous voyons à quel point la nation ukrainienne s'est unie, à quel point le peuple et les forces armées sont devenus forts et invincibles. Je tiens à remercier la France pour l'unité."


"Une grande alerte aux raids antiaériens est en cours sur toute l'Ukraine", poursuit-elle depuis Kiev. "Il peut y avoir de nouveaux tirs et bombardements. Malgré tous ces missiles, le Kremlin et Poutine n'ont pas réussi à atteindre leurs objectifs. Ils voulaient s'emparer de Kiev et ruiner l'unité du monde libre. Ils ont échoué dans tous leurs objectifs, c'est notre victoire commune aujourd'hui."

LE POINT SUR LA SITUATION


Discours de Poutine et Biden, économie russe... Retour sur les principales informations des 24 dernières heures.

LE JOUR OÙ L'UKRAINE S'EST ÉLOIGNÉE DE LA RUSSIE


Le 22 février 2014, Viktor Ianoukovitch, président ukrainien de l'époque, était destitué par le Parlement. Ce coup de force, après de longs mois de manifestations, marque le point de départ de la dégradation des relations entre Kiev et Moscou.

NOUVEAU DISCOURS DE V. POUTINE


Au lendemain d'un discours à la nation très véhément, le chef de Kremlin est attendu pour une nouvelle prise de parole à 13h au stade olympique de Moscou, où 200.000 personnes devraient être présentes. 

"EMPIRE DU MENSONGE"


"La Russie sous Poutine est devenue l'empire du mensonge", a aussi ajouté sur LCI Dominique Moïsi, géopoliticien, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, revenant sur les propos du chef du Kremlin qui a accusé Washington et ses alliés européens de vouloir "en finir" avec la Russie. Lors de son discours à la nation tenu mardi, "il s'agit pour Vladimir Poutine de dire à son propre camp 'Regardez cette guerre nous a été imposée, elle était plus nécessaire que jamais'. Et là, il y a un mensonge d'État incontestable", a-t-il estimé.


Pour autant, "une majorité de Russes suivent Poutine, sur l'Occident agresseur", mais "ils ne sont pas nécessairement prêts à mourir pour cette vision du monde", a poursuivi l'expert. "On ne voit pas aujourd'hui d'alternatives à Poutine, il serait remplacé par quelqu'un à l'extrême droite, encore plus nationaliste", a-t-il par ailleurs estimé, décrivant "un dirigeant paranoïaque, irrationnel, et pourtant suivi par la majorité du peuple russe". "J'ai l'impression que son cynisme d'agent du KGB hier est au service de sa paranoïa", a aussi jugé le spécialiste.

NUCLÉAIRE : "L'ESCALADE EST INCONTESTABLE"


Vladimir Poutine a tenu un discours véhément mardi, s'en prenant notamment aux Occidentaux à qui il a renvoyé la responsabilité du conflit en Ukraine. "L'escalade est incontestable du côté de Poutine, qui a suspendu sa participation au dernier grand traité qui caractérisait la guerre froide, ce n'est pas neutre", a estimé sur LCI Dominique Moïsi, géopoliticien, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, faisant référence au traité New Start sur les armes nucléaires. "On peut dire qu'on est dans le symbole, mais c'est un symbole lourd, particulièrement inquiétant et déstabilisant", a-t-il avancé.


Quant aux menaces nucléaires à nouveau brandies par le chef du Kremlin, "il n'y a jamais eu un signal aussi inquiétant et déstabilisant depuis le début de la guerre", a-t-il estimé. "Le dialogue au sommet sur la dissuasion nucléaire a pratiquement disparu entre Washington et Moscou", a-t-il déploré.

NOUVELLE PRISE DE PAROLE DE V. POUTINE


Selon le correspondant de LCI à Moscou, Vladimir Poutine va à nouveau prendre la parole à 13h ce mercredi après-midi, au stade olympique de Moscou, où l'annexion de la Crimée avait été célébrée.  D'après plusieurs agences de presse russe, un meeting géant devant 200.000 personnes est attendu, une vraie démonstration de force qu'il souhaite déployer face à l'Occident.

LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE RUSSE RÉPOND À WAGNER


Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner a accusé mardi l'état-major de son pays de "trahison" pour refuser selon lui de fournir du matériel à ses mercenaires, en première ligne dans l'est de l'Ukraine. Des accusations niées par le ministère russe de la Défense, qui a affirmé ne pas avoir limité les livraisons de munitions aux volontaires sur le front, sans toutefois mentionner ces allégations. 


"Toutes les demandes de munitions pour les unités d'assaut sont satisfaites dès que possible", a-t-il insisté, selon un communiqué cité par The Guardian. Il a promis de nouvelles livraisons samedi et dénoncé comme "absolument fausses" les informations selon lesquelles des pénuries existent. "Les tentatives de créer une scission au sein du mécanisme étroit d'interaction et de soutien entre les unités des groupes (de combat) russes sont contre-productives et servent uniquement au profit de l'ennemi", a-t-il écrit. 

JOE BIDEN ET L'OTAN


Le président américain Joe Biden rencontre mercredi à Varsovie le groupe de neuf dirigeants des pays de l'Otan d'Europe centrale et de l'Est, en présence du secrétaire général de l'Alliance atlantique, pour les assurer du soutien "indéfectible" de Washington face à Moscou au lendemain d'un discours belliqueux de Vladimir Poutine.


Joe Biden "rencontrera les dirigeants des Neuf de Bucarest (B9), un groupe d'alliés de l'Otan de notre flanc oriental, en présence du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg afin de réaffirmer le soutien indéfectible des États-Unis envers la sécurité de l'Alliance", a déclaré dans un communiqué la Maison Blanche.


Cette démonstration de soutien, prévue au palais présidentiel de Varsovie, a pour but de rassurer ces neuf pays (la Bulgarie, la Tchéquie, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie) dont le point commun est d'être d'anciens membres de l'Union soviétique ou du Pacte de Varsovie et de se trouver sur le flanc oriental de l'Otan.

PROJET DE RÉSOLUTION À L'ONU


L'Assemblée générale de l'ONU se réunit à partir de mercredi à l'occasion de l'anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Kiev et ses alliés espérant recueillir le soutien le plus large à une résolution appelant à une paix "juste et durable".


Le projet de résolution sponsorisé par quelque 60 pays "souligne la nécessité de parvenir, dans les meilleurs délais, à une paix globale, juste et durable en Ukraine conformément aux principes de la Charte des Nations unies". Il doit être soumis au vote à l'issue des débats qui commenceront à 15h (20h GMT, 21h en France) et dureront au moins jusqu'à jeudi.


Comme de précédentes résolutions, le texte réaffirme l'"attachement" à "l'intégrité territoriale de l'Ukraine", "exige" le retrait immédiat des forces russes, et appelle à une "cessation des hostilités".

RENCONTRE CHINE-RUSSIE


Le patron de la diplomatie chinoise, Wang Yi, doit rencontrer le ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov mercredi à Moscou. Il pourrait rencontrer Vladimir Poutine au cours de sa visite dans la capitale russe, selon l'agence de presse Tass.


Les États-Unis ont accusé cette semaine la Chine d'envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, ce que Pékin dément. De son côté, la France surveille l'activité de sociétés chinoises susceptibles de fournir de l'aide à la Russie, a indiqué mardi la ministre française des Affaires étrangères.

BIENVENUE


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Vladimir Poutine a annoncé mardi que la Russie suspendait sa participation au traité russo-américain New Start sur le désarmement nucléaire, alors que le président américain Joe Biden a assuré que la Russie ne gagnera jamais en Ukraine. Dans un discours d'une heure et quarante-cinq minutes rappelant l'époque de la Guerre froide par sa virulente rhétorique anti-occidentale, le dirigeant russe a aussi juré de poursuivre "méthodiquement" son offensive en Ukraine.

Les Occidentaux veulent "en finir avec nous une bonne fois pour toutes", a tonné Vladimir Poutine, accusant Washington et ses alliés européens de porter "la responsabilité de l'attisement du conflit ukrainien et de ses victimes". Le président américain Joe Biden a de son côté fait une allocution très attendue, à Varsovie, où il s'est trouvé après une visite surprise à Kiev lundi à l'occasion de laquelle il a encore promis des armes aux Ukrainiens. "Notre soutien à l'Ukraine ne faiblira pas", "l'Ukraine ne sera jamais une victoire pour la Russie, jamais" et "reste libre", a-t-il martelé, parlant de "la volonté de fer de l'Amérique".

Décision "irresponsable"

Le départ de la Russie du traité New Start sur le désarmement nucléaire a marqué les esprits ce mardi alors que Vladimir Poutine s'est dit prêt à renouer avec les essais nucléaires. "Ils veulent nous infliger une défaite stratégique, s'en prennent à nos sites nucléaires, c'est pourquoi je suis dans l'obligation d'annoncer que la Russie suspend sa participation au traité (New) Start", a déclaré le président russe. Une annonce peu après atténué par son ministère des Affaires étrangères, assurant dans un communiqué que "la Russie entend conserver une approche responsable et continuera, pendant la durée de vie du traité, à respecter strictement les limites quantitatives des armes stratégiques offensives".

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a jugé la décision de la Russie sur New Start "irresponsable", tout en assurant que les États-Unis "restent prêts à discuter sur les armes stratégiques" avec Moscou. Paris a rappelé que le traité New Start constituait "un instrument essentiel" de stabilité stratégique. Londres a souligné que le contrôle des armements était "vital" pour la sécurité, cependant que le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a dit "regretter" la décision russe. Un monde sans contrôle des armements nucléaires est "bien plus dangereux", a insisté de son côté Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

Enfin, les Occidentaux ont exprimé cette semaine leurs inquiétudes face à la possibilité que la Chine, partenaire de la Russie, lui livre des armes, une éventualité balayée par Pékin. Sur le terrain, au moins cinq civils ont été tués mardi et 16 blessés dans des frappes russes à Kherson, ville du sud de l'Ukraine reconquise par l'armée de Kiev en novembre. 


La rédaction de TF1

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