EN DIRECT - Israël-Hamas : La "juste guerre" va "se poursuivre", affirme Benyamin Nétanyahou

Publié le 9 décembre 2023 à 6h45, mis à jour le 9 décembre 2023 à 23h25

"La bande de Gaza est l’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant. Des dizaines d’enfants y sont tués et blessés quotidiennement", a dénoncé dans un communiqué Adele Khodr, directrice régionale de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
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"NOUS DANSERONS À NOUVEAU"

L'ex-otage du Hamas franco-israélienne Mia Schem, libérée la semaine passée, a partagé sur son compte Instagram une photo d'un nouveau tatouage qu'elle a choisi d'inscrire sur son avant-bras : "We will dance again" ("nous danserons à nouveau"), suivi de la date de l'attaque du Hamas, le 7 octobre 2023. La jeune femme de 21 ans, blessée à l'autre bras, avait été capturée par les membres du mouvement islamiste palestinien alors qu'elle participait au festival de musique Supernova Sukkot, dans le désert au sud d'Israël, une scène de carnage qui avait fait quelque 260 morts. "La douleur et la peur, les scènes difficiles, les amis qui ne reviendront pas et ceux qu'on doit ramener. Mais nous gagnerons quand même, nous danserons encore !", a-t-elle écrit en légende de la photo.

LE POINT SUR LES COMBATS

L'armée israélienne a mené des dizaines de frappes aériennes dans les zones de Khan Younès et de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ainsi que des combats de rue acharnés dans plusieurs villes contre les membres du mouvement islamiste palestinien. D'après le conseiller national pour la sécurité Tzachi Hanegbi, "plus de 7000 terroristes" ont été tués dans le territoire palestinien surpeuplé. Israël a indiqué vendredi avoir perdu 93 soldats à Gaza depuis le début de la guerre, ajoutant que deux autres militaires avaient été blessés lors d'une récente opération ratée visant à libérer des otages.


Les tensions hors de Gaza font aussi toujours planer le spectre d'un élargissement du conflit. À la frontière nord d'Israël notamment, les échanges de tirs se sont multipliés entre l'armée israélienne et le mouvement libanais Hezbollah, allié du Hamas soutenu par l'Iran, depuis le début de la guerre. Samedi, l'armée israélienne a déclaré avoir riposté à des "tirs" depuis le Liban en direction de la zone de Misgav Am, à la frontière nord d'Israël.

MANIFESTATIONS EN MARGE DE LA COP28

Des centaines de personnes ont participé samedi en marge de la COP28 à Dubaï, réclamant la fin des combustibles fossiles et un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hamas. Brandissant des banderoles en faveur de l'environnement peintes aux couleurs du drapeau palestinien, les manifestants ont crié "Justice climatique" et "Cessez-le-feu maintenant".


La guerre entre Israël et le Hamas à Gaza a été omniprésente à la réunion des Nations unies à Dubaï, où les négociateurs du monde entier tentent de conclure un nouvel accord pour faire progresser la lutte contre le réchauffement climatique.

WASHINGTON VEND EN "URGENCE" 14.000 OBUS DE CHARS À ISRAËL

Le gouvernement américain a approuvé "d'urgence", sans passer par le Congrès, la vente à Israël de près de 14.000 obus de chars servant dans sa guerre contre le Hamas à Gaza, a-t-il fait savoir samedi. Le département d'État a notifié vendredi au Congrès, invoquant une autorisation "d'urgence", la vente à son allié israélien de 13.981 obus de 120 mm équipant les chars de combat Merkava engagés dans l'offensive dans le territoire palestinien, selon des communiqués samedi du ministère des Affaires étrangères et du Pentagone. Ces équipements militaires représentent une valeur de 106,5 millions de dollars.

"RAMENEZ-LES À LA MAISON MAINTENANT"

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv samedi soir pour appeler à la libération des otages toujours retenus par le Hamas dans la bande de Gaza, a constaté un journaliste de l'AFP. Anonymes et familles d'otages se sont réunis sur la "Place des otages", munis de pancartes portant des messages tels que "Ils nous font confiance pour les sortir de l'enfer" ou "Ramenez-les à la maison maintenant". Parmi les manifestants figurait notamment Yocheved Lifshitz, l'une des otages libérées par le mouvement islamiste palestinien ces dernières semaines, et dont le mari est toujours retenu à Gaza.


D'après le gouvernement israélien, 137 otages sont toujours retenus à Gaza, après la libération fin novembre dans le cadre d'une trêve de sept jours de 105 personnes enlevées, dont 80 Israéliens en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Yocheved Lifshitz, ex-otage libérée par le Hamas, lors d'une manifestation appelant à la libération des otages retenus à Gaza, sur la "place des otages" à Tel-Aviv le 9 décembre 2023.
Yocheved Lifshitz, ex-otage libérée par le Hamas, lors d'une manifestation appelant à la libération des otages retenus à Gaza, sur la "place des otages" à Tel-Aviv le 9 décembre 2023. - MARCO LONGARI / AFP

LES HOUTHIS MENACENT D'ATTAQUER DES NAVIRES

Les rebelles Houthis du Yémen ont menacé samedi d'attaquer tout navire dans la mer Rouge se dirigeant vers Israël si la population de la bande de Gaza ne reçoit pas l'aide dont elle a besoin. Les rebelles yéménites, qui contrôlent la capitale Sanaa et d'autres régions, font partie de ce qu'ils qualifient d'"axe de la résistance" contre Israël, avec des groupes comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, soutenus par l'Iran.


Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les Houthis ont déclaré qu'ils "empêcheraient le passage des navires se dirigeant vers l'entité sioniste" si les habitants du territoire palestinien, bombardé par Israël depuis deux mois, ne recevaient pas plus d'aide humanitaire, comme de la nourriture et des médicaments. "Si le monde ne s'occupe pas de ça (...), nous agirons pour mettre un terme à ce siège naval", a réagi le chef du Conseil national de la sécurité israélien, Tzachi Hanegbi.

TROIS MORTS EN CISJORDANIE

Le bilan s'est alourdi dans les territoires occupés de Cisjordanie, où trois hommes ont été tués par l'armée israélienne d'après le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

PLUSIEURS MANIFESTATIONS EN FRANCE EN SOUTIEN À GAZA

Des manifestants ont défilé samedi après-midi à Paris et dans plusieurs villes de France pour exprimer leur "solidarité avec le peuple de Gaza" et demander l'arrêt des bombardements du territoire palestinien par l'armée israélienne. Dans le cortège parisien de 1800 personnes, selon la préfecture de police, parti de République vers Nation, étaient scandés des slogans comme "Arrêt immédiat des bombardements" et "Israël assassine les enfants de Palestine". Toujours à Paris, un rassemblement s'est aussi tenu devant l'université de la Sorbonne, à l'appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Quelques dizaines de personnes y ont participé, derrière une banderole "Halte au massacre à Gaza, cessez-le-feu immédiat". 


À Strasbourg, 400 personnes ont défilé, à Lille quelque 200, selon les préfectures respectives. Du côté de Marseille, les manifestants étaient environ 500, d'après la police. Cette manifestation dans la cité phocéenne à l'appel du collectif "Urgence Palestine Marseille" avait été interdite par la préfecture de police "en raison de risques graves de trouble à l'ordre public" face à des mots d'ordre jugés susceptibles "d'importer des logiques d'affrontement". Mais la justice administrative a finalement suspendu l'arrêté après avoir été saisie en référé par les organisateurs. D'autres manifestations ont également eu lieu à Annecy (200 participants selon la préfecture) ainsi que dans l'ouest, à Nantes, Morlaix ou encore Saint-Brieuc.

"ACCENTUER LA PRESSION"

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza entraîne la mort et la reddition de nombreux combattants du Hamas dont "le réseau est en train de s'effondrer", a affirmé samedi le chef de l'armée israélienne, appelant à "accentuer la pression" militaire dans le territoire palestinien. "Chaque jour, nous voyons de plus en plus de terroristes tués, de plus en plus de terroristes blessés, et ces derniers jours, nous voyons des terroristes se rendre. C'est un signe que leur réseau est en train de s'effondrer, un signe que nous devons accentuer la pression", a déclaré le général Herzi Halevi lors d'une cérémonie au mur des Lamentations à Jérusalem.

"UNE JUSTE GUERRE" POUR NÉTANYAHOU

La "juste guerre" menée par Israël à Gaza pour "éliminer" le Hamas va se poursuivre, affirme Benyamin Nétanyahou. Le Premier ministre israélien salue "la position adéquate adoptée par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU", au lendemain du veto de Washington à une résolution de l'ONU réclamant un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" dans la bande de Gaza. "Les autres pays doivent comprendre qu'on ne peut d'un côté soutenir l'élimination du Hamas et de l'autre, appeler à la fin de la guerre, ce qui empêcherait d'éliminer le Hamas", conclut-il. 

GAZA : L'AGENCE DE L'ONU DIT AVOIR ATTEINT "UN POINT DE NON-RETOUR"

"La situation des civils à Gaza est intenable, nous atteignons un point de non-retour", a fustigé le réseau X l'agence de l'ONU dédiée aux réfugiés palestiniens (UNRWA). Depuis le début de la guerre, "133 de nos collègues ont été tués dans les bombardements, la plupart avec leurs familles", a-t-elle déploré. "La société est sur le point de s'effondrer complètement à Gaza", a encore insisté l'agence dans un précédent message, affirmant que ses collaborateurs "continuer de distribuer l'aide limitée dont nous disposons, mais nous ne tenons que par le bout des doigts". "Si l'UNRWA s'effondre, l'aide humanitaire à Gaza s'effondrera également", a-t-elle mis en garde. 

"L'ENDROIT LE PLUS DANGEREUX AU MONDE POUR UN ENFANT"

"La bande de Gaza est l’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant. Des dizaines d’enfants y sont tués et blessés quotidiennement", a dénoncé dans un communiqué Adele Khodr, directrice régionale de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. "Des quartiers entiers, où les enfants avaient l’habitude de jouer et d’aller à l’école, ont été transformés en tas de gravats, sans âme qui vive", a-t-elle poursuivi. Selon l'Unicef, "près d'un million d'enfants ont été déplacés de force". "Leur vie est également menacée par la déshydratation, la malnutrition et les maladies", a-t-elle aussi insisté, estimant que "les quantités acheminées sont loin d’être suffisantes par rapport aux besoins".


"Deux tiers des hôpitaux sont désormais hors services à Gaza alors qu’il y a près de 9000 enfants blessés qui ont besoin de soins d’urgence", a aussi précisé Jonathan Crickx, directeur de la communication pour le bureau de l'Unicef en Palestine. Depuis le début de la guerre, "le nombre de victimes est effrayant", a-t-il affirmé dans une interview publiée sur le site de l'Unicef : "plus de 5500 enfants palestiniens ont perdu la vie". "La situation est catastrophique dans la bande de Gaza", a-t-il insisté, signalant notamment des carences en eau potable, qui ont "des répercussions extrêmement graves sur la santé des enfants", avec "plus de 33500 cas de diarrhée chronique" enregistrées à ce jour. 


Il a dans le même temps déploré le fait que "plus de 30 enfants israéliens sont décédés lors des attaques du 7 octobre" et souligné la nécessité de libérer tous les otages retenus à Gaza, dont les enfants. "Cette escalade des violences à laquelle nous assistons affecte tous les enfants, palestiniens comme israéliens", a martelé Jonathan Crickx, appelant à "la fin des hostilités" et "un cessez-le-feu immédiat sur le long terme" pour pouvoir acheminer davantage d'aide dans la bande de Gaza. 

17.700 MORTS À GAZA

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi que les bombardements israéliens dans la bande de Gaza avaient fait 17.700 morts et 48.780 blessés en deux mois de guerre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël. Le gouvernement du mouvement islamiste palestinien, qui contrôle Gaza depuis 2007, estime que le nombre réel de morts et blessés est bien plus élevé, les services de secours palestiniens et les ONG étrangères n'étant pas en mesure d'accéder à l'ensemble des zones bombardées pour dégager les victimes des décombres.

ISRAËL REVENDIQUE DES "RÉSULTATS TRÈS IMPRESSIONNANTS"

Dans un message publié sur son compte X, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant s'est félicité des "capacités opérationnelles et les résultats (...) très impressionnants" de Tsahal dans son offensive contre le Hamas. "Nous l'avons vu au début de la guerre en contenant l'ennemi, et nous le voyons encore aujourd'hui en aidant les forces terrestres combattant au plus profond de la bande de Gaza", a-t-il déclaré, en légende d'une vidéo le montrant en train de s'adresser à ses troupes.

QUI EST L'OTAGE ISRAÉLIEN DONT LA MORT A ÉTÉ CONFIRMÉE ?

Les proches de Sahar Baruch, un otage israélien de 25 ans, ont confirmé ce samedi que le jeune homme a été "assassiné" à Gaza par ses geôliers. "C'est avec une grande tristesse et le cœur brisé que nous annonçons que Sahar Baruch (25 ans) a été assassiné", ont annoncé dans un communiqué le Forum des familles d'otages et le kibboutz de Beeri. L'otage avait été "enlevé à son domicile par les terroristes du Hamas puis amené à Gaza et tué là-bas", a indiqué le communiqué, précisant que son frère, Idan, avait également été tué le 7 octobre. "Nous partageons la douleur insupportable de ses parents, Tami et Roni, de ses frères, Guy et Niv, de sa famille et de tous ses proches", poursuivent-ils. 


Selon le journal israélien Haaretz, Sahar Baruch s'était caché dans une chambre forte avec son frère Idan, lorsque leur maison avait été attaquée par les hommes du Hamas. Il s'est occupé pendant plusieurs heures de son frère, probablement blessé par des éclats d'obus après que des grenades aient été lancées contre la chambre forte. Leur maison a ensuite été incendiée, Idan a sauté par la fenêtre et a été abattu. Sahar a également fini par quitter la chambre forte. Porté disparu, il a finalement été identifié parmi les otages du mouvement islamiste palestinien. Toujours d'après le média, il était sur le point d'obtenir un diplôme en génie électrique et en informatique à l'université Ben-Gourion. Il venait de rentrer d'un voyage en Amérique du Sud, un mois avant l'attaque sanglante du Hamas. Sa grande-mère maternelle a également été tuée ce 7 octobre. 

PNL APPELLE À LA "PAIX" À GAZA

Vendredi soir, le groupe PNL a signé son grand retour après 4 années de silence pour appeler à un "jour de paix" à Gaza, alors que la guerre fait rage depuis le 7 octobre dernier. N.O.S, un des deux frères, a annoncé que les fonds générés par ce nouveau titre "seront reversés à des associations venant en aide à la Palestine".

PARIS : DÉFILÉ EN "SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DE GAZA"

"On soutient les civils, pas le Hamas" : des manifestants ont défilé samedi après-midi à Paris pour exprimer leur "solidarité avec le peuple de Gaza" et demander l'arrêt des bombardements du territoire palestinien par l'armée israélienne, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans le cortège parti de République en direction de Nation, où se sont rassemblées plus d'un millier de personnes bravant la pluie, étaient scandés des slogans comme "Arrêt immédiat des bombardements" et "Israël assassine les enfants de Palestine". Un rassemblement a par ailleurs eu lieu au même moment devant la Sorbonne, rassemblant quelques dizaines de personnes derrière une banderole "Halte au massacre à Gaza, cessez-le-feu immédiat".

Des manifestants tiennent une bannière et brandissent des drapeaux palestiniens lors d'une manifestation de soutien aux Palestiniens à Paris, le 9 décembre 2023.
Des manifestants tiennent une bannière et brandissent des drapeaux palestiniens lors d'une manifestation de soutien aux Palestiniens à Paris, le 9 décembre 2023. - Dimitar DILKOFF / AFP

"CARNAGE À GAZA"

Le blocage américain vendredi soir à l'ONU d'une résolution appelant à un cessez-le-feu sur le territoire palestinien a également été condamné par des ONG, notamment Médecins sans frontières (MSF), qui juge qu'il les rend "complices du carnage à Gaza". À Gaza, "les gens sont désespérés, effrayés et en colère", a déploré vendredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, évoquant un "contexte humanitaire cauchemardesque".


Après un peu plus de deux mois de guerre, plus de la moitié des habitations de Gaza ont été détruites ou endommagées dans le territoire palestinien, où 85% de la population a été déplacée, selon l'ONU. En raison de la surpopulation et des mauvaises conditions sanitaires dans les abris de l'agence de l'ONU dédiée aux réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le sud du territoire, certaines maladies transmissibles telles que la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et les infections cutanées ont fortement augmenté.

HÉCATOMBE DANS LE CENTRE DE GAZA

En l'espace de 24 heures, 71 morts et 160 blessés sont arrivés à l'hôpital Al-Aqsa de la ville de Deir al-Balah, à la suite de bombardements sur le centre de la bande de Gaza, a affirmé le ministère de la Santé du Hamas. Ce dernier a publié un dernier bilan global faisant état de 17.490 morts dans la bande de Gaza, pour la plupart des femmes et des enfants, depuis le début de la guerre.

DEUX PALESTINIENS TUÉS EN CISJORDANIE

Deux Palestiniens ont été tués par balle par l'armée israélienne en Cisjordanie, selon l'agence AP : l'un a été tué ce samedi, l'autre a succombé à ses blessures lors d'un raid de Tsahal vendredi. D'après le ministère palestinien de la Santé, la victime tuée vendredi est un homme de 25 ans qui avait été blessé par balle lors d'une opération d'arrestation menée dans le camp de réfugiés de Faraa. L'autre victime est également un homme de 25 ans, tué près de la ville d'Hébron, dans des circonstances encore floues. Tsahal n'a pas commenté ces décès. Depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier, 274 Palestiniens ont été tués dans les territoires occupés de Cisjordanie, selon AP. De son côté, l'armée israélienne dit avoir arrêté depuis le début de la guerre 2200 personnes en Cisjordanie, parmi lesquelles 1800 membres du Hamas.

LE DOUBLE APPEL D'ANTONY BLINKEN

Le Secrétaire d'État des États-Unis Antony Blinken s'est entretenu vendredi avec des membres de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique au Département d'État, le ministère des Affaires étrangères américain, rapporte le journal israélien Haaretz, citant le porte-parole Mathew Miller. Il a rencontré une délégation composée de ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, de la Jordanie, du Qatar et de la Turquie, ainsi qu'un haut responsable de l'Autorité palestinienne. L'occasion pour lui de réaffirmer le soutien de son pays à la décision d'Israël de se défendre contre le Hamas, tout en évoquant l'urgence de répondre aux besoins humanitaires et de veiller à la protection des civils à Gaza.


En outre, il s'est également entretenu vendredi avec la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de la protection des civils à Gaza. Tous deux ont notamment évoqué le renforcement de cette protection et le besoin d'accroître l'acheminement d'aide humanitaire au sein de l'enclave palestinienne. Le responsable américain a aussi réitéré l'appel à la libération immédiate de tous les otages toujours retenus à Gaza, demandant à ce que le CICR puisse accéder à eux.

DES PROCHES D'UN OTAGE ISRAÉLIEN CONFIRMENT SA MORT

Un Israélien enlevé le 7 octobre a été "assassiné" à Gaza par ses geôliers, ont affirmé samedi le Forum des familles d'otages et le kibboutz de Beeri, après que le Hamas palestinien a rapporté sa mort lors d'une tentative de l'armée de le sauver. "C'est avec une grande tristesse et le cœur brisé que nous annonçons que Sahar Baruch (25 ans) a été assassiné", ont-ils annoncé dans un communiqué commun. 


Ce village agricole du sud d'Israël, situé à quelques kilomètres de la bande de Gaza, a été le théâtre de l'un des pires massacres commis sur le sol israélien, avec 80 de ses habitants tués sur 1110, lors de l'attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza. Sahar Baruch avait été "enlevé à son domicile par les terroristes du Hamas puis amené à Gaza et tué là-bas", a indiqué le communiqué, précisant que son frère, Idan, avait également été tué le 7 octobre.

R.T. ERDOGAN DÉNONCE "LE CONSEIL DE PROTECTION D'ISRAËL"

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dénoncé samedi le Conseil de sécurité de l'ONU devenu selon lui le "Conseil de protection d'Israël", au lendemain du veto américain sur une résolution réclamant un cessez-le-feu à Gaza. "Depuis le 7 octobre, le Conseil de sécurité est devenu un conseil de protection et de défense d'Israël", a dénoncé le chef de l'État à l'occasion du 75e anniversaire de la déclaration des droits humains.


Le projet de résolution, préparé par le secrétaire général, Antonio Guterres, a été rejeté par la seule voix des États-Unis qui s'y opposaient, une abstention (le Royaume-Uni) et 13 voix pour. "Est-ce ça, la justice ?", a lancé le chef d'État turc, qui a répété une nouvelle fois que "le monde est plus grand que cinq". "Un autre monde est possible, mais sans l'Amérique. Les États-Unis se tiennent au côté d'Israël avec leur argent et leur équipement militaire. Hé, l'Amérique! combien allez-vous payer pour ça ?", a encore lancé le président turc. "Chaque jour la Déclaration des droits humains est violée à Gaza", a-t-il continué.

LE PARCOURS D'UNE MANIFESTATION MODIFIÉ À PARIS

La préfecture de police de Paris a enjoint aux organisateurs d'une manifestation en soutien aux Palestiniens, qui devait partir samedi de la place de l'Opéra, de modifier leur itinéraire, a-t-elle indiqué. La manifestation, prévue à partir de 14h30 à l'appel notamment de syndicats et du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), devait initialement aller de la place de l'Opéra (IXe arrondissement) jusqu'à la place de la République (XIe).  


Mais la préfecture a pris un arrêté pour interdire le cortège sur ce parcours. La manifestation pourra avoir lieu, mais devra partir de la place de la République pour aller jusqu'à la place de la Nation. Dans son arrêté, la préfecture de police explique avoir interdit le trajet  de l'Opéra à la Nation, notamment "en raison de l'affluence dans ce secteur de Paris", connu pour ses grands magasins, très fréquentés le week-end, en particulier à l'approche des fêtes. Cet arrêté d'interdiction partielle a aussi été pris à cause des "incidences sur la circulation et de la proximité avec les lieux de pouvoir", détaille la préfecture de police. 

LES ÉTATS-UNIS "RESPONSABLES DE L'EFFUSION DE SANG" À GAZA

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré samedi qu'il tenait Washington pour "responsable de l'effusion de sang" à Gaza, après le véto américain à une résolution des Nation unies appelant à un cessez-le-feu pour apporter un peu de répit dans l'enclave palestinienne. D'après un communiqué de son bureau, les États-Unis sont des "partenaires" d'Israël dans ses "crimes de génocide, de nettoyage ethnique et de guerre", qu'ils soient commis à Gaza, en Cisjordanie occupée et à Jérusalem.


"Cette politique devient un danger pour le monde et une menace pour la sécurité et la paix internationales", a ajouté le chef de l'Autorité palestinienne basée en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par Israël.

DES TIRS DE ROQUETTES SUR ISRAËL, QUI CONTINUE SES BOMBARDEMENTS

Israël a poursuivi samedi ses bombardements sur Gaza dans la guerre contre le Hamas. "Les opérations dans la bande de Gaza se poursuivent", a indiqué Tsahal, ajoutant que "les troupes au sol poursuivaient les combats dans différents endroits". Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée de Hamas, ont elles revendiqué samedi de nouveaux tirs de roquettes sur le sud d'Israël, proche de la bande de Gaza.

L'IRAN MET EN GARDE CONTRE "UNE EXPLOSION INCONTRÔLABLE" DU CONFLIT

L'Iran a mis en garde samedi contre "la possibilité" d'"une explosion incontrôlable" au Moyen-Orient si les États-Unis continuaient à soutenir Israël dans la guerre contre le Hamas au sein de la bande de Gaza. "Tant que l'Amérique soutiendra les crimes du régime sioniste et la poursuite de la guerre (...) il y a la possibilité d'une explosion incontrôlable de la situation dans la région", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian au cours d'une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, selon un communiqué du ministère publié samedi.


Cet échange s'est tenu alors que les États-Unis ont mis leur véto vendredi à une résolution du Conseil de sécurité appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" à Gaza.

ISRAËL POUSSÉE À RESPECTER SES OBLIGATIONS HUMANITAIRES

Un projet de résolution soumis à l'OMS par 17 pays membres et la Palestine, au statut particulier, exige vendredi qu'Israël respecte pleinement ses obligations de protection envers les personnels médical et humanitaire dans la bande de Gaza, soumise à un intense pilonnage de l'armée israélienne. Ce texte doit être examiné dimanche au cours d'une session spéciale du Conseil exécutif de l'OMS, convoquée pour discuter "de la situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est."


Il est présenté par l'Algérie, l'Arabie saoudite, la Bolivie, la Chine, l'Egypte, les Emirats arabes unis, l'Indonésie, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Malaisie, le Maroc, le Pakistan, la Palestine, le Qatar, la Tunisie, la Turquie et le Yémen. Dans le détail, le texte s'inquiète du "siège qui est mené" dans la bande de Gaza et de l'ampleur "des dommages considérables causés au secteur de la santé publique." Il évoque aussi les risques que peut faire courir la présence de "milliers de victimes toujours enfouies sous les décombres" pour la santé publique, tout comme les conditions d'hygiène et les refuges surpeuplés.

PNL CHANTE POUR "UN JOUR DE PAIX" À GAZA

Le groupe de rap PNL est sorti de son silence pour plaider en faveur d'"un jour de paix" à Gaza, théâtre du conflit entre Israël et le Hamas depuis deux mois, dans un single mis en ligne vendredi soir. "J'peux pousser la mélo, j'peux faire que ça", chante le duo composé d'Ademo et son frère N.O.S, dans ce titre disponible depuis vendredi minuit sur les plateformes de streaming, promis à des écoutes par millions.


"Parfois on oublie qu'on est fait de la même chair (...) Paix sur Gaza", poursuivent les deux frères, Tarik et Nabil Andrieu, sur un flow planant. "Pour l'amour de la vie/Au nom de l'humanité/Dieu est grand/Un jour de paix", avait écrit PNL sur X jeudi, dans un message visionné 10 millions de fois en 24 heures. 

"PLUS DE 450 CIBLES" FRAPPÉES EN 24 HEURES

L'armée israélienne a déclaré vendredi avoir frappé "plus de 450 cibles" en 24h à Gaza, montrant des images de frappes effectuées depuis des navires de guerre en Méditerranée. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état de 40 morts près de la ville de Gaza, au nord, et de dizaines d'autres à Jabaliya et à Khan Younès.

LE VETO AMÉRICAIN, "HONTE" ET "MENSONGE"

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a fustigé "l'échec du Conseil de sécurité à adopter un projet de résolution visant à mettre fin à l'agression contre notre peuple dans la bande de Gaza en raison de l'utilisation par les États-Unis de leur droit de véto", qu'il a qualifié de "honte" et de "nouveau blanc-seing donné à l'État occupant pour massacrer, détruire et déplacer". Selon lui, l'utilisation du véto montre le "mensonge" de Washington lorsqu'il dit se préoccuper des pertes civiles.

WASHINGTON JUSTIFIE SON VÉTO À L'ONU

Le véto américain vendredi devant le Conseil de sécurité des Nations unies a été rapidement condamné par les organisations humanitaires, Médecins sans frontières (MSF) déclarant que l'inaction de l'ONU le rend "complice du massacre" dans la bande de Gaza. L'ambassadeur américain adjoint, Robert Wood, a justifié le choix des États-Unis. "Nous ne soutenons pas une résolution qui appelle à un cessez-le-feu non durable qui va simplement planter les graines de la prochaine guerre", a-t-il déclaré vendredi, dénonçant l'"échec moral" de l'absence dans le texte de condamnation des attaques du Hamas du 7 octobre.


Le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, a estimé de son côté que le cessez-le-feu "empêcherait l'effondrement de l'organisation terroriste Hamas, qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, et lui permettrait de continuer à diriger la bande de Gaza".

TSAHAL POURSUIT SON OFFENSIVE DANS LA BANDE DE GAZA

Israël maintient son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza samedi, après le véto des États-Unis à une résolution sans précédent du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" dans l'enclave. Le mouvement islamiste palestinien a "fermement condamné" le véto américain, le qualifiant de "position immorale et inhumaine" et de "participation directe" aux "massacres", selon Ezzat al-Rishq, haut-responsable politique du mouvement.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre entre Israël et le Hamas, débutée le 7 octobre 2023 après l'attaque sanglante sur le sol israélien.

La guerre entre Israël et le Hamas est entré ce samedi dans son 64e jour. Vendredi 8 décembre, l'armée israélienne a poursuivi son offensive dans la bande de Gaza, à Khan Younès (sud) notamment où elle combat au sol, ainsi qu'à Gaza-ville (nord) où des chars avancent dans la vieille ville, selon des journalistes de l'AFP et des témoins sur place. L'armée, qui mène des frappes sur d'autres localités dont Deir el-Balah (centre), a dit vendredi matin avoir frappé "plus de 450 cibles" en 24 heures.

L'armée israélienne a reconnu l'échec d'une opération visant à libérer des otages dans la bande de Gaza, dans laquelle deux soldats ont été grièvement blessés et, selon le mouvement palestinien Hamas, un otage est mort. "Dans la nuit (de jeudi à vendredi), deux soldats israéliens ont été grièvement blessés lors d'une opération visant à secourir des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza", a indiqué l'armée dans un communiqué. 

Dans la soirée, les États-Unis ont opposé leur véto, au Conseil de sécurité des Nations unies, à une résolution pour un "cessez-le-feu" à Gaza.

Les forces israéliennes ont tué six Palestiniens, selon le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne, dans un camp de réfugiés en Cisjordanie occupée, territoire palestinien en proie à une intensification des violences depuis le début de la guerre.

Quatre combattants pro-Hezbollah (mouvement libanais pro-Iran allié du Hamas) ont été tués vendredi dans une frappe de drone israélienne dans le sud de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Selon Israël, 1200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de l'attaque du 7 octobre au cours de laquelle environ 240 personnes avaient été enlevées et emmenées dans le petit territoire palestinien, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007.

Le ministère de la Santé du Hamas a fait état vendredi de 17.487 morts dans les bombardements israéliens.


La rédaction de TF1info

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