EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : l'ensemble des télécommunications à l'arrêt dans la bande de Gaza

Publié le 4 décembre 2023 à 6h00, mis à jour le 4 décembre 2023 à 22h43

Source : JT 20h WE

La compagnie palestinienne des télécommunications, Paltel, a annoncé que "tous les services de télécommunications de la bande de Gaza" étaient à l'arrêt, en raison "d'une coupure des principaux réseaux de fibre du côté israélien".
C'est la deuxième fois depuis que l'armée israélienne a lancé ses opérations au sol dans le nord du territoire palestinien.
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À GAZA, DEUX CIVILS TUÉS POUR CHAQUE COMBATTANT DU HAMAS

Environ deux civils ont été tués pour chaque combattant du Hamas mort dans la bande de Gaza, ont affirmé lundi de hauts responsables militaires israéliens, sous couvert d'anonymat. "Je ne dis pas que c'est bien que nous ayons un rapport de deux à un", a déclaré un responsable lors d'une rencontre avec la presse, ajoutant que l'utilisation de boucliers humains faisait partie de la "stratégie de base" du Hamas.


"Il faut espérer que ce ratio sera beaucoup plus bas dans la prochaine phase de la guerre", a-t-il ajouté. Le nombre croissant de morts et la crise humanitaire qui sévit à Gaza ont suscité l'indignation mondiale. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que la campagne israélienne après l'attaque sanglante du 7 octobre menée par le mouvement islamiste palestinien a tué près de 16.000 personnes.


Interrogé sur les informations selon lesquelles 5000 combattants du Hamas auraient été tués depuis le 7 octobre, l'un des hauts fonctionnaires a déclaré : "les chiffres sont plus ou moins exacts".

L'OMS CONTESTE UN ORDRE DE TSAHAL

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a assuré lundi que l'armée israélienne l'avait appelé à vider, dans les 24 heures, un entrepôt d'aide médicale dans le sud de la bande de Gaza "car les opérations au sol le rendront inutilisable". "Nous demandons à #Israël de retirer cet ordre et de prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux et les installations humanitaires", a-t-il ajouté sur le réseau social X (ex-Twitter).

L'APPEL DES "SAGES" AUX GOUVERNEMENTS

Le groupe des ex-personnalités formant les "Sages" ("The Elders") a appelé les gouvernements qui apportent une aide militaire à Israël à réviser leur approche et poser des conditions à tout approvisionnement futur. Fondé par Nelson Mandela et comptant parmi ses membres l'ancien Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ce cercle a mis en cause "la réponse disproportionnée d'Israël aux effroyables attaques terroristes du Hamas le 7 octobre - que les Sages ont condamnées sans équivoque".


Les Sages estiment que la réponse israélienne "a atteint un niveau d'inhumanité envers les Palestiniens qui est intolérable", écrivent-ils dans un communiqué. "Palestiniens et Israéliens continuent d'avoir peur pour leur vie, et ressentent une menace existentielle. (...) De nouvelles tueries ne sont pas la réponse".


"Les États ont une obligation légale de prendre des mesures pour empêcher ce crimes d'atrocité", écrivent-ils, "les gouvernements qui apportent une aide militaire en sachant que des atrocités sont commises, ou sont imminentes, risquent d'être complices". Les dirigeants mondiaux "doivent agir maintenant pour empêcher des atrocités et mettre fin à l'impunité", notamment "en révisant de manière urgente l'aide militaire à Israël et en mettant en place des conditions pour tout approvisionnement futur", selon le groupe de réflexion. Il appelle en outre les gouvernements à permettre à la Cour pénale internationale d'"accélérer son enquête sur les crimes d'atrocités" de la part "de toutes les parties".

TOUS LES SERVICES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS À L'ARRÊT

La compagnie palestinienne des télécommunications, Paltel, a annoncé lundi soir que "tous les services de télécommunications de la bande de Gaza" étaient à l'arrêt, en raison "d'une coupure des principaux réseaux de fibre du côté israélien". Les télécommunications ont déjà été coupées deux fois dans la bande de Gaza, la première fois le 27 octobre lorsque l'armée israélienne avait lancé ses opérations au sol dans le nord du territoire palestinien. La seconde, le 16 novembre, par manque de carburant pour alimenter les générateurs.

WASHINGTON DEMANDE DE LAISSER ENTRER PLUS DE CARBURANT À GAZA

Les États-Unis ont appelé lundi leur allié israélien à laisser davantage de carburant entrer dans la bande de Gaza. "Nous avons signifié de manière claire que nous voulons voir (les niveaux de livraisons de carburant) remonter, pas seulement jusqu'aux niveaux de carburant entrés (à Gaza) durant la pause, mais plus haut encore", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'État américain, Matthew Miller.

UNE DÉLÉGATION DU SÉNAT ATTENDUE À ISRAËL

Le président du Sénat, Gérard Larcher, accompagné d'une délégation de parlementaires de toutes les sensibilités politiques, se rendra en Israël l'avant-dernière semaine de décembre, a appris l'AFP lundi auprès de la présidence du Sénat, confirmant une information du Parisien. Le programme précis de cette visite n'a pas encore été établi mais "tous les présidents de groupes parlementaires" ont été conviés par Gérard Larcher, a fait savoir la présidence. Ce déplacement aura lieu la semaine du 18 décembre.

LE HAMAS DIT "REJETER LES MENSONGES" SUR DES VIOLS LE 7 OCTOBRE

Le Hamas a dit lundi "rejeter" les accusations selon lesquelles ses membres auraient commis des "viols" et des violences sexuelles lors de son attaque meurtrière du 7 octobre en Israël, les qualifiant de "mensonges". Dans son communiqué, le mouvement islamiste palestinien fustige des "campagnes sionistes qui promeuvent des mensonges et des allégations sans fondement pour diaboliser la résistance palestinienne". Ces "mensonges", poursuit-il, sont les derniers en date d'"une série", citant notamment "le mensonge selon lequel l'hôpital al-Shifa était utilisé à des fins militaires", ce que Tsahal assure mais que le Hamas dément.

ISRAÉLIENS ET PALESTINIENS S'ACCUSENT MUTUELLEMENT DE "GÉNOCIDE"

Des représentantes israélienne et palestinienne ont échangé lundi au Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève des accusations mutuelles de "génocide" à propos de la guerre à Gaza, à la veille du 75e anniversaire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.


"Les attaques (commises par) le Hamas le 7 octobre étaient motivées par une idéologie génocidaire", a déclaré, Yeela Cytrin, conseillère juridique de la mission israélienne à Genève devant les diplomates réunis au siège européen des Nations unies. La représentante palestinienne, Dima Asfour, a estimé que "la catastrophe d'origine humaine" résultant des bombardements massifs et de l'offensive terrestre de l'armée israélienne dans la bande de Gaza constituaient "un cas d'école de génocide".

BILAN DU HAMAS

Selon un bilan du Hamas, 15.899 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre, dont 70 % de femmes et d'enfants. L'armée israélienne a repris depuis vendredi, et la fin de la trêve, ses bombardements sur la bande de Gaza et cherche même à "étendre son opération terrestre". Dans le même temps, Tsahal agir "avec force" autour de la ville de Khan Younès, dans le sud de Gaza, soumise à d'intenses bombardements et près de laquelle ses chars ont commencé à entrer.

UN FONDS RÉAFFECTÉ AUX SOLDATS

Comme le rapporte le journal Haaretz, le fonds israélien destiné à financer les installations de traitement des déchets va être réaffecté pour la rémunération des soldats de réserve, pendant leur service. Sur le 1,5 milliard de shekels prévu dans le budget du ministère de l'Environnement, 1,4 servira à indemniser les soldats de réserve.

LE CICR À GAZA

"Je réitère notre appel urgent à ce que les civils soient protégés conformément aux lois de la guerre et à ce que l'aide puisse entrer sans entrave", partage sur X la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, qui vient d'arriver dans la bande de Gaza. Elle y dénonce les "souffrances intolérables" de la population et demande de nouveau la libération des otages et la visite du CICR "en toute sécurité". 

15 CORPS D'ISRAÉLIENS À GAZA

Les corps de quinze Israéliens, 11 civils et quatre soldats, se trouvent toujours dans la bande de Gaza, assure le bureau du Premier ministre israélien. Les quatre militaires, dont un officier supérieur, ont été tués lors de l'attaque du 7 octobre qui a fait 1200 morts, en majorité des civils, dans le nord d'Israël. Parmi les 11 civils figurant sur cette liste, certains avaient déjà été annoncés morts, en Israël ou à Gaza.

BERLIN DEMANDE DE PROTÉGER LES CIVILS

Le gouvernement allemand a exhorté l'armée israélienne à garantir aux centaines de milliers de civils de la bande de Gaza une protection réelle et effective contre les combats qui s'intensifient dans tout le territoire palestinien. "Nous attendons d'Israël de ne pas seulement demander aux civils de quitter la zone de danger, mais qu'ils soient aussi réellement et effectivement en mesure de trouver un abri sûr ailleurs", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, assurant que "trop de civils ont déjà été tués dans cette guerre".

LES PAYS-BAS VISÉS PAR DES ONG

Des organisations de défense des droits de l'homme ont assigné en justice le gouvernement néerlandais, l'accusant de contribuer aux violations du droit international à Gaza en fournissant des pièces d'avions de combat américains F-35 à Israël. L'affaire porte sur des pièces de F-35 appartenant aux Etats-Unis et stockées aux Pays-Bas d'où elles sont envoyées à des pays partenaires dont Israël dans le cadre d'accords d'exportation.

DES CHARS ISRAÉLIENS DANS GAZA

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza, au niveau de la ville de Khan Younès, rapportent des témoins à nos confrères de l'AFP. Selon Amine Abou Hola, ces véhicules sont désormais entrés "sur une profondeur de deux kilomètres", dans le village d'al-Qarara, au nord-est de Khan Younès. "Les chars sont désormais sur la route Salaheddine", qui longe la bande de Gaza du nord au sud, d'après un autre témoin, Moaz Mohammed.

TROIS SOLDATS ISRAÉLIENS TUÉS

Trois soldats israéliens ont été tués hier dans la bande de Gaza, a annoncé Tsahal. Il s'agit du sergent-major Neriya Shaer, 36 ans, du sergent de première classe Ben Zussman, 22 ans, et du sergent Binyamin Yehoshua Needham, 19 ans, communique l'armée israélienne. Au total, 75 soldats sont morts depuis le 7 octobre. 

DÉMISSION EN ISRAËL

Un responsable israélien démissionne après avoir déclaré que l'entourage du ministre Itamar Ben-Gvir délivrait des permis d'armes à feu sans formation appropriée. Selon le journal Haaretz, Yisrael Avisar, chef du département chargé de délivrer les permis d’armes à feu, a affirmé devant la Knesset, le parlement israélien, que les permis d’armes à feu étaient approuvés par des employés non formés nommés par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir. 

LE POINT SUR LA SITUATION

L'armée israélienne a annoncé dimanche soir étendre ses frappes à toute la bande de Gaza. De son côté, le Royaume-Uni va effectuer des vols de surveillance au-dessus de Gaza pour aider à localiser les otages, une décision "condamnée" par le Hamas. Les informations de ces dernières 24 heures sur la situation au Proche-Orient.

OTAGES THAÏLANDAIS

Six otages thaïlandais détenus pendant plusieurs semaines dans la bande de Gaza par le Hamas et actuellement dans un hôpital en Israël doivent arriver ce lundi dans le royaume, ont indiqué les autorités thaïlandaises. Ils faisaient partie des 32 Thaïlandais retenus par le mouvement islamiste palestinien, selon le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.

DES FRAPPES DU NORD AU SUD

Les réfugiés palestiniens se déplacent vers le sud du pays alors qu'Israël intensifie ses interventions dans la bande de Gaza. Le point avec notre correspondant sur place. 

Tsahal étend ses frappes à toute la bande de GazaSource : TF1 Info

ACTIONS TERRESTRES À GAZA

L'armée israélienne étend ce lundi ses opérations dans la bande de Gaza. "L'armée israélienne continue d'étendre son opération terrestre contre le Hamas dans l'ensemble de la bande de Gaza. L'armée opère partout où le Hamas a des bastions", a déclaré tard dimanche soir son porte-parole, Daniel Hagari.  

Les soldats israéliens sont engagés dans une offensive terrestre depuis le 27 octobre dans le nord de Gaza, où ils ont pris le contrôle de plusieurs secteurs. Depuis la reprise des combats vendredi à l'expiration d'une trêve d'une semaine avec le Hamas, l'armée s'était principalement concentrée sur des raids aériens.   

VIGILANCE À QUELQUES JOURS DE HANOUKA

En France, Gérald Darmanin a appelé tous les préfets à "une extrême vigilance" pour la fête juive de Hanouka, dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas. Dans son télégramme, le ministre de l'Intérieur a rappelé le "niveau très élevé de la menace terroriste" en France.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité de la guerre entre Israël et le Hamas, qui dure depuis maintenant 59 jours.

Israël a mené ce dimanche de nouvelles frappes sur la bande de Gaza assiégée, où le bilan des civils palestiniens tués ne cesse de s'alourdir depuis la fin de la trêve avec le Hamas, malgré des appels pressants à protéger la population. Engagée dans une offensive terrestre depuis le 27 octobre dans le nord de Gaza, l'armée israélienne a multiplié, depuis la reprise des combats le 1er décembre, les raids aériens dans le sud, où des centaines de milliers de Palestiniens ont cherché refuge.

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé ce dimanche que 15.523 personnes, dont 70% de femmes et d'enfants, ont été tuées depuis le début de la guerre le 7 octobre dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza

Dans l'extrême nord de Gaza, le long de la frontière avec Israël, l'armée israélienne a mené ce dimanche des frappes aériennes suivies de tirs d'artillerie, qui ont soulevé d'épais panaches de fumée et de poussière. Dans le sud, les frappes ont visé massivement depuis vendredi la grande ville de Khan Younès et ses environs, où chaque jour désormais l'armée israélienne avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu'une "terrible attaque est imminente", et ordonne aux habitants d'en partir.

Rendant visite à des réservistes, le chef d'état-major israélien, le général Herzi Halevi, a déclaré que l'armée poursuivait ses opérations dans le sud de la bande de Gaza "avec autant de force et autant de résultats" qu'elle l'avait fait dans le nord, dans une vidéo diffusée dimanche par l'armée.


La rédaction de TF1info

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