EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : 82 militaires israéliens sont morts dans les combats à Gaza, selon l'armée

Publié le 5 décembre 2023 à 6h00, mis à jour le 5 décembre 2023 à 22h59

Joe Biden a appelé à "condamner sans ambiguïté les violences sexuelles" perpétrées par le Hamas.
Un total de 82 militaires israéliens ont péri depuis le début de l'offensive lancée par Tsahal dans la bande de Gaza dans le but d'"anéantir le Hamas", selon le bureau de communications de l'armée israélienne.
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CRIMES SEXUELS

Le président américain a dénoncé, aujourd'hui lors d'un déplacement de campagne, les "violences sexuelles des terroristes du Hamas". Il a appelé à dénoncer "sans ambiguïté" ces actes perpétrés lors de l'attaque du 7 octobre. "Mettre fin aux violences contre les femmes et aux agressions sexuelles est l'un des combats de ma vie", a-t-il poursuivi.

SANCTIONS

Le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, a précisé les sanctions américaines visant les colons israéliens extrémistes qui se rendent coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie. Une mesure qui concerne "des dizaines" de personnes, a-t-il indiqué qui se verront interdire l'entrée aux États-Unis tout comme leurs proches, le cas échant. La désignation effective de ces personnes dont l'identité n'a pas été dévoilée se fera au fur et à mesure, a assuré Matthew Miller.

INQUIÉTUDE

L'ONU alerte ce soir sur la situation à Gaza. "La situation humanitaire s'aggrave d'heure en heure", alertent les Nations unies sur X (ex-Twitter) qui dénonce la reprise des combats sur le terrain. 

DEUX MORTS AU LIBAN

Deux personnes, dont un soldat libanais, ont été tuées aujourd'hui dans des bombardements israéliens dans le sud du Liban, ont indiqué l'armée libanaise et l'agence de presse officielle. Dans un communiqué, l'armée, déployée dans la zone frontalière, a indiqué que "l'ennemi israélien a bombardé" un de ses postes militaires dans la région de Aadaissé, "tuant un soldat et en blessant trois autres".


Il s'agit du premier soldat libanais tué depuis le début des échanges de tirs quasi-quotidiens à la frontière entre Israël et le mouvement armée libanais Hezbollah, allié du mouvement palestinien Hamas, le 8 octobre. L'Agence nationale d'information libanaise (ANI) a rapporté des tirs d'artillerie et des frappes aériennes israéliennes sur les régions proches de la frontière avec Israël, faisant état de la mort d'un agriculteur syrien lors d'un bombardement sur la ferme où il travaillait.

DES TERRES AGRICOLES RASÉES ?

Selon des images satellites analysées par l'ONG Human Rights Watch, les forces israéliennes ont rasé des terres agricoles, des serres et des vergers au nord de Beit Hanoun, une ville palestinienne de 35.000 habitants située au nord-est de la bande de Gaza. Des données qui "suscitent des inquiétudes quant à l'insécurité alimentaire et la perte de moyens de subsistance", alerte l'organisation.

"CONDAMNER SANS AMBIGUÏTÉ"

Joe Biden a appelé aujourd'hui à "condamner sans ambiguïté et avec force les violences sexuelles des terroristes du Hamas", lors d'une rencontre destinée à lever des fonds pour sa campagne à Boston (nord-est). "Les terroristes du Hamas ont fait souffrir le plus possible les femmes et les jeunes filles" lors de l'attaque du 7 octobre, a dit le président américain, en ajoutant : "Le monde ne peut pas détourner les yeux."

GILLES LELLOUCHE

À l’affiche de "Soudains seuls" ce mercredi, Gilles Lellouche a accepté de nous livrer son sentiment sur les tensions qu’engendre le conflit entre Israël et le Hamas en France. Le comédien s’inquiète de la libération de la parole "qu’elle soit antisémite, anticatholique ou antimusulman". Un extrait d'une interview à découvrir en intégralité ce mercredi sur TF1info.

"LA VIOLENCE CONTRE LES CIVILS AURA DES CONSÉQUENCES"

Sur X (ex-Twitter), le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a assuré que "la violence contre les civils aura des conséquences" après l'annonce de sanctions contre les colons juifs accusés d'attaques contre des Palestiniens en Cisjordanie. "Aujourd'hui, j'ai annoncé une nouvelle politique de restriction des visas visant les personnes et les membres de leur famille impliqués dans des actions qui compromettent la paix, la sécurité et la stabilité en Cisjordanie ou qui y contribuent de manière significative", a-t-il écrit. 

AIDE AMÉRICAINE

Les États-Unis vont apporter davantage d'aide humanitaire à Gaza, a annoncé aujourd'hui la cheffe de l'agence américaine pour le développement lors d'une visite en Égypte, voisine du territoire palestinien assiégé et dévasté par deux mois de bombardements israéliens. 


Les États-Unis, par l'intermédiaire d'USAID, vont fournir plus de 21 millions de dollars d'aide humanitaire supplémentaire aux habitants de Gaza et de Cisjordanie touchés par le conflit en cours, qui a laissé environ 2,2 millions de personnes dans le besoin", a indiqué Samantha Power, administratrice d'USAID (l'agence américaine pour le développement et l'aide humanitaire). Cette somme s'ajoute aux 100 millions de dollars d'aide humanitaire déjà annoncés par le président Joe Biden en octobre, a-t-elle précisé, selon un communiqué d'USAID.

NOUVEAU BILAN

Un total de 82 militaires israéliens ont péri dans les combats dans la bande de Gaza depuis le début de l'offensive israélienne visant à "anéantir le Hamas", a indiqué dans la soirée l'armée. Dans l'après-midi, le bureau de communications de l'armée avait indiqué à l'AFP que le nombre de soldats tués jusqu'ici dans les opérations militaires à Gaza atteignait 80, après le décès de cinq militaires hier.


En soirée, l'armée a annoncé dans un communiqué que deux soldats supplémentaires étaient tombés aujourd'hui au combat dans la bande de Gaza.

VÉRIF'

L'ONU Femmes est accusée de ne pas avoir condamné les viols et crimes sexuels commis par le Hamas le 7 octobre. En cause, un tweet de l'agence des Nations unies. Il s'agit d'une vieille publication qui n'est pas à l'image des récentes communications de cette agence.

NOUVEAU BILAN À GAZA

Le gouvernement du Hamas palestinien a annoncé aujourd'hui que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 16.248 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre. Les Palestiniens morts, tués en majorité dans des frappes aériennes, sont à plus de 70% des enfants (7112) et des femmes (4885), a précisé dans un communiqué le bureau de presse du mouvement islamiste palestinien.

Urgent

SANCTIONS

Les États-Unis ont annoncé aujourd'hui l'imposition de sanctions contre des colons juifs accusés d'attaques contre des Palestiniens, pour tenter d'enrayer les violences en Cisjordanie. "Aujourd'hui, le département d'État met en œuvre une nouvelle politique de restriction des visas à l'encontre des personnes soupçonnées d'avoir contribué à saper la paix, la sécurité ou la stabilité en Cisjordanie, notamment en commettant des actes de violence" envers des Palestiniens, affirme le secrétaire d'État Antony Blinken dans un communiqué.

"SOIXANTE JOURS, C'EST TROP !"

"Soixante jours, c'est trop !" Des familles d'otages retenus par le Hamas depuis le 7 octobre ont appelé aujourd'hui à l'aide internationale pour obtenir leur libération au 60e jour de leur captivité, avant une nouvelle rencontre avec le Premier ministre israélien. La rencontre des familles d'otages avec Benyamin Netanyahou a eu lieu à Herzliya, près de Tel-Aviv.


D'après l'armée israélienne, 138 otages enlevés en Israël le 7 octobre sont toujours retenus à Gaza, après la libération pendant la trêve de 105 autres otages, dont 80 en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Cinq personnes avaient été libérées avant la trêve. Le Hamas a exclu toute libération supplémentaire jusqu'à ce qu'un cessez-le-feu permanent soit conclu.

"ENTRAVER L'ACTION DU HAMAS"

Dans un communiqué publié ce soir, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de l’Économie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique rappellent que la France est "pleinement engagée, aux côtés de ses partenaires, pour entraver l'action du Hamas, groupe désigné comme terroriste par l'Union européenne". "Dans ce cadre, la France travaille à assécher les sources de financement du groupe", indiquent les deux ministères dans leur communiqué. 


" Le gel national adopté le 30 novembre 2023 contre Yahia Sinouar, chef du Hamas à Gaza, et l’un des commanditaires des attaques barbares du 7 octobre 2023 contre Israël, interdit ainsi à toute personne physique ou morale de mettre à sa disposition des ressources économiques. Bien que Yahia Sinouar ne dispose pas d’avoirs en France, cette désignation nationale constitue un préalable nécessaire pour l’adoption d’une mesure de gel anti-terroriste au niveau européen. La France œuvre également au renforcement des sanctions européennes pesant contre les membres du Hamas", détaille également le texte.

POLÉMIQUE

Yuval Kestelman, un ancien policier, a été tué jeudi dernier à Jérusalem. Des réservistes l'ont pris pour le troisième membre d'un commando venant de tuer trois personnes. Benyamin Nétanyahou a évoqué un "dommage collatéral", alors que les demandes de permis d'armes sont en hausse depuis le 7 octobre.

138 OTAGES

Israël dénombre désormais 138 otages israéliens et étrangers détenus dans la bande de Gaza, a annoncé aujourd'hui à l'AFP le cabinet du Premier ministre Benyamin Netanyahou, après avoir ajouté à la liste une personne jusque-là considérée comme portée disparue. Le cabinet n'a voulu donner aucun détail sur l'otage en question (identité, âge, sexe...) ou sur la façon dont les autorités avaient confirmé sa situation.


Celles-ci recensaient avant le nouveau chiffre 20 femmes et deux enfants parmi 137 otages retenus à Gaza. Elles ont affirmé qu'environ 240 personnes avaient été emmenées de force à Gaza lors de l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre.

CROIX-ROUGE

La présidente de la Croix-Rouge internationale, Mirjana Spoljaric s'est rendue dans la bande de Gaza.  Dans une vidéo publiée sur X (ex-Twitter), elle explique avoir visité l'Hôpital européen de Gaza, et dénonce des scènes qui "dépassent tout entendement". "Ce qui m'a le plus choquée, ce sont les enfants qui souffrent d'atroces blessures et qui en même temps ont perdu leurs parents sans personne pour prendre soin d'eux", raconte-t-elle. 


"La population civile de Gaza doit être protégée", appelle également la présidente de l'ONG qui estime qu'il faut "trouver une solution à cette situation". "J'appelle les parties concernées et tous ceux qui ont de l'influence à désamorcer cette crise et à trouver des solutions autres que militaires", déclare Mirjana Spoljaric. 

JOURNALISTES TUÉS

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), au 4 décembre et depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, 63 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués : 56 Palestiniens, 4 Israéliens et 3 Libanais. Par ailleurs, 11 journalistes ont été blessés, trois sont portés disparus et 19 ont été arrêtés.

COMBATS AU SOL

L'infanterie israélienne est entrée dans la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et y mène d'intenses combats au sol, a annoncé mardi l'armée israélienne. "Nous sommes au coeur de Jabaliya, au coeur de Choujaïya (deux localités du nord de Gaza) et désormais aussi au coeur de Khan Younès", indique, cité dans un communiqué, le général Yaron Finkelman, chef du Commandement Sud, qui évoque "le jour plus intense depuis le début de l'offensive terrestre" israélienne dans la bande de Gaza le 27 octobre.

UN SOLDAT LIBANAIS TUÉ

Un soldat libanais a été tué et trois autres blessés aujourd'hui dans un bombardement israélien contre un poste militaire dans le sud du Liban, a indiqué l'armée libanaise, dont c'est le premier mort depuis le début des violences transfrontalières. Dans un communiqué, l'armée, déployée dans la zone frontalière, a indiqué qu'un de ses postes militaires dans la région de Aadaissé "a été bombardé par l'ennemi israélien, tuant un soldat et en blessant trois autres".

80 SOLDATS ISRAÉLIENS TUÉS

Un total de 80 militaires israéliens ont péri depuis le début de l'offensive lancée par l'armée d'Israël dans la bande de Gaza dans le but d'"anéantir le Hamas", a indiqué aujourd'hui à l'AFP le bureau de communications de l'armée israélienne. Les opérations israéliennes à Gaza ont fait près de 16.000 morts, majoritairement civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

L'OMS VIDE DEUX ENTREPÔTS À GAZA

L'OMS a indiqué ce mardi avoir presque entièrement déplacé son matériel médical qui était situé dans deux entrepôts à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, assurant qu'Israël lui avait conseillée d'agir ainsi. L'armée israélienne a pourtant nié dans la matinée lui avoir demandé de vider dans les 24 heures ces entrepôts. Mais lors d'un point de presse, le représentant de l'OMS dans les territoires palestiniens occupés, le Dr Richard Peeperkorn, a assuré qu'Israël leur avait bien recommandé de déplacer le matériel.

CISJORDANIE : LA FRANCE CONDAMNE

"La France condamne de nouveau fermement les attaques menées par des groupes de colons en Cisjordanie à l'encontre des populations palestiniennes", déclare le ministère des Affaires étrangères, évoquant notamment "l'attaque survenue dimanche à Qarawat Bani Hassan, en présence de l'armée israélienne, au cours de laquelle un Palestinien a été tué."


"La France appelle Israël à prendre sans délai les mesures nécessaires pour faire cesser ces attaques inacceptables et à protéger les populations civiles, conformément à ses responsabilités en tant que puissance occupante en Cisjordanie", poursuit le Quai d'Orsay, qui en appelle à "la communauté internationale".

PALESTINIEN TUÉ EN CISJORDANIE

Un Palestinien de 25 ans a été tué ce mardi en Cisjordanie au cours d'une opération de l'armée israélienne, ont indiqué à l'AFP les autorités palestiniennes et une ONG. Les faits se sont déroulés lors d'un raid israélien dans le camp de réfugiés de Qalandiya (proche de Jérusalem-Est).


Un témoin a indiqué à l'AFP que l'armée israélienne était entrée dans le camp pour arrêter le frère de la victime. "L'armée a fait sauter la porte de la maison, derrière laquelle il se tenait, le tuant sur le coup, et son frère a été arrêté", a précisé ce témoin.

JOURNALISTES TUÉS

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a indiqué ce mardi que 63 journalistes et professionnels des médias avaient été tués depuis le début de la guerre. Parmi eux, 56 Palestiniens, 4 Israéliens et 3 Libanais.

LES ZONES SÉCURISÉES "IMPOSSIBLES" À METTRE EN ŒUVRE

Il "est impossible" de mettre en œuvre des zones sécurisées, désignées par Israël pour que les civils de la bande de Gaza s'y réfugient et échappent aux combats, a affirmé l'ONU ce mardi. "Ces zones ne peuvent être ni sûres ni humanitaires lorsqu'elles sont déclarées unilatéralement", a déploré James Elder, le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), ajoutant que ces zones "ne sont pas scientifiques, elles ne sont pas rationnelles, elles ne sont pas possibles".

"HONTEUX DE LAISSER CE CRIME SE POURSUIVRE"

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a qualifié mardi de "honteuse" l'inaction de la communauté internationale. "Il est honteux pour la communauté internationale de laisser ce crime odieux se poursuivre depuis près de deux mois, avec des massacres systématiques et délibérés de civils innocents, notamment des femmes et des enfants", a-t-il déclaré à l'ouverture du sommet du Conseil de Coopération du Golfe à Doha.

DÉPLACEMENT DE VLADIMIR POUTINE

Le président russe Vladimir Poutine se rendra mercredi 6 décembre aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, des visites notamment consacrées à la guerre entre Israël et le Hamas. "Les visites de travail du président Poutine aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite auront lieu demain. Tout cela se déroulera en une seule journée", a indiqué aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

GEL DES AVOIRS DU CHEF DU HAMAS

La France a décrété le gel pour six mois des avoirs du chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar, considéré comme l'architecte de l'attaque du 7 octobre contre Israël, selon un décret publié au Journal officiel. "Les fonds et ressources économiques qui appartiennent à, sont possédés, détenus ou contrôlés par M. Yahya Sinouar [...] font l'objet d'une mesure de gel des avoirs", précise l'arrêté du 30 novembre, qui entre en vigueur ce mardi.

MANIFESTANTS AU CANADA

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées lundi devant le parlement canadien à Ottawa en soutien à Israël. Des dizaines de bus avaient été affrétés depuis Montréal ou Toronto, où vivent d'importantes communautés juives. "C'est important d'être unis, de soutenir les Juifs, de défendre la démocratie et de combattre la haine", a expliqué à l'AFP Sara Lefton de la fédération United Jewish Appeal, l'une des associations organisatrices du rassemblement.

COMBATS EN COURS

Dans la nuit de lundi à mardi, des témoins ont fait état à l'AFP de violents combats près de Khan Younès, nouvel épicentre des tensions, et de raids aériens vers Rafah, à la pointe sud de la bande de Gaza. L'agence palestinienne Wafa a par ailleurs fait état de "plusieurs" morts dans une frappe à Gaza-ville, plus au nord.

LE POINT SUR LA SITUATION

L'armée israélienne, qui a annoncé la mort de trois de ses soldats, poursuit son déploiement dans le sud de la bande de Gaza. "Tous les services de télécommunications de la bande de Gaza" sont d'ailleurs à l'arrêt. Les informations de ces dernières 24 heures sur la situation au Proche-Orient.

UTILISER LES TUNNELS CONTRE LE HAMAS

Ce mardi, le Wall Street Journal évoque une possibilité envisagée par Israël : pomper des milliers de mètres cube d'eau de mer par heure pour inonder les tunnels utilisés par le Hamas dans la bande de Gaza. Un processus qui pourrait prendre des semaines, et représenterait potentiellement un risque pour les otages.

Gaza : inonder les tunnels pour anéantir le Hamas ?Source : TF1 Info

"ILS NE VEULENT PAS QUE CES FEMMES RACONTENT"

Un désaccord supplémentaire. Un responsable américain a estimé lundi que la reconduite de la trêve à Gaza a échoué car le mouvement islamiste Hamas, soupçonné de viols contre des femmes otages et de violences sexuelles pendant son assaut début octobre, ne veut pas qu'elles témoignent.

"Il semble que l'une des raisons pour lesquelles ils ne veulent pas libérer des femmes qu'ils retiennent en otage et que cette pause a volé en éclats, c'est qu'ils ne veulent pas que ces femmes racontent ce qui leur est arrivé pendant leur détention", a déclaré à la presse Matthew Miller, porte-parole du département d'État. 

ISRAËL NIE

L'armée israélienne a nié mardi avoir demandé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de vider dans les 24 heures un entrepôt d'aide médicale dans le sud de la bande de Gaza, comme l'avait affirmé son chef. "Aujourd'hui, l'OMS a reçu une notification des Forces de défense israéliennes pour retirer nos fournitures de notre entrepôt médical dans le sud de la bande de Gaza dans les 24 heures, car les opérations au sol le rendront inutilisable", a annoncé le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le réseau social X (ex-Twitter). 

L'organe de la Défense israélienne supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) a répondu à ce tweet par un autre. "La vérité est que nous n'avons pas demandé à évacuer les entrepôts et nous l'avons signifié clairement et par écrit aux responsables compétents de l'ONU. Nous nous attendons de la part d'un responsable de l'ONU qu'il soit au moins exact (dans ses propos)", a indiqué le (Cogat). 

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité de la guerre entre Israël et le Hamas, qui dure depuis maintenant 60 jours.

Un "scénario encore plus infernal", auquel les opérations humanitaires pourraient être incapables de répondre, se profile dans la bande de Gaza, a alerté ce lundi une responsable de l'ONU alors qu'Israël resserre l'étau sur le sud du territoire palestinien. Depuis la reprise des hostilités le 1er décembre après une trêve de sept jours, "les opérations militaires israéliennes se sont étendues au sud de Gaza, forçant des dizaines de milliers d'autres personnes à fuir dans des espaces de plus en plus concentrés, avec un besoin désespéré de nourriture, d'eau, d'abris et de sécurité", a déclaré dans un communiqué Lynn Hastings, coordinatrice humanitaire de l'ONU pour les Territoires palestiniens.

"Les conditions nécessaires pour fournir de l'aide à la population de Gaza n'existent pas. Si c'est possible, un scénario encore plus infernal est sur le point de se réaliser, auquel les opérations humanitaires ne pourront peut-être pas répondre", a-t-elle ajouté. "Personne n'est en sécurité à Gaza et il ne reste plus nulle part où aller", a insisté la Canadienne, rejetant dans ces conditions l'idée de "zones sûres" évoquées par les États-Unis. Ces zones ne peuvent être "ni sûres ni humanitaires quand elles sont déclarées unilatéralement", a-t-elle dit. 

"Ce que nous voyons aujourd'hui sont des abris sans place, un système de santé à genoux, un manque d'eau propre et potable, pas d'assainissement et une alimentation insuffisante pour une population mentalement et physiquement épuisée: une recette parfaite pour les épidémies et une catastrophe de santé publique", a-t-elle décrit, déplorant l'insuffisance de l'aide humanitaire et du carburant pouvant entrer dans la bande de Gaza.

Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, réclamant une nouvelle fois un "cessez-le-feu humanitaire durable à Gaza" et la libération de tous les otages, a de son côté appelé les forces israéliennes à "éviter de nouvelles actions qui pourraient exacerber la situation humanitaire déjà catastrophique à Gaza et à épargner aux civils plus de souffrances".

L'armée israélienne a resserré l'étau sur le sud de la bande de Gaza, où des dizaines de chars sont entrés ce lundi dans le cadre de son offensive contre le Hamas, presque deux mois après le début de la guerre déclenchée le 7 octobre par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien en Israël.


La rédaction de TF1info

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