EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : l'État hébreu réplique et accuse l'Afrique du Sud d'être "le bras juridique" du Hamas

Publié le 11 janvier 2024 à 6h45, mis à jour le 11 janvier 2024 à 21h28

Source : JT 20h WE

L'attaque du Hamas du 7 octobre ne peut justifier la "violation" par Israël de la convention sur le génocide, a affirmé l'Afrique du Sud ce jeudi devant la plus haute juridiction de l'ONU.
Israël n'a pas tardé à répondre quelques heures plus tard, accusant l'Afrique du Sud d'être "le bras juridique du Hamas".
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ISRAËL ASSURE "COMBATTRE LE GÉNOCIDE"

Israël "est accusé de génocide au moment où il combat le génocide", s'est offusqué jeudi le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dont le pays est accusé par l'Afrique du Sud de s'en être rendu coupable dans sa guerre contre le Hamas palestinien à Gaza. 


"Une organisation terroriste a commis le pire crime contre le peuple juif depuis l'Holocauste et voici que quelqu'un vient la défendre au nom de l'Holocauste. Quel culot!", a réagi dans un communiqué M. Netanyahu. La Cour internationale de justice (CIJ) a tenu jeudi à La Haye sa première audience, saisie par l'Afrique du Sud qui accuse Israël de violer la Convention des Nations unies sur le génocide. 

DES FAMILLES D'OTAGES À LA FRONTIÈRE

Des proches d'otages se sont rassemblés ce jeudi à Nirim, dans le sud d'Israël limitrophe de Gaza, pour égrener via des haut-parleurs le nom des personnes retenues. Plus de 130 personnes restent captives à Gaza depuis près de 100 jours.

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DEUX MORTS APRÈS UNE FRAPPE DE TSAHAL DANS LE SUD DU LIBAN

Deux secouristes d'un organisme relevant du Hezbollah ont été tués jeudi dans une frappe israélienne sur leur centre dans le sud du Liban, a indiqué le puissant mouvement, qui a dit avoir mené en représailles des bombardements dans le nord d'Israël.


Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, les échanges de tirs sont quotidiens à la frontière entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié du Hamas. Les affrontements ont gagné en intensité depuis la frappe attribuée à Israël le 2 janvier, qui a tué le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, dans la banlieue sud de Beyrouth.

UN TUNNEL DÉCOUVERT À KHAN YOUNÈS

L'armée israélienne affirme avoir découvert un nouveau tunnel dans la ville de Khan Younès, située dans le sud de la bande de Gaza, où des otages auraient été retenus. Dans son message publié sur X, Tsahal affirme, vidéo à l'appui, que ce couloir souterrain est relié à un réseau plus large situé sous une zone de logements occupés par des civils.

JOURNALISTES TUÉS À GAZA

Le Hamas palestinien et des proches des deux journalistes d'Al Jazeera tués dimanche dans la bande de Gaza dans une frappe israélienne ont rejeté ce jeudi les accusations de l'armée israélienne les décrivant comme "des agents terroristes". 


"Ce sont des inventions", a réagi auprès de l'AFP Wael Dahdouh, chef du bureau de la chaîne de télévision Al Jazeera à Gaza et père de l'un des deux défunts, Hamza Dahdouh, qui avait "des années d'expérience dans le journalisme". 


"Il est clair" que les autorités israéliennes "essaient de se défendre, de justifier ce qu'il s'est passé et de détourner l'attention", a ajouté M. Dahdouh, qui avait déjà perdu son épouse et deux de ses enfants fin octobre dans une frappe israélienne.  

APPEL À UNE "SOLUTION DIPLOMATIQUE" AU LIBAN

Une "solution diplomatique" est-elle envisageable ? C'est en tout cas l'appel d'un émissaire américain,  jeudi à Beyrouth, qui espère une issue au conflit entre le Liban et Israël après des violences à la frontière qui font craindre une escalade.


"Nous devons trouver une solution diplomatique qui permettrait aux Libanais de rentrer dans leurs foyers dans le sud du Liban (...) et aux Israéliens de revenir dans leurs maisons dans le nord", a déclaré Amos Hochstein.


Les échanges de tirs quotidiens qui opposent l'armée israélienne au Hezbollah pro-iranien depuis le début de la guerre à Gaza, le 7 octobre, ont gagné en intensité depuis une frappe attribuée à Israël le 2 janvier près de Beyrouth, qui a tué le numéro deux du Hamas palestinien.

QUE RISQUE ISRAËL ?

L'Afrique du Sud a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant Israël d'"actes génocidaires" dans la bande de Gaza. Une requête légale, mais qui ne devrait pas être suivie d'effets.

NOUVEAU BILAN DU HAMAS

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mercredi un bilan de 23.469 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Le Hamas fait également état de 59.604 blessés. Les personnes tuées sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. 

ISRAËL ACCUSE L'AFRIQUE DU SUD D'ÊTRE "LE BRAS JURIDIQUE" DU HAMAS

L'Afrique du Sud se comporte comme "le bras juridique de l'organisation terroriste Hamas" en accusant Israël de génocide devant la plus haute cour de l'ONU, a fustigé jeudi le ministère israélien des Affaires étrangères. "L'Afrique du Sud cherche à permettre au Hamas de commettre de nouveau les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes sexuels qu'ils ont perpétrés de façon répétée le 7 octobre."

TSAHAL DÉMENT ÊTRE À L'ORIGINE D'UNE FRAPPE MORTELLE SUR UNE AMBULANCE

L'armée israélienne a démenti jeudi être à l'origine d'une frappe sur une ambulance la veille dans la bande de Gaza, tuant six personnes dont quatre secouristes du Croissant-Rouge palestinien qui lui en avait imputé la responsabilité.  "Aucune frappe n'a été faite dans le secteur désigné", a réagi l'armée auprès de l'AFP, indiquant avoir "mené un examen (des faits) sur la foi des détails" qui lui ont été donnés. 


Dans cette frappe à Deir el-Balah (centre de la bande de Gaza), six personnes qui étaient dans l'ambulance ont été tuées, dont quatre secouristes du Croissant-Rouge.  Le Croissant-Rouge avait annoncé ces décès dans "une frappe sur une ambulance (menée) par l'armée israélienne à Deir el-Balah", sur le réseau social X.

"LE MEILLEUR MOYEN D'ISOLER L'IRAN"

Un rapprochement entre Israël et les pays arabes qui dans leur majorité ne le reconnaissent pas, serait "le meilleur moyen d'isoler l'Iran et ses supplétifs", a estimé jeudi au Caire le secrétaire d'État américain, Antony Blinken. "La sécurité et l'intégration (régionale) d'Israël sont liées au fait d'ouvrir une voie vers un État palestinien", a-t-il encore ajouté lors de l'ultime étape de son marathon diplomatique au Moyen-Orient.

ISRAËL "A POUSSÉ LES GAZAOUIS À LA FAMINE"

Les opérations de Tsahal à Gaza ont poussé la population au "bord de la famine", a déclaré jeudi une avocate de l'Afrique du Sud devant la plus haute juridiction de l'ONU. "La situation est telle que les experts prédisent désormais que plus de personnes à Gaza pourraient mourir de faim et de maladie" que par une action militaire directe, a affirmé Adila Hassim devant la Cour internationale de justice (CIJ).

LE CHEF DE LA DIPLOMATIE AMÉRICAINE EST ARRIVÉ AU CAIRE

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, est arrivé jeudi matin au Caire pour une ultime étape de son marathon diplomatique au Moyen-Orient, consacré au conflit à Gaza, selon des journalistes l'accompagnant. Arrivé en provenance d'Israël, le chef de la diplomatie américaine devait rencontrer le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, avant de s'envoler pour les États-Unis après s'être rendu dans neuf pays, dont la Turquie et l'Arabie saoudite, ainsi qu'en Cisjordanie, pour appeler à éviter un embrasement.

L'ATTAQUE DU 7 OCTOBRE NE PEUT JUSTIFIER LA "VIOLATION" DE LA CONVENTION SUR LE GÉNOCIDE

L'attaque du Hamas du 7 octobre ne peut justifier la "violation" par Israël de la Convention sur le génocide, a déclaré jeudi l'Afrique du Sud devant la plus haute juridiction de l'ONU. "Aucune attaque armée sur le territoire d'un État, aussi grave soit-elle (...) ne peut justifier une violation de la convention", a affirmé le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, devant la Cour internationale de Justice.

VERS UNE RÉFORME DE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE ?

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a déclaré mercredi que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'était "engagé" à une réforme de l'entité gouvernementale siégeant en Cisjordanie, après une rencontre entre les deux hommes dans le territoire palestinien.  "Je ne veux pas parler au nom du président Abbas mais je pense que ce que je retiens de cette réunion, c'est qu'il s'est engagé à le faire et qu'il est tout à fait prêt à aller de l'avant", a indiqué le chef de la diplomatie américaine.


"Nous avons également parlé de l'importance de la réforme de l'Autorité palestinienne, de sa politique et de sa gouvernance, afin qu'elle puisse effectivement assumer la responsabilité de Gaza, et que Gaza et la Cisjordanie puissent être réunifiées sous une direction palestinienne", a-t-il dit. "Pour moi, il est très clair que le président Abbas est prêt à aller de l'avant et à s'engager dans tous ces efforts."

L'ONU EXIGE L'ARRÊT "IMMÉDIAT" DES ATTAQUES DES HOUTHIS

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé mercredi l'arrêt "immédiat" des attaques des Houthis contre des navires en mer Rouge, appelant tous les États à respecter l'embargo sur les armes visant les rebelles yéménites. La résolution préparée par les États-Unis et le Japon, adoptée par 11 voix pour et 4 abstentions (Russie, Chine, Algérie, Mozambique), "condamne dans les termes les plus forts les attaques, deux douzaines au moins, contre les navires marchands et commerciaux depuis le 19 novembre 2023", date à laquelle ils se sont emparés du Galaxy Leader, prenant en otage ses 25 membres d'équipage.


Elle "exige que les Houthis mettent un terme immédiat à de telles attaques, qui entravent le commerce international et sapent les droits et les libertés de navigation, ainsi que la paix et la sécurité de la région". Le Conseil de sécurité des Nations unies, insistant sur le respect du droit international, "prend note" du droit des États membres à défendre les navires contre les attaques dont ils font l'objet.

TSAHAL ACCUSE DEUX JOURNALISTES TUÉS D'AVOIR ÉTÉ "DES AGENTS TERRORISTES"

L'armée israélienne a accusé mercredi les deux journalistes d'Al Jazeera, tués dans une de ses frappes à Gaza dimanche, d'être "des agents terroristes" affiliés au Hamas et à son allié du Jihad islamique. "Hamza Dahdouh et Moustafa Thuraya (ont été) identifiés comme des agents terroristes de Gaza", a affirmé Tsahal. "Les renseignements militaires ont confirmé que les deux défunts étaient membres d'organisations terroristes basées à Gaza et activement impliquées dans des attaques contre les forces israéliennes."


Hamza Dahdouh et Moustafa Thuraya, qui avait collaboré comme vidéojournaliste avec plusieurs médias internationaux dont l'AFP, ont été tués dans une frappe sur leur voiture dans le sud du territoire palestinien, alors qu'ils étaient en mission pour la chaîne qatarie. "Avant la frappe, les deux pilotaient des drones qui présentaient une menace imminente pour les troupes israéliennes", selon le communiqué de l'armée.

LE POINT SUR LA SITUATION

Tsahal continue de frapper Gaza. L'aviation israélienne bombarde lourdement jeudi le sud de la bande de Gaza, multipliant les frappes dans le secteur de Khan Younès, principale ville du sud de l'enclave palestinienne. Le Hamas a lui a fait état de 62 morts dans la nuit. "Les combats se déroulent sous le sol, sur terre, dans un territoire très, très complexe, face à un ennemi qui a préparé sa défense sur une très longue période et de manière très organisée", a déclaré le chef d'état-major de l'armée israélienne, Herzi Halevi.


Accusé "d'actes génocidaires", Tel-Aviv face à la CIJ. En parallèle des combats, Israël fait face jeudi devant la Cour internationale de justice à des accusations "d'actes génocidaires" pour son offensive à Gaza, formulées par l'Afrique du Sud mais déjà qualifiées "d'absurdes" par le président israélien, Isaac Herzog. 


Anthony Blinken poursuit son marathon régional. En dépit des nombreux efforts diplomatiques, rien ne semble pouvoir mettre fin à cette guerre entrée dans son 4e mois. Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, dont le pays est le principal allié d'Israël, doit rencontrer jeudi matin au Caire le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays avait joué un rôle clé en faveur d'une trêve d'une semaine fin novembre.


Vers un embrasement avec le Liban ? À la frontière nord d'Israël, les échanges de tirs avec le Hezbollah sont quotidiens depuis le début de la guerre. Et ils ont gagné en intensité depuis la frappe attribuée à Israël, le 2 janvier, qui a tué à Beyrouth le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri. "Après avoir combattu à Gaza, nous saurons comment le faire au Liban s'il le faut", a prévenu le chef l'armée israélienne, Herzi Halevi.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre entre Israël et le Hamas, débutée après l'attaque sanglante du 7 octobre dernier sur le sol israélien.

Les soldats israéliens sauront se battre au Liban "s'il le faut", a prévenu ce mercredi le chef d'état-major de l'armée, Herzi Halevi, qui s'adressait à ses troupes dans la bande de Gaza. "Après avoir combattu à Gaza, nous saurons comment le faire au Liban s'il le faut", a-t-il dit à ses troupes lors d'une visite dans la bande de Gaza, selon un communiqué de l'armée qui rapportait ses propos. "Après ce que vous avez fait, il n'y a pas un village au Liban où vous ne pourrez entrer et que vous ne pourrez détruire. Nous vous placerons aux bons endroits, vous y ferez ce qu'il faut, une longue guerre de l'autre côté, et nous en sortirons avec de bons résultats", a ajouté le lieutenant-général Halevi.

À la frontière nord d'Israël, les échanges de tirs avec le Hezbollah libanais sont quotidiens depuis le début de la guerre. Ils ont gagné en intensité depuis la frappe attribuée à Israël le 2 janvier, qui a tué dans la banlieue sud de Beyrouth le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, et six autres responsables et cadres du mouvement. 

Mardi, le puissant parti chiite pro-Iran a affirmé avoir ciblé une base militaire dans le nord d'Israël, en représailles à l'élimination d'un de ses responsables militaires. Le Hezbollah avait annoncé la mort de Wissam Tawil, décrit comme "un commandant de la force al-Radwan", l'unité d'élite du Hezbollah. Il s'agit du plus haut responsable militaire du Hezbollah tué depuis que le mouvement libanais a débuté, le 8 octobre, ses tirs contre Israël pour soutenir le Hamas à Gaza.

Les craintes d'une escalade régionale des hostilités entre Israël et ses autres ennemis, une alliance informelle de groupes armés soutenus par l'Iran au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, n'ont cessé de croître depuis le début de la guerre.


La rédaction de TF1info

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