Le Hamas a confirmé mardi que son numéro deux Saleh al-Arouri a trouvé la mort dans une frappe attribuée à Israël près de Beyrouth, au Liban.
Cinq autres personnes ont été tué dans l'explosion, qui a ciblé un bureau du Hamas dans un fief du Hezbollah libanais.
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"ÉVITER TOUTE ATTITUDE ESCALATOIRE"

Emmanuel Macron appelle Israël à "éviter toute attitude escalatoire notamment au Liban" après la frappe, attribuée à Israël, qui a tué le numéro 2 du Hamas à Beyrouth, a indiqué mardi soir l'Elysée.


Le président français, qui s'est entretenu au téléphone avec le ministre israélien Benny Gantz, membre du cabinet de guerre, a souligné qu'"il était essentiel d'éviter toute attitude escalatoire, notamment au Liban, et que la France continuera de passer ces messages à tous les acteurs impliqués directement ou indirectement dans la zone", a fait savoir l'Elysée.

RASSEMBLEMENTS

Après l'annonce de la mort de Saleh al-Arouri, de nombreux Palestiniens se sont rassemblés  dans les rues de Ramallah, en territoires occupés de Cisjordanie, où les heurts avec l'armée et les colons israéliens se sont multipliés depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël.

PLUSIEURS AUTRES RESPONSABLES DU HAMAS TUÉS

Selon le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, qui a fustigé un "acte terroriste" et assuré que le mouvement ne serait "jamais vaincu", deux chefs de la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, Samir Fandi et Azzam al-Aqraa, ont aussi été tués dans la frappe, comme quatre autres cadres du mouvement, Mahmoud Zaki Chahine, Mohammad Bashasha, Mohammad al-Raïs et Ahmad Hammoud

UN DISCOURS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU HEZBOLLAH

La mort du n°2 du Hamas Saleh al-Arouri au Liban et la promesse de la part du Hezbollah libanais, allié du Hamas, que cet "assassinat (...) ne resterait pas impuni" intervient alors qu'Hassan Nasrallah, le secrétaire général du mouvement libanais pro-iranien, doit prononcer un discours très attendu demain.

DES FRAPPES "INADMISSIBLES" SUR LE CROISSANT-ROUGE À GAZA

Le chef de l'OMS a déploré des frappes "inadmissibles" sur le Croissant-Rouge à Gaza alors que l'organisation humanitaire a déclaré plus tôt dans la journée sur le réseau social X que ses locaux à Khan Younès avaient été visés par des frappes israéliennes. Selon le ministère de la Santé du Hamas, elles ont fait quatre morts, dont un nourrisson.

DES PROPOS "IRRESPONSABLES"

Les États-Unis ont dit "rejeter" les appels des ministres israéliens pour un retour de colons juifs à Gaza, après la guerre en cours, et leur volonté d'"encourager" la population palestinienne à émigrer. "Les États-Unis rejettent les récentes déclarations des ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir prônant la relocalisation des Palestiniens en dehors de Gaza", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, qualifiant ces propos d'"irresponsables".

"LE CRIME (...) NE RESTERA PAS SANS RIPOSTE OU IMPUNI"

Le puissant Hezbollah pro-iranien au Liban a affirmé que l'"assassinat" par Israël, dans son fief de la banlieue sud de Beyrouth, du numéro deux du Hamas palestinien "ne resterait pas impuni". "Le crime que constitue l'assassinat de Saleh al-Arouri au coeur de la banlieue sud de Beyrouth est une grave agression contre le Liban (...) et ne restera pas sans riposte ou impuni", a affirmé dans un communiqué le Hezbollah, qui depuis près de trois mois lance quotidiennement des attaques contre Israël depuis le sud du Liban.

"JAMAIS VAINCU"

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh a affirmé que son mouvement "dont les leaders et les fondateurs tombent en martyrs pour la dignité de notre peuple et de notre nation, ne sera jamais vaincu", après la mort de son numéro deux Saleh al-Arouri dans une frappe dans la banlieue sud de Beyrouth imputée à Israël.


"C'est l'histoire de la résistance et du mouvement qui, après l'assassinat de ses leaders, devient encore plus fort et déterminé", a-t-il ajouté. "L'assassinat par l'occupation sioniste du grand leader national et vaillant combattant Saleh al-Arouri, ainsi que de ses frères parmi les leaders et les cadres du mouvement, sur le territoire libanais, est un acte terroriste caractérisé, une violation de la souveraineté du Liban et une expansion de son agression contre notre peuple et notre nation", a-t-il encore affirmé.

L'ARMÉE ISRAÉLIENNE REFUSE DE COMMENTER

Interrogée à propos de la frappe, attribuée par le Hamas à Israël, Tsahal a indiqué à l'AFP "ne pas commenter les informations des médias étrangers". Mais dans un point de presse quotidien, peu de temps après l'annonce de l'assassinat du n°2 du Hamas à Beyrouth, le porte-parole de l'armée israélienne a indiqué que l'armée israélienne était prête "à tout scénario".


Sans évoquer directement la frappe qui a tué Saleh al-Arouri au Liban, imputée par le Hamas à Israël, il a affirmé lors de son point de presse quotidien que l'armée est "à un haut niveau de préparation pour n'importe quel scénario".

CONDAMNATION DU PREMIER MINISTRE DE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a condamné "l'assassinat" du numéro deux du Hamas dans une frappe attribuée à Israël près de Beyrouth. Bien que le Hamas et l'Autorité palestinienne soient brouillés depuis 2007, Mohammed Shtayyeh a condamné et qualifié la frappe "de crime perpétré par des criminels connus". Il a mis en garde "contre les risques et les conséquences qui pourraient en découler", selon un communiqué de son bureau.

D'AUTRES RESPONSABLES, TUÉS DANS LA FRAPPE

En plus du n°2 du Hamas, Saleh al-Arouri, un responsable libanais de la sécurité, a indiqué à l'AFP qu'un autre responsable du Hamas, Samir Fandi, avait été tué dans la frappe au Liban, attribuée à Israël. Le Hamas, dans une annonce diffusée par sa chaïne officielle, al-Aqsa TV et ses autres médias, a ajouté que "deux chefs des brigades Ezzedine al-Qassam", sa branche militaire, ont également été tués.

"UNE RÉUNION DES FORMATIONS PALESTINIENNES"

Selon l'agence officielle libanaise ANI, qui a fait état d'une frappe attribuée à l'Israël, "une réunion des formations palestiniennes se tenait" dans le bâtiment touché, situé dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien allié au Hamas.

Frappe au Liban : "un drone qui a lancé deux missiles", le témoignage d'habitantsSource : TF1 Info

NUMÉRO DEUX DU HAMAS TUÉ

Six personnes ont été tuées dans la frappe imputée à Israël, qui a visé le bureau du mouvement palestinien dans la banlieue de Beyrouth mardi soir, a annoncé l'agence officielle libanaise ANI. Parmi elles, le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri. Voici son portrait.

Qui était Saleh Al-Arouri, n°2 du Hamas éliminé au Liban ?Source : TF1 Info

UN "CRIME ISRAÉLIEN"

Suite à la mort de Saleh al-Arouri, le premier ministre libanais a dénoncé un "crime israélien". Dans un communiqué, il a estimé que "ce nouveau crime israélien vise à entraîner le Liban dans une nouvelle phase de confrontation" avec Israël. Les affrontements entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié du Hamas, étaient jusque là limités aux zones frontalières dans le sud du Liban.

UN ACTE QUI NE FERA PAS PLIER LA "RÉSISTANCE"

En réaction à la mort du numéro deux du Hamas, tué dans une frappe à Beyrouth selon le Hamas, l'organisation a déclaré que cet assassinat ne ferait pas plier la "résistance". "Les lâches assassinats menés par l'occupant sioniste contre les leaders et symboles de notre peuple palestinien à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine, ne parviendront pas à briser la volonté et la résilience de notre peuple, ni à entraver la poursuite de sa vaillante résistance", a déclaré Ezzat al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, dans un communiqué.

Un chef du Hamas tué à Beyrouth, selon les médias libanaisSource : TF1 Info

FRAPPE AU LIBAN

Le numéro deux du Hamas palestinien, Saleh al-Arouri, a été tué dans une frappe sur la banlieue de Beyrouth mardi soir, ont indiqué à l'AFP deux responsables libanais de la sécurité.


Selon l'un des de ces responsables, Arouri a été tué avec ses gardes du corps dans une frappe qui a visé le bureau du Hamas dans la banlieue sud de la capitale libanaise, fief du Hezbollah pro-iranien. 

AFP

FRAPPE AU LIBAN

Selon L'Orient-Le Jour, la frappe a tué Saleh el-Arouri, le numéro deux du bureau politique du mouvement islamiste et l’un des commandants de sa branche militaire, les Brigades al-Qassam.

AU MOINS 4 MORTS SELON UN MÉDIA D'ÉTAT AU LIBAN

Un média d'Etat annonce 4 morts dans une frappe contre un bureau du Hamas dans la banlieue de Beyrouth. "Quatre personnes sont tombées en martyrs et plusieurs autres ont été blessées lorsque le bureau du Hamas a été pris pour cible" dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement libanais Hezbollah, allié du Hamas, a indiqué l'Agence nationale de presse libanaise (NNA). 

UN BUREAU DU HAMAS FRAPPÉ AU LIBAN

Un drone a frappé mardi un bureau du Hamas palestinien dans la banlieue sud de Beyrouth, ont annoncé les médias d'Etat libanais, faisant état de plusieurs blessés. 

AFP

LE HAMAS "OUVERT" À UN SEUL GOUVERNEMENT PALESTINIEN

Le Hamas s'est dit "ouvert" à la mise en place d'un seul gouvernement palestinien pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, a affirmé mardi son chef Ismaïl Haniyeh. 


"Nous avons reçu de nombreuses initiatives concernant la situation (palestinienne) interne et nous sommes ouverts à l'idée d'un gouvernement national pour la Cisjordanie et Gaza", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée. 

OTAGES

Les otages israéliens retenus à Gaza ne seront libérés que selon les "conditions" du Hamas, a déclaré mardi son chef Ismaïl Haniyeh lors d'une allocution télévisée. 


"Les prisonniers de l'ennemi ne seront libérés que sous les conditions fixées par la résistance", a affirmé M. Haniyeh. 


Le Hamas avait enlevé quelque 250 personnes lors de son attaque sur le sol israélien le 7 octobre, dont 129 sont toujours retenues dans la bande de Gaza selon les autorités israéliennes.

TONY BLAIR

L'ancien Premier ministre britannique a fermement démenti avoir eu des discussions en Israël sur un déplacement des Palestiniens de Gaza, comme l'a affirmé une télévision israélienne.


Selon le média israélien Channel 12, Tony Blair, qui a quitté ses fonctions en 2007 et qui a été, par la suite, émissaire au Proche-Orient chargé de mettre en place des institutions palestiniennes, se trouvait en Israël la semaine dernière. 


Il aurait eu des réunions avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, membre du cabinet de guerre, au sujet d'un rôle de médiation après la guerre avec le Hamas, a affirmé Channel 12. 


Selon cette chaîne, il pourrait de plus avoir le rôle d'intermédiaire avec des États arabes modérés pour une "réinstallation volontaire" des habitants de Gaza. 


Mais la fondation de Tony Blair, le Tony Blair Institute for Global Change, a qualifié de "mensonge" ces affirmations.


Elles ont été publiées "sans aucun contact avec Tony Blair ou son équipe". "Aucune discussion de ce type n'a eu lieu", a réagi l'organisation dans un communiqué lundi soir. 

GUERRE À GAZA

Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé mardi que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 22.185 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre.


Ce bilan comprend 207 personnes tuées au cours des dernières 24 heures, a précisé cette source, qui a aussi fait état de 57.035 personnes blessées depuis le 7 octobre.

ENQUÊTE OUVERTE

L'armée israélienne a annoncé mardi avoir ouvert une enquête visant l'un de ses soldats soupçonné d'avoir tué un Palestinien détenu dans la bande de Gaza. 


Le Palestinien, présenté par l'armée comme un "terroriste présumé", a été arrêté puis interrogé à Gaza avant d'être placé "sous la supervision d'un soldat, qui est soupçonné d'avoir ouvert le feu sur lui entraînant sa mort", selon un communiqué de l'armée. "A la lumière des informations préliminaires, une enquête de la police militaire a été ouverte pour examiner les circonstances du tir", a-t-elle ajouté. 

LES COMBATS FONT RAGE

L'armée israélienne poursuit mardi son offensive dans la bande de Gaza assiégée où des bombardements ont secoué le territoire palestinien dans la nuit, près de trois mois après le début de la guerre contre le Hamas qui devrait durer tout au long de l'année. 

LANCE-ROQUETTES

L'armée israélienne diffuse cette photographie, publiée par l'AFP, qu'elle présente comme un site de lancement de roquettes du Hamas découvert dans la bande de Gaza.

ISRAELI ARMY / AFP

QUATRE PALESTINIENS TUÉS EN CISJORDANIE

Quatre militants palestiniens présumés ont été abattus par l'armée israélienne dans la localité d'Azzun, en Cisjordanie. Tsahal explique dans ce tweet que les Palestiniens avaient tiré et lancé des explosifs en direction d'un bataillon de réserve israélien, et qu'ils ont été tués durant la fusillade qui s'est ensuivie. Un soldat israélien aurait été blessé durant cette confrontation.


L'armée a en outre annoncé avoir "neutralisé" un Palestinien armé qui a ouvert le feu en direction de soldats israéliens effectuant une opération dans la ville de Qalqilya, à l'ouest d'Azzoun. Elle n'a pas précisé si l'homme a été tué ou blessé. L'agence palestinienne Wafa a affirmé que les soldats israéliens avaient "ouvert le feu en direction de l'ambulance" venue l'évacuer, ajoutant que son état de santé n'était pas connu dans l'immédiat. 

CAMOUFLET

La Cour suprême israélienne a infligé hier un camouflet au Premier ministre Benyamin Netanyahou, en invalidant une disposition clé de la réforme judiciaire très controversée promue par son gouvernement. 


Le projet avait déclenché un des plus importants mouvements de contestation de l'histoire d'Israël, éclipsé par la guerre depuis le 7 octobre. La mesure invalidée prévoyait d'ôter au pouvoir judiciaire le droit de se prononcer sur "le caractère raisonnable" des décisions du gouvernement ou du Parlement israélien.  

Bonjour à tous.

Pas de répit à Gaza pour le Nouvel an. Le territoire palestinien a commencé l'année sous les bombardements, l'armée israélienne affirmant que la guerre contre le Hamas palestinien se poursuivra "tout au long" de 2024.

Sur le terrain, des tirs d'artillerie et des frappes aériennes ont visé notamment les villes de Rafah et Khan Younès (sud) la nuit du Nouvel an, selon un correspondant de l'AFP. Ils ont fait, selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 24 morts. L'entrée dans la nouvelle année a aussi été rythmée par des sirènes d'alerte dans plusieurs parties d'Israël.  

Près de trois mois après le début du conflit, déclenché par une attaque d'une ampleur inédite menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, le porte-parole de l'armée Daniel Hagari a annoncé dimanche soir que les réservistes feraient une pause afin de se préparer à des "combats prolongés".

Israël a juré de détruire le Hamas après l'attaque menée depuis Gaza par le mouvement, classé "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, et qui a fait environ 1.140 morts, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir des derniers chiffres officiels israéliens.


La rédaction de TF1info

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