EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : Israël accepte des "pauses" quotidiennes de 4 heures dans le nord de Gaza, selon Washington

Publié le 9 novembre 2023 à 6h00, mis à jour le 9 novembre 2023 à 21h19

Des milliers de civils palestiniens ont fui mercredi le nord de la bande de Gaza pilonnée par les bombardements d'Israël, qui affirme resserrer son étau sur la ville de Gaza et sur les combattants du Hamas.
Une conférence humanitaire pour Gaza se tient à Paris ce jeudi 9 novembre à l'initiative d'Emmanuel Macron.
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PAS DE "CRISE HUMANITAIRE" DANS GAZA, SELON ISRAEL

"Il n'y a pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza", a affirmé jeudi un responsable militaire israélien, alors que se tient à Paris une "conférence humanitaire" pour tenter de débloquer l'aide internationale à destination du territoire palestinien assiégé et bombardé par Israël.


"Nous savons que la situation n'est pas facile pour les civils dans la bande de Gaza, nous savons qu'il y a de nombreux défis (...) de nombreuses difficultés mais je peux affirmer qu'il n'y a pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza", a déclaré à la presse le colonel Moshe Tetro, chef pour Gaza de l'organe du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat).


"Nous sommes en guerre, une guerre que nous n'avons pas choisie. Le Hamas (mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza depuis 2007) a décidé de déclencher cette guerre", a ajouté l'officier lors d'un point de presse au poste-frontière de Nitzana, entre Israël et l'Egypte.

UN DECES CHEZ MSF

Un jeune médecin urgentiste travaillant pour l'organisation humanitaire française Médecins du Monde a été tué dimanche avec sa famille dans le bombardement de leur immeuble à Gaza, a-t-on appris jeudi à Paris auprès de l'ONG, "profondément inquiète" pour ses équipes encore sur place.


Maysara Rayyes, 28 ans, était médecin urgentiste et superviseur médical depuis deux ans chez Médecins du Monde (MDM), a précisé dans un communiqué l'association, qui emploie encore 18 collaborateurs dans la bande de Gaza.


Sa mort "est le reflet de ce que subit toute la population civile" dans le territoire palestinien, a commenté auprès de l'AFP Florence Rigal, la présidente de l'ONG. 

L'APPEL DE LARCHER ET BRAUN-PIVET

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, appellent dans un communiqué commun jeudi à cesser les "polémiques inutiles" autour de la marche contre l'antisémitisme dont ils ont souhaité l'organisation dimanche.


"Les polémiques inutiles doivent cesser. Marcher dimanche est une démarche individuelle, apartisane et citoyenne. (...) Ce moment d'unité nationale est un devoir", écrivent-ils, alors que la venue de l'extrême droite à cette manifestation continue de susciter de forts remous à gauche et jusque dans la majorité.


"Parce qu’ils représentent la nation française, députés, sénateurs, élus ont une responsabilité particulière qui les oblige dans les moments graves de notre histoire. Ils ne peuvent se taire, ils ne peuvent rester passifs. Ils doivent résister", affirment M. Larcher et Mme Braun-Pivet.

ELYSEE

Sur X, Emmanuel Macron réitère son souhait de voir un cessez-le-feu à Gaza.

CANADA

Des coups de feu ont été tirés sur deux écoles confessionnelles juives de Montréal au cours de la nuit de mercredi à jeudi, sans faire de blessé, a annoncé la police, suscitant la condamnation du Premier ministre canadien.


"Je veux être très clair. Nous condamnons cette violence antisémite dans les termes les plus forts", a déclaré jeudi le Premier ministre Justin Trudeau, après avoir parlé d'une "terrifiante" montée de l'antisémitisme et de l'islamophobie, sur fond de conflit entre Israël et le Hamas.

MARCHE CONTRE L'ANTISEMITISME

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, appellent dans un communiqué commun jeudi à cesser les "polémiques inutiles" autour de la marche contre l'antisémitisme dont ils ont souhaité l'organisation dimanche.


Cette marche en réponse à "l'explosion des actes antisémites en France" est "un appel au sursaut républicain", écrivent-ils. "Les polémiques inutiles doivent cesser. Marcher dimanche est une démarche individuelle, apartisane et citoyenne. (...) Ce moment d'unité nationale est un devoir", ajoutent-ils.

ETOILES DE DAVID

La France a condamné jeudi "avec fermeté" le rôle d'un réseau russe dans "l'amplification artificielle et la primo-diffusion sur les réseaux sociaux des photos des tags représentant des étoiles de David" à Paris, selon le ministère des Affaires étrangères. 


Le communiqué accuse le réseau russe Recent Reliable News et considère que "cette nouvelle opération d'ingérence numérique russe contre la France témoigne de la persistance d’une stratégie opportuniste et irresponsable visant à exploiter les crises internationales pour semer la confusion et à créer des tensions".

AIDE HUMANITAIRE

Scandée par les appels en faveur d'un "cessez-le-feu", la "conférence humanitaire" organisée jeudi à Paris pour tenter de débloquer l'aide vers Gaza a permis d'atteindre un milliard d'euros d'engagements nouveaux depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre.


Depuis cette attaque sanglante sans précédent, Israël pilonne en représailles le petit territoire palestinien, poussant des dizaines de milliers de civils vers le sud du territoire palestinien assiégé. Un responsable militaire israélien a assuré qu'il n'y avait "pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza", tout en reconnaissant de "nombreuses difficultés" pour les civils palestiniens.

"TERRORISME PSYCHOLOGIQUE"

L'armée israélienne a qualifié jeudi de "terrorisme psychologique de la pire espèce" la diffusion par le Jihad islamique palestinien d'une vidéo de deux otages israéliens, une femme septuagénaire et un adolescent, qu'il affirme retenir à Gaza.


Il s'agit du "terrorisme psychologique de la pire espèce", a dénoncé un porte-parole de l'armée, Richard Hecht, lors d'un point presse.

ECONOMIE

Le "choc" également socio-économique de la guerre entre Israël et le Hamas va entraîner des centaines de milliers de Palestiniens dans la pauvreté, alerte jeudi l'ONU, mettant en garde contre les impacts à long terme à Gaza mais aussi en Cisjordanie.


Après un mois de guerre et de bombardements de Gaza, le taux de pauvreté dans les territoires palestiniens (bande de Gaza plus Cisjordanie) devrait être passé de 26,7% à 31,9%, selon les estimations du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Soit 285.000 nouveaux pauvres qui s'ajoutent à près de 1,5 million avant la guerre.


Un taux qui pourrait atteindre 35,8% si la guerre dure un mois de plus (500.000 nouveaux pauvres); 38,8% avec deux mois supplémentaires (plus de 660.000 nouveaux pauvres).

OTAGES

Le Jihad islamique palestinien a publié jeudi une vidéo de deux otages israéliens, une femme septuagénaire et un jeune adolescent, qu'il affirme retenir à Gaza, se disant prêt à les libérer "si les conditions sécuritaires sont réunies".


"Nous sommes prêts à les relâcher pour des raisons humanitaires lorsque les conditions sécuritaires sur le terrain seront réunies", a déclaré le porte-parole de la branche militaire du Jihad islamique, connu sous le nom de guerre d'Abou Hamza, un groupe qui combat aux côtés du Hamas contre Israël dans la bande de Gaza.

DRONE

Un drone d'origine inconnue s'est abattu jeudi sur une école dans la station balnéaire d'Eilat, dans le sud d'Israël, au bord de la mer Rouge, sans faire de victime, a indiqué l'armée israélienne. 


"Un drone s'est abattu sur un bâtiment civil dans la ville d'Eilat", a écrit l'armée israélienne sur le réseau social X. "L'identité du drone et les circonstances de l'incident sont en cours d'examen."


Selon une porte-parole de l'armée sur place, le bâtiment d'une école, où se trouvaient des personnes au moment de l'explosion, a subi des dégâts. Les secours ont pris en charge sept personnes en état de choc.

MOSCOU

La diplomatie russe s'est déclarée "choquée" jeudi par les délais d'évacuation vers l'Egypte des ressortissants russes coincés dans la bande de Gaza, qui, selon l'ambassadeur d'Israël à Moscou, pourrait prendre jusqu'à deux semaines.


"Nous étions vraiment choqués hier après avoir entendu une déclaration de l'ambassadeur d'Israël à Moscou, selon laquelle l'harmonisation des listes russes (pour l'évacuation, ndlr) pourrait prendre jusqu'à deux semaines", a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.


"C'est une logique inadmissible", a-t-elle dénoncé, assurant que, côté russe, "tout est prêt" pour l'évacuation par le point de passage de Rafah sous contrôle de l'Egypte.

"TRÊVE HUMANITAIRE"

Les chefs des services de renseignement israéliens et américains ont discuté avec les responsables qataris à Doha d'une "éventuelle trêve humanitaire" dans la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, a déclaré jeudi un responsable au fait des pourparlers. 


Le directeur de la CIA, Bill Burns, et le chef du Mossad, David Barnea, "sont tous deux à Doha pour des négociations trilatérales avec les Qataris afin de régler les détails d'une éventuelle trêve humanitaire qui verrait la libération des otages et davantage d'aides entrant à Gaza", a dit à l'AFP ce responsable, sous couvert de l'anonymat. "Les pourparlers ont bien progressé vers un accord."

"PAUSES" DANS LE NORD DE GAZA

Israël "va commencer à faire chaque jour des pauses de quatre heures dans certaines zones du nord de la bande de Gaza, qui seront annoncées trois heures à l'avance", a dit jeudi un porte-parole de la Maison Blanche.


Cela "commence aujourd'hui", a-t-il ajouté.

ANTISEMITISME

L'Association des maires de France (AMF) a appelé jeudi à des rassemblements contre l'antisémitisme "devant chaque préfecture de département" dimanche après-midi, en même temps que la "marche civique" prévue à Paris.


Ces rassemblements doivent "permettre à tous les Français qui (le) souhaitent (de) s'associer à cette initiative partout en France", indique l'AMF dans un communiqué.

CESSEZ-LE-FEU

Le président américain Joe Biden a jugé jeudi qu'il n'y avait "aucune possibilité" de cessez-le-feu à Gaza.


Interrogé pour savoir ce qu'il pensait des chances d'un cessez-le-feu, le démocrate, qui jusqu'ici s'est toujours opposé à cette idée, a dit: "Aucune. Aucune possibilité".

EVACUATION DES ETRANGERS

Le terminal de Rafah qui relie la bande de Gaza à l'Egypte a rouvert jeudi pour permettre l'évacuation d'étrangers, de binationaux et de blessés bloqués dans le territoire palestinien pilonné par Israël depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre, a indiqué un responsable palestinien.


"Le passage de Rafah a rouvert pour transférer les blessés, les détenteurs de passeports étrangers et permettre aux camions d'aide d'entrer", a indiqué à l'AFP un responsable de l'administration des points de passage du gouvernement du Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.   


Les évacuations débutées le 1er novembre avaient été suspendues, pour la seconde fois, mercredi en raison du refus d'Israël d'approuver la liste de blessés qui devaient être évacués, transmise par les autorités du Hamas à l'Egypte. Le terminal avait déjà été fermé les 3 et le 4 novembre pour les mêmes raisons.

LES VERIFICATEURS

Le ministère des Affaires étrangères du Hamas a diffusé samedi la photo de Khaled Mashal en couverture du magazine Forbes. La Une titre sur la fortune présumée, estimée à 5 milliards de dollars, de ce leader du Hamas. TF1info revient sur cette accusation et sur le financement du groupe terroriste.

UNE INFLUENCEUSE EN GARDE A VUE

Une influenceuse ayant ironisé dans un post sur un réseau social sur la mort d'un bébé israélien en lien avec l'attaque du Hamas en Israël a été interpellée jeudi et placée en garde à vue, a indiqué le parquet de Paris sollicité par l'AFP.


La jeune femme a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme, selon la même source. Une source policière a précisé qu'elle avait été interpellée jeudi matin. L'enquête est menée par la Brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.


Dans une publication mise en ligne la semaine dernière, l'influenceuse ironisait sur l'assaisonnement et l'accompagnement d'un bébé qui aurait été mis dans un four par le Hamas.

BILAN DU HAMAS

Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé jeudi que 10.812 personnes avaient été tuées dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre.


Parmi les morts recensés à ce jour figurent 4.412 enfants et 2.918 femmes, a indiqué le ministère de la Santé.

ISRAËL S'ATTEND À "UNE GUERRE PROLONGÉE"

"Nous devons résoudre les choses rapidement, même si ce n'est pas parfait", a estimé ce jeudi Yoav Gallant, le ministre israélien de la Défense, selon des propos rapportés par le journal Times of Israël. Surtout, le responsable a expliqué qu'Israël était désormais plongé dans "une guerre prolongée".

L'ÉGYPTE DÉNONCE LE "SILENCE INTERNATIONAL SUR LES VIOLATIONS DU DROIT" COMMISES PAR ISRAËL

L'Égypte a dénoncé jeudi lors d'une conférence humanitaire sur Gaza organisée à Paris "le silence international sur les violations du droit humanitaire international commises par Israël" dans le territoire palestinien.


"Ce que le gouvernement israélien fait dépasse de loin le droit à l'autodéfense", a lancé le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri, déplorant "un déséquilibre" dans "la conscience internationale".

ISRAËL DIT AVOIR ÉLIMINÉ UN CHEF DU HAMAS

L'armée israélienne annonce sur son compte Twitter avoir tué un chef du Hamas lors d'une frappe militaire. 

L'ITALIE ENVOIE UN NAVIRE-HÔPITAL POUR AIDER LA POPULATION PALESTINIENNE

Un porte-parole du ministère italien de la Défense a assuré ce jeudi que l'Italie allait envoyer un navire-hôpital pour aider la population palestinienne. Il se dirige pour le moment vers Chypre, mais sa destination finale n'est pas encore connue. "Le navire-hôpital "est parti hier soir. Il devrait arriver, en fonction des conditions maritimes, dans quelques jours", a ainsi déclaré Diego Fulco. Je crois qu'une initiative de ce type sera bien accueillie tant par Israël que par les Palestiniens : personne ne peut avoir à redire sur une action humanitaire."

LA FRANCE VA PORTER SON AIDE À GAZA À 100 MILLIONS D'EUROS

Emmanuel Macron a annoncé que la France allait porter à 100 millions d'euros le budegt de l'aide humanitaire fournie aux populations palestiniennes, a indiqué Emmanuel Macron durant la conférence humanitaire qui se tient à Paris aujourd'hui. Cela représente une rallonge de 80 millions d'euros supplémentaires par rapport à l'enveloppe annoncée depuis le 7 octobre. 

LE PREMIER MINISTRE DE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE EXHORTE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À RÉAGIR

Présent à la conférence humanitaire qui s'est ouverte ce jeudi à l'Élysée, le premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh a exhorté la communauté internationale à réagir face à la situation humanitaire connue dans la bande de Gaza. 


"Combien de Palestiniens doivent être tués pour que la guerre s'arrête ?, a questionné le responsable. Est-ce que tuer six enfants par heure est suffisant ? Est-ce que tuer quatre femmes par heure est suffisant ? Est-ce que tuer plus de 10.000 personnes en l'espace de 30 jours est suffisant ?" Depuis l'attaque terroriste du Hamas, les bombardements réalisés par Israël en riposte sont quotidiens sur la bande de Gaza.

"LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME NE PEUT JAMAIS ALLER SANS RÈGLES", DIT MACRON

En préambule de la conférence humanitaire qui s'ouvre aujourd'hui à Paris, Emmanuel Macron a martelé qu'il était "absolument indispensable" de protéger les civils de la bande de Gaza et qu'il ne pouvait y avoir de double standard en matière de protection de vies humaines. "Ce n'est pas négociable", a-t-il souligné.


Si le président a répété qu'Israël avait "le droit de se défendre et le devoir de protéger les siens", il a redit que le gouvernement israélien avait aussi "une éminente responsabilité de respecter le droit et protéger les civils". "La lutte contre le terrorisme ne peut jamais aller sans règles", a-t-il poursuivi.

L'ARMÉE ISRAÉLIENNE OUVRE DE NOUVEAU UN COULOIR D'ÉVACUATION AU SEIN DE GAZA

Sur ses réseaux sociaux, l'armée israélienne indique que les habitants du nord de Gaza peuvent se diriger vers le sud du territoire en sécurité, de 10 heures à 16 heures (heure locale). "La zone nord de la bande de Gaza est considérée comme une zone de combats acharnés et le temps presse pour l'évacuer", indique sur X Avichay Adraee, un porte-parole de Tsahal. 


Cela fait cinq jours qu'Israël ouvre aux civils un corridor pour se déplacer vers le sud de Gaza. 50.000 personnes l'ont emprunté hier, selon les autorités israéliennes. L'ONU estime que 1,5 million habitants sur les 2,4 millions que compte Gaza ont été déplacés au sein du territoire depuis le début du conflit.

À GAZA, LES COMBATS CONTINUENT CE JEUDI

Israël a de nouveau bombardé jeudi la ville de Gaza où les combats au sol font rage entre soldats israéliens et combattants du Hamas, poussant des dizaines de milliers de civils à fuir vers le sud du territoire palestinien assiégé.


L'armée israélienne a diffusé mercredi des images montrant ses troupes au sol localisant puis faisant exploser ces souterrains qui s'entrecroisent sur plusieurs centaines de kilomètres, selon des experts. Quelque 130 entrées de tunnels ont été découvertes depuis le début de l'opération terrestre, selon l'armée.

MACRON APPELLE À UN "CESSEZ-LE-FEU"

Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à "œuvrer à un cessez-le-feu" entre Israël et le Hamas en ouverture de la conférence humanitaire sur Gaza à Paris.


"Dans l'immédiat, c'est à la protection des civils qu'il nous faut travailler. Il faut pour cela une pause humanitaire très rapide et il nous faut œuvrer à un cessez-le-feu", a déclaré le chef de l'État. "Celui-ci doit pouvoir devenir possible", a-t-il ajouté.

YONATHAN ARFI, PRÉSIDENT DU CRIF, SUR LCI

"C'est important pour nous [que les citoyens français musulmans] soient à nos côtés dans ce moment-là, comme nous essayons d'être à leurs côtés quand ils ont un moment d'épreuve difficile, indique Yonathan Arfi, président du Crif, invité sur LCI ce jeudi matin. Cette fraternité est importante, il faut qu'elle soit mise en avant, mieux connue. J'espère qu'ils seront largement présents dimanche, comme tous les citoyens français."

YONATHAN ARFI, PRÉSIDENT DU CRIF, SUR LCI

Mercredi soir, le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, ont souhaité éclaircir leur position après leur appel à manifester dimanche contre l'antisémitisme. "Nous n'avons invité aucun parti politique, indiquait ainsi la présidente du Palais-Bourbon, invitée sur le plateau du 20 heures de TF1. Il n'est pas question de savoir si le RN est le bienvenu. Nous défilerons en tête de cortège et pas à côté du Rassemblement national."


"Le RN savait qu'en participant à cette manifestation, il détournerait l'attention de son objet principal, à savoir la lutte contre l'antisémitisme, indique Yonathan Arfi, président du Crif. C'est une forme de récupération qui est indécente. Je souhaiterais qu'il ne soit pas là [dimanche]. Je rappelle les propos de Jordan Bardella, il y a quelques jours, qui refusait de qualifier Jean-Marie Le Pen d'antisémite. Il ne faudrait pas qu'on puisse penser que puisque le RN a participé à cette marche, il a gagné un certificat de respectabilité."

YONATHAN ARFI, PRÉSIDENT DU CRIF, SUR LCI

"Il faut cette marche car les Juifs en France ont besoin d'entendre ce cri du cœur, l'élan de solidarité des Français à leur égard", estime ce jeudi matin Yonathan Arfi, président du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. 


Face à la montée des actes antisémites ces dernières semaines, "un sentiment de solitude" commençait à se faire sentir dans le pays, explique le responsable. "Cette marche républicaine vient un peu rompre ce sentiment, et c'est fondamental car les Français juifs ont l'impression de vivre un moment décisif et historique de leurs conditions dans la société française", poursuit Yonathan Arfi.

L'OMS S'INQUIÈTE DE LA PROPAGATION DE MALADIES DANS LA BANDE DE GAZA

L'Organisation mondiale de la Santé s'est dite préoccupée mercredi par "les tendances inquiétantes" de la propagation de maladies à Gaza, où les hôpitaux sont en manque de médicaments et touchés par des frappes israéliennes. 


"Alors que le nombre de morts et de blessés à Gaza continue d'augmenter en raison de l'intensification des hostilités, la surpopulation intense et la perturbation des systèmes de santé, d'eau et d'assainissement constituent un danger supplémentaire : la propagation rapide des maladies infectieuses", a ainsi déclaré l'OMS.

DES BOMBARDEMENTS AUX ABORDS DE L'HÔPITAL LIVRÉ EN MÉDICAMENTS

D'après des informations de l'AFP, les bombardements ont repris dans la nuit de mercredi à jeudi aux abords de l'hôpital de Chifa, à Gaza-ville, où selon l'ONU une deuxième cargaison de fournitures médicales est parvenue mercredi soir. 

EN DUPLEX DE TEL-AVIV

Israël renforce encore sa pression sur la bande de Gaza. Depuis Tel-Aviv, Charline Hurel, l'envoyée spéciale de TF1/LCI, nous en dit plus.

Gaza : les habitants fuient, les frappes continuentSource : TF1 Info

LE RÉCAP' DES DERNIÈRES VINGT-QUATRE HEURES

Retrouvez l'essentiel des informations des dernières vingt-quatre dans notre récapitulatif quotidien.

ATTENTAT CONTRE DES ISRAÉLIENS EN CISJORDANIE

Selon des informations rapportées par l'agence AP, deux Israéliens auraient été blessés par balle cette nuit dans le nord de la Cisjordanie. Ils circulaient en voiture quand des tirs ont touché leur véhicule. Le 2 novembre, un autre citoyen hébreu avait été tué au volant de son véhicule en Cisjordanie après avoir été la cible de tirs.

TROIS ONG PALESTINIENNES DÉNONCENT DES "CRIMES DE GUERRE" DEVANT LA CPI

Trois ONG palestiniennes ont officiellement dénoncé devant la Cour pénale internationale (CPI) des "crimes de guerre" et des "crimes contre l'humanité" commis selon elles par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, a annoncé ce jeudi leur avocat Me Emmanuel Daoud. Les trois associations plaignantes, Al-Haq, le Centre Al Mezan et le Centre palestinien pour les droits de l'homme, réclament aussi à la CPI d'émettre des mandats d'arrêt contre "les plus responsables de ces crimes", dont le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et le président Isaac Herzog.

CONFÉRENCE HUMANITAIRE POUR GAZA À PARIS

La France accueille jeudi une "conférence humanitaire" pour tenter de débloquer l'aide vers Gaza, rendue quasi-impossible par les bombardements incessants d'Israël depuis l'attaque sanglante du Hamas du 7 octobre. Le gouvernement israélien ne sera pas représenté à cette conférence organisée à l'Elysée, mais le chef de l'Etat français s'est entretenu mardi avec le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et lui reparlera après, selon la présidence française.


Emmanuel Macron a également eu mardi des conversations téléphoniques avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, dont les pays jouent un rôle-clé pour améliorer l'acheminement de l'aide dans la bande de Gaza, où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens.

ISRAËL APPELÉ À "MIEUX CIBLER" SON OFFENSIVE

Une offensive "plus ciblée" d'Israël à Gaza est "vitale", a affirmé mercredi l'influent sénateur démocrate américain Chris Murphy dans un entretien à l'AFP, estimant que le nombre de civils Palestiniens tués était "trop élevé". "Je crains que si la stratégie et l'objectif final d'Israël sont de vaincre le Hamas, ce rythme de pertes civiles, qui a certainement un coût moral, ait également un coût stratégique", a alerté l'élu, membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat.


Avec une vingtaine de ses pairs, le sénateur Chris Murphy a adressé mercredi une lettre au président américain Joe Biden, le chef de son parti, exhortant Israël à "respecter les lois de la guerre" et à "apprendre des erreurs" des États-Unis en matière de "lutte contre le terrorisme".

NETANYAHU REFUSE TOUT CESSEZ-LE-FEU

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau rejeté ce mercredi tout cessez-le-feu dans la bande de Gaza sans la libération des otages retenus par le Hamas, sur fond d'informations sur une médiation du Qatar pour une trêve humanitaire. "Je voudrais écarter toutes sortes de rumeurs vaines qui nous parviennent de toutes parts, et répéter clairement une chose : il n'y aura pas de cessez-le-feu sans la libération de nos otages. Tout le reste est futile", a déclaré M. Netanyahu lors d'une rencontre avec des représentants des colons de Cisjordanie, selon un communiqué de son bureau.

Bonjour et bienvenue dans ce live, nous allons suivre ensemble toutes les dernières informations sur le conflit au Proche-Orient ce jeudi 9 novembre.

Des milliers de civils palestiniens ont fui mercredi le nord de la bande de Gaza pilonnée par les bombardements d'Israël, qui affirme resserrer son étau sur la ville de Gaza et sur les combattants du Hamas, rejetant de nouveau tout cessez-le-feu avant la libération des otages détenus par le mouvement islamiste. 

Une source proche du Hamas à Gaza a indiqué à l'AFP que des négociations menées par le Qatar portaient sur la libération de douze otages sur les 239 encore aux mains du Hamas, dont six Américains, en échange d'une trêve humanitaire de trois jours dans le territoire soumis à un blocus total d'Israël depuis l'attaque sanglante du 7 octobre sur son sol.

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a rejeté de nouveau tout cessez-le-feu, malgré les appels de l'ONU, d'ONG et de capitales étrangères à un arrêt des combats. "Il n'y aura pas de cessez-le-feu sans la libération de nos otages. Tout le reste est futile", a-t-il dit.

L'armée israélienne a indiqué que 50.000 civils ont fui mercredi par le "couloir d'évacuation" ouvert pendant quelques heures sur la route reliant le nord au sud de Gaza, contre 15.000 dénombrés mardi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).


La rédaction de TF1info

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