L'ONU a annoncé que quatre de ses écoles dans la bande de Gaza abritant des déplacés de la guerre ont été touchées jeudi par des bombardements, imputés par le gouvernement du mouvement palestinien Hamas à Israël.
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AIDE FRANÇAISE

Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a annoncé ce jeudi que le porte-hélicoptères français "Dixmude" allait bientôt être appareillé pour être en envoyé au large de la bande de Gaza. Le bâtiment "pourrait être équipé d'un certain nombre de lits hospitaliers" sur le modèle du navire militaire français "Tonnerre". Il a quitté Toulon le 25 octobre pour venir en renfort des hôpitaux de l'enclave palestinienne.

LE CONGRÈS JUIF MONDIAL AU QATAR POUR ÉVOQUER LA LIBÉRATION DES OTAGES

Une délégation du Congrès juif mondial (CJM) s'est rendue mardi et mercredi au Qatar pour évoquer avec de "hauts responsables" la question des otages israéliens détenus par le Hamas, a-t-on appris jeudi auprès du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).  


"L'idée était de montrer que les communautés juives dans le monde mettaient un accent particulier sur toutes les contributions qui pouvaient être faites sur la question des otages", qui est une "priorité diplomatique absolue", a déclaré à l'AFP le président du Crif Yonathan Arfi, présent au Qatar, sans donner plus de précision sur les responsables rencontrés. 


La délégation du CJM, conduite par son président Ronald Lauder et qui comprenait des représentants juifs de Suisse, de France et du Royaume-Uni, est ressortie de ces échanges "avec l'espoir qu'un accord puisse être trouvé le plus rapidement possible pour les otages", a ajouté Yonathan Arfi, "sachant que personne n'a de visibilité sur ce qui va se passer".

WASHINGTON PLAIDE POUR UNE PAUSE "TEMPORAIRE" ET "LOCALISÉE" DES COMBATS

La "pause" humanitaire dans la bande de Gaza défendue par le président Joe Biden implique une cessation des hostilités "temporaire" et "localisée", pas un cessez le feu général, a précisé jeudi la Maison-Blanche. "Par pause humanitaire, nous entendons quelque chose de temporaire, de localisé, de concentré sur un objectif particulier, l'aide humanitaire entre et les gens sortent", a expliqué John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la présidence américaine. 


"Chaque pause devrait être négociée séparément mais l'idée est que dans un espace géographique donné, pendant une durée limitée, il y ait une cessation des hostilités suffisante" pour mener à bien un objectif précis, a-t-il poursuivi, ajoutant que les États-Unis "ne penchaient pas pour un cessez-le-feu général à ce stade". "Un cessez-le-feu général, c'est un arrêt des combats sur tous les fronts, partout, et tout le monde dépose les armes (...) C'est habituellement pour tenter de mettre fin aux hostilités, d'obtenir une trêve ou une sorte de fin à la guerre", a appuyé le porte-parole américain, rejetant cette idée.

"RISQUE DE GÉNOCIDE" À GAZA : UNE "PROPAGANDE DU HAMAS" SELON ISRAËL

Des experts de l'ONU, dont la rapporteure spéciale sur la situation des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés, ont estimé jeudi que le peuple palestinien "court un grave risque de génocide", dans un communiqué commun diffusé à Genève. Israël a réagi en accusant ces experts de "répéter une propagande fomentée par l'organisation terroriste Hamas", ce qu'il a jugé "déplorable et profondément préoccupant", dans un message de l'ambassade d'Israël à Genève sur le réseau X (ex-Twitter).

UN NOUVEAU JOURNALISTE TUÉ DANS LA BANDE DE GAZA

La télévision officielle palestinienne a annoncé qu'un de ses correspondants dans la bande de Gaza avait été tué jeudi soir dans une frappe israélienne contre son appartement. "Le collègue Mohammad Abou Hatab est tombé en martyr avec des membres de sa famille dans un bombardement israélien contre sa maison à Khan Younès (sud)", a indiqué la chaîne Palestine TV. Des sources médicales à l'hôpital Nasser de Khan Younès, où les corps ont été transportés, ont indiqué à l'AFP que la frappe avait fait onze morts. 


Dans sa dernière intervention en direct à l'antenne peu avant sa mort, Mohammad Abou Hatab, 52 ans, avait  évoqué, au 27ème jour de la guerre entre Israël et le Hamas, "les morgues qui se remplissent de martyrs et les corps qui se trouvent encore sous les décombres". Au moins 27 journalistes palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien le 7 octobre, selon le syndicat palestinien des journalistes.

LA FRONTIÈRE AVEC LE LIBAN SOUS HAUTE TENSION

À la veille de l'allocution très attendue du secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, la tension ne cesse de grimper à la frontière avec Israël. Le mouvement chiite, allié du Hamas, a annoncé jeudi avoir mené des attaques simultanées sur "19 positions" israéliennes, auxquelles Israël a riposté avec une "vaste frappe", qui a fait quatre morts et un blessé, selon l'agence officielle à Beyrouth.


La branche armée du Hamas au Liban, où sont basés des combattants palestiniens, a déclaré dans un message sur Telegram avoir "frappé avec 12 missiles" la ville de Kyriat Shmona, dans le nord d'Israël. Les envoyées spéciales de LCI s'étaient rendues dans cette commune à quelques kilomètres du Liban, à la rencontre des rares habitants qui ont choisi de ne pas évacuer. 


"Cela fait peur, on ne sait pas comment cela va se développer. Pour l'instant tout se passe dans le sud... J'espère que le Hezbollah ne va pas se réveiller", glissait l'une d'entre eux, Shoshana, dans le reportage ci-dessous. Si le calme est encore présent, "la situation ici peut changer du tout au tout, en cinq minutes", mettait en garde Guidi, chef d'une patrouille civile à She'ar Yashuv, à 2,5 kilomètres de la frontière. 

Guerre Israël-Hamas : la frontière avec le Liban sous haute tensionSource : TF1 Info

MANIFESTATION POUR LA LIBÉRATION DES OTAGES

Des dizaines d'Israéliens, venus notamment du kibboutz de Kfar Aza, attaqué par les combattants du Hamas le 7 octobre, ont appelé à la libération des otages détenus à Gaza depuis la place des otages et des disparus de Tel-Aviv, selon le Jerusalem Post. Assis par terre, les yeux recouverts d'un bandage rouge, certains plaçaient leurs mains derrière leur dos, quand d'autres brandissaient le portrait de proches kidnappés. Plus de 240 otages sont détenus dans l'enclave palestinienne, selon les autorités israéliennes.  

RASSEMBLEMENT CONTRE LES BOMBARDEMENTS ISRAÉLIENS À TOULOUSE

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi soir à Toulouse pour demander l'arrêt des bombardements israéliens sur Gaza et le "respect des libertés d'expression et de manifestation" en France. "Stop au blocus de Gaza", "massacres de civils, gouvernements et finance complices" ou "soutenir la Palestine n'est pas un crime", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants, tandis que d'autres brandissaient des drapeaux palestiniens ou des parapluies aux couleurs palestiniennes.

LE POINT SUR LE NOMBRE D'ÉVACUÉS

Le ministère de la Santé égyptien a annoncé que 21 Palestiniens blessés ont été évacués jeudi vers des hôpitaux égyptiens pour y recevoir des soins, et "344 étrangers, dont 72 enfants", ont également traversé le terminal frontalier de Rafah.


Lors d'une réunion avec des diplomates étrangers, le vice-ministre des Affaires étrangères, Ismail Khairat, a déclaré que l'Égypte se préparait "à faciliter l'accueil et l'évacuation des citoyens étrangers de Gaza par le point de passage de Rafah", ajoutant qu'ils étaient "environ 7000" et représentaient "plus de 60" nationalités.

UN RASSEMBLEMENT PROPALESTINIEN AUTORISÉ À PARIS SAMEDI

La préfecture de police a autorisé jeudi la tenue samedi à Paris d'une manifestation de soutien au peuple palestinien, à laquelle le Parti socialiste a annoncé se joindre alors qu'il ne l'avait pas fait jusque-là. "S'il n'interdit pas cette manifestation, le préfet de police maintient cependant sa posture de fermeté adoptée depuis le début du conflit" entre Israël et le Hamas, a expliqué la préfecture de police dans un communiqué, rappelant qu'elle ne "tolérera aucun débordement". 


Le préfet de police Laurent Nuñez avait rencontré les organisateurs jeudi. Cette "marche contre la guerre" est prévue entre 14h et 19h sur un parcours allant de la place de la République à celle de la Nation. 

L'OMAS DÉPLORE DES OBSTACLES À LA LIVRAISON DE L'AIDE HUMANITAIRE

L'OMS a dénoncé jeudi la multitude d'obstacles qui limitent drastiquement l'arrivée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, dont les populations et les infrastructures de santé ont un besoin vital. Réclamant "à tout le moins une pause humanitaire et idéalement un cessez-le feu", le patron de l'Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus, a jugé que la situation "sur le terrain à Gaza est indescriptible", lors d'un point de presse à Genève.


Le docteur Mike Ryan, chargé des situations d'urgence au sein de l'organisation, a dénoncé vertement les obstacles à la distribution de l'aide, quand elle arrive à rentrer sur le territoire palestinien. "Faire passer les camions à la frontière c'est une chose mais les amener là où ils sont nécessaires en est une autre, et cela n'a pas été facilité, cela n'a pas été soutenu et en fait, c’est même plutôt le contraire", s'est insurgé le médecin irlandais, qui a été récemment en Égypte, où se trouve Rafah, le seul point de passage avec la bande de Gaza.

GAZA SERA UNE "MALÉDICTION" POUR ISRAËL, ASSURE LE HAMAS

La branche militaire du mouvement palestinien Hamas a affirmé vendredi que Gaza serait une "malédiction" pour Israël, avertissant que ses soldats en sortiraient "dans des sacs noirs". "Gaza constituera une malédiction pour Israël", a déclaré le porte-parole des brigades al-Qassam dans un enregistrement diffusé par les médias du Hamas, ajoutant à l'adresse des Israéliens qu'ils doivent s'attendre au "retour de davantage de (leurs) soldats dans des sacs noirs".

PARIS : MANIFESTATION EN SOUTIEN À GAZA

Quelque 2000 personnes se sont rassemblées jeudi soir à Paris, selon la préfecture de police, pour demander l'arrêt du "massacre à Gaza" et un "cessez-le-feu immédiat" lors d'une manifestation autorisée par les autorités à l'appel d'élus LFI, de collectifs politiques et syndicaux.


À partir de 18h, une foule compacte s'est réunie au centre de la place de la République, avec des drapeaux et pancartes de soutien au peuple palestinien et aux habitants de Gaza. Les manifestants, au nombre de 2000 selon la préfecture de police de Paris, se sont dispersés progressivement entre 19h30 et 21h, dans le calme.


"Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine", "Cessez-le-feu immédiat et halte au massacre à Gaza", "Israël assassin, Macron complice" : les manifestants ont scandé à pleins poumons différents slogans propalestiniens. "Stop au génocide à Gaza", a-t-on également pu lire sur plusieurs pancartes.

TSAHAL AFFIRME AVOIR ACHEVÉ "L'ENCERCLEMENT DE LA VILLE DE GAZA"

L'armée israélienne a annoncé jeudi soir avoir "achevé l'encerclement de la ville de Gaza", une semaine après le début de son opération terrestre dans le territoire palestinien. "Nos soldats ont achevé l'encerclement de la ville de Gaza, le centre de l'organisation terroriste Hamas", a déclaré lors d'un point de situation le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari. "Le concept d'un cessez-le-feu n'est pas sur la table" a ajouté le responsable militaire, au 27ème jour de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza.

QUATRE ÉCOLES DE L'ONU SERVANT DE REFUGE BOMBARDÉES À GAZA

L'ONU a annoncé que quatre de ses écoles dans la bande de Gaza abritant des déplacés de la guerre ont été touchées jeudi par des bombardements, imputés à Israël par le gouvernement du mouvement palestinien Hamas. Son agence pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a indiqué dans un communiqué que deux des écoles touchées se trouvaient dans les camps de réfugiés de Jabaliya et de Chati (nord) et deux autres à Boureij, plus au sud, et que les bombardements auraient fait 23 morts. 


Dans le détail, le bombardement contre l'école de Jabaliya a fait "au moins 20 morts et cinq blessés", tandis qu'une autre école du camp de de Beach "a également été endommagée, et un enfant aurait été tué". "Plus au sud, deux écoles transformées en abris dans le camp de réfugiés de Boureij ont été touchées. Deux personnes auraient été tuées et 31 blessées", a ajouté l'agence, selon laquelle "ces abris accueillaient près de 20.000 personnes". 


Au total depuis le début de la guerre le 7 octobre, "près de 50 bâtiments et biens de l'UNRWA ont été touchés, dont certains directement", a déploré l'agence. "Dans toute la bande de Gaza, ces abris devraient être un refuge sûr, sous le drapeau des Nations unies. Le droit international humanitaire ne laisse planer aucun doute sur le fait que les civils et les installations civiles doivent être protégés", a-t-elle écrit. "À ce jour, 72 collègues de l'UNRWA ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre, souvent avec leur famille", a-t-elle précisé, estimant qu'un "cessez-le-feu humanitaire s'impose pour le bien de l'humanité".

LEXIQUE

Dans la guerre entre Israël et le Hamas, certains appellent à un "cessez-le-feu", d'autres à une "trêve" ou une "pause humanitaire". Quelles sont les différences entre ces deux notions, s'il en existe ?

TENSIONS EN CISJORDANIE

Trois Palestiniens et un Israélien ont été tués jeudi dans des violences dans plusieurs secteurs en Cisjordanie, selon le ministère palestinien de la Santé et les secours israéliens. Retour sur les tensions qui émaillent cette région depuis plusieurs décennies, où de nombreuses colonies israéliennes se sont implantées, en dépit du découpage prévu par les accords d'Oslo, et où l'Autorité palestinienne ne contrôle moins de 20% de l'ensemble du territoire.

Cisjordanie : la progression grandissante des colonies israéliennesSource : TF1 Info

LA FRANCE "CONTINUE SES EFFORTS" POUR ÉVACUER DES RESSORTISSANTS

La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a par ailleurs affirmé sur le réseau X avoir "pu parler à l'un de nos compatriotes qui a pu quitter Gaza hier". Cinq ressortissants français, des humanitaires, ont pu être évacués de la bande de Gaza. "Nous continuions nos efforts pour la sortie en sécurité de nos autres compatriotes et personnels", assure-t-elle.

C. COLONNA AU QATAR ET AUX ÉMIRATS ARABES UNIS DIMANCHE

La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna se rendra au Qatar et aux Émirats arabes unis dimanche, pour y évoquer "le conflit entre Israël et le Hamas" et "la situation régionale", a annoncé le Quai d'Orsay. "Ce déplacement s’inscrit dans la poursuite d’une coordination diplomatique étroite avec les principaux partenaires de la France au Proche et au Moyen-Orient", écrit-il dans un communiqué


Ces déplacements visent à "parvenir à une trêve humanitaire immédiate, durable et soutenue", "organiser la réponse humanitaire en faveur des populations civiles de Gaza", "œuvrer de façon résolue et déterminée pour éviter que le conflit ne s’étende", et "déterminer les moyens de relancer une dynamique menant à un règlement juste et durable du conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux États", liste le ministère. Catherine Colonna "évoquera également la situation des otages détenus par le Hamas à Gaza et rappellera l’exigence de la France d’une libération immédiate de tous les otages kidnappés le 7 octobre", ajoute-t-il.

LE HEZBOLLAH REVENDIQUE DES FRAPPES SUR 19 POSITIONS ISRAÉLIENNES

Le mouvement libanais Hezbollah a affirmé jeudi avoir attaqué simultanément "19 positions et sites militaires" israéliens, à la veille d'un discours de son chef qui devrait déterminer si sa formation va engager de plain-pied le Liban dans le conflit entre Israël et le Hamas.


Dans un communiqué, le parti pro-iranien a indiqué qu'à 13h30 GMT (14h30 à Paris) ses combattants avaient attaqué "au même moment 19 positions et sites militaires sionistes à l'aide de missiles guidés, d'obus" et autres armes, et envoyé en même temps des drones attaquer "les fermes de Chebaa occupées".

74 AMÉRICAINS ÉVACUÉS DE GAZA

Joe Biden annonce que 74 bi-nationaux détenteurs de passeports américains ont été évacués de Gaza, dans le cadre des évacuations d'étrangers et de bi-nationaux organisées depuis mercredi vers l'Égypte. "Bonne nouvelle, nous avons fait sortir aujourd'hui 74 Américains, des bi-nationaux", a dit le président américain dans le Bureau ovale, où il recevait le président de République dominicaine Luis Abinader.

WASHINGTON VA DEMANDER À ISRAËL D'ÉPARGNER LES CIVILS PALESTINIENS

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré jeudi qu'il demanderait à Israël de prendre des "mesures concrètes" pour minimiser le danger pour les civils à Gaza, appelant à empêcher toute escalade dans la région.


"Nous allons parler de mesures concrètes qui peuvent et doivent être prises pour minimiser les dommages causés aux hommes, aux femmes et aux enfants de Gaza", a-t-il dit aux journalistes avant de s'envoler pour Israël. Il a également assuré que les États-Unis étaient "déterminés" à empêcher toute escalade du conflit entre Israël et le Hamas. Il a aussi affirmé que les États-Unis sont "déterminés" à empêcher toute escalade du conflit dans la région.

LE POINT SUR LES COMBATS

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé que son armée engrange des "succès très impressionnants" après avoir "dépassé la périphérie de la ville de Gaza" à l'intérieur de l'enclave palestinienne. Des avancées difficiles à jauger par les journalistes, qui sont empêchés d'entrer sur le territoire côtier, comme l'expliquent dans cette vidéo les envoyées de LCI sur place, Charline Hurel et Charlotte Lefetey. 


L'équipe a tout de même pu constater en observant l'enclave palestinienne depuis des hauteurs que les tirs d'Israël se concentrent sur le nord-est de la ville de Gaza. Elle ne peut que deviner que l'armée israélienne avance dans cette bande, mais que des combats rapprochés se déroulent à la bordure du territoire, en empruntant des tunnels pour pouvoir ressortir derrière les forces de l'État hébreu. Pour l'heure, les combats ne semblent pas se déplacer. 

Offensive d'Israël contre Gaza : le point sur le terrainSource : TF1 Info

TSAHAL REVENDIQUE UNE "VASTE FRAPPE" SUR DES CIBLES DU HEZBOLLAH

L'armée israélienne a annoncé jeudi soir avoir mené une "vaste frappe" contre le puissant mouvement libanais Hezbollah en réponse aux tirs depuis le Liban plus tôt dans la journée. La frappe, à la fois aérienne et d'artillerie, a visé selon un communiqué de l'armée israélienne "des infrastructures et quartiers généraux de combattants ainsi que des infrastructures appartenant à la direction du mouvement terroriste" chiite. 

DES GAZAOUIS ARRÊTÉS À JÉRUSALEM-EST

Onze Palestiniens originaires de la bande de Gaza ont été arrêtés jeudi dans un hôpital de Jérusalem-Est par la police israélienne, selon cette dernière. Les onze Palestiniens ont été appréhendés lors d'une opération de police à l'hôpital al-Maqassed, le plus important de Jérusalem-Est.


La police israélienne a indiqué dans un communiqué que les personnes arrêtées étaient venues à Jérusalem après avoir obtenu des permis israéliens "pour accompagner des malades" se faisant soigner à l’hôpital. "Ces permis ont expiré depuis août", a ajouté la police. Elle a diffusé une vidéo montrant un grand nombre de policiers perquisitionner les différentes ailes de l'hôpital et menotter l'un des Palestiniens arrêtés.

RABAT ACCUSE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE D'"INACTION" À GAZA

Le Maroc a regretté jeudi "l'inaction de la communauté internationale" face à "l'aggravation de la situation humanitaire" à Gaza, pilonnée sans répit par Israël. Le royaume "ne peut qu'exprimer son regret et sa déception face à l'inaction de la communauté internationale (...) et à l'incapacité des pays influents de mettre un terme à cette situation catastrophique", alors qu'après "plus de trois semaines" d'hostilités, "les civils sont toujours pris pour cible", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.  


Il a exprimé "sa grande inquiétude et sa profonde indignation" face "à l'aggravation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza", appelant "à une désescalade conduisant à un cessez-le-feu et à l'ouverture de couloirs humanitaires".

UNE CAMPAGNE DE DONS LANCÉE PAR L'ARABIE SAOUDITE

L'Arabie saoudite a lancé jeudi une campagne de collecte de dons pour les Palestiniens de la bande de Gaza, une première occasion pour les habitants du royaume d'exprimer leur solidarité depuis le début de la guerre. La campagne de don "s'inscrit dans le cadre du rôle historique du royaume se tenant aux côtés du peuple palestinien dans les différentes crises et épreuves qu'il a traversées", a déclaré Abdallah al-Rabeeah, responsable du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane, cité par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

DEUX BLESSÉS APRÈS DES TIRS DE ROQUETTES DANS LE NORD D'ISRAËL

Des tirs de roquettes, revendiqués par la branche armée du mouvement palestinien Hamas au Liban, ont fait jeudi soir deux blessés dans la ville de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, selon les services de secours israéliens. Selon les premières images de la télévision publique israélienne, un immeuble a été touché et plusieurs voitures ont pris feu. 

L'ONU S'INQUIÈTE D'UN "GRAVE RISQUE DE GÉNOCIDE"

Des experts de l'ONU, dont la rapporteure spéciale sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, ont estimé jeudi que le peuple palestinien "court un grave risque de génocide", dans un communiqué commun diffusé à Genève. "Nous restons convaincus que le peuple palestinien court un grave risque de génocide", écrivent ces experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme mais qui ne parlent pas au nom de l'ONU, en pleine guerre entre Israël et le Hamas.

LE LIBAN "N'A PAS BESOIN D'UNE GUERRE" AVEC ISRAËL

Alors que ces tensions ne cessent de grimper à la frontière nord d'Israël, le ministre français des Armées a estimé jeudi lors d'une visite dans le sud du Liban que ce pays n'avait "pas besoin d'une guerre" avec son voisin israélien, "c'est le moins qu'on puisse dire". "Sans compter que cette guerre pourrait avoir des effets escalatoires importants sur l'ensemble de la région", a ajouté Sébastien Lecornu lors d'une visite au contingent français de la Finul, la force de maintien de la paix de l'ONU.


Il a estimé que face aux tensions actuelles, personne n’avait intérêt à ce que le mandat de la Finul soit "interrompu", estimant que celle-ci était "la solution". "S’il y a bien un moment dans lequel on a besoin d’observation et de dissuasion pour éviter une escalade, c’est bien en ce moment", a-t-il déclaré.


Les violences à la frontière ont commencé au lendemain de l'attaque du 7 octobre par le Hamas contre Israël qui a riposté en bombardant sans relâche la bande de Gaza. Elles ont fait 66 morts dans le sud du Liban, selon un décompte de l'AFP, dont 48 combattants du Hezbollah, et sept civils. Huit soldats et un civil ont été tuées du côté israélien, selon les autorités.

LE HEZBOLLAH REVENDIQUE UNE ATTAQUE AU DRONE

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, doit prendre la parole vendredi, une allocution très attendue au pays du Cèdre. En attendant, la tension continue de grimper à la frontière avec Israël.


Le Hezbollah, qui soutient le Hamas, a revendiqué une attaque à l'aide de deux drones contre une position israélienne "dans les fermes contestées de Chebaa au Liban-Sud", selon L'Orient-Le Jour. "C'est la première fois que le Hezbollah utilise une attaque de drone contre Israël depuis le début du conflit, le 7 octobre", signale le journal libanais. Les drones étaient "remplis d'une grande quantité d'explosifs" et "ont atteint la cible très précisément". Le mouvement revendique aussi le tir de quatre roquettes sur une position côtière israélienne à Ras el-Naquoura. 


Le journal indique également que des avions israéliens "survolent de manière intensive" le sud du Liban et ont bombardé Jabal Kehail à Bint Jbeil, Labbouné et les environs de Chihine, faisant trembler les habitations, selon les résidents. Plusieurs autres raids ont été signalés dans la zone. Au nord du Liban, deux avions de guerre israélien ont survolé la région, "en passant au-dessus de Batroun, avant de se diriger vers la mer".

ISRAËL PRÊT À AUTORISER LE TRANSFERT DE CARBURANT POUR LES HÔPITAUX DE GAZA ?

Selon le journal israélien Haaretz, le chef d'état-major de l'armée israélienne Herzl Halevi a déclaré que l'État hébreu autoriserait le transfert de carburant vers la bande de Gaza dès que les hôpitaux se retrouveraient à court, ce que le gouvernement ne semble quant à lui pas valider. 


"Cela fait plus d'une semaine que l'on nous dit que les hôpitaux seront à court de carburant demain, et il n'y en a pas encore. Nous verrons quand ce jour arrivera et nous ferons alors tout pour qu'il ne parvienne pas au Hamas ou qu'il soit utilisé à des fins de combat", a déclaré le responsable de Tsahal, face à des journalistes. D'après le journal, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé quelques heures plus tard qu'il n'approuvait pas ce transfert.

B. NÉTANYAHOU REVENDIQUE DES "SUCCÈS TRÈS IMPRESSIONNANTS"

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s'est mis en scène au milieu de soldats très équipés dans une vidéo sur son compte X (ex-Twitter), affirmant se trouver "avec nos combattants sur le terrain". "Nous avons des succès très impressionnants, nous avons dépassé la périphérie de la ville de Gaza. Nous faisons des progrès. Rien ne nous arrêtera", déclare-t-il. "Nous irons de l'avant. Nous avancerons et gagnerons, et nous le ferons avec l’aide de Dieu et avec l’aide de nos guerriers héroïques", promet le chef du gouvernement de l'État hébreu.

PORTRAIT

L'administration Biden a envoyé plusieurs officiers américains en Israël. Parmi eux, le major-général des marines, James Glynn. L'homme est chargé de conseiller les militaires israéliens contre le Hamas.

LE BAHREÏN SUSPEND SES LIENS COMMERCIAUX AVEC ISRAËL

La chambre basse du Parlement de Bahreïn a annoncé jeudi la suspension des liens économiques avec Israël et le rappel des ambassadeurs en raison de la guerre entre Israël et le Hamas, bien que le gouvernement n'ait pas encore confirmé cette décision. Le ministère des Affaires étrangères israélien a dit ne pas avoir été informé d'une quelconque décision de la part de Bahreïn. 


Si cette décision est confirmée, il s'agirait de la première mesure du genre prise par l'un des alliés arabes d'Israël dans le Golfe. "Le Conseil des représentants confirme que l'ambassadeur israélien auprès du Royaume de Bahreïn a quitté Bahreïn, et le Royaume de Bahreïn a décidé de rappeler l'ambassadeur bahreini en Israël", indique un communiqué.

VIOLENCES EN CISJORDANIE

Le bilan est revu à la hausse en Cisjordanie : trois Palestiniens et un Israélien ont été tués jeudi dans des violences dans plusieurs secteurs du territoire, selon le ministère palestinien de la Santé et les secours israéliens. 


À El-Bireh, ville jumelle de Ramallah deux Palestiniens âgés de 14 et 24 ans ont été tués et deux autres blessés quand l'armée israélienne a ouvert le feu lors de heurts qui ont éclaté pendant une incursion qu'elle menait pour procéder à des arrestations, a indiqué le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne. À Qalqilya, plus au nord, un Palestinien de 19 ans a été tué par des tirs de soldats israéliens, et deux autres ont été blessés, lors d'une incursion de l'armée, selon cette source. Aucun commentaire sur ces incursions n'a pu être obtenu auprès de l'armée dans l'immédiat.


Par ailleurs, un Israélien a été tué près de la colonie d'Einav, dans le nord de la Cisjordanie, après que sa voiture a essuyé des tirs palestiniens, selon l'armée israélienne et Magen David Adom, le service de secours israélien.

27 MORTS DANS UNE FRAPPE PRÈS D'UNE ÉCOLE DE L'ONU, SELON LE HAMAS

Le ministère de la Santé dans le gouvernement du Hamas à Gaza a annoncé jeudi qu'au moins 27 personnes avaient été tuées lors d'une frappe israélienne près d'une école de l'ONU dans un camp de réfugiés. "Les corps de 27 martyrs ont été récupérés, et il y a aussi beaucoup de blessés", a déclaré le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qidreh. Ce bilan ne pouvait pas être vérifié dans l'immédiat. Sur des images de l'AFPTV, on peut voir de nombreux corps ensanglantés gisant sur le sol devant l'école, dans laquelle s'étaient réfugiés de nombreux déplacés de la guerre en cours.

DES AFFRONTEMENTS DE PLUS EN PLUS "RAPPROCHÉS" DANS GAZA, SELON TSAHAL

Dans la bande de Gaza, les combats au sol qui ont débuté depuis bientôt une semaine continuent de faire rage. L'armée israélienne a même évoqué jeudi des affrontements de plus en plus "rapprochés" avec le Hamas, au fur et à mesure de son avancée dans la région de Gaza-ville, à plusieurs kilomètres à l'intérieur du territoire palestinien. Elle a affirmé avoir tué des "dizaines" de combattants ennemis durant la nuit, après que "des cellules terroristes (...) ont tiré des missiles antichars, fait exploser des engins explosifs et lancé des grenades". 


Le porte-parole de l'armée Daniel Hagar a par ailleurs annoncé que 332 soldats avaient été tués depuis le 7 octobre. Il a aussi affirmé que 242 otages, israéliens ou étrangers, étaient encore aux mains du mouvement islamiste palestinien, classé organisation terroriste par les États-Unis, l'UE et Israël.

27 MORTS DANS UNE FRAPPE ISRAÉLIENNE

Le ministère de la Santé dans le gouvernement du Hamas à Gaza a annoncé, ce jeudi, qu'au moins 27 personnes avaient été tuées lors d'une frappe israélienne près d'une école de l'ONU dans un camp de réfugiés.


"Les corps de 27 martyrs ont été récupérés, et il y a aussi beaucoup de blessés", a déclaré le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qidreh. Ce bilan ne pouvait pas être vérifié dans l'immédiat. Sur des images de l'AFPTV on peut voir de nombreux corps ensanglantés gisant sur le sol devant l'école, dans laquelle s'étaient réfugiés de nombreux déplacés de la guerre en cours.

LE POINT SUR LES ÉTRANGERS ET BINATIONAUX ÉVACUÉS

Des centaines de binationaux et d'étrangers devaient quitter Gaza pour l'Égypte jeudi, au lendemain de premières évacuations et au 27e jour d'une guerre entre Israël et le Hamas. Ils pourraient à nouveau être plus de 400 au total à pouvoir partir, l'Égypte affirmant se préparer à accueillir jusqu'à "7000" étrangers de "plus de 60" nationalités.


Si le calendrier de ces évacuations n'est pas connu, les autorités égyptiennes ont fourni les nationalités concernées par celles de jeudi, dans une liste où figurent plusieurs centaines d'Américains, mais aussi des dizaines de Belges, de Grecs ou encore de Croates. De même source, une trentaine d'Autrichiens, quatre Italiens, cinq Français et quelques Allemands ont déjà été évacués mercredi. Washington avait aussi rapporté la présence d'Américains.

LE RETOUR DE BLINKEN

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken retourne au Proche-Orient pour la deuxième fois en quelques semaines pour afficher le soutien continu des États-Unis à Israël mais aussi faire pression alors que les évacuations de ressortissants étrangers de Gaza se poursuivent.


Lors de ce déplacement vendredi à Tel Aviv, puis ce week-end en Jordanie, M. Blinken affiche plusieurs objectifs : faire pression sur l'allié israélien pour protéger les civils palestiniens de Gaza et en Cisjordanie, et assurer un flux continue de l'aide humanitaire qui arrive encore trop peu dans la bande de Gaza, bombardée sans relâche par l'armée israélienne.

UN NOUVEAU BILAN

Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé que 9061 personnes, dont 3760 enfants, avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre avec Israël.


Selon le ministère, 2326 femmes figurent aussi parmi ces morts recensés depuis le 7 octobre. Les bombardements ont également fait au moins 32.000 blessés, d'après la même source.

UNE CAMPAGNE DE DONS

L'Arabie saoudite a annoncé le lancement d'une campagne de collecte de fonds pour les Palestiniens de Gaza. 


Le roi Salmane a fait un don de 30 millions de riyals (environ 8 millions de dollars) tandis que le prince héritier et dirigeant de facto du pays, Mohammed ben Salmane, a donné 20 millions de riyals, selon la chaîne publique Al-Ekhbariya. 


La campagne "s'inscrit dans le cadre du rôle historique du royaume se tenant aux côtés au peuple palestinien dans les différentes crises et épreuves qu'il a traversées", a déclaré Abdallah al-Rabeeah, responsable du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane, cité par l'agence de presse officielle saoudienne. 

DEUX PALESTINIENS ET UN ISRAÉLIEN TUÉS

Deux Palestiniens et un Israélien ont été tués jeudi dans des violences dans plusieurs secteurs de la Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé et les secours israéliens. 


La Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, est en proie à une intensification des violences depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sanglante le 7 octobre du mouvement islamiste sur le sol israélien. 

242 OTAGES

Au cours de son point presse quotidien, le porte-parole de l'armée israélienne a confirmé les affrontements nocturnes entre les soldats israéliens et les combattants du Hamas dans la nuit de mercredi à jeudi. Daniel Hagari a indiqué que "242 personnes" étaient toujours détenues par le Hamas dans la bande de Gaza. 


Mardi, ce chiffre s'élevait à 240 personnes. Par ailleurs, l'armée dénombre la mort de 332 soldats israéliens depuis le début de la guerre, le 7 octobre. 

DES TIRS ISRAÉLIENS

L'armée libanaise a retrouvé les corps de deux bergers, tués par des tirs israéliens selon un média officiel libanais, ce qui porte à 66 le total des morts dans le sud du pays depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien.


La zone frontalière du sud du Liban est le théâtre d'échanges de tirs quotidiens entre l'armée israélienne d'une part et le Hezbollah libanais et ses alliés de l'autre, qui soutiennent le Hamas.

 

Les deux bergers, âgés de 20 et 22 ans, avaient été portés disparus mercredi alors qu'ils faisaient paître leur troupeau près du village frontalier de Wazzani. "Ils ont été retrouvés morts, après que les forces d'occupation ont ouvert le feu en leur direction", a indiqué l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). 

DES BINATIONAUX ÉVACUÉS

 Un nouveau groupe de binationaux a quitté jeudi la bande de Gaza vers l'Egypte par le terminal de Rafah, ouvert depuis mercredi pour permettre aux détenteurs de passeports étrangers de quitter le territoire palestinien bombardé par Israël.


Wael Abou Mohssen, porte-parole de l'administration de la partie palestinienne du terminal, a indiqué dans un communiqué que deux autocars transportant au total "100 voyageurs détenteurs de nationalités étrangères" avaient franchi le point de passage vers l'Egypte jeudi matin, sur un total de 400 personnes et 60 blessés dans la guerre inscrits pour partir dans la journée. 

DES BLESSÉS ET DES ÉTRANGERS ÉVACUÉS

"Quatre cents personnes détenant des passeports étrangers devraient passer aujourd'hui (jeudi), ainsi que 60 personnes blessées", a déclaré auprès de l'AFP un responsable égyptien au point de passage de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël, précisant que ces chiffres pourraient fluctuer. 


Hicham Adwan, directeur du point de passage côté palestinien, a indiqué qu'une centaine de blessés et 400 étrangers et binationaux devraient traverser le poste-frontière jeudi. 


La veille, 76 Palestiniens à bord d'ambulances et plus de 300 étrangers et binationaux ont été évacués via le passage de Rafah, une première depuis le début de la guerre. 

REPORT DE LA CONFÉRENCE DE BAGDAD

La troisième édition de la Conférence de Bagdad sur la stabilité régionale, co-organisée par la France et qui devait avoir lieu fin novembre avec Emmanuel Macron a été reportée "sine die en raison des événements" au Proche-Orient, a-t-on appris jeudi auprès d'un responsable irakien.


Cette Conférence "Bagdad 2023 pour l'intégration économique et la stabilité régionale" a été "reportée sine die en raison des événements régionaux et en particulier de ce qui passe en Palestine", a déclaré à l'AFP, Farhad Alaaldin, un conseiller du Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, confirmant une information du quotidien français Le Figaro.

L'IMPORTANCE DE TÉMOIGNER

"C'est important de témoigner pour montrer pourquoi Israël lutte", a souligné l'ambassadeur chargé d'affaires d'Israël en France, Raphaël Morav sur LCI concernant les vidéos des attaques du 7 octobre diffusés à certains députés par le gouvernement israélien. "Il est important pour les journalistes et les décideurs de comprendre l'ampleur de ce qui s'est passé il y a 24 jours", a-t-il ajouté.

195 MORTS

Le gouvernement du Hamas a annoncé jeudi que 195 personnes avaient été tuées dans deux bombardements israéliens mardi et mercredi sur le camp de Jabaliya, le plus grand de la bande de Gaza. 


"Les victimes du premier et deuxième massacres à Jabaliya dépassent le millier entre martyrs et blessés. Nous avons recensé 195 martyrs, 120 disparus sous les décombres et 777 blessés", a indiqué le service de presse du gouvernement du Hamas dans un communiqué. Ce bilan ne pouvait pas être vérifié dans l'immédiat.

UN "RÔLE ESSENTIEL"

"Le Qatar a un rôle essentiel car c'est un interlocuteur du Hamas (...) Maintenant la question c'est est-ce que le Hamas est sincère dans ses déclarations et ses intentions de libérer des otages ? On a plutôt le sentiment que le Hamas essaie de gagner du temps", affirme au micro de LCI,  l'ambassadeur chargé d'affaires d'Israël en France, Raphaël Morav. 

UN "JUGEMENT ÉRRONÉ"

"Toute perte civile est regrettable (...), mais renvoyer dos à dos les victimes sans tenir compte du contexte est un jugement erroné", a affirmé sur LCI, Raphaël Morav. 


"On ne peut pas comparer le Hamas qui cible délibérément les victimes avec l'armée israélienne qui ne cible pas les civils et si cela arrive, c'est de manière involontaire, dans le cadre de la défense de notre pays", a précisé l'ambassadeur chargé d'affaires d'Israël en France. 

UNE PHASE D'INTENSIFICATION

"Nous sommes dans une phase d'intensification des activités sur le terrain", a souligné sur LCI, Raphaël Morav, ambassadeur chargé d'affaires d'Israël en France. "Comme le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou l'a dit, cela va être une opération longue et difficile", a-t-il ajouté. 

UN "DERNIER APPEL"

Mohammed Abu Selmeya, directeur de l'hôpital al-Shifa à Gaza, le plus grand du territoire, a lancé un "dernier appel concernant l'arrêt du générateur principal", faute de carburant. "Si ce générateur s'arrête, la prochaine annonce sera la mort de bébés sous incubateurs, la mort des patients sous ventilateurs, la mort des patients dans les soins intensifs et les salles d'opération".


Un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer financé par la Turquie est désormais hors service en raison du manque de carburant et des dégâts occasionnés par des frappes aériennes dans le quartier, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

DES ÉVACUATIONS

L'Égypte va aider à évacuer "environ 7000" étrangers et binationaux de la bande de Gaza, a annoncé jeudi le ministère égyptien des Affaires étrangères. 


Lors d'une réunion avec des diplomates étrangers, le vice-ministre des Affaires étrangères Ismail Khairat a déclaré que l'Égypte se préparait "à faciliter l'accueil et l'évacuation des citoyens étrangers de Gaza par le point de passage de Rafah", ajoutant qu'ils étaient "environ 7.000" et représentaient "plus de 60" nationalités.

DES NÉGOCIATIONS

Une délégation de Bangkok a rencontré des dirigeants du Hamas en Iran au sujet des 22 Thaïlandais pris en otage par le mouvement islamiste qui attend le "bon moment" pour les libérer, a déclaré un des négociateurs.


"Ils m'ont assuré qu'ils prenaient soin d'eux, mais ils ne m'ont pas parlé d'une date de libération. Ils attendent le bon moment", a indiqué mercredi aux journalistes Areepen Uttarasin, interrogé sur la réunion qui a eu lieu le 26 octobre dernier à Téhéran.


Areepen Uttarasin mène le groupe de trois négociateurs, tous issus de la large communauté musulmane de Thaïlande, désignés par le président de l'Assemblée nationale Wan Muhamad Noor Matha. 

DES COMBATS NOCTURNES

L'armée israélienne a déclaré jeudi avoir tué des "dizaines" de combattants dans la nuit, après que "des cellules terroristes dans le nord de la bande de Gaza ont tiré des missiles antichars, fait exploser des engins explosifs et lancé des grenades".


"Les soldats ont engagé le combat avec les terroristes, avec l'aide de l'artillerie et des chars, tout en dirigeant une attaque aérienne depuis un hélicoptère et une attaque de missiles depuis un bateau", selon un communiqué de l'armée.

LE TERMINAL DE RAFAH DE NOUVEAU OUVERT

Alors que soixante-seize blessés palestiniens et 335 étrangers et binationaux ont été évacués mercredi de Gaza vers l'Égypte, le terminal de Rafah sera de nouveau ouvert ce jeudi, selon une source de sécurité égyptienne.

Bonjour à toutes et à tous

Bienvenue sur ce direct consacré à la situation au Proche-Orient. Nous sommes au 27e jour du conflit.

Les rebelles Houthis au Yémen ont affirmé mercredi avoir lancé une attaque de drone contre Israël, en réponse à la guerre menée par l'État Hébreu contre le Hamas palestinien. Les Houthis, proches de l'Iran, ont promis mardi de poursuivre leurs attaques contre Israël jusqu'à la fin de sa guerre contre le Hamas, en affirmant avoir déjà lancé plusieurs missiles et drones vers le territoire israélien.

"Les forces armées yéménites ont lancé une série de drones ces dernières heures contre plusieurs cibles (...) dans la Palestine occupée, et ont atteint leurs objectifs", ont-ils indiqué dans un communiqué militaire. L'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat à ces déclarations.

Selon un communiqué diffusé mardi par les Houthis, une "salve de missiles balistiques et plusieurs drones" ont été tirés ce jour-là, la troisième attaque du genre depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza. L'armée israélienne a affirmé avoir détecté un engin volant "hostile" au large de la ville d'Eilat, une station balnéaire sur la mer Rouge, sans faire état de victimes.  

Les rebelles yéménites ont  été accusés par Israël d'être à l'origine des drones qui se sont abattus samedi dernier dans le Sinaï égyptien, frontalier d'Israël, faisant six blessés.

La guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l'attaque d'une ampleur sans précédent le 7 octobre sur le territoire israélien, fait craindre un embrasement régional. Les Houthis, qui ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa en 2014, font "partie de l'axe de la résistance", appellation désignant les forces ennemies d'Israël. 


La rédaction de TF1info

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