EN DIRECT - Ukraine : devant Zelensky, Macron charge "le régime du Kremlin"

Publié le 16 février 2024 à 6h30, mis à jour le 17 février 2024 à 0h07

Source : TF1 Info

Emmanuel Macron a dénoncé vendredi un "changement de posture" de la Russie, au soir de la rencontre avec Volodymyr Zelensky à l'Elysée.
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UN G7 PRÉVU SAMEDI

Un G7 consacré aux crises internationales, dont la guerre en Ukraine, se tiendra samedi à Rome. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ouvrira cette réunion, qui se déroulera dans le cadre de la Conférence sur la sécurité de Munich, dans le sud de l'Allemagne. La seconde partie de la réunion sera consacrée à "l'agression russe contre l'Ukraine et de la poursuite du soutien du G7 à Kiev", précise le communiqué italien.


Le G7 avait décidé en juillet 2023 la signature de contrats bilatéraux de sécurité avec l'Ukraine.

LES REMERCIEMENTS DE ZELENSKY

Après sa rencontre avec Emmanuel Macron à Paris et la signature d'un accord bilatéral qui "confirme le soutien indéfectible de la France", Volodymyr Zelensky a tenu à remercier "le gouvernement et le peuple français pour leur soutien significatif à l'Ukraine et pour leur défense de la liberté".

SOLDATS UKRAINIENS CAPTURÉS À AVDIIVKA

L'armée ukrainienne annonce ce soir que plusieurs de ses soldats ont été capturés par les forces russes à Avdiïvka, épicentre des combats dans l'Est, où elles sont "en surnombre en termes d'effectifs, artillerie et aviation".

MACRON SE RENDRA EN UKRAINE "DANS LES PROCHAINES SEMAINES"

Devant Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron confirme qu'il ira en Ukraine "avant la mi-mars". Sa précédente visite, prévue ce mardi, avait été annulée au dernier moment à cause de problèmes de "sécurité". Un argument qui avait poussé la propagande russe à propager la fausse information d'une thèse d'un "assassinat" projeté sur le président de la République. 

KIEV "REMERCIE" LA FRANCE

En fin de conférence de presse, Volodymyr Zelensky a tenu remercier "personnellement" Emmanuel Macron "d'avoir compris" les enjeux auxquels doit faire face l'Ukraine. "L'aide annoncée est une réponse digne à la pression exercée par la Russie", a estimé le président ukrainien, décrivant un accord "ambitieux et concret".


Par ailleurs, le président ukrainien a tenu à souligner que le soutien de la France permettait de donner un élan aux autres pays, affirmant que cet accord pourrait donner "une impulsion" aux États-Unis.

L'AGRESSION DE LA RUSSIE EXIGE UN "SURSAUT COLLECTIF"

Face à "l'intensification" des agressions russes, "le changement de nature et les seuils franchis", Emmanuel Macron appelle à "un sursaut collectif". S'il assure que la France "n'est pas en guerre ni contre la Russie, ni contre le peuple en russe", elle est "décidée à faire échec" contre la Russie. 


C'est le sens de l'accord conclu, qui doit s'étaler sur une durée de dix ans, et sera valide jusqu'à l'éventuelle intégration de l'Otan par l'Ukraine. Celui-ci passera notamment par une aide de trois milliards d'euros d'aide supplémentaire pour l'année 2024.


"Ce faisant, nous défendons l'Ukraine. Mais nous défendons aussi ce qui nous lie, sur un même continent, au service des mêmes valeurs."

ARMES NUCLÉAIRES DANS L'ESPACE ? MACRON VEUT DES "EXPLICATIONS"

Emmanuel Macron évoque les "graves questions" que posent les rumeurs du développement d'une arme nucléaire spatiale par la Russie. "Ces faits, s'ils étaient confirmés, seraient si graves, si illégaux, si déstabilisants pour le monde et préoccupants pour les citoyens que la Russie doit, sans tarder, donner des explications", a-t-il lancé lors de la conférence de presse.

UNE "VOLONTÉ D'AGRESSION" DE LA RUSSIE CONTRE LA FRANCE

Si l'invasion de la Russie vise l'Ukraine, elle fait "de nombreuses autres victimes", a rappelé Emmanuel Macron. "La Russie a tout particulièrement accumulé et durci toutes ses postures agressives, pas forcément face à l'Ukraine, mais contre nous tous", a relevé le chef de l'État, en décrivant une "nouvelle phase qui s'ouvre". Ainsi, ces derniers mois, des "manœuvres de désinformation, de manipulation de l'information et des attaques sur le plan cyber se sont accumulées, systématisées et intensifiées". "La Russie a franchi plusieurs seuils sur ce plan à l'égard des démocratiques européennes." De quoi pousser le président de la République à décrire une "volonté d'agression" de la Russie "à notre endroit.

LA RUSSIE ESSUIE DES "PERTES COLOSSALES", SELON MACRON

Au cours de la conférence de presse, Emmanuel Macron a tenu à énumérer les nombreuses "défaites stratégiques" de la Russie. 


Le chef de l'État a ainsi commencé par rappeler qu'après avoir promis une opération qui devait se conclure "en quelques semaines", la Russie est "désormais réduite à vider ses prisons pour remplacer les pertes colossales qu'elle subit sur le front". Par ailleurs, Moscou est en train de "perdre ses talents", qui préfèrent quitter le pays. "Moscou préfère financer une guerre inutile, injuste et cruelle, plutôt que les services de base pour sa propre population." 


Enfin, la Russie a également perdu "sa place et sa crédibilité" sur la scène internationale. D'autant que désormais, Emmanuel Macron l'assure : "L'Ukraine rejoindra l'Union européenne et, je l'espère, aussi l'Otan."

UNE PENSÉE POUR TOUS LES UKRAINIENS

Emmanuel Macron a tenu à saluer "tous les Ukrainiens" lors de sa prise de parole, et à avoir une pensée pour "tous ceux que la guerre a arrachés à leur maison et à leur famille". "Les Ukrainiens se battent pour leur liberté, mais aussi pour la sécurité européenne, pour la solidité des démocraties libérales et pour la défense du droit international", a tenu à rappeler le président de la République. 


C'est pourquoi, il assure à nouveau à quel point la France est déterminée "à faire échec à la guerre d'agression de la Russie".

3 MILLIARDS D'EUROS EN PLUS POUR L'UKRAINE

Emmanuel Macron a commencé par rappeler la "détermination" de la France à "soutenir l'Ukraine dans la durée". Une détermination "aussi forte qu'au premier jour" et qui ne "faiblira pas", a assuré le chef de l'État. C'est pourquoi le chef de l'État devrait annoncer jusqu'à trois milliards d'euros d'aide militaire supplémentaire à l'Ukraine en 2024, dans le cadre de l'accord signé entre les deux pays. Un accord qui "inscrit notre soutien dans la durée, mais aussi dans une démarche collective", puisque Berlin et Londres ont signé un accord comparable. 

ACCORD SIGNÉ, DÉBUT DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky viennent de signer l'accord de sécurité. Les deux chefs d'État vont désormais s'exprimer dans une conférence de presse commune.

ON FAIT LE POINT

Tandis que le président ukrainien est à l'Élysée, on revient sur l'état de l'aide militaire de la France à l'Ukraine. ↓

RENCONTRE ENTRE ZELENSKY ET MACRON

Volodymyr Zelensky est arrivé à l'Élysée, où il a été chaleureusement accueilli par Emmanuel Macron. C'est la troisième fois que les deux chefs d'Etat se rencontrent.

L'accolade entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky à l'arrivée du président ukrainien à l'Élysée, à Paris, le 16 février 2024
L'accolade entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky à l'arrivée du président ukrainien à l'Élysée, à Paris, le 16 février 2024 - Dimitar DILKOFF / AFP

UNE ARME ANTISATELLITE EN RUSSIE ? BIDEN RÉPOND

La Russie est-elle en train de se doter d'une arme nucléaire spatiale ? Face à cette crainte qui agite les États-Unis depuis mercredi, Joe Biden l'assure : "Aucune menace nucléaire ne pèse sur le peuple américain avec ce que fait la Russie en ce moment." S'il n'a pas donné plus de précisions sur le développement d'une "arme antisatellite" par Moscou, le président des États-Unis a précisé que "quoique fasse la Russie, les attaques se limiteraient à l'espace". " Pour l'instant, nous n'avons pas pris de décision quant à notre réponse", a-t-il conclu.


Pour tout savoir sur cette arme qui inquiète les États-Unis, retrouvez notre article ici.

"IL EST TEMPS QUE LE CONGRÈS SE DÉCIDE", PRÉVIENT BIDEN

Interrogé sur le déblocage d'une aide pour l'Ukraine, Joe Biden a vivement critiqué la lenteur du Congrès, dont les tergiversations durent "depuis deux semaines". "Il est temps que le Congrès se décide", a lancé le locataire de la Maison Blanche au cours d'une conférence de presse. Le président des États-Unis estime en effet que cette situation, "lunaire", risque de "renforcer l'inquiétude quant à la fiabilité des États-Unis en tant qu'allié". "C'est scandaleux", a-t-il fini par lâcher. "Il faut donner à l'Ukraine tout ce dont elle a besoin pour se battre."

EN PHOTO

Le président ukrainien a publié une photo de son arrivée à Paris, où il prévoit la signature d'un "accord important" avec Emmanuel Macron.

VERS DES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE ?

Les États-Unis pourraient-ils mettre en place de nouvelles sanctions contre la Russie après l'assassinat d'Alexeï Navalny ? Joe Biden a préféré éluder la question au cours d'une conférence de presse, répondant simplement être en train de "considérer beaucoup d'options". Pour rappel, en 2021, au cours d'un sommet à Genève, le président des États-Unis avait menacé Vladimir Poutine de conséquences "dévastatrices" en cas de mort de l'opposant russe.

"L'AMERIQUE DEFENDRA L'OTAN"

Répondant aux menaces de Donald Trump envers l'Otan, Joe Biden a tenu à rappeler son engagement auprès des membres de l'alliance transatlantique. "Tant que je serai président, l'Amérique s'engage à rester auprès de ses alliés de l'Otan, comme eux sont restés à ses côtés", a lancé le président des États-Unis au cours d'une conférence de presse au sujet de la mort d'Alexeï Navalny. "Poutine et le monde doivent savoir que si nos Alliés étaient attaqués, les États-Unis défendraient chaque centimètre carré du territoire de l'Otan", a-t-il martelé. Un message essentiel "pour faire face à la menace Poutinienne".

"PAS D'ACCORD POSSIBLE" AVEC LA RUSSIE

Pour le plus proche conseiller de Volodymyr Zelensky, la mort de Navalny et les "deux années de guerre sanglantes" montrent à quel point il est devenu impossible de négocier avec Vladimir Poutine. "Il faut arrêter de penser qu'on peut conclure une sorte d'accord avec la Mort elle-même ou avec un foutu dictateur", a écrit Mykhailo Podolyak sur ses réseaux sociaux.

DEUX CIVILS TUÉS EN UKRAINE

Un civil a été tué dans la région de Soumy et un autre dans celle de Kharkiv, selon une annonce du procureur général d'Ukraine sur Telegram.

ENTRETIEN

À quoi doit servir l'accord de sécurité bilatéral que vont signer Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ce soir à Paris ? TF1info a interrogé Jean-Pierre Maulny, expert des questions de défense à l'Iris.

DES MISSILES NORD-CORÉENS EN UKRAINE ?

L'armée russe aurait tiré au moins 24 missiles probablement fabriqués en Corée du Nord. "Jusqu'à présent, au moins 24 missiles balistiques probablement produits en Corée du Nord ont été utilisés lors d'attaques sur l'Ukraine", a affirmé le procureur général d'Ukraine, Andriy Kostin, cité par la presse ukrainienne. "Au total, entre le 30 décembre 2023 et le 7 février 2024, l'ennemi a lancé au moins douze attaques sur sept régions de l'Ukraine avec ce type de missiles."

ZELENSKY EST ARRIVÉ À PARIS

Volodymyr Zelensky est arrivé à l'aéroport d'Orly, où il a été accueilli par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées français, à sa descente d'avion. Après un accueil protocolaire, le président ukrainien est monté à bord d'un convoi qui doit rejoindre l'Élysée.

Zelensky est arrivé en FranceSource : TF1 Info

ZELENSKY EST ARRIVÉ À PARIS

Volodymyr Zelensky vient d'atterrir à Paris. Le président ukrainien y est accueilli par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, qui l'attend sur le tarmac de l'aéroport d'Orly. Le convoi se rendra ensuite à l'Élysée, où le président ukrainien doit signer un accord de sécurité avec Emmanuel Macron.

ON VOUS EXPLIQUE

Après sa visite à Paris, Volodymyr Zelensky se rendra à Munich. Le président ukrainien doit prononcer un discours à la Conférence sur la sécurité qui se tient chaque année dans la ville allemande. On vous explique tout ce qu'il faut savoir sur cet événement, surnommé le "Davos de la défense". ↓

ZELENSKY ESPÈRE TOUJOURS UNE AIDE AMÉRICAINE

Le président ukrainien dit espérer que le soutien militaire américain "ne faiblira pas", malgré les tergiversations du Congrès. "Je compte sur les États-Unis pour ne pas faiblir", a-t-il déclaré en marge de la conférence de presse commune avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, à Berlin.

DÉCRYPTAGE

Après de longs mois d'attente, des GLSDB auraient été déployées par Kiev. On vous explique ce qu'il faut savoir sur ces bombes planantes à longue portée livrées à Kiev par les États-Unis.

TÉMOIGNAGE SUR PLACE

Après la mort d'Alexeï Navalny, quelles sont les réactions en Ukraine ? Si du côté des officiels, les réactions sont similaires à celle de Volodymyr Zelensky, au sein de la population, personne ne parait surpris. "À quoi vous attendiez-vous ?" demandent ainsi les habitants à notre envoyée spéciale. Aux yeux des Ukrainiens, ce qui compte aujourd'hui, ce sont les vies ukrainiennes et les informations venues du champ de bataille. Témoignage de notre journaliste sur place. ↓

Mort de Navalny : quelles sont les réactions du côté ukrainien ?Source : TF1 Info

L'UKRAINE RAPATRIE SES MORTS

L'Ukraine annonce avoir rapatrié les corps de 58 de ses soldats tombés au front. "Une nouvelle procédure de rapatriement s'est produite, grâce à laquelle 58 défenseurs décédés ont été rendus à l'Ukraine", a déclaré le centre ukrainien de coordination chargé des prisonniers de guerre. Ce type d'échanges, avec celui de prisonniers de guerre, constitue l'un des derniers domaines dans lequel Moscou et Kiev coopèrent depuis le début de l'invasion russe.

ACCORD KIEV-BERLIN : ZELENSKY SALUE UNE "ÉTAPE IMPORTANTE"

Après la signature d'un accord de sécurité contenant notamment une aide militaire supplémentaire et immédiate d'un montant de 1,1 milliard d'euros, Volodomyr Zelensky a tenu à remercier le soutien de l'Allemagne. Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a décrit une "étape importante" dans le soutien à l'Ukraine, saluant le "leadership" allemand. 

LA SITUATION À AVDIIVKA

Comme nous l'annoncions plus tôt, l'armée ukrainienne s'est retirée d'une position au sud d'Avdiivka. Un départ qui s'est déroulé "avec des pertes mineures", selon les précisions d'Oleksandre Tarnavsky, le général ukrainien qui commande cette zone dans l'est du pays. "Dans d'autres zones menacées, si nécessaire, les troupes manœuvrent également vers de nouvelles positions préparées pour continuer à tenir la ville", a-t-il ajouté sur Telegram, précisant qu'en début d'après-midi "aucune unité ukrainienne n'était encerclée". 


Ailleurs dans la ville, le général ukrainien fait état de "combats acharnés" dans les zones où "l'ennemi continue d'attaquer depuis plusieurs directions simultanément". Il a toutefois assuré que l'envoi de renforts et de munitions supplémentaires aux troupes ukrainiennes sur place se poursuivait.

KIEV VEUT "METTRE FIN À LA NAÏVETÉ"

Sur les réseaux sociaux, le ministre ukrainien des Affaires étrangères a listé "quelques-uns des noms les plus connus sur la longue liste des opposants tués par Poutine". Dans une publication, Dmytro Kuleba a regretté que "l'indignation" après chacun de ces "meurtres" n'ait jamais suffi. "Poutine a fini par s'en sortir et les dirigeants du monde lui ont de nouveau serré la main. Cela l'a encouragé à continuer (...) Il est temps de mettre fin à la naïveté. "

KAMALA HARRIS APPELLE À SOUTENIR KIEV

La vice-présidente américaine a rappelé qu'un échec à débloquer la nouvelle enveloppe d'aide à l'Ukraine au Congrès américain reviendrait à "faire un cadeau à Poutine". "Nous nous efforcerons d'obtenir les armes et les ressources essentielles dont l'Ukraine a tant besoin et", a lancé Kamala Harris lors d'un discours à la Conférence sur la sécurité de Munich, dans le sud de l'Allemagne.

LES TROUPES UKRAINIENNES SE RETIRENT DU SUD D'AVDIIVKA

L'armée ukrainienne annonce s'être retirée d'une position qu'elle tenait au sud d'Avdiivka, où la situation s'est considérablement dégradée ces derniers jours face à la multiplication des assauts russes. "Nous avons occupé cette position aussi longtemps qu'elle nous permettait de dissuader et de détruire efficacement l’ennemi. La décision de se retirer a été prise pour économiser du personnel et améliorer la situation opérationnelle", a écrit sur Telegram Oleksandre Tarnavsky, le général ukrainien qui commande cette zone dans l'est du pays.

MOSCOU A "ÉPUISÉ SA RÉSERVE DE GESTES" AIMABLES ENVERS L'OCCIDENT

 "Les relations (avec l'Occident, ndlr) seront rétablies un jour. Le moment où cela se produira ne dépend pas de nous. C'est leur problème", a indiqué vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors de la conférence Euromaidan. "Nous avons fait beaucoup de concessions et de gestes de bonne volonté, comme l'a rappelé le président (Vladimir Poutine), et la réserve de ces gestes est déjà épuisée".

VLADIMIR POUTINE "DOIT RENDRE DES COMPTES POUR SES CRIMES"

Le chef d'État ukrainien, Volodomyr Zelensky, a jugé que le président russe, Vladimir Poutine, devrait "rendre des comptes pour ses crimes" après la mort en prison annoncée vendredi de l'opposant russe, Alexeï Navalny. "Il est évident pour moi que (Alexeï Navalny) a été tué comme des milliers d'autres qui ont été torturés à mort à cause d'une seule personne, Poutine, qui ne se soucie pas de qui va mourir tant qu'il conserve sa position", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, à Berlin, ajoutant que Poutine "devra rendre des comptes pour ses crimes".

BERLIN NE "RELÂCHERA PAS" SON SOUTIEN À KIEV

Le chancelier allemand Olaf Scholz a promis vendredi que son pays ne faiblirait pas dans son soutien militaire à l'Ukraine pour l'aider face à l'offensive de la Russie, après la signature d'un accord bilatéral de sécurité. "Bien sûr, nous souhaitons tous que cette guerre brutale cesse bientôt" mais "nous voyons aussi que malheureusement la Russie n'est pas prête à une paix juste et durable", c'est pourquoi "nous envoyons aujourd'hui un message très clair au président russe que nous ne relâcherons pas notre soutien à l'Ukraine", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse aux côté du chef de l'État ukrainien.

"MAL ABSOLU", VLADIMIR POUTINE "CRAINT TOUTE CONCURRENCE"

Le président russe, Vladimir Poutine, "craint toute concurrence", a dénoncé vendredi le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, après l'annonce du décès d'Alexeï Navalny. "Il est le mal absolu, qui craint toute concurrence. La vie des Russes n'est rien pour lui", a-t-il écrit sur Telegram. "Il ne peut pas y avoir de négociations avec lui. Le seul langage qu'il comprend est celui de la force."

En direct

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Pour suivre les dernières actualités autour de la mort d'Alexeï Navalny, opposant et adversaire numéro un du Kremlin, dans une prison russe, rendez-vous dans notre direct commenté consacré ci-dessous.

UN DRAPEAU RUSSE SUR AVDIIVKA

Un premier drapeau russe flotterait sur Avdiivka, selon des images diffusées sur le réseau social X.

Avdiivka : un premier drapeau russe sur la villeSource : TF1 Info

Urgent

LA MORT DE NAVALNY

L'opposant russe et adversaire numéro 1 du Kremlin, Alexeï Navalny, est mort vendredi dans la prison de l'Arctique, où il purgeait une peine de 19 ans de prison. "Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire N°3, le prisonnier Navalny A.A. s'est senti mal après une promenade (...) les causes de la mort sont en train d'être établies", a indiqué les services pénitentiaires (FSIN) de la région arctique de Iamal dans un communiqué.

ACCORD ENTRE KIEV ET BERLIN

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ont signé vendredi à Berlin un accord de sécurité pour garantir un soutien durable à l'Ukraine, en difficulté face à la Russie en pleine offensive. Ce document qui lie les deux pays est "une étape historique", a fait valoir Olaf Scholz sur le réseau social X (ex-Twitter). L'Allemagne continuera à soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra".


Le chef d'État ukrainien était arrivé dans la matinée à Berlin, première étape d'une tournée européenne pour demander un accroissement du soutien militaire pour son pays en difficulté face à la Russie.

LA CHUTE D'UN BASTION HISTORIQUE

Avdiivka est sur le point de tomber aux mains de Vladimir Poutine. La chronique de Benjamin Cruard, qui explique comment les Russes ont réussi à percer les lignes ukrainiennes dans ce bastion. 

Avdiivka : la chute d'un bastion historiqueSource : TF1 Info

LA BATAILLE D'AVDIIVKA EN PHASE "CRITIQUE"

La bataille d'Avdiivka est dans une phase "critique" et plus difficile que celle de Bakhmout, qui a duré des mois jusqu'à la capture par l'armée russe. "La situation est critique. L'ennemi continue de faire pression", a déclaré à la télévision le porte-parole de la 3e brigade d'assaut Oleksandre Borodine. "Là-bas (à Bakhmout, ndlr), c'était difficile, maintenant c'est extrêmement difficile", face à des forces russes mieux armées.

VOLODYMYR ZELENSKY EST ARRIVÉ À BERLIN

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est arrivé vendredi à Berlin dans le cadre de sa tournée européenne visant à obtenir la poursuite de l'aide occidentale à Kiev à l'approche du deuxième anniversaire de l'invasion russe. "Deux jours importants sont devant nous. Des rencontres avec nos partenaires en Allemagne et en France sont prévues" pour discuter d'"une nouvelle architecture de sécurité pour l'Ukraine", a-t-il écrit sur le réseau social Telegram, accompagnant son message de plusieurs photos le montrant accueilli sur le tarmac notamment par l'ambassadeur ukrainien en Allemagne.

L'AVIS DU GÉNÉRAL MICHEL YAKOVLEFF

"Ça tombe pour Poutine", juge sur LCI le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d'état-major du Shape, le quartier général stratégique de l'Otan, alors qu'Avdiivka, où font rage de violents combats, serait sur le point de tomber aux mains de l'armée russe. "Ce que j'ose espérer, c'est que les Ukrainiens ne tombent pas non plus trop dans le piège d'Avdiivka en se faisant brûler trop" leurs troupes dans cette bataille.

Bataille d'Avdiivka : "Il ne faut pas que les Ukrainiens tombent dans ce piège", selon général YakovleffSource : TF1 Info

KIEV RENFORCE SES TROUPES À AVDIIVKA

L'armée ukrainienne a affirmé vendredi qu'elle renforçait ses troupes qui "tiennent bon" dans la ville d'Avdiivka, où de violents combats font rage à l'approche des forces russes. "Conformément à la décision prise, le renforcement programmé des unités est en cours et les troupes manœuvrent sur des axes menacés", a déclaré l'armée ukrainienne sur les réseaux sociaux. "Les défenseurs ukrainiens continuent de repousser l'ennemi qui tente d'encercler Avdiivka (...) les soldats ukrainiens tiennent bon."

KIEV PRÉPARE "DE NOUVELLES POSITIONS" AUTOUR D'AVDIIVKA

L'armée ukrainienne a annoncé vendredi que ses forces établissent de nouvelles positions défensives autour de la ville assiégée d'Avdiivka, signalant un possible retrait. "De nouvelles positions ont été établies et de puissantes fortifications continuent d'être installées, en prenant en compte tous les scénarios possibles", a déclaré Oleksandr Tarnavskiy, un haut commandant ukrainien responsable des forces dans l'est du pays.

"DES COMBATS ACHARNÉS" À AVDIIVKA

Les troupes ukrainiennes et russes se livrent "des combats acharnés" à Avdiivka, ville située dans l'est de l'Ukraine, a déclaré vendredi un haut commandant militaire ukrainien. "Des combats acharnés ont lieu dans la ville", a déclaré Oleksandr Tarnavskiy, un général ukrainien dans l'est du pays, sur les réseaux sociaux. "Nos troupes utilisent toutes les forces et tous les moyens disponibles pour contenir l'ennemi."

LE POINT SUR LA SITUATION

Avdiivka "risque" de tomber. Soumise aux assauts de l'armée russe, la ville d'Avdiïvka sur le point de vaciller, a averti jeudi le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, John Kirby. "Malheureusement, selon les informations transmises par Kiev, la situation est critique, avec une pression continue sur les positions ukrainiennes jour après jour. Avdiïvka risque de tomber sous contrôle russe."


Kiev envoie des renforts à Avdiivka. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a assuré jeudi que Kiev faisait "tout ce qui est possible" pour sauver ses troupes à la peine sur le front oriental, singulièrement dans la ville d'Avdiivka, où la situation est décrite comme "critique". "Nous faisons tout notre possible pour nous assurer que nos combattants aient assez de capacités d'organisation et de technologie pour sauver autant de vies ukrainiennes que possible", a assuré le chef d'État ukrainien dans son message quotidien, en évoquant un rapport du commandant en chef des forces armées Oleksandr Syrskyi et du ministre de la la Défense Rustem Umerov sur "la situation sur le front, à Avdiivka et dans l'Est en général".


Moscou prépare une arme antisatellite. La Russie développe une arme antisatellite, a déclaré la Maison Blanche, estimant qu'il s'agissait pas d'"une menace immédiate".  Elle n'a pas été "déployée", a précisé le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby. "Même si cette activité de la Russie est inquiétante, il n'y a pas de menace immédiate pour la sécurité de quiconque". "On ne parle pas là d'une arme qui peut être utilisée pour attaquer des êtres humains ou provoquer des destructions sur la Terre", a-t-il encore dit.


Le projet spatial de Moscou "infondé". La Russie a jugé jeudi "infondées" les informations américaines faisant état d'un projet de Moscou de placer des armes nucléaires dans l'espace, évoquant une "ruse" de Washington pour faire adopter l'aide à l'Ukraine. "Nous répétons constamment que nous ne répondrons en aucune manière aux différentes accusations infondées. S'ils font des déclarations, ils devraient au moins les accompagner de preuves", a indiqué le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

VOLODYMYR ZELENSKY ATTENDU À BERLIN ET PARIS

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, se rend vendredi à Berlin puis Paris pour signer des accords de sécurité bilatéraux et plaider en faveur d'un accroissement du soutien militaire pour son pays face à la Russie en pleine offensive. Cette mini tournée diplomatique mènera le président ukrainien à la 60e Conférence sur la sécurité de Munich (MSC), le rendez-vous annuel de l'élite de la géopolitique.


À Berlin, Volodymyr Zelensky sera reçu par le chancelier allemand, Olaf Scholz, en fin de matinée. Après la signature de l'accord qui portera sur "les engagements de sécurité et le soutien à long terme" de l'Ukraine, les deux dirigeants donneront une conférence de presse. Le chef d'État ukrainien est ensuite attendu vers 18h45 à Paris pour un entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron. Là encore, le partenariat bilatéral concernera le "soutien militaire dans la durée à l'Ukraine" ainsi que le "soutien économique et en matière d'assistance civile pour renforcer la résilience de l'Ukraine", selon l'Élysée.

L'UE DEVRA DOUBLER SON EFFORT, FAUTE D'AIDE AMÉRICAINE

L'Union européenne va devoir doubler son aide militaire à l'Ukraine pour pallier la défaillance américaine, dont une nouvelle enveloppe est bloquée depuis des mois au Congrès. "Il est hautement incertain que les États-Unis envoient de l'aide militaire supplémentaire en 2024", avertit vendredi l'institut de recherche allemand Kiel Institute, qui recense l'aide militaire, financière et humanitaire promise et livrée à l'Ukraine.


Selon ses données, arrêtées au 15 janvier, Washington a envoyé pour 42,2 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine entre février 2022 et décembre 2023, soit environ 2 milliards par mois. L'Union européenne a, quant à elle, promis 49,7 milliards d'euros d'aide militaire depuis le début de la guerre, mais seulement 35,2 milliards d'euros ont pour l'heure été alloués à des armes et équipements précis.


"L'Europe va devoir au moins doubler son aide militaire actuelle dans l'hypothèse où il n'y aurait pas d'aide supplémentaire des États-Unis", prévient Christoph Trebesch, qui dirige l'équipe du Kiel Institute chargée de suivre l'aide à l'Ukraine. "C'est un défi, mais au bout du compte, c'est une question de volonté politique. Les pays de l'Union européenne sont parmi les plus riches au monde et, à ce jour, ils n'ont même pas dépensé 1% de leur PIB de 2021 pour soutenir l'Ukraine". Au total, 265,1 milliards d'euros ont été promis à l'Ukraine, dont 141,3 milliards d'aide financière, 107,5 milliards d'aide militaire et 16,3 milliards d'aide humanitaire.

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Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre en Ukraine, débutée le 24 février 2022 après l'invasion russe ordonnée par Vladimir Poutine.

"Nous faisons tout notre possible pour nous assurer que nos combattants aient assez de capacités d'organisation et de technologie pour sauver autant de vies ukrainiennes que possible", a assuré jeudi Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, en évoquant un rapport du commandant en chef des forces armées Oleksandr Syrskyi et du ministre de la Défense Rustem Umerov sur "la situation sur le front, à Avdiivka et dans l'Est en général".

Vendredi, Emmanuel Macron va signer un accord bilatéral de sécurité avec le président ukrainien, signe de la "détermination française à faire échec à la guerre d'agression" russe en Ukraine qui va bientôt entrer dans sa troisième année, a annoncé jeudi l'Élysée.

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La rédaction de TF1info

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