Les États-Unis ont indiqué mercredi avoir donné à l'Ukraine des munitions de petit calibre qui avaient été saisies lors de leur transfert d'Iran vers les rebelles Houthis au Yémen, soutenus par Téhéran.
Une annonce qui intervient au moment où le soutien de Washington à Kiev est remis en cause par une partie des parlementaires américains.
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JET-SKI

Un commando ukrainien s'est rendu en Crimée pour afficher le drapeau de leur pays en Crimée, annexée par la Russie. Des images impressionnantes à découvrir ici :

Commando en jet-ski : le débarquement de fou !Source : TF1 Info

LA QUESTION AMÉRICAINE

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est dit "convaincu" mercredi que les Etats-Unis continueront à soutenir l'effort de guerre de l'Ukraine, malgré les soubresauts politiques sur ce dossier à Washington. "Je suis totalement convaincu que le Congrès américain fera le nécessaire pour que l'Ukraine soit soutenue", a-t-il déclaré à la presse après un entretien téléphonique mardi entre le président américain Joe Biden et ses alliés sur cette question.

BIDEN INQUIET

Joe Biden, qui pour la première fois a laissé pointer sa préoccupation sur le sujet mercredi, a promis un "discours majeur" pour démontrer qu'il était "extrêmement important" de continuer de soutenir militairement et financièrement l'Ukraine. Le président démocrate a par ailleurs admis que le chaos au sein du Parti républicain, qui paralyse l'une des chambres du Congrès américain, "l'inquiétait" quant au devenir de cette assistance.


Le chef républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a été évincé mardi de son poste en raison d'une fronde d'élus de l'aile droite du Parti républicain, qui s'opposent notamment au déblocage de fonds supplémentaires pour Kiev. "Cela m'inquiète mais je sais qu'il y a une majorité d'élus à la Chambre des représentants et au Sénat, dans les deux partis, qui ont dit qu'ils soutenaient le financement de l'aide à l'Ukraine", a déclaré Joe Biden.

MUNITIONS

Les États-Unis ont annoncé avoir donné à l'Ukraine des munitions de petit calibre qui avaient été saisies lors de leur transfert d'Iran vers les rebelles Houthis au Yémen, que Téhéran soutient. Cette annonce intervient à un moment où le soutien à l'Ukraine est vivement critiqué par des parlementaires de droite aux États-Unis et qu'une importante aide de Washington à Kiev a été victime de l'accord temporaire pour éviter la paralysie du budget fédéral, conclu in extremis la semaine dernière à Washington.


Les États-Unis ont transféré hier "environ 1,1 million de munitions de 7,62 mm aux forces armées ukrainiennes", a indiqué dans un communiqué le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

EXÉCUTIONS

Dans son rapport publié aujourd'hui, et portant sur la période du 1er février au 31 juillet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a alerté sur des exécutions extrajudiciaires de militaires ukrainiens capturés par les Russes. Les documents présentés mettent notamment en avant le sort de deux soldats ukrainiens. Durant trois mois, ces deux militaires capturés dans la région de Donestk ont été contraints de livrer des munitions aux positions russes, à travers des champs de mines et sous les bombardements. Ils ont également dû récupérer les Russes blessés sur le champ de bataille avant d'être exécutés. 

ESPIONNAGE

Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a arrêté trois personnes, dont un citoyen russe, soupçonnées de travailler pour le renseignement militaire russe (GRU), selon The Kyiv Independent.  Les suspects auraient collecté des informations sur les forces armées ukrainiennes et sur les conséquences des frappes russes dans les oblasts de Kharkiv et de Jytomyr.

SYSTÈME ANTIAÉRIEN

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré mercredi que son pays faisait "tout" pour obtenir des Occidentaux de nouveaux systèmes antiaériens avant l'hiver pour faire face à une possible nouvelle campagne de bombardements massifs russes. "Nous faisons tout pour fournir à l'Ukraine davantage de systèmes de défense antiaérienne avant l'hiver. Et maintenant, nous attendons certaines décisions de nos partenaires", a-t-il déclaré dans son discours vidéo du soir publié sur les réseaux sociaux.

ERREUR

La mairie de Moscou a révélé par erreur l'adresse des planques des espions russes. Explications : 

APPEL

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mercredi avoir discuté au téléphone avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, qui a remporté récemment une victoire militaire au Haut-Karabakh, et évoqué la question de l'"intégrité territoriale". "Nous avons réaffirmé notre attachement aux principes de souveraineté et d'intégrité territoriale des États", a indiqué Volodymyr Zelensky sur Telegram, ajoutant avoir aussi "remercié" Ilham Aliev pour l'aide humanitaire fournie à Kiev, "en particulier dans le secteur de l'énergie à l'approche de l'hiver".

PETITES MAINS

Les machines sont des outils indispensables aux soldats qui combattent l'envahisseur russe. Pour éviter toute panne, des régiments un peu particuliers ont été mis en place. Partout où les militaires combattent, ils réparent les roues et les pannes des véhicules envoyés au front.

KHERSON

Selon le gouverneur régional de Kherson, Vladimir Salo, les forces ukrainiennes pourraient traverser le Dniepr. Elles "rassemblent du matériel occidental sur la rive droite du Dniepr en vue d'une éventuelle traversée du fleuve et d'un débarquement sur la rive gauche de la région de Kherson", a-t-il indiqué à l'agence russe Tass.

MOBILISATION

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a annoncé mardi qu'il n'avait pas l'intention de mobiliser davantage de soldats pour combattre en Ukraine. Il assure que l'armée dispose déjà du "nombre nécessaire d'hommes pour mener une opération spéciale", alors qu'une vague massive de recrutements pour le service militaire vient de commencer.

"NE PAS CÉDER AU DÉCOURAGEMENT"

Le président tchèque Petr Pavel a appelé mercredi les Européens à ne pas céder au découragement face à la guerre en Ukraine, au moment où certains en Europe et aux États-Unis sont tentés de renoncer. "Je vous encourage tous à résister au découragement face à la guerre", a-t-il déclaré devant les eurodéputés, réunis à Strasbourg. "La Russie doit être battue en Ukraine", a-t-il lancé, car si l'Ukraine "tombe, ce sera un échec extrêmement coûteux pour nous". 


"Je vous encourage à ne pas céder aux fausses promesses et au populisme", a ajouté Petr Pavel. "Soutenez l'Ukraine de toutes vos forces", a-t-il martelé, à un moment où un effritement du soutien à l'effort de guerre en Ukraine est perceptible, tant en Europe qu'aux États-Unis.

SYSTÈME ANTIAÉRIEN

L'Ukraine a revendiqué mercredi la destruction d'un système antiaérien moderne S-400 sur le territoire russe, après une nuit au cours de laquelle la Russie a annoncé avoir abattu 31 drones et repoussé une tentative de débarquement en Crimée annexée. Une source au sein des services de sécurité ukrainiens, le SBU, a déclaré à l'AFP que Kiev avait attaqué avec des drones ce système dans la région russe frontalière de Belgorod, régulièrement visée.


"La raison des explosions nocturnes dans la région de Belgorod est connue : le SBU a attaqué un système antiaérien S-400", a dit cette source sous couvert d'anonymat. Le SBU avait déjà revendiqué en septembre avoir frappé un premier système S-400 en Crimée, une péninsule annexée par Moscou en 2014.

RÉPRESSION RUSSE

La France a dénoncé mercredi la condamnation par contumace à huit ans et demi de prison de la journaliste russe Marina Ovsiannikova, célèbre pour avoir critiqué l'offensive de l'armée en Ukraine, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.


"La propagande russe constitue une arme à part entière dans la guerre d'agression russe en Ukraine", souligne la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna dans ce communiqué, condamnant la "répression menée par les autorités russes à l’encontre des voix critiques du pouvoir".

"FINIR LE TRAVAIL"

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a appelé mardi ses alliés à continuer d'armer Kiev pour permettre à l'Ukraine de "finir le travail" et repousser l'invasion russe, au moment où l'aide militaire de certains pays occidentaux semble remise en question.


"Je le dis à nos alliés: si nous donnons les outils nécessaires au président Zelensky, les Ukrainiens vont finir le travail", a déclaré le chef de gouvernement conservateur lors d'un discours au congrès de son parti à Manchester (nord de l'Angleterre), rappelant que Londres avait été le premier pays à fournir des chars à l'armée ukrainienne.

EXPORTATION DE BLÉ UKRAINIEN

La marine ukrainienne affirme que 12 navires supplémentaires sont prêts à entrer dans un couloir de navigation de la mer Noire en direction des ports ukrainiens, et que dix autres navires sont prêts à quitter les ports du pays.

VERS PLUS DE SURVEILLANCE EN RUSSIE ?

Un projet de décret du service fédéral de sécurité de la Russie (FSB), envisage d'obliger les services en ligne à collecter et fournir les informations de géolocalisation et de paiement de ses utilisateurs. Le document, révélé notamment par Meduza, affirme que l'absence de directives juridiques claires concernant le stockage et la fourniture de ces informations aux agences de renseignement russes "réduit l'efficacité des activités d'enquête opérationnelles" et "affecte négativement la sécurité" du pays.

UN PREMIER VOYAGE À L'ÉTRANGER POUR POUTINE

Le président russe est attendu mi-octobre au Kirghizstan, selon une annonce des autorités. "À l'invitation du président du Kirghizstan Sadyr Japarov, le 12 octobre prochain, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine effectuera une visite officielle dans le pays", indique l'agence de presse officielle kirghize Kabar, citant un responsable de l'administration présidentielle de cet Etat allié de Moscou.


Il s'agira de la première visite à l'étranger de Vladimir Poutine depuis que la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt à son encontre.

PREMIÈRE ESTIMATION

Selon des calculs internes à Bruxelles, l'Ukraine toucherait une somme de 186 milliards de dollars sur sept ans dès son adhésion à l'Union européenne, transformant pour la première fois "de nombreux" États membres existants en payeurs nets.


La modélisation, la première à émerger de Bruxelles sur l'adhésion potentielle de neuf nouveaux États membres et consultée par le Financial Times, est appliquée avec une union élargie comprenant l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie et six États des Balkans occidentaux. Le total financier de cet ajout
s'élèverait à 256,8 milliards d'euros. Les conséquences pour les États membres actuels incluraient une réduction des subventions agricoles d'environ un cinquième.

ADHÉSION DE L'UKRAINE À L'UE D'ICI 2030 ?

Le président du Conseil européen s'est dit favorable à l'adhésion de l'Ukraine d'ici 2030. Dans un entretien accordé au quotidien allemand Der Spiegel, Charles Michel a confié avoir exigé que l'UE accélère "les processus de décision". "L'Ukraine peut faire partie de l’UE en 2030 si les deux parties font leurs devoirs", a-t-il déclaré, soulignant que ni l'Ukraine, ni tout autre pays candidat, ne bénéficiera de faveur particulière.

UNE JOURNALISTE CONDAMNÉE À HUIT ANS DE PRISON

La journaliste Marina Ovsiannikova, célèbre pour avoir défié Vladimir Poutine à la télévision d'État, a été condamnée dans une autre affaire à huit ans et demi de prison par contumace pour avoir critiqué l'armée, a annoncé un tribunal russe mercredi.


La journaliste, qui a fui la Russie il y a un an, était poursuivie pour "diffusion d'informations mensongères" sur les forces armées de Russie et avait déjà été condamnée pour des faits similaires à une amende en août 2022. Selon l'agence d'État Ria Novosti, elle a été condamnée cette fois-ci pour avoir manifesté seule l'année dernière avec une pancarte contre l'offensive russe en Ukraine.

TEST GRANDEUR NATURE EN RUSSIE

La Russie va tester ses systèmes d'urgence sur l'ensemble de son territoire. Pour la première fois depuis 2020, les sirènes du pays vont retentir à 10h43, heure locale, en interrompant les émissions de télévision pour avertir la population d'un danger imminent. 


Ce test fait partie d'une nouvelle initiative qui exige des autorités qu'elles effectuent ces essais deux fois par an, à partir du 1er septembre, rapporte Reuters. Et, coïncidence du calendrier, il intervient le même jour où les États-Unis vont effectue un test à grande échelle de leurs systèmes d'alerte, via les téléphones portables et les stations de télévision et de radio américaines.

LE POINT SUR LA SITUATION

Il est 8h30, l'occasion de revenir sur les faits marquants des dernières 24 heures.

MOSCOU REPOUSSE LES TENTATIVES UKRAINIENNES

La Russie dit avoir abattu 31 drones ukrainiens sur son territoire et repoussé une tentative de débarquement de Kiev dans la péninsule annexée de Crimée. "Les systèmes de défense aérienne en service au-dessus du territoire des régions de Belgorod, Briansk et Koursk ont intercepté et détruit 31 drones ukrainiens", a indiqué le ministère sur Telegram, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.


Concernant la tentative de débarquement dans la péninsule annexée illégalement par Moscou en 2014, le ministère a fait savoir que "les actions d'un appareil des forces aérospatiales russes ont mis fin à une tentative de pénétrer le territoire de la Crimée par un groupe de débarquement des forces armées de l'Ukraine". Selon lui, ces soldats se dirigeaient vers le cap Tarkhankout, dans le nord-ouest de la péninsule, à bord d'un "bateau militaire rapide et trois jet-skis".

L'EUROPE ACCRO AU GAZ RUSSE

En dépit de la guerre en Ukraine, l'Union européenne (UE) a gonflé ses achats de gaz liquéfié (GNL) russe. Investissant dans des terminaux portuaires, les Européens ont ainsi gonflé de 70% l'an dernier leurs achats de GNL, transporté par navires et venu à plus de 40% des États-Unis. Les importations de GNL russe, notamment via TotalEnergies qui a beaucoup investi en Sibérie, se sont aussi envolées — le gaz ne faisant l'objet d'aucune sanction ni restriction. Accros aux énergies fossiles et nerveux à l'approche de l'hiver, les Européens peuvent trouver des fournisseurs alternatifs, mais cela prendra du temps, sur un marché tendu.

QUEL AVENIR POUR L'AIDE AMÉRICAINE ?

Alors que "le temps joue contre nous", la Maison Blanche maintient la pression sur la scène politique nationale. Lors d'une conférence de presse mardi, John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a évoqué la nécessité de soutenir les forces armées ukrainiennes alors qu'approche l'hiver. Il a estimé que l'aide américaine pourrait encore durer "quelques mois" si le Congrès ne votait pas de nouveau financement.


Le Pentagone a abondé dans son sens tout en pressant le Congrès d'assurer la poursuite de l'aide américaine. Le Congrès américain, composé du Sénat actuellement à majorité démocrate et de la Chambre des représentants, dispose d'environ un mois et demi pour adopter un budget annuel, lequel devrait comporter une nouvelle enveloppe pour financer le soutien militaire et humanitaire à l'Ukraine.

BIDEN VEUT RASSURER À L'INTERNATIONAL

Le président américain s'emploie à rassurer les alliés des États-Unis sur la pérennité du soutien américain à l'Ukraine, qui dépend de l'issue de discussions budgétaires pour le moins chaotiques. Lors d'une conférence téléphonique, il a assuré qu'il restait "optimiste à propos de la poursuite du soutien des deux partis (américains) et des deux chambres" du Congrès américain à Kiev, selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.


Une source diplomatique française a dit que "le coup de fil s'était monté très rapidement", et ajouté que Catherine Colonna avait "réitéré la fermeté de l'engagement français auprès des Ukrainiens". "C'était la tonalité générale de l'échange", a indiqué cette source.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à l'actualité de la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les toutes dernières informations sur le conflit.

Objectif : éviter la désunion. Joe Biden s'est employé mardi à rassurer les alliés des États-Unis sur la pérennité du soutien américain à l'Ukraine, qui dépend de l'issue de discussions budgétaires pour le moins chaotiques. Le président américain a organisé une conférence téléphonique pour "coordonner la suite" de l'aide à Kiev, a fait savoir la Maison-Blanche dans un court communiqué. 

Il a assuré qu'il restait "optimiste à propos de la poursuite du soutien des deux partis (américains) et des deux chambres" du Congrès américain à Kiev, selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Nous promettons de soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le chancelier allemand Olaf Scholz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, le président polonais Andrzej Duda, le président roumain Klaus Iohannis, le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères française Catherine Colonna ont participé à l'échange.

Jens Stoltenberg a évoqué une "bonne conversation", dans un message posté sur le réseau social X (ex-Twitter), se voulant lui aussi rassurant : : "Nous promettons de soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra."

Une source diplomatique française a quant à elle indiqué que "le coup de fil s'était monté très rapidement", ajoutant que Catherine Colonna avait "réitéré la fermeté de (l')engagement français auprès des Ukrainiens"


La rédaction de TF1info

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