EN DIRECT - Guerre en Ukraine : au moins trois morts dans un "puissant bombardement" près de Kherson

Publié le 23 novembre 2023 à 6h45, mis à jour le 23 novembre 2023 à 16h19

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq blessées jeudi dans un bombardement russe dans le Sud de l'Ukraine.
Les autorités ukrainiennes évoquent l'utilisation de bombes à sous-munitions.
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50 FONCTIONNAIRES DE FRONTEX DÉPLOYÉS À LA FRONTIÈRE FINLANDAISE

L'agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières Frontex a annoncé jeudi le déploiement prochain de 50 fonctionnaires à la frontière finlandaise avec la Russie, Helsinki accusant Moscou d'orchestrer une crise migratoire.


Frontex "prévoit de déployer 50 gardes-frontières et d'autres membres du personnel, ainsi que des équipements tels que des voitures de patrouille, afin de renforcer les activités de contrôle des frontières de la Finlande", a indiqué l'agence dans un communiqué ajoutant que le déploiement devrait commencer "dès la semaine prochaine". La Finlande, qui fait face à une augmentation des entrées illégales sur son territoire via sa frontière orientale, a décidé mercredi de fermer tout ses postes-frontières sauf un, avec son voisin russe.

SERGUEI MIRONOV NIE AVOIR ADOPTÉ UNE UKRAINIENNE TRANSFÉRÉE EN RUSSIE

Sergueï Mironov, chef d'un parti pro-Kremlin, a nié jeudi avoir adopté une petite fille ukrainienne de deux ans transférée en Russie, après des informations de presse en ce sens, accusant Kiev et les Occidentaux d'être derrière cette "attaque informationnelle".


Plus tôt jeudi, la BBC et le média d'investigation russe Important Stories ont assuré que Sergueï Mironov, soutien de l'assaut en Ukraine et figure du régime poutinien depuis plus de 20 ans, avait adopté, avec sa femme, une petite fille ukrainienne de deux ans transférée en Russie.


Selon la BBC, la petite fille, prénommée Margarita, faisait partie d'un groupe de 48 enfants envoyés en Russie depuis un foyer de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, après la conquête de cette ville au début de l'offensive russe de février 2022. 

TROIS MORTS DANS UN PUISSANT BOMBARDEMENT DANS LE SUD

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq blessées jeudi dans un bombardement russe dans la région de Kherson, dans le Sud de l'Ukraine, ont indiqué les autorités ukrainiennes, évoquant l'utilisation de bombes à sous-munitions. "Les Russes ont bombardé Tchornobayïvka dans la région de Kherson. On sait d'ores et déjà que le bombardement a été effectué à l'aide d'armes à sous-munitions", a indiqué sur Telegram le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak.


Selon le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko, ce "puissant bombardement d'artillerie" a fait trois morts et cinq blessés. "Plus de 60 bâtiments résidentiels et des fermes ont été endommagés", a-t-il indiqué sur Telegram.

UN UKRAINIEN CONDAMNÉ POUR UNE ATTAQUE À LA BOMBE

La justice russe a condamné à 18 ans de prison Dmitri Goloubev, un citoyen ukrainien accusé d'avoir commis une attaque à la bombe contre un bâtiment administratif à Melitopol, en Ukraine occupée, ont rapporté jeudi les agences russes.


Des responsables et bureaux de l'administration d'occupation russe sont régulièrement visés par des attaques, parfois mortelles, attribués par Moscou à des groupes ukrainiens opérant derrière les lignes ennemies. Pour Kiev il s'agit de résistants, alors que les Russes y voient des "terroristes".


Il a notamment été reconnu coupable d'acte "de terrorisme international", selon Intefax. "Je suis Ukrainien, j'ai défendu l'Ukraine, en quoi est-ce un crime ? Il n'y a là aucun terrorisme international", avait dit M. Goloubev dès juin, au début de son procès, selon le journal russe Kommersant.

DEFICITS HIVERNAUX D'ELECTRICITE EN UKRAINE

L'opérateur Ukrenergo a fait état jeudi d'une situation "difficile" sur le réseau électrique ukrainien, endommagé l'année dernière par une campagne de bombardements russes, ce qui a amené l'Ukraine à importer de l'électricité. L'Ukraine craint de nouvelles frappes russes en série cet hiver sur ses infrastructures énergétiques, ce qui risque de plonger à nouveau des millions de personnes dans le froid et l'obscurité. 


Si Moscou n'a jusqu'à présent pas mené de nouveaux bombardements massifs sur le réseau électrique, celui-ci est déjà à la peine, du fait de la hausse de la consommation liée à la chute des températures.

LCI en Ukraine : à Adviivka, l'acharnement russeSource : TF1 Info

ELECTION PRESIDENTIELLE RUSSE DE 2024

Une femme politique russe indépendante a expliqué avoir été convoquée par le Parquet. Selon elle, cette convocation fait suite à l'annonce de son intention de se présenter à l'élection présidentielle prévue l'année prochaine. Si Vladimir Poutine n'a toujours pas annoncé qu'il comptait se représenter, sa victoire ne fait que peu de doutes.

ALERTE DE RAPHAEL GLUCKSMANN

L'Union européenne est "en danger externe et interne" avec l'enchaînement des succès de l'extrême droite conjugué aux difficultés de l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, a alerté jeudi l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, après la victoire de l'extrême droite aux élections néerlandaises.


"Il y a une conjugaison de menaces qu'on n'a sûrement jamais vues dans notre histoire européenne" alors "qu'on n'a jamais eu autant besoin de l'Union européenne", a estimé sur France 2 M. Glucksmann, probable tête de liste socialiste aux élections européennes.

DECES D'UN JOURNALISTE BLESSE DANS UNE FRAPPE UKRAINIENNE

Un journaliste russe blessé selon Moscou dans une frappe ukrainienne dans la région de Zaporijjia, partiellement occupée dans le Sud de l'Ukraine, est décédé de ses blessures, ont rapporté jeudi des médias russes. "Une nouvelle tragique vient de tomber (...). Boris Makssoudov est décédé des suites de ses blessures", a déclaré le présentateur russe Vladimir Soloviev, soutien inconditionnel du Kremlin, sur sa chaîne Soloviev Live.


L'annonce a été faite au moment où M. Soloviev se trouvait en direct avec la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, qui a présenté ses "condoléances".

POINT DE SITUATION

Le président russe a participé mercredi son premier G20 en ligne depuis le début de la guerre en février 2022. À cette occasion, le chancelier allemand lui a demandé de "retirer ses troupes" de l'Ukraine. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

LA RUSSIE RENFORCE LA SECURITE DANS UNE REGION FRONTALIERE

Les autorités russes ont annoncé jeudi avoir renforcé les mesures de sécurité dans la région de Mourmansk (Nord-Ouest), frontalière de la Finlande, après la décision d'Helsinki de ne laisser qu'un seul poste-frontière ouvert avec la Russie. "Il a été décidé de mettre en place dans la région de Mourmansk le régime d'alerte élevée et un nombre de mesures supplémentaires visant à assurer la sécurité de nos habitants", a déclaré le gouverneur régional, Andreï Tchibis, sur Telegram.


Cette annonce intervient après la décision prise la veille par la Finlande de ne garder qu'un seul poste-frontière ouvert avec la Russie, Raja-Jooseppi, à la frontière avec la région de Mourmansk, dans l'Arctique russe. La Finlande avait déjà fermé samedi quatre de ses huit points de passage frontaliers du Sud-Est du pays avec la Russie afin d'endiguer l'arrivée de migrants sans-papiers. 

MORT D'UN ESPRION RUSSE PRESUME EN LETTONIE

Un homme né en Russie et détenu en Lettonie pour espionnage présumé au profit de Moscou dans cet Etat balte est mort à la suite de problèmes de santé soudains, a indiqué mercredi l'administration pénitentiaire lettonne. Igors Bobirs, 53 ans, avait été arrêté en août, les autorités lettones le soupçonnant de travailler pour le FSB, le service fédéral de sécurité russe.


Selon l'administration pénitentiaire, il est mort il y a une semaine après avoir été transféré dans un hôpital.

AFFAIRE DE CORRUPTION

Un député ukrainien a été placé mercredi en détention provisoire pour avoir d'offert un pot-de-vin à un haut responsable d'Etat, a annoncé le Parquet spécialisé dans les affaires de corruption, en pleine invasion russe.


Selon cette instance, ce député a offert environ 10.000 dollars en bitcoin au chef de l'Agence d'Etat pour la reconstruction Moustafa Nayyem, afin de s'assurer qu'il débloque des fonds pour réparer des bâtiments de l'université dont le député est recteur.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce live consacré à l'actualité de la guerre en Ukraine.

Un député ukrainien a été placé mercredi en détention provisoire pour avoir d'offert un pot-de-vin à un haut responsable d'État, a annoncé le Parquet spécialisé dans les affaires de corruption, en pleine invasion russe. Selon cette instance, ce député a offert environ 10.000 dollars en bitcoin au chef de l'Agence d'État pour la reconstruction Moustafa Nayyem, afin de s'assurer qu'il débloque des fonds pour réparer des bâtiments de l'université dont le député est recteur.

"Le tribunal a accédé à la demande des enquêteurs (...) et a appliqué au suspect une mesure préventive sous la forme d'une détention", a indiqué le Parquet sur Facebook. Si le Parquet anticorruption n'a pas révélé dans son communiqué l'identité de ce député, il s'agit selon les médias ukrainiens d'Andriï Odartchenko, membre du parti du président Volodymyr Zelensky. Selon ces médias, l'intéressé dément toute culpabilité et dénonce une persécution politique.

La lutte contre la corruption, un mal endémique dans le pays, est l'un des critères fixés par l'UE pour l'examen de la candidature de l'Ukraine, qui a reçu des dizaines de milliards d'euros d'aide occidentale depuis le début de l'invasion russe fin février 2022. Plusieurs affaires de corruption ont été mises au jour ces derniers mois, y compris au sein de l'armée.

Lundi, les autorités ukrainiennes ont annoncé le limogeage d'un haut responsable d'État chargé de la cybersécurité et de son adjoint, soupçonnés d'avoir détourné plus de 1,5 million d'euros lors d'achats de logiciels à des prix surévalués. Le lendemain, le ministère de la Défense a indiqué avoir ouvert des poursuites judiciaires à la suite de la découverte de malversations dans une unité militaire qui ont fait perdre à l'État près d'un million d'euros, notamment via des contrats passés à des prix gonflés.

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La rédaction de TF1info

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