Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade
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EN DIRECT - L'opérateur nucléaire ukrainien dénonce une cyberattaque russe "sans précédent"

La rédaction de TF1info
Publié le 16 août 2022 à 7h30, mis à jour le 16 août 2022 à 23h47
JT Perso

Energoatom, l'opérateur nucléaire ukrainien, dénonce une cyberattaque russe "sans précédent" contre son site.
Emmanuel Macron a appelle au retrait des forces russes de la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

ÉCHANGE ENTRE MACRON ET MODI


Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi sont convenus mardi de "travailler ensemble pour que le conflit prenne fin" en Ukraine, a indiqué l'Elysée dans un communiqué.


Les deux dirigeants ont échangé par téléphone à propos de "la guerre menée par la Russie en Ukraine et ses conséquences déstabilisatrices pour le reste du monde", selon la présidence française.

ENERGOATOM CYBERATTAQUÉ


L'opérateur public ukrainien des centrales nucléaires Energoatom a dénoncé mardi dans un communiqué une cyberattaque russe "sans précédent" contre son site, en précisant que son fonctionnement n'avait pas été perturbé.


"Le 16 août 2022, la cyberattaque la plus puissante depuis le début de l'invasion russe a eu lieu contre le site officiel d'Energoatom", a déclaré l'opérateur sur Telegram. Le site "a été attaqué depuis le territoire russe",  a-t-il ajouté.  

TOURISME RUSSE EN FINLANDE


Ce mardi 16 août, la Finlande a annoncé qu'elle réduirait le nombre de visas touristiques en provenance de Russie. Le mécontentement de la population finlandaise est à l'origine de cette décision.

DIPLOMATIE


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres se rendra en Ukraine jeudi où il participera notamment à une rencontre avec les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan, a annoncé mardi son porte-parole.


"A l'invitation du président Volodymyr Zelensky, le secrétaire général sera à Lviv jeudi pour participer à une rencontre trilatérale avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et le dirigeant ukrainien", a déclaré Stéphane Dujarric lors d'un point presse, précisant qu'Antonio Guterres se rendrait ensuite à Odessa vendredi, puis en Turquie.

ZAPORIJIA  AU CENTRE DES DISCUSSIONS


Le président français Emmanuel Macron a appelé mardi au retrait des forces russes de la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine, en soulignant les "risques" que leur présence fait peser sur la sécurité du site.


Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, il a souligné "sa préoccupation quant à la menace que font peser la présence, les actions des forces armées russes et le contexte de guerre avec les conflits en cours sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, et a appelé au retrait de ces forces", a indiqué l'Elysée.

PLUSIEURS SUJETS EVOQUÉS


Volodymyr Zelensky s'est exprimé, sur Twitter, à propos de son échange avec Emmanuel Macron. Plusieurs sujets ont été évoqués entre les deux hommes parmi lesquels la centrale nucléaire de Zaporijiia, la situation sur le front ou encore la sécurité alimentaire. 

APPEL ENTRE MACRON ET ZELENSKY


L'appel entre le Président de la République et le Président Zelensky est terminé et a duré 1h20. 

"UN SABOTAGE" EN CRIMEE


L'explosion des munitions qui s'est produite mardi matin dans une base militaire russe en Crimée, péninsule annexée par la Russie, était due à un "acte de sabotage", a indiqué l'armée russe dans un communiqué.


Le dépôt militaire situé près de Djankoï, dans le nord de la Crimée, "a été endommagé le 16 août dans la matinée à la suite d'un acte de sabotage", affirme le communiqué, cité par les agences de presse russes, sans toutefois en désigner les responsables.

CÉRÉALES UKRAINIENNES 


Le premier navire humanitaire affrété par l'ONU a quitté ce mardi 16 août le port de Pivdenny, dans le sud de l'Ukraine. Il est chargé de près de 230.000 tonnes de céréales ukrainiennes. Le cargo a pour destination le port de Djibouti, en Afrique, afin de livrer l'Éthiopie.

APPEL AVEC ZELENSKY


Le président français Emmanuel Macron s'entretiendra par téléphone mardi en fin de matinée avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky de la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle russe dans le sud de l'Ukraine et cible récurrente de frappes.


Les deux dirigeants s'entretiendront "notamment pour aborder la situation autour de la centrale de Zaporijjia", a annoncé la présidence française.


La centrale, la plus grande d'Europe, a été prise début mars par les troupes russes, au début de leur invasion de l'Ukraine lancée le 24 février.


Depuis fin juillet, plusieurs frappes, dont les deux parties s'accusent mutuellement, ont visé le site, faisant craindre une catastrophe nucléaire et provoquant la semaine dernière une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

POUTINE ACCUSE WASHINGTON


Le président russe Vladimir Poutine a accusé mardi les Etats-Unis de faire traîner le conflit ukrainien et chercher à "déstabiliser" le monde avec une récente visite à Taïwan de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi.


"La situation en Ukraine montre que les Etats-Unis cherchent à faire traîner ce conflit. Et ils agissent de la même manière en instiguant le potentiel conflictuel en Asie", a déclaré M. Poutine dans une adresse à la Conférence internationale sur la sécurité à Moscou, en disant voir dans le voyage de Mme Pelosi à Taïwan "une stratégie consciente visant à déstabiliser la situation dans le monde".

LE POINT SUR LA SITUATION 


Les bombardements autour de la centrale de Zaporijia, le plus grand site nucléaire d'Europe, inquiètent la communauté internationale. Pour tenter d'apaiser les choses, la question de la sureté nucléaire a été discutée entre Sergueï Choïgou et Antonio Guterres, le président de l'ONU lors d'un appel hier en fin de soirée. 


Pour en savoir plus, retrouvez l'ensemble des événements survenus au 174e jour du conflit dans cet article. 

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EXPLOSIONS EN CRIMÉE : DEUX BLESSÉS


Un incendie provoquant une détonation de munitions est survenu, ce mardi 16 août, dans une base militaire russe en Crimée. À l'heure actuelle, deux civils ont été blessés. Le village voisin est en cours d'évacuation.

WAGNER


L'Ukraine a affirmé lundi avoir visé dans l'Est une base du groupe paramilitaire Wagner, dont les hommes sont accusés de combattre aux côtés des troupes russes, et avoir détruit un pont près de la ville occupée de Melitopol (sud).


Selon le gouverneur de la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, la base de la société militaire privée, dans la ville de Propasna, a été "détruite par une frappe de précision". Le tir a eu lieu dimanche, a précisé Serguiï Gaïdaï sur Telegram.


Très opaque, le groupe Wagner est réputé comme étant lié à l'oligarque russe Evguéni Prigojine, lui-même considéré comme un proche du président russe Vladimir Poutine. La présence de ses combattants a été attestée ces dernières années en Syrie, en Libye, au Mali et dans d'autres pays d'Afrique.

EXPLOSION EN CRIMÉE


Un incendie ayant provoqué une explosion des munitions s'est produit mardi matin dans une base militaire russe en Crimée, péninsule annexée par la Russie, a annoncé le ministère russe de la Défense.


Le feu s'est déclaré vers 5h15 (heure de Paris) dans un dépôt de munitions temporaire d'une base russe dans le district de Djankoï (nord), a précisé le ministère dans un communiqué, cité par les agences de presse russes. Selon le gouverneur de la Crimée, Sergueï Aksionov, deux civils ont été blessés.

PEUR NUCLÉAIRE


Une "catastrophe" à la centrale nucléaire de Zaporojjia, sous contrôle russe dans le sud de l'Ukraine, menacerait l'Europe toute entière, a averti lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 


"À l'abri de la station, les occupants bombardent les villes et communautés des environs", a accusé M. Zelensky dans son adresse de lundi soir. "Tout incident radioactif à la centrale nucléaire de Zaporojjia peut porter un coup aux pays de l'Union européenne, à la Turquie, à la Géorgie, et à des pays de régions plus éloignées. Tout dépend de la direction et de la force du vent", a poursuivi le président ukrainien. 


"Si les actions de la Russie conduisent à une catastrophe, les conséquences pourraient frapper ceux qui restent silencieux pour l'instant", a-t-il averti. Il a appelé la communauté internationale à adopter "de nouvelles sanctions dures contre la Russie" et à ne pas "céder au chantage nucléaire". "Toutes les forces russes doivent se retirer immédiatement de la station et des zones environnantes sans aucune condition", a-t-il dit. 


La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, avait été prise début mars par les troupes russes, au début de leur invasion de l'Ukraine lancée le 24 février. 

Bonjour à tous.

Les combats se poursuivent dans le sud et l'est de l'Ukraine. Alors que Moscou tente de s'emparer de la totalité du Donbass, dans l'est du pays, l'Ukraine tente de répliquer face aux forces du Kremlin. Kiev a ainsi affirmé, lundi, avoir visé dans une base du groupe paramilitaire Wagner, dont les hommes sont accusés de combattre aux côtés des troupes russes, dans l'est du pays et avoir détruit un pont près de la ville occupée de Melitopol (sud).

Selon le gouverneur de la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, la base de la société militaire privée, dans la ville de Propasna, a été "détruite par une frappe de précision". Le tir a eu lieu dimanche, a précisé Serguiï Gaïdaï sur Telegram. Très opaque, le groupe Wagner est réputé comme étant lié à l'oligarque russe Evguéni Prigojine, lui-même considéré comme un proche du président russe Vladimir Poutine. La présence de ses combattants a été attestée ces dernières années en Syrie, en Libye, au Mali et dans d'autres pays d'Afrique.

Négociations autour de Zaporijjia

Dans le même temps, le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou s'est entretenu par téléphone, lundi soir, avec le chef de l'ONU Antonio Guterres. Ils ont notamment évoqué la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle de Moscou dans le sud de l'Ukraine, où elle est visée par des bombardements. "Sergueï Choïgou a mené des négociations téléphoniques avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, concernant les conditions d'un fonctionnement sécurisé de la centrale nucléaire de Zaporijjia", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, avait été prise début mars par les troupes russes, au début de leur offensive à grande échelle en Ukraine, lancée le 24 février. Depuis fin juillet, plusieurs frappes, dont les deux parties s'accusent mutuellement, ont visé le site, faisant craindre une catastrophe nucléaire et provoquant jeudi dernier une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Lire aussi

Enfin, les séparatistes soutenus par Moscou dans l'est de l'Ukraine ont commencé lundi à juger trois Britanniques, un Croate et un Suédois accusés d'avoir combattu avec l'armée ukrainienne, ce qui pourrait leur valoir la peine de mort. La "Cour suprême" de la région séparatiste de Donetsk a ouvert le procès de John Harding, Andrew Hill, Dylan Healy, originaires du Royaume-Uni, ainsi que du Croate Vjekoslav Prebeg et du Suédois Mathias Gustafsson, ont indiqué les médias russes. MM. Harding, Prebeg et Gustafsson, faits prisonniers dans la zone du port ukrainien de Marioupol, assiégé et bombardé pendant des semaines par l'armée russe, encourent la peine de mort, selon une juge citée par l'agence de presse TASS.


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