EN DIRECT - Guerre en Ukraine : deux secouristes tués lors d'une frappe russe dans le sud du pays

Publié le 15 novembre 2023 à 6h30, mis à jour le 15 novembre 2023 à 22h56

Source : TF1 Info

Deux secouristes ont été tués lors d'une frappe russe dans le sud-est de l'Ukraine, alors qu'ils intervenaient dans un bâtiment qui venait d'être attaqué une première fois.
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BRUXELLES VEUT SANCTIONNER LES DIAMANTS RUSSES

La Commission européenne veut adopter un nouveau paquet de sanctions contre Moscou. Parmi elles : l'interdiction des importations de diamants en provenance de Russie. Un secteur très lucratif pour le Kremlin.

REPUBLIQUE TCHEQUE

Le gouvernement tchèque a gelé mercredi les biens immobiliers appartenant à la Russie sur le sol tchèque et a placé la société gérant des biens russes à l'étranger sur sa liste de sanctions. 


"Le gouvernement a approuvé le gel des biens de l'État russe en Tchéquie", a déclaré le ministre des affaires étrangères, Jan Lipavsky, sur Internet.  "C'est la fin des activités commerciales utilisées par la Russie pour financer l'assassinat d'Ukrainiens", a-t-il ajouté. 


Le compte bancaire de la société sera gelé ainsi que ses biens immobiliers inscrits dans le registre foncier afin d'en empêcher la vente. La mesure ne concerne pas les missions diplomatiques de la Russie en République tchèque, notamment son ambassade à Prague.

"INACCEPTABLE"

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est "inacceptable" pour la Russie, "sous quelque forme que ce soit". C'est ce qu'a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, selon l’agence de presse TASS.


Selon l'agence de presse, cette réponse intervient après la déclaration sur X d'Anders Fogh Rasmussen, concernant une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à l’OTAN. Anders Fogh Rasmussen est l'ancien secrétaire général de l’OTAN.

ÉCONOMIE RUSSE

L'activité économique russe résiste. Cette dernière a augmenté de 5,5% sur un an au troisième trimestre 2023, a annoncé mercredi l'agence nationale des statistiques Rosstat, sur fond toutefois de retour de l'inflation et de rouble faible entraînés par les sanctions.


Selon une estimation préliminaire, le Produit intérieur brut (PIB) entre juillet et septembre est en hausse de 5,5%, a indiqué Rosstat dans un bref communiqué, par comparaison au difficile troisième trimestre 2022 (-3,5%).


L'agence nationale des statistiques, comme à son habitude depuis le début de l'assaut russe en Ukraine, n'a que très peu détaillé les secteurs qui ont tiré la croissance nationale.

OTAN

L'Alliance atlantique a annoncé mercredi son intention de remplacer sa flotte d'avions Awacs de surveillance par six nouveaux appareils Boeing E-7A Wedgetail, dérivés du Boeing 737, pour mieux faire face à la menace russe.


La production de ces appareils devrait débuter dans les prochaines années pour une première livraison d'ici à 2031, selon un communiqué de l'Otan. Le coût de cette acquisition, l'une des plus importantes de l'Alliance, récemment, n'a pas été dévoilé. 


La Grande-Bretagne avait annoncé l'an dernier avoir acheté trois de ces appareils pour un coût unitaire de 1,89 milliard de livres, soit environ 2,16 milliards d'euros

SANCTION

La Commission européenne propose d'interdire les importations de diamants en provenance de Russie dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions liées à la guerre en Ukraine, selon le texte de sa proposition obtenu par l'AFP mercredi.


Ce texte, qui doit être approuvé à l'unanimité par les 27, propose en outre d'inclure des mesures pour améliorer l'efficacité des sanctions concernant le pétrole russe.

RUSSIE

Le procès de Daria Trepova, une jeune femme de 26 ans accusée du meurtre à l'explosif en avril dernier d'un blogueur spécialiste de l'offensive russe contre l'Ukraine, s'est ouvert mercredi devant un tribunal de Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie.


Dans la salle d'audience, la jeune femme s'est présentée debout dans une cage en verre, selon une journaliste de l'AFP présente sur place. Une vingtaine de personnes étaient présentes.


Le blogueur Vladlen Tatarskiï, de son vrai nom Maxime Fomine, a été tué début avril après avoir accepté une statuette piégée, dans un café de Saint-Pétersbourg, des mains de Daria Trepova, qui a ensuite été arrêtée pour l'accusation de "terrorisme" et placée en détention. L'accusée affirme qu'elle ne savait pas qu'elle transportait une bombe. 

UNE FRAPPE RUSSE DANS LE SUD DE L'UKRAINE TUE DEUX SECOURISTES

Alors qu'ils intervenaient dans un bâtiment qui venait de subir une première attaque, deux secouristes ont été tués lors d'une frappe russe dans le sud-est de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur ukrainien, Igor Klimenko, a relayé cette information sur la messagerie Telegram, tout en ajoutant que sept autres personnes avaient été blessées. Selon les premiers éléments communiqué par le représentant du gouvernement, cette double frappe a pris pour cible une "infrastructure civile" de la région de Zaporijjia.


Cette zone est l'un des quatre territoires dont la Russie revendique l'annexion, avec Kherson, Donetsk et Lougansk, même si elle ne les contrôle pas entièrement.

"HAUTE TRAHISON" : UN RUSSE ENCOURT LA PRISON À VIE

Les services de sécurité russes (FSB) ont rapporté ce mercredi avoir arrêté un homme en Sibérie, l'accusant de "haute trahison". Cet habitant de la région de Tioumen, en Sibérie occidentale, a été placé en détention pour deux mois. Il encourt une peine de prison à perpétuité. Les autorités lui reprochent d'avoir collecté et transmis aux services secrets ukrainiens des informations sur des infrastructures militaires dans la région, en échange d'une rémunération financière.


Il est devenu fréquent d'observer des affaires de cette nature en Russie. La semaine dernière, un homme a été interpellé pour ce motif en Bouriatie et accusé d'être un "complice du renseignement ukrainien". Des ONG russes spécialisées dans les répressions politiques mettent parfois en doute la véracité des faits reprochés aux accusés. Elles expliquent par ailleurs que certaines affaires sont fabriquées de toutes pièces.

FRONT À L'EST

L'Ukraine a réussi à établir des positions sur la rive sous contrôle russe du fleuve Dniepr, dans le sud du pays, a admis ce mercredi le chef des autorités d'occupation installées par le maître du Kremlin. Il a tenu à assurer cependant que l'armée russe faisait subir "un enfer" aux soldats ukrainiens. 


"Environ une brigade et demie, répartie en petits groupes, se trouvent sur un tronçon allant du pont ferroviaire (au village de) Krynky", a dit sur Telegram Vladimir Saldo, le dirigeant de la partie occupée de la région de Kherson. Il est le premier responsable russe à admettre que les forces ukrainiennes ont réussi à traverser le Dniepr dans cette zone.

LES RELATIONS SE TENDENT ENTRE LA RUSSIE ET SON VOISIN FINLANDAIS

Le Kremlin a fait savoir qu'il regrette "profondément" la volonté affichée par la Finlande de fermer sa frontière avec la Russie. Une décision prise en raison du nombre élevé de passages de migrants illégaux, dans un contexte de tensions croissantes. "Nous regrettons profondément que les autorités finlandaises aient choisi le chemin d'une distanciation délibérée du bon caractère des relations qu'on avait avant", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.


Les relations entre les deux voisins se sont considérablement détériorées depuis février 2022. La Finlande, inquiète pour sa propre sécurité, a ainsi fait le choix de rejoindre l'Otan, une alliance à laquelle s'oppose Moscou et que les autorités russes perçoivent comme une menace. Il faut rappeler que les deux pays possède une longue frontière commune, qui s'étend sur pas moins de 1.340 kilomètres.

MOSCOU SOIGNE SES RELATIONS AVEC LA CORÉE DU NORD

Une délégation russe est en visite en Corée du Nord, apprend-on aujourd'hui via les médias d'État de Pyongyang, dans un contexte où la coopération entre les deux pays inquiète les autorités américaines et sud-coréennes. Les officiels russes doivent échanger avec leurs homologues de leur "coopération dans les domaines du commerce, de l'économie, de la science et de la technologie". 


En marge de cette visite, la Corée du Sud a accusé Pyongyang d'avoir fourni plus d'un million d'obus d'artillerie à Moscou afin de l'aider à poursuivre son offensive contre l'Ukraine. De son côté, la Corée du Nord semble profiter en retour d'une expertise russe portant sur la technologie des satellites militaires, un objectif majeur du régime nord-coréen.

L'ambassadeur de France en Ukraine s'exprime en direct sur LCISource : TF1 Info

LA FRANCE ESTIME QUE LA CONTRE-OFFENSIVE N'EST PAS UN ÉCHEC

Faut-il déplorer un échec de la contre-offensive menée par l'armée ukrainienne ? L'ambassadeur Gaël Veyssière n'est pas de cet avis. "Les résultats sont très déconnectés par rapport à ce qui avait été annoncé", reconnaît-il ce matin au micro de LCI, mais "il y a quand même des résultats", avance-t-il. Si les avancées ne sont pas aussi importantes qu'espérées, certains succès sont à souligner selon lui, "notamment en mer Noire, avec une flotte russe largement repoussée vers l'est". À l'heure actuelle, "les Ukraniens progressent dans le sud et ont établi de petites têtes de pont sur le Dniepr", enchaîne le diplomate.

L'HEURE N'EST PAS AUX NÉGOCIATIONS, SELON L'AMBASSADEUR FRANÇAIS A KIEV

 Gaël Veyssière a été interrogé ce matin sur LCI au sujet de possibles négociations qui pourraient être engagées entre l'Ukraine et la Russie. L'ambassadeur français à Kiev souligne que la France ne plaide pas aujourd'hui pour de telles discussions. "Le président de la République l'a redit : notre position est de soutenir les Ukrainiens. C'est à eux de dire quand des négociations devront être engagées", explique le diplomate. "Les Ukrainiens ont annoncé qu'ils se battront tout l'hiver, ils essaient de reconquérir leur territoire. La situation est évolutive, elle se poursuit, même s'il faudra bien sûr engager un jour des négociations." Des échanges nécessaires dans le futur puisque "à la fin, il faudra arriver à une paix".

"L'AIDE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE SE POURSUIT ET S'INTENSIFIE"

Invité ce mercredi matin de LCI, l'ambassadeur français en Ukraine Gaël Veyssière  assure que l'aide des 27 et de la France ne faiblit pas. Elle "se poursuit et s'intensifie", insiste-t-il, et "essaie d'être réactive", alors que débute "la préparation de l'hiver" et que l'on "s'attend à des frappes russes importantes". 


À l'heure actuelle, "on n'est plus dans la toute première phase, où les Ukrainiens avaient besoin de tout" ajoute l'ambassadeur. "Ils ont désormais des besoins ciblés, c'est ce que leur chef d'état-major a indiqué. L'objectif est de répondre au plus près aux besoins ukrainiens et de produire en Ukraine, avec les Ukrainiens." En Europe, il est nécessaire selon le diplomate de "produire plus d'armes et de munitions", mais aussi de localiser la production "en Ukraine, pour qu'elle soit plus proche des combats".

UN JOURNALISTE ALLEMAND RENOMMÉ FINANCÉ PAR MOSCOU ?

La télévision publique allemande a fait savoir mardi soir qu'elle allait envisager des poursuites contre un célèbre journaliste, bien connu des téléspectateurs outre-Rhin. Derrière son expertise de la Russie, il est aujourd'hui soupçonné d'avoir fait financer son activité par un riche oligarque, proche de Vladimir Poutine.


"Nous soupçonnons que nous, et donc notre public, avons été délibérément trompés", a expliqué Joachim Knut, le président de la chaîne de télévision publique NDR. "Nous allons maintenant nous pencher plus avant sur la question et envisageons une action en justice" contre l'intéressé, un certain Hubert Seipel. Ce dernier,  qui a signé plusieurs documentaires et rédigé des ouvrages à succès en Allemagne sur la Russie et son président, aurait reçu au total 600.000 euros via une société basée à Chypre.

UN SOUTIEN EUROPÉEN JUGÉ TROP TIMIDE

Réunis à Bruxelles mardi, les ministres de la Défense des 27 ont réaffirmé leur volonté commune de soutenir Kiev dans son combat contre l'armée russe. Se pose toutefois la question des moyens engagés et du rythme de l'aide européenne, au moment où l'Ukraine reconnaît l'échec de sa contre-offensive entamée en juin.


"Nous faisons beaucoup, mais tout le monde est d'accord pour dire que nous devons faire plus et plus vite", a notamment lancé le patron de la diplomatie européenne Josep Borrell. Du côté allemand, on a admis que l'objectif de fournir un million de munitions à Kiev d'ici au printemps ne serait pas atteint. "Regardez la Russie. Elle produit plus que jamais. Ils reçoivent des munitions de la Corée du Nord", a d'ailleurs mis en garde le ministre estonien Hanno Pevkur. "L'Europe ne peut pas dire que la Russie et la Corée du Nord peuvent tenir leurs engagements et que nous ne pouvons pas", a-t-il ajouté.


Au sein de l'UE, on s'interroge aujourd'hui sur les moyens engagés pour aider l'Ukraine. Josep Borrell a d'ailleurs expliqué qu'il présenterait avant la fin du mois un plan révisé des objectifs européens concernant le soutien apporté aux Ukrainiens. Il s'agit notamment d'anticiper un sommet des 27, prévu mi-décembre.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce live consacré à l'actualité de la guerre en Ukraine.

La multiplication des attaques russes en Ukraine ne servirait qu'un seul but : placer Vladimir Poutine dans la meilleure position pour annoncer une probable candidature à sa réélection. Dans son adresse quotidienne publiée sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a estimé mardi que le président russe viserait actuellement "un objectif très cynique et très clair", à savoir d'obtenir des "résultats tactiques jusqu'à la mi-décembre", moment choisi selon lui par le maître du Kremlin pour se présenter - pour la cinquième fois ! - à l'élection présidentielle qui aura lieu en 2024 en Russie. "Il est prêt à gaspiller n'importe quel nombre de ses propres concitoyens", dénonce le chef d'État ukrainien.    

"L'armée a signalé une augmentation du nombre d'assauts ennemis", a indiqué Volodymyr Zlensky, citant les zones d'Avdiïvka, de Koupiansk et de Donetsk, tout en assurant que ses soldats "tenaient leurs positions" et menaient eux aussi des "offensives".

Selon le dernier rapport publié lundi par l'Institute for the Study of War (ISW), un centre d'analyse basé aux États-Unis, "les forces russes ont poursuivi leurs opérations offensives près d'Avdiïvka le 13 novembre et ont réalisé des gains confirmés". Depuis plusieurs semaines, Moscou tente d'encercler cette cité industrielle, devenue l'un des points chauds du conflit.


La rédaction de TF1info

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