Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade
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EN DIRECT - Ukraine : la Russie a informé les Etats-Unis de récents exercices nucléaires, selon Washington

Publié le 25 octobre 2022 à 6h45, mis à jour le 26 octobre 2022 à 3h17
JT Perso

La Russie a notifié les Etats-Unis d'exercices nucléaires "de routine", sur fond de craintes de la communauté internationale, a indiqué mardi le département d'Etat.
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SUNAK ET BIDEN


Le président américain Joe Biden et le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak ont souligné le besoin de "soutenir l'Ukraine" et de coopérer face aux "défis posés par la Chine" lors de leur premier appel téléphonique, a indiqué la Maison Blanche mardi.


Joe Biden et Rishi Sunak "se sont accordés sur l'importance de travailler ensemble pour soutenir l'Ukraine et pour tenir la Russie responsable de son agression, de confronter les défis posés par la Chine, et de garantir des ressources en énergie durables et abordables", souligne l'exécutif américain dans un communiqué.

UN UKRAINIEN INCULPÉ AUX ÉTATS-UNIS


Un Ukrainien accusé d'avoir infecté des millions d'ordinateurs au moyen du logiciel malveillant ("malware") "Raccoon Infostealer" a été inculpé de fraude informatique et bancaire aux États-Unis, a annoncé mardi le ministère américain de la Justice.


Mark Sokolovsky, 26 ans, est détenu aux Pays-Bas, et les Etats-Unis souhaitent son extradition vers leur territoire, a ajouté le ministère dans un communiqué.

Selon la justice américaine, "Raccoon Infostealer" ("Raton-laveur voleur d'informations" en français) était loué aux cybercriminels pour 200 dollars par mois, dont il fallait s'acquitter en cryptomonnaie. Le logiciel malveillant était ensuite installé sur l'ordinateur des victimes afin de collecter des données personnelles telles que les identifiants, les mots de passe, et les informations financières.

MOSCOU A FAIT DES EXERCICES NUCLÉAIRES "DE ROUTINE" SELON WASHINGTON


La Russie a notifié les États-Unis d'exercices nucléaires "de routine", sur fond de craintes de la communauté internationale qu'elle pourrait recourir à l'arme nucléaire dans sa guerre contre l'Ukraine, a indiqué mardi le département d'État. Ce faisant, la Russie a respecté ses engagements dans le cadre d'accords de défense qui requièrent d'informer les États-Unis de tout test de missile balistique intercontinental ou de missile balistique à partir d'un sous-marin, a-t-il été précisé de même source.


"Il s'agit d'un exercice de routine annuel des Russes", a assuré devant la presse le porte-parole du département, Ned Price, en soulignant que "ces notifications permettent de ne pas être surpris et réduisent le risque d'une mauvaise interprétation". Dans de rares échanges, les ministres de la Défense des deux pays se sont parlés par deux fois au cours de la semaine écoulée, a-t-il encore précisé.

DES ÉLUS PROGRESSISTES APPELLENT JOE BIDEN À NÉGOCIER AVEC MOSCOU


Des élus comptant parmi les plus à gauche du parti démocrate ont retiré mardi une lettre appelant le président Biden à négocier avec la Russie, en regrettant que leur initiative ait donné l'impression d'un alignement avec certains élus républicains. Pramila Jayapal, une figure de l'aile progressiste du parti démocrate, a endossé la responsabilité de ce revirement embarrassant, en expliquant que la lettre en question avait été rendue publique lundi sans avoir fait l'objet d'un processus d'approbation adéquat.


Dans ce document, cette trentaine d'élus progressistes appelaient le président américain à "déployer de vigoureux efforts diplomatiques en soutien à un règlement négocié et à un cessez-le-feu, (et) à engager des pourparlers directs avec la Russie". Cette position, motivée par les inquiétudes quant au risque d'escalade entre la Russie et l'Otan, a contrasté avec l'appui dont Joe Biden a bénéficié du côté des démocrates sur sa politique de franc soutien à l'Ukraine et de fermeté vis-à-vis de Moscou.

VOLODYMYR ZELENSKY A APPELÉ RISHI SUNAK


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit mardi espérer un "renforcement" des relations de son pays avec Londres, l'un de ses principaux soutiens face à la Russie, après une conversation téléphonique avec le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak.


"Je suis convaincu que le partenariat entre nos pays et le leadership britannique devenu traditionnel dans la défense de la démocratie et de la liberté continueront à se renforcer", a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo, disant avoir invité Rishi Sunak en Ukraine.


Pour son premier appel à un dirigeant étranger dans ses nouvelles fonctions, "Rishi Sunak a discuté avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky ce soir pour souligner le soutien inébranlable du Royaume-Uni pour l'Ukraine", a indiqué de son côté un porte-parole de Downing Street dans un communiqué. Rishi Sunak a aussi fait savoir qu'il "espérait qu'ils (lui et Volodymyr Zelensky) se rencontrent bientôt en personne", a-t-il ajouté.

LA FRANCE INSOUMISE ACCUEILLENT DES OPPOSANTS RUSSES


Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et plusieurs dizaines de députés insoumis ont accueilli mardi soir à l'Assemblée trois opposants russes à Vladimir Poutine, membres de la "coalition des socialistes russes contre la guerre", a constaté l'AFP.


Jean-Luc Mélenchon a dit son "émotion" de recevoir Alexey Sakhnin, Andreï Roudoï et Elizabeta Smirnova, des activistes de la gauche radicale russe, arrivés en France le jour même. "Ceux qui sont là, ce sont ceux qui résistent", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Eux se disent, heureusement qu'il y a des Français comme nous. Et nous nous disons, heureusement qu'il y a des Russes comme eux", a-t-il ajouté. "C'est Poutine et son oligarchie, eux seuls, qui portent la responsabilité de la guerre en Ukraine", a insisté la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot, appelant à "travailler pour isoler le pouvoir russe. Accueillir et soutenir ses opposants y participe". 


"Dans notre pays il règne une atmosphère que vous ne pouvez pas imaginer", a déclaré Alexei Sakhnin, via une traductrice, évoquant "la peur de parler de politique", et la peur d'être mobilisé pour la guerre en Ukraine. Tous trois ont indiqué que les sanctions économiques internationales avaient des "conséquences" sur la vie des Russes. "Le niveau de la vie n'est effondré de 10%", a affirmé Andrei Roudoï.

DRONES IRANIENS : ISRAËL AFFIRME AVOIR DES RENSEIGNEMENTS


Le président israélien Isaac Herzog a indiqué mardi avoir partagé avec les États-Unis des informations démontrant, selon le renseignement israélien, l'utilisation de drones iraniens dans la guerre en Ukraine, plaidant une réponse ferme de la communauté internationale.


"Les armes iraniennes jouent un rôle clé dans la déstabilisation de notre monde et la communauté internationale se doit d'en tirer les leçons, maintenant et à l'avenir", a déclaré le président Isaac Herzog. "La communauté internationale se doit de tenir le même langage vis-à-vis de l'Iran - un message de fermeté, d'unité et sans compromission", a-t-il ajouté.


Dans un communiqué, son bureau a précisé qu'il allait partager avec les Etats-Unis des images qui, selon le renseignement israélien, montrent des similitudes entre des drones abattus en Ukraine et des pièces testées en Iran en décembre 2021 et montrées lors d'une exposition en Iran en 2014.

ARME NUCLÉAIRE : LA NOUVELLE MISE EN GARDE DE JOE BIDEN À LA RUSSIE 


Joe Biden a prévenu mardi que l'utilisation d'une arme nucléaire par la Russie constituerait une "erreur immensément grave", au moment où Moscou avance que l'Ukraine prépare une "bombe sale", une affirmation démentie par Kiev et les pays occidentaux. "La Russie ferait une erreur immensément grave si elle utilisait une arme nucléaire tactique", a averti le président américain.

"BOMBE SALE" : MOSCOU RÉAFFIRME SES ACCUSATIONS


La Russie a répété mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU ses accusations contre l'Ukraine, qui selon elle préparerait une "bombe sale", disant "douter" que des inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) puissent prouver que ce n'est pas le cas.


À l'initiative de la Russie, qui avait envoyé une lettre en ce sens au Conseil et au secrétaire général de l'ONU, le Conseil de sécurité a discuté mardi à huis clos de ces allégations contre Kiev, déjà balayées par l'Ukraine et les Occidentaux. "Nous pensons que c'est un danger très grave, une menace sérieuse", a déclaré à l'issue de la réunion l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU Dmitry Polyanskiy.


"L'Ukraine a les capacités et l'Ukraine a les motifs de le faire, parce que le régime de (Volodymyr) Zelensky veut éviter la défaite et veut impliquer l'Otan dans une confrontation directe avec la Russie", a-t-il ajouté, pointant du doigt deux structures capables de fabriquer ces bombes "pas sophistiquées" en Ukraine.

"BOMBE SALE"


Moscou a diffusé lundi ses preuves de la création d'une "bombe sale" en Ukraine. Le montage est composé de cinq photos, mais entre détournement et archives, ces clichés ne prouvent rien.

LES RÉFUGIÉS UKRAINIENS APPELÉS À NE PAS RENTRER CET HIVER


Les réfugiés qui ont fui l'Ukraine au début du conflit devraient rester à l'étranger cet hiver en raison des coupures de courant, liées aux bombardements d'infrastructures énergétiques par Moscou, a déclaré un ministre ukrainien, comme le rapporte The Guardian.


Dans une interview diffusée mardi sur la télévision nationale ukrainienne, la vice-première ministre Iryna Vereshchuk a demandé aux Ukrainiens actuellement réfugiés à l'étranger d'attendre le printemps avant de rentrer en Ukraine. "Je voulais leur demander de ne pas rentrer. Nous devons survivre à l'hiver", a-t-elle déclaré.

LE PAPE FUSTIGE LA MENACE NUCLÉAIRE


"Le moment que nous vivons est particulièrement dramatique" : le pape François s'est élevé mardi contre la menace nucléaire pesant en Ukraine, regrettant de voir la paix "piétinée" en Europe lors d'un rassemblement pour la paix au Colisée de Rome.


"Aujourd'hui, ce que l'on craignait et que nous n'aurions jamais voulu entendre se produit : le recours aux armes atomiques, qui ont continué à être produites et testées de manière coupable après Hiroshima et Nagasaki, est désormais ouvertement brandi comme une menace", a déploré le pape lors d'une cérémonie inter-religieuse pour la paix organisé par la communauté italienne Sant'Egidio.

KIEV APPELLE À ÉVITER "UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE"


Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal était présent à une conférence internationale à Berlin dont les participants ont réaffirmé leur soutien à l'Ukraine. Il a insisté sur le besoin urgent d'argent de son pays, "pour nous aider à passer l'hiver et à sauver les gens d'une catastrophe humanitaire". Faire face à cette crise permettrait aussi de "sauver le continent européen (...) d'un tsunami migratoire", a-t-il dit.


"Nous ne pouvons pas attendre la fin de la guerre pour entreprendre la reconstruction. Il est clair que nous devons commencer immédiatement", a de son côté abondé le ministre ukrainien du Développement des communautés et des territoires, Oleksiï Tchernychov. "Nous devrions construire un pays capable d'attirer les investissements privés (...), de travailler avec les institutions financières et de rembourser les dettes", a-t-il ajouté.


"Plus nous commencerons tard, plus la facture sera élevée", a prévenu de son côté Werner Hoyer, président de la Banque européenne d'investissement. "C'est maintenant que l'énergie est nécessaire. C'est maintenant que les services de base pour la population doivent être fournis.", a-t-il martelé.

ZARA QUITTE LA RUSSIE 


Le géant espagnol du vêtement Inditex, propriétaire de l'enseigne Zara, leader mondial de l'habillement, a annoncé mardi qu'il s'apprêtait à vendre ses magasins en Russie, plus de sept mois après avoir suspendu ses activités dans ce pays depuis l'invasion de l'Ukraine.


"Inditex est parvenu à un premier accord pour la vente de ses affaires dans la Fédération russe au groupe Daher, qui a des participations importantes dans les secteurs de la distribution et de l'immobilier", a indiqué le groupe espagnol dans un communiqué.


Une telle "transaction aura pour conséquence la cessation des opérations d'Inditex en Russie après la suspension de son activité commerciale le 5 mars", explique l'entreprise, ajoutant que "les provisions comptabilisées dans les résultats financiers du premier semestre 2022 couvrent en grande partie l'impact" de cette cessation d'activité.

BOMBE SALE : LE DÉTAIL DES ACCUSATIONS DE MOSCOU CONTRE KIEV


Un journaliste du Washington Post a publié sur Twitter un document qu'il présente comme la lettre transmise par la Russie au conseil de sécurité de l'ONU au sujet des "bombes sales" que l'Ukraine serait en train de préparer selon Moscou. 


"Elle comprend des scénarios sur la façon dont l'Ukraine pourrait produire elle-même une 'bombe sale' en utilisant ses centrales nucléaires existantes", explique John Hudson. "Selon les affirmations présentes dans la lettre, que les responsables américains et occidentaux qualifient de grotesques, le gouvernement ukrainien ferait exploser la bombe sale et ferait passer l'explosion qui s'ensuivrait pour le résultat d'une arme nucléaire tactique russe", poursuit le journaliste.

LONDRES : LES CHEFS DE LA DIPLOMATIE ET DE LA DÉFENSE RESTENT EN PLACE


Le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak a confirmé mardi à leurs postes le chef de la diplomatie James Cleverly et le ministre de la Défense Ben Wallace, optant pour la stabilité dans le contexte de la guerre en Ukraine, selon Downing Street.


Ben Wallace, ancien soldat de 52 ans, est ministre de la Défense depuis 2019 tandis que James Cleverly, 53 ans, a été nommé en septembre dernier après avoir été secrétaire d'État au Foreign Office alors dirigé par Liz Truss, dont il est considéré comme un allié loyal.

KHERSON


Le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d'état-major du Shape, était l'invité de Damien Fleurot, ce mardi sur LCI. L'expert militaire et ancien haut responsable de l'Otan estime que la contre-offensive ukrainienne à Kherson pourrait marquer un tournant dans le conflit.

"BOMBE SALE" : DISCUSSIONS À L'ONU


Le Conseil de sécurité de l'ONU discutera mardi à huis clos des accusations de la Russie, qui a assuré que l'Ukraine fabriquait une "bombe sale", allégations balayées par Kiev et les Occidentaux, a appris l'AFP de sources diplomatiques.


Cette discussion se tiendra à l'initiative de la Russie, dont l'ambassadeur à l'ONU Vassili Nebenzia a envoyé une lettre au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres répétant les accusations de "provocation" de l'Ukraine, selon le texte vu par l'AFP.


Moscou a évoqué pour la première fois ces accusations dimanche lors de conversations téléphoniques entre le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et ses homologues américain, français, britannique et turc, évoquant "d'éventuelles provocations de la part de l'Ukraine avec recours à une 'bombe sale'".

SIX BLESSÉS À MELITOPOL SELON LA POLICE 


Une forte explosion s'est produite mardi à Melitopol, ville sous occupation russe dans le sud-est de l'Ukraine, faisant six blessés, dont un enfant de 12 ans, a annoncé la police locale dans un communiqué. "Six civils, dont un enfant de 12 ans, ont été blessées" dans "l'explosion d'une voiture à Melitopol près du bâtiment de la holding de médias 'ZaMedia'", a déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram un responsable de la police locale, Andreï Jidkov.


Plus tôt dans la journée, les autorités d'occupation prorusses avaient indiqué que "cinq personnes avaient été légèrement blessées" dans cette explosion qui a fait voler en éclats les vitres et les portes sur plusieurs étages du bâtiment, selon cette source. L'un des blessés a été hospitalisé, ont précisé les autorités dans un communiqué.


La télévision publique russe Rossia 24 a diffusé des images du bâtiment, aux murs intérieurs partiellement calcinés, dont les fenêtres et les portes sont brisées et les escaliers encombrés par des débris.

VLADIMIR POUTINE RECONNAÎT DES "DIFFICULTÉS ADMINISTRATIVES"


Un conseil de coordination russe a été créé lundi pour rendre son armée plus efficace. "La réalité même nous pousse à ce que nous revoyons ce système de fonctionnement et trouver des approches communes", a déclaré mardi Vladimir Poutine depuis un conseil de guerre, appelant à "repenser tout l'effort de coordination entre tous les services" du gouvernement. "Nous sommes confrontés à des difficultés administratives", a-t-il reconnu. 

MOSCOU OUVERTE À UNE DÉSESCALADE AUTOUR DE ZAPORIJIA ?


Moscou est "dans l'ensemble" favorable à l'idée de créer une zone sécurisée autour de la centrale nucléaire de Zaporijia, a déclaré mardi Mikhail Ulyanov, l'ambassadeur de la Russie auprès des institutions internationales à Vienne, à l'agence de presse russe TASS, comme le rapporte The Guardian. Une réponse faisant suite aux appels lancés depuis longtemps par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui plaide pour une désescalade du conflit près de la centrale.


"L'essence (de la proposition de l'AIEA) en quelques mots est que vous ne pouvez pas tirer depuis la zone de la centrale nucléaire et vous ne pouvez pas tirer sur la centrale. C'est une idée assez raisonnable, que nous soutenons dans l'ensemble. La question, comme toujours, est dans les détails", a déclaré l'agence TASS en citant l'ambassadeur.

V. ZELENSKY PRÊT "À CONTINUER À RENFORCER" LES LIENS AVEC LONDRES


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a félicité mardi le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak et s'est dit prêt à "continuer à renforcer" les liens entre l'Ukraine et le Royaume-Uni. "Je vous souhaite de surmonter avec succès tous les défis auxquels la société britannique et le monde entier sont confrontés aujourd'hui. Je suis prêt à continuer à renforcer ensemble le partenariat stratégique ukraino-britannique", a-t-il écrit sur Twitter en lui adressant ses "félicitations".

L'UKRAINE DOIT GAGNER "LA TERRIBLE GUERRE", SELON R. SUNAK


Le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak a dénoncé mardi lors de sa première intervention à Downing Street "la guerre terrible" menée par la Russie en Ukraine, apportant son soutien à Kiev pour la gagner. Il a qualifié l'invasion lancée en février de "guerre terrible qui doit se terminer par un succès". 

MOSCOU N'A "AUCUN ESPOIR" D'AMÉLIORATION DE SES LIENS AVEC LONDRES


La Russie n'a "aucun espoir" d'une amélioration des relations avec le Royaume-Uni après la nomination de Rishi Sunak comme nouveau Premier ministre britannique, qui a été officialisée mardi par le roi Charles III, a indiqué le pouvoir russe. "En ce moment, nous ne voyons aucun prémice, aucun fondement et nous n'avons aucun espoir pour des changements positifs quels qu'ils soient dans l'avenir proche", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. 

L'ITALIE RESTERA "UN PARTENAIRE FIABLE" DE L'OTAN, PROMET G. MELONI


La Première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d'Italia, a promis mardi d'entretien le lien de l'Italie avec l'Otan. "L'Italie continuera d'être un partenaire fiable de l'Otan en soutien à l'Ukraine", a-t-elle déclaré lors de son discours de politique générale devant la Chambre des députés. 

V. ZELENSKY APPELLE À COUVRIR LE DÉFICIT UKRAINIEN


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mardi les participants à une conférence sur la reconstruction de l'Ukraine à s'engager sur la couverture du déficit budgétaire de 38 milliards de dollars prévu l'an prochain en raison par l'invasion russe. "Pour l'Ukraine, il s'agit d'une somme d'argent considérable", a souligné le chef de l'État lors d'une intervention par vidéo à cette conférence internationale à Berlin. 

RECONSTRUIRE L'UKRAINE, "LA MISSION D'UNE GÉNÉRATION"


La reconstruction de l'Ukraine est la "mission d'une génération, qui doit commencer maintenant", a déclaré mardi chancelier allemand Olaf Scholz, ouvrant une conférence à Berlin sur le soutien à long terme de ce pays envahi par les forces russes de Vladimir Poutine depuis le 24 février. Il s'agit "rien de moins que de créer un nouveau plan Marshall pour le XXIe siècle", a dit le dirigeant allemand, en présence de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. 

UNE EXPLOSION À MELITOPOL FAIT CINQ BLESSÉS


Une forte explosion s'est produite mardi à Melitopol, dans le sud-est de l'Ukraine, faisant cinq blessés, ont indiqué les autorités d'occupation prorusses dans un communiqué. "Une voiture a explosé à Melitopol près du bâtiment de la holding de médias 'ZaMedia'", précise le communiqué publié sur Telegram. "Cinq personnes ont été légèrement blessées" dans cette explosion qui a fait voler en éclats les vitres et les portes sur plusieurs étages du bâtiment, selon la même source. 

SEPT CIVILS TUÉS À BAKHMOUT


Sept civils ont été tués et trois autres blessés lundi à Bakhmout, ville de la région de Donetsk dans l'est de l'Ukraine qui est depuis des mois le théâtre d'intenses combats avec les forces d'occupation russes, a indiqué mardi le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko. Trois corps de civils tués plus tôt ont par ailleurs été découverts dans deux localités de la région, a-t-il précisé dans un post sur Telegram. 


L'armée ukrainienne a de son côté fait état d'offensives russes en direction de Bakhmout et de la ville Avdiïvka, une cinquantaine de kilomètres plus au sud. 

INTERVIEW


A propos de l'utilisation de drones iraniens pour mener des frappes ciblées sur le territoire ukrainien - ce que Moscou et Téhéran démentent - le général y voit surtout un aveu de faiblesse. "Quand vous êtes dépendant de l’Iran pour mener un troisième round dans cette guerre, c’est que, fondamentalement, votre puissance est fragile", analyse l'ancien responsable de l'Otan.

INTERVIEW


"Autant une frappe nucléaire me semblait peu probable, autant l'utilisation d'une bombe sale [par la Russie] me parait plausible, estime le Général Michel Yakovleff. Le but, c'est de disperser des produits radioactifs. On parle de 'bombe sale' car cela rendrait une zone donnée totalement inhabitable" pour des centaines de milliers d'années. "Ce n’est pas de la haute technologie, poursuit-il. C'est très simple à faire. Vous récupérez un tonneau de déchets nucléaires, et vous mettez dedans un explosif. Ce n’est pas compliqué comme ça peut l’être pour une explosion nucléaire."

INTERVIEW


"Depuis le début du conflit, l’Otan prend une posture défensive. Elle a renforcé ses positions à l'ouest de l'Ukraine. D'ailleurs, la France y participe, comme en Roumanie avec des moyens lourds, rares et chers. C’est une manière de dire : la guerre se poursuit en Ukraine mais elle ne débordera pas" au-delà de ses frontières, souligne l'ancien responsable de l'Otan.

INTERVIEW


L'expert militaire souligne que le rapport de force a changé ces dernières semaines. "Ce sont les Ukrainiens qui ont l’initiative. Ce sont eux qui décident où mettre les prochaines baffes. Les Russes eux sont dans l'attente", estime le Général Michel Yakovleff. Le commandement ukrainien a annoncé lundi avoir repris 90 localités au total dans la région de Kherson.

INTERVIEW


Au sujet de l'avancée de l'armée ukrainienne dans la région de Kherson, le Général Michel Yakovleff y voit un signal : "C’est peut-être un moment de bascule. La chute de Kherson sera un peu le Stalingrad de Vladimir Poutine", estime-t-il. "Les Russes ont déjà perdu Kherson, selon moi", ajoute l'expert militaire. Kherson est la première ville importante à avoir été prise par les forces russes au début de leur offensive lancée le 24 février.

EN DIRECT


Le Général Michel Yakovleff, ancien Vice-chef d’état-major de Shape de l'Otan, est l'invité de la matinale de LCI à 8h30 ce mardi 25 octobre. Il répondra aux questions de Damien Fleurot sur l'évolution du conflit. Et notamment les allégations russes qui accusent l'Ukraine d'élaborer une "bombe sale" pour créer une escalade dans le conflit. 

DANS LE VISEUR DE LA JUSTICE


Le parquet de Paris enquête sur de possibles faits de corruption et des soupçons d'abus de confiance et blanchiment en lien avec l'association Dialogue franco-russe. Coprésidée par le député européen RN Thierry Mariani, elle a pour objectif de contribuer à l'approfondissement des relations stratégiques France-Russie.

Police, justice et faits divers
L'association Dialogue franco-russe, coprésidée par Thierry Mariani, visée par deux enquêtes

L'association Dialogue franco-russe, coprésidée par Thierry Mariani, visée par deux enquêtes

LE RÉCAP' DES 24 DERNIÈRES HEURES


L'Otan accuse la Russie de se servir d’une rumeur concernant l'utilisation de la bombe sale pour créer une escalade dans le conflit. Téhéran continue de nier l'utilisation par les Russes de drones iraniens. Le point sur la situation en ce 244e jour de guerre.

International
"Bombe sale", drones iraniens… Le point sur la situation en Ukraine

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VISITE SURPRISE À KIEV DU PRÉSIDENT ALLEMAND


Le président allemand Frank-Walter Steinmeier est arrivé à Kiev mardi, a indiqué à l'AFP sa porte-parole, confirmant sa visite surprise en Ukraine, attendue de longue date. "Je me réjouis de ma rencontre avec le président Volodymyr Zelensky à Kiev et avec la population dans le nord du pays, où je veux me faire une idée de leur vie en pleine guerre", a-t-il dit, selon un texte envoyé par son entourage.


Avant de rencontrer son homologue ukrainien dans la journée, le chef d'État allemand va se rendre dans la petite ville de Korjukiwa, près de la frontière bélarusse, qui avait été occupée par les troupes d'occupation russes, a-t-il ajouté.

LE PARTI DE J. BIDEN APPELE À ENGAGER DES POURPARLERS


Des élus de l'aile gauche du parti démocrate américain ont demandé lundi au président Joe Biden, qui a débloqué des milliards de dollars en aide militaire à l'Ukraine face à l'invasion russe, de démultiplier les efforts diplomatiques et d'engager des pourparlers directs avec Moscou dans un but : une fin rapide à la guerre. C'est la première fois qu'un tel appel émane de son propre parti.


"Nous vous appelons à accompagner le soutien économique et militaire que les États-Unis ont fourni à l'Ukraine d'une impulsion diplomatique proactive, et à redoubler d'efforts pour chercher un cadre réaliste pour un cessez-le-feu", ont dit les élus dans leur lettre, en disant clairement être contre l'invasion "illégale et scandaleuse" de l'Ukraine et que toute solution devrait être approuvée par Kiev.

"PAS D'ESCALADE" SOUS LE "PRÉTEXTE" D'UNE "BOMBE SALE" 


L'Otan et les Occidentaux ont prévenu lundi la Russie qu'elle ne devait pas créer une "escalade" dans le conflit en Ukraine sous le "prétexte" d'une "bombe sale". Moscou avait avancé pour la première fois ces accusations dimanche lors de conversations téléphoniques entre le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et ses homologues américain, français, britannique et turc.


"Les Alliés de l'Otan rejettent cette allégation. La Russie ne doit pas utiliser cela comme un prétexte à une escalade" du conflit en Ukraine, a tweeté lundi soir le patron de l'Otan Jens Stoltenberg, après s'être entretenu avec le chef du Pentagone Lloyd Austin et le ministre britannique de la Défense Ben Wallace. 


Paris, Londres et Washington, qui suivent la situation de près, avaient auparavant fustigé ensemble lundi des déclarations "fausses" de Moscou : "Personne ne serait dupe d'une tentative d'utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade".

LE CALVAIRE D'UNE INFIRMIÈRE UKRAINIENNE 


L'infirmière ukrainienne Viktoria Obidina a passé cinq mois en captivité, contrainte à boire de l'eau impropre, supportant la faim et les coups. Mais ce qui la tourmentait le plus, c'était d'ignorer le sort de sa fille de 4 ans. Dans un entretien à l'AFP lundi, la jeune femme de 26 ans a raconté son calvaire dans la tristement célèbre prison d'Olenivka, en territoire séparatiste prorusse, dans l'Est de l'Ukraine.


"Ils nous apportaient de l'eau d'un lac, parfois il y avait des poissons dedans. En août, lorsque le lac commençait à fleurir, l'eau avait le goût d'algue", témoigne Viktoria, qui est revenue en Ukraine mi-octobre à la faveur d'un récent échange de prisonniers.

L'IRAN DÉMENT LES ACCUSATIONS


Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a démenti à nouveau les accusations qui visent son pays. Il a assuré que Téhéran n'avait livré aucune arme et aucun drone à la Russie. Le responsable iranien a même affirmé que l'Iran ne resterait pas "indifférent" si Moscou déployait ses drones.

L'Ukraine a accusé lundi la Russie de retarder délibérément plus de 165 navires destinés au transport de céréales en prolongeant les inspections menées conformément à un accord conclu sur ces livraisons cruciales pour de nombreux 

pays d'Afrique et d'Asie. "Depuis le 14 octobre 2022, les inspecteurs russes assignés au Centre de coordination conjoint (JCC) d'Istanbul prolongent significativement l'inspection des navires se dirigeant vers les ports ukrainiens pour recevoir des céréales ou qui ont déjà été chargés et qui sont en route pour leur destination finale", a déploré le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué. 

"En conséquence, plus de 165 navires sont bloqués dans une file d'attente près du détroit du Bosphore et ce nombre continue d'augmenter chaque jour", a-t-il ajouté, dénonçant des retards "politiquement motivés". 

Le Centre de coordination a confirmé lundi soir la congestion, précisant que "plus de 170 navires", vides ou chargés, attendent au large d'Istanbul d'être inspectés pour poursuivre leur route, alors qu'avec "la nouvelle récolte, les silos ukrainiens risquent d'être à nouveau pleins". Le JCC, qui avait déjà alerté sur les embouteillages aux portes du Bosphore au début du mois, qu'il attribuait en partie aux armateurs, "s'inquiète de ces retards qui risquent de perturber la chaine d'approvisionnement et les opérations portuaires", indique-t-il dans un communiqué. 

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Selon le ministère ukrainien, les retards concernent trois millions de tonnes de céréales destinées à approvisionner 10 millions de personnes. Il a accusé Moscou de "saper la sécurité alimentaire mondiale" et appelé la communauté internationale à faire pression sur Moscou. 


La rédaction de TF1info

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