EN DIRECT - Guerre en Ukraine : l'accord sur les céréales ukrainiennes a expiré

Publié le 17 juillet 2023 à 6h15, mis à jour le 17 juillet 2023 à 23h17

Le Kremlin a refusé lundi de prolonger l'accord qui permettait l'exportation des céréales ukrainiennes.
Une décision vivement condamnée par la communauté internationale.
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L'ACCORD SUR LES CÉRÉALES A OFFICIELLEMENT EXPIRÉ


L'accord quadripartite qui garantit depuis un an l'exportation sécurisée des céréales ukrainiennes via la mer Noire a expiré lundi soir à minuit à Istanbul (21H00 GMT), la date limite fixée lors de sa dernière reconduction pour deux mois en mai.


La Russie a refusé de prolonger l'accord, signé le 22 juillet 2022 avec l'Ukraine sous l'égide des Nations Unies et de la Turquie, en dénonçant les entraves au commerce des produits agricoles russes.

UN TOLLÉ


La Russie a annoncé ce lundi la fin de l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes signé en juillet 2022. Une décision jugée "inadmissible" par les Etats-Unis, et "cynique" par la France. L'Ukraine a de son côté assuré être disposée à continuer ses exportations de céréales via la mer Noire malgré l'annonce de la Russie.

ACCORD CÉRÉALIER : BLINKEN JUGE "INADMISSIBLE" LE RETRAIT RUSSE


Le chef de la diplomatie américaine a qualifié lundi d'"inadmissible" la décision russe de ne pas reconduire en l'état l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes et assuré que cette décision allait entraîner une augmentation des prix de l'alimentation.


Le choix de Moscou de se servir "de la nourriture comme d'une arme (...) va compliquer l'acheminement d'aliments dans les endroits qui en ont désespérément besoin et entraîner une hausse des prix", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

PONT DE CRIMÉE : POUTINE PROMET UNE "RÉPONSE"


Le président russe Vladimir Poutine a promis lundi une "réponse" à l'attaque ukrainienne ayant endommagé pour la deuxième fois le pont de Crimée, importante infrastructure routière et ferroviaire reliant la péninsule annexée à la Russie.


"Il y aura bien sûr une réponse de la Russie. Le ministère de la Défense prépare des propositions appropriées", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion gouvernementale retransmise à la télévision.

PONT DE CRIMÉE : POUTINE DÉNONCE "UN ACTE TERRORISTE"


Vladimir Poutine a réagi ce lundi à l'attaque du pont de Crimée qui a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. Il a dénoncé un "acte terroriste" et demandé de renforcer les mesures de sécurité sur le pont.


"Etant donné qu'il s'agit de la deuxième attaque terroriste sur le pont de Crimée, j'attends des propositions concrètes pour améliorer la sécurité de cette infrastructure de transport importante et stratégique", a déclaré le président russe lors d'une réunion gouvernementale retransmise à la télévision.

TRANSDNIESTRIE


Un dirigeant d'opposition a été retrouvé mort à son domicile en Transdniestrie, région séparatiste prorusse de Moldavie, ont annoncé les autorités locales sur fond de tensions liées au conflit en Ukraine.


Selon le ministère de l'Intérieur de ce territoire, la police a trouvé "des traces de mort violente" sur le corps d'Oleg Khorjane, ex-député local et ex-chef du parti communiste de cette république autoproclamée. Son cadavre a été découvert par sa femme dans sa maison du village de Soukleïa, à côté d'un coffre-fort vide, selon la même source.


Le chef du parti communiste russe Guennadi Ziouganov a réclamé "l'ouverture immédiate" d'une enquête sur la mort de l'opposant.

ACCORD CÉRÉALIER : PARIS EXHORTE MOSCOU DE "CESSER SON CHANTAGE"


Paris a condamné lundi la décision russe de mettre un terme à sa participation à l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes, estimant que Moscou devait "cesser son chantage sur la sécurité alimentaire mondiale".


"La Russie est seule responsable du blocage de la navigation dans cet espace maritime et impose un blocus illégal aux ports ukrainiens", a estimé dans un communiqué la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, exhortant la Russie à "revenir sur sa décision".

LA BIÉLORUSSIE AFFIRME AVOIR INTERCEPTÉ UN DRONE UKRAINIEN


Le Bélarus, pays allié de Moscou et voisin de l'Ukraine, a annoncé lundi avoir neutralisé un drone ukrainien à la frontière.


"Une unité chargée de la sécurité de la frontière en service sur le fleuve Dniepr a découvert un drone qui a violé la frontière nationale depuis le territoire ukrainien", a indiqué dans un communiqué le service bélarusse des gardes-frontières.


Selon lui, ce drone était "utilisé pour la reconnaissance de la zone frontalière du Bélarus".

UN PILOTE RUSSE TUÉ DANS UN CRASH D'AVION


Un pilote russe a été tué dans le crash de son avion de combat Su-25 lors d'un vol d'entraînement dans le sud-ouest de la Russie, au-dessus de la mer d'Azov, ont annoncé lundi les autorités locales.


"J'exprime mes condoléances aux proches de l'homme qui a été tué lors du crash d'un avion d'attaque Su-25 au cours d'un vol d'entraînement", a indiqué sur Telegram Roman Boublik, à la tête du district d'Ieïski, dans la région de Krasnodar, où s'est produit l'accident.

ACCORD CÉRÉALIER : L'ONU DÉNONCE LE RETRAIT RUSSE


Des centaines de millions de personnes dans le monde "vont payer le prix" de la décision russe de mettre un terme à sa participation à l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes, a dénoncé lundi le secrétaire général de l'ONU.


"Des centaines de millions de personnes font face à la faim et les consommateurs sont confrontés à une crise mondiale du coût de la vie. Ils vont payer le prix", a déclaré à la presse Antonio Guterres, estimant que la décision russe "portera un coup aux personnes dans le besoin partout dans le monde".

ACCORD CÉRÉALIER : LES ÉTATS-UNIS DÉNONCENT UN "ACTE DE CRUAUTÉ"


L'ambassadrice américaine à l'ONU a dénoncé lundi un "acte de cruauté" de Moscou qui a annoncé la fin "de facto" de l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes.


"La Russie joue à des jeux politiques, et de vrais gens vont souffrir", a déclaré Linda Thomas-Greenfield à la presse, accusant la Russie de "prendre l'humanité en otage".

TOURISTES RUSSES EN CRIMÉE


Les autorités russes ont recommandé lundi aux touristes russes bloqués en Crimée après l'attaque contre le pont reliant la péninsule annexée à la Russie de rentrer chez eux en passant par les territoires de l'Ukraine occupés par les forces russes.


"Je demande aux habitants et aux visiteurs de la péninsule (...) de choisir, pour des raisons de sécurité, une route terrestre alternative traversant les nouvelles régions", a déclaré le gouverneur russe de la péninsule annexée Sergueï Aksionov.


L'itinéraire de 400 km proposé passe par certains territoires touchés par les combats avec l'armée ukrainienne, qui bombarde les lignes d'approvisionnement russes. La télévision russe a diffusé une carte du trajet, qui passe par la ville de Melitopol, dans la région de Zaporijjia, et celle de Marioupol, la grande ville portuaire largement détruite par les bombardements, avant de rejoindre Rostov-sur-de-Don, dans le sud de la Russie.

EXPORTATIONS DE CÉRÉALES 


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé lundi que Kiev était disposée à continuer ses exportations de céréales via la mer Noire malgré l'annonce par Moscou de la fin "de facto" de l'accord sur ces livraisons.


"Même sans la Russie, tout doit être fait pour que nous puissions utiliser ce couloir (pour les exportations) en mer Noire. Nous n'avons pas peur", a indiqué Volodymyr Zelensky, selon des propos partagés par son porte-parole Serguiï Nykyforov sur Facebook. 

"UN CHEMIN TRÈS, TRÈS DIFFICILE À PARCOURIR"


Alors que la contre-offensive ukrainienne, lancée début juin, patine face à la solidité de la défense russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reconnu sur Twitter que "nous avons encore un chemin très, très difficile à parcourir pour libérer l'ensemble de notre territoire de l'occupation". "Mais n'oublions pas comment tout a débuté, comment tout a commencé, et ce que les Ukrainiens ont réussi à surmonter", a-t-il insisté, en légende photos montrant des soldats ukrainiens au front.

ACCORD CÉRÉALIER : CRITIQUES EN CASCADE APRÈS L'ANNONCE DE MOSCOU


Moscou a annoncé lundi la fin de l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes, crucial pour l'alimentation mondiale, suscitant un tollé mondial. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a "fermement" condamné une décision "cynique", assurant que "l'UE s'efforce de garantir la sécurité alimentaire des populations vulnérables de la planète".


De son côté, Charles Michel, le président du Conseil européen qui représente les États membres de l'UE, a regretté l'annonce de la Russie qui "mettra en péril la sécurité alimentaire et l'accès des populations du monde entier aux approvisionnements en céréales et en engrais". Il a souligné qu'il soutenait les efforts du secrétaire général des Nations Unies pour obtenir une extension.


Le gouvernement britannique a jugé quant à lui lundi "très décevante" l'annonce par la Russie. "Mais nous allons continuer les discussions", a indiqué un porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak. "Si la Russie ne renouvelle pas l'accord, elle privera des millions de personnes d'un accès vital aux céréales", a-t-il ajouté. Et le ministre néerlandais des Affaires étrangères Wopke Hoekstra a qualifié quant à lui le retrait de Moscou d'"absolument immoral". 

MOSCOU SANCTIONNÉ POUR LA "DÉPORTATION" D'ENFANTS UKRAINIENS


Le Royaume-Uni a sanctionné lundi une série de personnalités russes, dont un ministre et un journaliste connu, accusés d'avoir joué un rôle dans la "déportation forcée d'enfants ukrainiens" par Moscou.


Les nouvelles mesures annoncées par Londres avant une intervention du chef de la diplomatie britannique James Cleverly au Conseil de Sécurité de l'ONU visent au total 14 personnes et entités en réaction aux "tentatives de la Russie de détruire l'identité nationale ukrainienne", a précisé le gouvernement britannique dans un communiqué.


Parmi ces cibles, frappées d'interdiction de séjour au Royaume-Uni et de gels d'actifs, 11 d'entre elles sont plus précisément visées pour les "déportations d'enfants" dont sont accusées les autorités russes, qui démentent.

LE PLAN DE LA SUÈDE POUR RECONSTRUIRE L'UKRAINE


Le gouvernement suédois a présenté lundi un plan pluriannuel d'aides et de reconstruction pour l'Ukraine, d'une valeur de six milliards de couronnes (environ 522 millions d'euros), dans l'optique à terme d'une adhésion à l'Union européenne.


Entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2027, 6 milliards de couronnes vont être octroyés à l'Ukraine dans le cadre d'une "stratégie historique", a déclaré Johan Forssell, ministre du Commerce extérieur et de l'aide internationale, lors d'une conférence de presse. L'Ukraine est cette année le premier pays bénéficiaire de l'aide suédoise. 


"Cette somme de six milliards ne forme qu'une base, la somme totale sera amenée à augmenter", a ajouté le ministre. 

ACCORD CÉRÉALIER : LES ESPOIRS DE R. T. ERDOGAN


Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit convaincu lundi que son homologue russe Vladimir Poutine voulait "poursuivre l'accord" sur les céréales ukrainiennes, malgré les dernières annonces de Moscou dans le sens contraire. "Je pense que malgré la déclaration d'aujourd'hui, mon ami M. Poutine veut poursuivre l'accord humanitaire" qui permet l'exportation des céréales d'Ukraine en mer Noire qui expire lundi à minuit (23h à Paris).


"Mon ministre des Affaires étrangères doit s'entretenir par téléphone (avec le ministre russe) et je parlerai à M. Poutine dès mon retour", a poursuivi M. Erdogan qui s'exprimait devant la presse avant de s'envoler pour l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar. Il a de nouveau annoncé qu'il recevrait le président russe "en août" en Turquie, ajoutant : "Nous aurons l'occasion de rediscuter de toutes ces questions". "Peut-être que, d'ici là, pour faire avancer les choses, nous pouvons prendre des mesures par téléphone avec M. Poutine sans attendre le mois d'août", a espéré le chef de l'État turc.

MISSION POUR LA PAIX EN UKRAINE


Le cardinal italien Matteo Zuppi, envoyé du pape François pour la paix en Ukraine, sera à Washington de lundi à mercredi, a annoncé lundi le Vatican, quelques semaines après ses déplacements à Kiev puis Moscou.


La visite de Mgr Zuppi "s'inscrit dans le contexte de la mission visant à promouvoir la paix en Ukraine et vise à un échange d'idées et d'opinions sur la situation tragique actuelle et à soutenir les initiatives dans le domaine humanitaire", indique un bref communiqué du Vatican sans préciser son programme. 


Dans le cadre de sa mission, le cardinal Zuppi, 67 ans, s'était rendu début juin à Kiev, où il avait rencontré le président Volodymyr Zelensky. Il s'était ensuite rendu fin juin à Moscou où il avait rencontré Maria Lvova-Belova, la commissaire russe à l'enfance, visée par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour "déportation illégale" de mineurs ukrainiens, ainsi que le patriarche orthodoxe russe.

ACCORD CÉRÉALIER


L'Allemagne "appelle la Russie à rendre possible la prolongation de l'accord" sur l'exportation des céréales ukrainiennes, a déclaré la porte-parole adjointe du gouvernement allemand, Christiane Hoffmann, lundi à Berlin. 


Elle réagissait, lors d'un point presse régulier, aux déclarations du Kremlin qui a affirmé dans la matinée que l'accord qui expire à minuit (23h à Paris) était "de facto terminé". Christiane Hoffmann a exhorté Moscou à "ne pas faire supporter les conséquences de ce conflit aux plus pauvres de la planète".

CRIMÉE  : LE POINT SUR LA SITUATION


La circulation a été interrompue ce lundi matin sur un important pont reliant la péninsule de Crimée à la Russie. Les autorités décrivent un "incident" mais certains médias parlent d'une attaque aux drones navals. Il s'agit de l'axe routier qui avait déjà été endommagé en octobre dernier 2022 lors d'une attaque au camion piégé.

ACCORD CÉRÉALIER "DE FACTO TERMINÉ"


L'accord sur les céréales ukrainiennes est "de facto terminé", a annoncé le Kremlin. La Russie reviendra sur cet accord quand ses conditions seront remplies, a-t-il ajouté. 


Cet accord signé en juillet 2022, jugé crucial pour l'alimentation mondiale, a permis au cours de l'année écoulée le passage sécurisé des cargos depuis et vers les ports ukrainiens malgré la guerre, transportant au total près de 33 millions de tonnes de céréales destinées aux marchés mondiaux. Il arrive à échéance ce lundi soir à minuit à Istanbul (23h à Paris).

PONT DE CRIMÉE : LA RUSSIE ACCUSE L'UKRAINE


L'attaque ayant visé dans la nuit de dimanche à lundi l'important pont reliant la Russie à la péninsule annexée de Crimée, qui a tué deux civils, a été perpétrée par l'Ukraine, a accusé lundi la diplomatie russe.


"L'attaque d'aujourd'hui sur le pont de Crimée a été perpétrée par le régime de Kiev", a dénoncé sur la messagerie Telegram la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

"DRONES NAVALS"


Des "drones navals" ont été utilisés contre le pont de Crimée, a indiqué une source ukrainienne à l'AFP.

DEUX CIVILS TUÉS


Deux civils, un homme et une femme qui circulaient en voiture, ont été tués dans l'attaque ayant visé dans la nuit le pont reliant la Russie à la péninsule annexée de Crimée, ont affirmé lundi les autorités russes.


"Deux civils, un homme et une femme roulant dans une voiture de tourisme sur le pont, ont été tués", a affirmé dans un communiqué le Comité d'enquête russe, précisant également que leur fille avait été blessée.

CRIMÉE : LES SERVICES SPÉCIAUX UKRAINIENS REVENDIQUENT L'ATTAQUE


Les services spéciaux ukrainiens et les forces navales sont derrière l'attaque contre le pont de Crimée réalisée à l'aide de "drones navals", a indiqué lundi à l'AFP une source au sein des services ukrainiens de sécurité (SBU).


"L'attaque d'aujourd'hui contre le pont de Crimée est une opération spéciale du SBU et de la marine", a indiqué cette source à l'AFP, précisant que "le pont a été attaqué à l'aide de drones navals". 

LES IMAGES DE L'ATTAQUE SUR LE PONT VERS LA CRIMÉE


Sur les réseaux sociaux, des images affluent au sujet d'une possible attaque qui a visé un important pont reliant la Crimée à la région russe de Krasnodar, qui a endommagé une large partie de la voie. 


La Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, sert de base arrière aux forces russes, notamment pour l'envoi de renforts et la maintenance d'équipements. Les quelques ponts reliant la péninsule au sud occupée de l'Ukraine sont essentiels à la conduite des opérations militaires de Moscou.

LA LENTE PROGRESSION DE LA CONTRE-OFFENSIVE


L'Ukraine a affirmé lundi avoir repris 18 km2 aux forces russes sur l'ensemble du territoire ukrainien en une semaine, dont 7 km2 autour de la ville dévastée de Bakhmout (est), tombée sous contrôle russe en mai après des mois d'affrontements meurtriers.


"Au cours de la semaine dernière, en conséquence de l'amélioration du positionnement et de l'alignement (tactiques) opérationnels de la ligne de front en direction de Bakhmout, (un) territoire de 7 km2 a été libéré", a déclaré la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar, sur Telegram.


Elle a ajouté que 11 km2 avaient été repris dans le sud en une semaine, portant à 18 km2 la surface totale que les Ukrainiens disent avoir repris la semaine dernière dans le pays. Selon Ganna Maliar, l'Ukraine a repris 180 km2 dans le sud du pays depuis le lancement de sa contre-offensive, début juin, et 30 km2 dans l'est, essentiellement autour de Bakhmout, soit 210 km2 recapturés au total.

INQUIÉTUDES SUR LE SORT DE L'ACCORD CÉRÉALIER


L'incertitude demeure lundi sur l'avenir de l'accord céréalier en mer Noire jugé crucial pour l'alimentation mondiale, à quelques heures de son expiration à minuit (21h GMT, 23h à Paris) à Istanbul. Le silence et la discrétion ont entouré tout le week-end les manœuvres de la dernière chance, conduites par la Turquie et l'ONU pour convaincre Moscou de prolonger l'accord céréalier signé en juillet 2022 sur le Bosphore.


Il a garanti au cours de l'année écoulée le passage sécurisé des cargos depuis et vers les ports ukrainiens malgré la guerre, transportant au total près de 33 millions de tonnes de céréales destinées aux marchés mondiaux. Mais la Russie n'a pas annoncé son feu vert et l'Initiative sur les céréales en mer Noire est désormais de facto à l'arrêt.

LA CONTRE-OFFENSIVE AU RALENTI


La contre-offensive ukrainienne à l'est du pays piétine, notamment à cause des mines disposées par les forces russes. Kiev a même reconnu que son armée se trouvait actuellement en position défensive, et certains experts estiment que l'opération n'a pas été suffisamment préparée. L'Ukraine espère tout de même avancer vers la mer d'Azov pour isoler la Crimée. Plus de détails dans la vidéo ci-dessous.

L'armée ukrainienne sur la défensive à l'EstSource : TF1 Info

CIRCULATION INTERROMPUE SUR UN PONT VERS LA CRIMÉE


La circulation a été interrompue sur un important pont reliant la Crimée à la région russe de Krasnodar après un incident, ont fait savoir des responsables et des médias russes dans la nuit de dimanche à lundi.


"La circulation a été interrompue sur le pont de Crimée. Une urgence s'est produite dans la zone du 145e pilier depuis le territoire de Krasnodar", situé dans le sud-ouest de la Russie, a indiqué le gouverneur russe de la péninsule annexée de Crimée Sergueï Aksionov sur Telegram, sans préciser la nature de l'incident. "Les forces de l'ordre et tous les services compétents sont à pied d'œuvre", a-t-il ajouté, demandant aux automobilistes de choisir un itinéraire alternatif.


La chaussée a été "endommagée", a déclaré le ministère russe des Transports sur Telegram sans confirmer la présence d'éventuels dégâts au niveau des piliers de l'ouvrage. "Selon le ministère de la Santé du territoire de Krasnodar, un mineur a été blessé" lors de l'incident sur le pont, a rapporté le quartier général opérationnel local sur Telegram.


Conséquence de la fermeture du pont à la circulation, un embouteillage s'est formé à l'entrée du pont mais sa longueur s'est réduite pour atteindre 3 kilomètres, a affirmé l'agence de presse publique RIA Novosti tôt lundi, rapportant des informations des autorités du territoire de Krasnodar, sans préciser de quelle entrée il s'agissait.

PONT DE CRIMÉE

Pont de Crimée : l'Ukraine a-t-elle encore frappé ?Source : TF1 Info

COMBATS FÉROCES


Sur le terrain, l'Ukraine a fait état dimanche de combats intenses sur le front est avec les forces russes, et Vladimir Poutine a affirmé de son côté, dans une interview à la chaîne de télévision Rossia-1 diffusée dimanche, que la contre-offensive ukrainienne lancée en juin n'enregistrait aucun progrès.


L'état-major ukrainien a indiqué que son armée continuait son offensive dans le Sud-Est, où elle a dit vendredi avoir encore avancé de près de deux kilomètres en direction de la ville occupée de Melitopol, et où elle cherche à avancer vers la mer d'Azov pour couper les lignes russes et isoler la Crimée.


Dans l'Est, plus au nord, la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar a reconnu que la situation s'était "intensifiée" en raison des efforts des forces russes pour contre-attaquer dans plusieurs zones, où l'armée ukrainienne se retrouve en position "défensive".


Mais elle a fait valoir que les forces ukrainiennes "avançaient progressivement" près de Bakhmout, une petite ville tombée sous contrôle russe en mai après des mois affrontements meurtriers.

PONT DE CRIMÉE


Un incident s'est produit sur un important pont reliant la Crimée à la région russe de Krasnodar et la circulation y a été interrompue, a fait savoir dans la nuit de dimanche à lundi le gouverneur russe de la péninsule annexée de Crimée.


"La circulation a été interrompue sur le pont de Crimée. Une urgence s'est produite dans la zone du 145e pilier depuis le territoire de Krasnodar", situé dans le sud-ouest de la Russie, a indiqué Sergueï Aksionov sur Telegram, sans préciser la nature de l'incident. "Les forces de l'ordre et tous les services compétents sont à pied d'œuvre", a-t-il ajouté, demandant aux automobilistes de choisir un itinéraire alternatif.


Un centre de coordination a été mis en place au sein d'un ministère de Crimée, a rapporté l'agence russe d'État TASS, citant les autorités locales.


La Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, sert de base arrière aux forces russes, notamment pour l'envoi de renforts et la maintenance d'équipements. Les quelques ponts reliant la péninsule au sud occupée de l'Ukraine sont essentiels à la conduite des opérations militaires de Moscou.


Inauguré en 2018, le pont qui enjambe le détroit de Kertch avait été endommagé en octobre 2022 par une puissante explosion attribuée par les autorités russes à un camion piégé par les services secrets ukrainiens. Kiev avait nié être à l'origine de cette explosion.

Bonjour à tous. 

Un mois après le lancement de sa contre-offensive, Kiev ne cache que la situation est compliquée sur le terrain. Sur le front de l'Est "la situation s'est quelque peu intensifée", a indiqué dimanche la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Malyar. En cause, les efforts des forces russes pour contre-attaquer dans plusieurs zones, où l'armée ukrainienne se retrouve en position "défensive".

"Pendant deux jours d'affilée, l'ennemi a attaqué activement dans le secteur de Koupiansk, dans la région de Kharkiv", a-t-elle déclaré. "De féroces combats ont lieu, et des positions (...) changent plusieurs fois par jour". Admettant livrer des batailles difficiles, Kiev appelle ses alliés à fournir plus d'armes et d'artillerie à longue portée.

La vice-ministre a toutefois fait valoir que les forces ukrainiennes "avançaient progressivement" près de Bakhmout, petite ville tombée sous contrôle russe en mai après des mois affrontements meurtriers. Sur le front dans cette zone, un commandant du bataillon d'artillerie de la 22e brigade mécanisée ukrainienne a dit à l'AFP être satisfait de la contre-offensive, mais a confié que chaque mètre de terrain était gagné au prix de lourds combats. "Chaque jour où nous gagnons 10, 20, 100 mètres, c'est déjà une grande victoire", a dit ce commandant s'identifiant sous le nom de guerre "Boulat".

L'état-major ukrainien a également indiqué dimanche que l'armée "continuait de mener une action offensive dans les zones de Melitopol et Berdiansk" dans le sud-est, où elle cherche à avancer vers la mer d'Azov pour couper les lignes russes et isoler la Crimée.

Dans une interview à la chaîne de télévision Rossia-1 diffusée dimanche, Vladimir Poutine a de son côté affirmé que la contre-offensive ukrainienne n'enregistrait aucun progrès. "Toutes les tentatives de l'ennemi de percer notre défense ont échoué depuis le début de l'offensive. L'ennemi n'a pas obtenu de succès", a assuré le président russe.


La rédaction de TF1info

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