En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

Ukraine : Joe Biden promet une réponse "rapide et sévère" en cas d'annexions russes

La rédaction de TF1info
Publié le 23 septembre 2022 à 6h00, mis à jour le 24 septembre 2022 à 6h51
JT Perso

Le président américain a promis vendredi soir une réponse "rapide et sévère" des États-Unis si la Russie venait à annexer les régions où sont organisés des "référendums".
Des scrutins jugés "illégitimes" par les leaders du G7, qui assurent qu'ils ne les reconnaîtront "jamais".
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MENACES


Les États-Unis "vont travailler avec (leurs) alliés et partenaires pour infliger des mesures économiques supplémentaires, rapides et sévères, à la Russie" si celle-ci annexe des territoires en Ukraine, a prévenu ce vendredi Joe Biden dans un communiqué.


"Les référendums de la Russie sont un simulacre, un prétexte fallacieux pour essayer d'annexer des parties de l'Ukraine par la force", a dénoncé le président américain, qui a déjà pris plusieurs trains de sanctions économiques et financières contre le régime de Vladimir Poutine.

"PSEUDO-RÉFÉRENDUMS"


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky demande au monde de condamner les "pseudo-référendums" russes. Dans son adresse quotidienne à la nation, il se dit persuadé que "le monde réagira avec la plus grande justesse aux pseudo-référendums" et que ceux-ci "seront condamnés sans équivoque".

LE CHOC DE LA MOBILISATION


En Russie, la mobilisation lancée par le Kremlin est un choc. Des milliers d'hommes reçoivent actuellement leur convocation. Reportage.

Russie : le choc de la mobilisation généraleSource : JT 20h WE
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DÉSERTEURS


Le président du Conseil européen appelle les États membres de l'UE à "suivre l'exemple de l'Allemagne" en accueillant les déserteurs russes. La ministre allemande de l'Intérieur avait annoncé jeudi que les Russes qui refuseraient la mobilisation militaire décidée par Vladimir Poutine pouvaient demander l'asile politique.

DIPLOMATIE


L'Ukraine réduit la présence diplomatique iranienne à cause des livraisons d'armes à Moscou.

ACCUEIL DES RUSSES


Les sénateurs écologistes ont plaidé ce vendredi pour l'accueil en France "d'opposants" et de "déserteurs" russes qui refusent leur éventuelle mobilisation sur le front ukrainien, dans un courrier adressé à la Première ministre Elisabeth Borne.


Alors que Vladimir Poutine a annoncé la "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, les douze sénateurs écologistes demandent au gouvernement d'accueillir "toutes celles et ceux qui refusent cette folie meurtrière de Poutine", les "opposants" et "déserteurs". "Une large partie de la population russe refuse de participer à une guerre meurtrière qu'elle désapprouve", estiment ces parlementaires.

PÉTROLE


Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), variété américaine de pétrole de référence, a clôturé ce vendredi sous 80 dollars pour la première fois depuis plus de 7 mois, avant l'invasion de l'Ukraine.


Étouffé par la peur d'une récession mondiale, le WTI pour livraison en novembre, contrat de référence, a lâché 5,68% sur la seule séance de vendredi, pour clôturer à 78,74 dollars.

"FAUX RÉFÉRENDUMS"


Le G7 "ne reconnaîtra jamais" les "faux référendums" russes en Ukraine, indiquent les dirigeants internationaux. "Nous ne reconnaîtrons jamais ces référendums qui semblent être un pas vers une annexion russe", ni "une prétendue annexion si elle a lieu", ont-ils affirmé dans un communiqué diffusé par l'Allemagne qui assure la présidence du groupe cette année.

IRAN


L'Ukraine a fustigé ce vendredi l'Iran pour ses livraisons d'armes à la Russie, dénonçant des mesures allant à l'encontre de l'intégrité territoriale du pays, le jour d'une frappe russe de drone iranien sur la ville d'Odessa (sud), qui a fait un mort.


"Il s'agit de mesures de l'Iran allant à l'encontre de la souveraineté, de l'intégrité territoriale de notre État, ainsi qu'à l'encontre de la vie et de la santé des citoyens ukrainiens", a déploré sur Facebook Serguiï Nikiforov, le porte-parole du président Volodymyr Zelensky.

ENGRAIS


La France, associée à la Commission européenne et l'Union africaine, a lancé une série d'initiatives afin de faciliter l'accès des pays les plus vulnérables aux engrais, menacé par la guerre en Ukraine, a détaillé ce vendredi l'Élysée dans un communiqué.


D'ici au sommet du G20 en novembre à Bali, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) vont dresser une cartographie des "restrictions à l'exportation" ainsi que des "besoins en engrais et goulots d'étranglement de la production". Cette cartographie permettra de "formuler des propositions concrètes à l'intention des chefs d'État et de gouvernement" du G20.

IZIOUM


D'après le gouverneur de la région de Kharkiv, 436 corps ont été exhumés à Izioum, ville de l'est de l'Ukraine reprise aux forces russes. "La plupart présentent des signes de mort violente et 30 présentent des signes de torture", a indiqué Oleg Sinegoubov sur Telegram.

MOBILISATION MILITAIRE


Mercredi, la Russie a annoncé que 300.000 de ses concitoyens allaient être mobilisés pour aller au front lors de la guerre en Ukraine. Ce vendredi, le ministère de la Défense a publié une liste de secteurs exemptés de partir au combat.

SILVIO BERLUSCONI


L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a défendu Vladimir Poutine en jugeant qu'il s'était "retrouvé dans une situation difficile". Le président russe aurait été "poussé" à la guerre par sa population et son entourage. Suite au tollé, Silvio Berlusconi a assuré que la guerre était "injustifiable".

FINLANDE


Le gouvernement finlandais annonce qu'il va "significativement" restreindre l'entrée des citoyens russes sur son territoire. Le pays nordique, qui voit augmenter les entrées de Russes à sa frontière terrestre depuis l'annonce par Moscou d'une mobilisation de réservistes, va prendre cette décision "sur le fondement d'une atteinte grave à la position internationale de la Finlande", indique l'exécutif dans un communiqué.

ATTAQUE RUSSE AU DRONE IRANIEN


Un civil a été tué dans une attaque russe réalisée à l'aide de drones iraniens sur la ville portuaire d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé l'armée ukrainienne.


"Odessa a été attaquée par des drones kamikazes depuis la mer. Deux drones ont détruit le bâtiment de l'administration dans le port", a indiqué sur Telegram le commandement Sud de l'armée, précisant qu'un civil avait été tué et qu'un drone iranien Shahed-136 avait été abattu au-dessus de la mer.

LES VÉRIFICATEURS


De retour d'Ukraine, Bernard-Henri Lévy est devenu un mème sur les réseaux sociaux. Une photo de lui sur la ligne de front est largement relayée sur Twitter. Certains crient au photomontage tandis que d'autres raillent la mise en scène. Qu'en est-il ?

NOUVEAU GAIN DE TERRITOIRE À L'EST, SELON L'ARMÉE UKRAINIENNE


L'armée ukrainienne a revendiqué une nouvelle avancée sur le front est, alors même que le vote sur l'annexion de ces territoires à la Russie s'est ouvert, et ce, jusqu'à mardi.


"L'armée ukrainienne a repris Iatskivka", a annoncé à la télévision Oleksiï Gromov, un responsable de l'état-major militaire ukrainien. La prise de cette localité sur la rive orientale de la rivière Oskil semble confirmer la poursuite d'une contre-offensive qui a déjà permis à Kiev de reprendre plusieurs milliers de kilomètres carrés dans la région voisine de Kharkiv.

LES FORCES ARMÉES UKRAINIENNES PERDENT 50 HOMMES PAR JOUR, SELON ZELENSKY


Interrogé par plusieurs médias français sur le bilan humain de la guerre, le président ukrainien a annoncé que les forces armées ukrainiennes perdaient environ "50 hommes par jour". Ce chiffre ne serait cependant qu'une estimation et ne compterait pas, par ailleurs, les pertes civiles. Zelensky a ajouté que l'Ukraine perdait probablement cinq fois moins d'hommes que la Russie.

"JE VOUDRAIS QU'ILS AIDENT L'UKRAINE", DÉCLARE ZELENSKY À PROPOS DE LA CHINE


Dans une interview accordée à plusieurs médias français, le président ukrainien a regretté la coupure de tout canal de communication avec la Chine depuis le début de la guerre. 


"Avant l'invasion à grande échelle, il y avait des canaux de communication entre nos pays, on avait beaucoup de coopération économique et commerciale", a ainsi souligné Volodymyr Zelensky, ajoutant : "Pour le moment, on n'a pas de canal de communication avec la Chine et c'est dommage. Je voudrais qu'ils aident l'Ukraine." 


Évoquant une position "ambiguë" de ce pays, il a jugé qu'un appel avec le président chinois "serait difficile aujourd'hui."

DES ENGAGEMENTS DANS LA RÉSERVE DE L'ARMÉE MULTIPLIÉS PAR QUATRE EN LETTONIE


Alors que la Russie, la mobilisation a été déclarée mercredi, en Lettonie, les volontaires ne manquent pas pour s'engager dans la Garde Nationale. Dans ce petit pays, membre de l'OTAN, mais qui partage une frontière terrestre avec la Russie, les engagements dans la réserve militaire ont été multipliés par quatre depuis le début de la guerre. Près de 20% des volontaires sont des femmes.


Créée en 1991, la garde nationale lettone, Zemessardze, est la plus grande composante des forces armées de ce pays balte d'environ 1,8 million d'habitants. Comptant quelque 9600 volontaires, divisée en quatre brigades, elle constitue la réserve de l'armée lettone, forte d'environ 6000 soldats professionnels. 

DES MANIFESTANTS QUI DOIVENT CHOISIR ENTRE LE FRONT OU LA PRISON


Selon l'ONG spécialisée indépendante OVD-Info, des manifestants qui ont protesté contre l'annonce d'une mobilisation par Vladimir Poutine pour soutenir la guerre en Ukraine se sont vus remettre un ordre de mobilisation au poste de police après avoir été interpellé. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a jugé auprès de journalistes qu'il n'y avait là rien d'"illégal".

LES ENTRÉES EN FINLANDE VIA LA RUSSIE ONT DOUBLÉ DEPUIS L'ANNONCE DE MOBILISATION


La Finlande a annoncé avoir vu entrer 6470 Russes par la frontière terrestre jeudi, alors que les entrées avoisinaient les 3100 en début de semaine. Un doublement a donc été constaté depuis l'annonce d'une mobilisation de la population par Vladimir Poutine pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine. 


Le nombre de passages vers la Finlande dépasse nettement celui vers la Russie, mais reste toutefois relativement faible par rapport par exemple aux niveaux pré-pandémie de Covid-19, selon les garde-frontières.

RENCONTRE ENTRE LA CHINE ET L'UKRAINE


Selon des médias d'État chinois, le ministre des Affaires étrangères du pays s'est entretenu avec son homologue ukrainien alors que tous deux étaient présents à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU.


Depuis le début de l'invasion, la Chine a plutôt soutenu l'allié géopolitique principal qu’est la Russie de Vladimir Poutine tout en évitant des positions fortes, afin de ménager ses relations économiques avec les autres pays. Un revirement semble cependant s'opérer depuis quelques semaines. Lors d'un sommet inter-asiatique en Ouzbékistan, la Chine avait ainsi appelé à un "cessez-le-feu à travers le dialogue".

POUTINE "POUSSÉ" À ENVAHIR L'UKRAINE, SELON BERLUSCONI


Pour Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien qui s'était rendu avec Vladimir Poutine en Crimée après l'annexion de la province russe par Moscou en 2014, le maître du Kremlin a été "poussé" par sa population et son entourage à envahir l'Ukraine.


"Poutine s'est retrouvé dans une situation vraiment difficile et dramatique", a-t-il expliqué jeudi soir dans une émission politique de la télévision publique Rai. Ses propos ont déclenché un tollé, et Silvio Berlusconi a estimé jeudi qu'on avait "extrapolés et simplifiés", évoquant une guerre "injustifiable" et réaffirmant son soutien à l'Otan, à l'UE et aux États-Unis.

SUSPENSION DES CARTES BANCAIRES MIR EN OUZBÉKISTAN


L'Ouzbékistan a interrompu pour des raisons "techniques" le fonctionnement des cartes bancaires Mir permettant aux Russes de payer à l'étranger, au moment où Washington accentue la pression sur les rares pays qui acceptent ce système. Cette interruption survient une semaine à peine après la visite du président russe Vladimir Poutine dans le pays dans le cadre d'un sommet régional asiatique.

"DES CRIMES DE GUERRE" COMMIS EN UKRAINE


La commission d'enquête de l'ONU sur l'Ukraine a reconnu que "des crimes de guerre ont été commis" dans le pays depuis l'invasion par la Russie en février dernier, "sur la base des preuves recueillies par la Commission".


Lors d'un premier compte-rendu oral, son président Erik Mose a énuméré les bombardements russes sur des zones civiles, de nombreuses exécutions, la torture et les mauvais traitements et les violences sexuelles.

POUTINE "SATISFAIT" DE L'ÉCHANGE DE PRISONNIERS


Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ont exprimé leur "satisfaction" après un échange de prisonniers avec l'Ukraine impliquant des combattants étrangers, avec la médiation de Ryad.


Le Kremlin a publié un communiqué exprimant ce sentiment, à la suite d'un échange téléphonique avec le dirigeant d'Arabie Saoudite.

DÉBUT DES "REFERENDUMS" D'ANNEXION 


À partir de 7 heures ce matin, les "référendums" d'annexion par la Russie se sont ouverts dans des régions d'Ukraine contrôlées entièrement ou en partie par Moscou, ont rapporté les agences de presse russes. Ces scrutins sont qualifiés de "simulacres" par Kiev et les Occidentaux.


Le vote devrait être possible jusqu'au 27 septembre dans les régions séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk (est), et dans des zones sous occupation russe dans les régions de Kherson et Zaporijjia (sud), en pleine offensive militaire de Moscou contre l'Ukraine.

ON RÉCAPITULE


Retrouvez ici les faits marquants de ces dernières 24 heures. 

STRATÉGIE


Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue de "référendums" d'annexion à partir de ce vendredi et jusqu'ai 26 septembre. Des initiatives vraisemblablement soutenues par Vladimir Poutine. Et que le chef du Kremlin pourrait utiliser pour justifier la poursuite de son "opération spéciale".

International
Comment Poutine veut tirer parti des référendums d'annexion en Ukraine

Comment Poutine veut tirer parti des référendums d'annexion en Ukraine

ADIEUX


Au lendemain de l’appel à la mobilisation partielle lancée par Vladimir Poutine, de premiers réservistes ont quitté la Russie pour l'Ukraine. Départ volontaire ou forcé, les premières vidéos montrent des scènes bouleversantes, comme ce père, parmi tant d'autres, obligé de dire adieu à sa famille.

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Les Occidentaux dénoncent des "simulacres" de scrutins. De vendredi à mardi, quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine sous contrôle total ou partiel de Moscou voteront dans des scrutins organisés dans l'urgence pour être annexés par la Russie. "Le vote commence (vendredi) et rien ne pourra l'empêcher", a souligné à la télévision russe le chef de l'administration d'occupation de la région de Kherson, dans le sud du pays.  

L'instance électorale des séparatistes prorusses de Donetsk, dans l'est, a quant elle indiqué que "par souci de sécurité" le vote serait organisé quasiment en porte-à-porte, "devant les habitations" durant quatre jours, les bureaux de vote n'ouvrant "que le dernier jour", soit le 27 septembre.

L'ex-président russe et numéro deux du Conseil de sécurité du pays, Dmitri Medvedev, a pour sa part affirmé sur Telegram que les régions séparatistes de Lougansk et Donetsk, qui forment le bassin du Donbass, ainsi que Kherson et Zaporijia, "intègreront la Russie". Avant d'ajouter que son pays était prêt à une frappe nucléaire, soulignant que les missiles "hypersoniques russes sont capables d'atteindre leurs buts en Europe et aux États-Unis bien plus vite" que les armes occidentales.


La rédaction de TF1info

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