EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Kiev salue les propos de Macron sur l'envoi de troupes, "un bon signe"

Publié le 27 février 2024 à 6h30, mis à jour le 27 février 2024 à 23h55

Les États-Unis "n'enverront pas de soldats combattre en Ukraine", a déclaré la Maison-Blanche.
De son côté, la présidence ukrainienne a estimé que les propos d'Emmanuel Macron sont "un bon signe".
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ZELENSKY EN ALBANIE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé mardi soir en Albanie pour participer à une conférence sur la sécurité, son premier déplacement dans ce pays des Balkans depuis l'invasion de son pays par la Russie.


Le ministre albanais des Affaires étrangères Igli Hasani a fait cette annonce sur les réseaux sociaux, assurant que son pays "était solidaire de l'Ukraine dans son combat héroïque contre la Russie".

UN COMBATTANT FRANÇAIS EN UKRAINE TÉMOIGNE SUR LCI

"Je suis parti pour me battre pour les valeurs démocratiques, pour protéger la démocratie", indique sur LCI un combattant français en Ukraine, sous couvert d'anonymat, qui a passé 19 mois sur le front.  "On ne peut pas laisser une puissance mondiale envahir un pays libre pour pouvoir lui imposer ses choix et ses décisions. En tant que Français, c'est normal de se battre pour ses valeurs."

"On n'est pas des mercenaires" : un combattant français en Ukraine témoigne sur LCISource : TF1 Info

UN COMBATTANT FRANÇAIS EN UKRAINE TÉMOIGNE SUR LCI

"On n'est pas des mercenaires", témoigne sur LCI un combattant français en Ukraine, sous couvert d'anonymat, qui a passé 19 mois sur le front. "Il y a six critères à remplir pour être un mercenaire, on en remplit pas mal, quatre sur six, mais il y a deux critères importants. Un mercenaire ne fait pas partie de l'armée officielle dans pays belligérant. Nous, quand on est engagé, on fait partie de l'armée ukrainienne. Un mercenaire a un gain personnel quand il rejoint un conflit, ce qui n'est pas notre cas puisque nous touchons la même solde qu'un soldat ukrainien du même rang et de la même fonction."

"ON NE VA PAS ATTAQUER L'EUROPE"

"La défaite de Moscou est indispensable à la sécurité et à la stabilité de l'Europe", a affirmé le président Emmanuel Macron, lundi 26 février, lors de la réunion des Vingt-Sept en soutien à l'Ukraine. Invité de LCI mardi, le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov, a démenti toute menace pesant sur l'Europe. "On ne va pas attaquer l'Europe", a-t-il lancé.

LES ACTIFS RUSSES GELÉS REVERSÉS À KIEV ?

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré mardi qu'il était "urgent" que le G7 se mette d'accord pour saisir les intérêts issus d'actifs russes gelés et les destiner à l'Ukraine. "Il est nécessaire et urgent que notre coalition trouve un moyen de débloquer ces actifs gelés pour contribuer aux efforts de résistance et de reconstruction à long terme de l'Ukraine", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse à Sao Paulo, au Brésil, où elle participera mercredi et jeudi à une réunion des ministres des Finances du G20. 


L'idée de reverser à Kiev des milliards de dollars de la banque centrale du Russie ou d'oligarques russes proches du pouvoir, gelés par l'Occident, fait son chemin, alors que le coût du soutien à l'Ukraine pèse de plus en plus lourd sur les finances des pays développés. Ces actifs ont été gelés, notamment en Europe et aux États-Unis, après le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a deux ans.

KIEV VOIT "UN BON SIGNE" DANS LES PROPOS D'EMMANUEL MACRON

Les propos d'Emmanuel Macron estimant que l'envoi de troupes occidentales en Ukraine ne pouvait pas "être exclu" sont "un bon signe", a salué mardi la présidence ukrainienne, malgré l'opposition à cette idée immédiatement affichée par plusieurs alliés européens et les États-Unis. 


Auprès de l'AFP, le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, a reconnu que cette option n'était pour l'heure qu'"une proposition de discussion", tout en estimant que ces déclarations faisaient "passer la discussion à un autre niveau". "M. Macron fait preuve maintenant d'une profonde compréhension des risques que la guerre en Ukraine fait peser sur l'Europe", a-t-il conclu.

"LA RUSSIE NE MENACE PAS LA FRANCE"

"Ça fait partie du discours général au niveau politique en France", réagit sur LCI le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov, après les propos du ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a qualifié la Russie de "principal ennemi aujourd'hui" de la France "dans la guerre informationnelle, d'agressivité sur le territoire". "Où sont les preuves ? (...) La Russie ne menace pas la France. C'est une création, ça fait partie de la mythologie politique." "Avez-vous un officiel russe ou une loi menaçant la France ? Tout est inventé, à un moment donné il faut revenir au bon sens."

"LA PROCHAINE ÉTAPE DOIT ÊTRE LA NÉGOCIATION"

"La prochaine étape doit être la négociation", réaffirme sur LCI le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov. "Vu que les perspectives de ces négociations ne se profilent pas, nous allons continuer d'atteindre nos objectifs, fixés au début de l'opération spéciale, par la voie militaire. Si nous n'avons personne en face de nous pour négocier, nous continuons notre combat sur le terrain."

"LA RUSSIE NE MENACE PAS L'EUROPE"

"La Russie n'a jamais menacé l'Europe, la Russie ne menace pas l'Europe", rétorque sur LCI le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov. "La Russie n'a aucun intérêt d'attaquer ou d'agresser l'Europe, peu importe le pays européen." Les craintes "n'existent que dans l'imagination malade", ajoute-t-il. "Calmez-vous, à quoi sert cette rhétorique belliqueuse ? Soit vous préparez votre population à la guerre, soit c'est un grand bluff censé justifier l'aide militaire à l'Ukraine qui n'a aucun sens."

"LA RUSSIE NE RENONCE PAS AUX NÉGOCIATIONS"

"Une chose est claire et nette : la Russie ne renonce pas aux négociations, la Russie est prête aux négociations. Mais le tango se danse à eux. Il faut qu'on est quelqu'un en face de nous", a déclaré sur LCI le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov, qui voit un changement de pied de la France avec la déclaration d'Emmanuel Macron sur l'hypothèse d'envoyer des troupes sur le sol ukrainien. "Pourquoi on n'ordonne pas à l'Ukraine de rendre les armes et à terminer la guerre ?"

"LES TROUPES AU SOL OCCIDENTALES SONT DÉJÀ SUR LE TERRAIN"

"Les troupes au sol occidentales sont déjà sur le terrain, nous le savons", affirme sur LCI le porte-parole de l'ambassade russe en France, Alexander Makogonov, en réponse aux propos du président français Emmanuel Macron sur l'envoi de troupes au sol en Ukraine. "Officieusement, nous le savons depuis le début du conflit, sous différentes formes" avec "des spécialistes et des mercenaires français." "Il y a deux ans, l'aide occidentale à l'Ukraine se limitait aux casques et aux gilets pare-balles. Aujourd'hui, on parle des troupes au sol. La prochaine étape, ce sera quoi ? Les composants de l'arme nucléaire ?", lance-t-il.

LA CROATIE N'ENVERRA PAS DE SOLDATS EN UKRAINE

Le président croate, Zoran Milanovic, a affirmé mardi que son pays ne commettrait pas "l'acte de folie" d'envoyer des soldats en Ukraine, au lendemain d'une déclaration d'Emmanuel Macron qui a évoquéun tel scénario.  Le chef de l'État croate, dont les pouvoirs sont limités mais qui est le commandant en chef de l'armée, a assuré qu'"aucun soldat croate n'(irait) faire la guerre en Ukraine" tant qu'il serait président.

LA RUSSIE "PRINCIPAL ENNEMI" DE LA FRANCE

"La Russie est le principal ennemi aujourd'hui" de la France "dans la guerre informationnelle, d'agressivité sur le territoire", a fait valoir mardi Gérald Darmanin. S'exprimant devant la commission des Lois du Sénat sur la recrudescence des actes antisémites, le ministre de l'Intérieur, qui évoquait les "ingérences étrangère", a ajouté : "la première menace est une menace russe. Incontestablement".

L'UKRAINE PAS "PRIORITAIRE" POUR LES USA ?

La vague d'immigration à la frontière sud des États-Unis reste "prioritaire" par rapport à l'aide financière à l'Ukraine, a déclaré mardi le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, à la sortie d'une rencontre avec Joe Biden. Les législateurs "recherchent activement" des solutions concernant un programme de dépenses de plusieurs dizaines de milliards de dollars, comprenant l'aide à l'Ukraine, mais que "la priorité du pays est notre frontière" avec le Mexique, a-t-il affirmé.

JUSQU'OÙ FAUT-IL ALLER ?

Au cours d'une conférence de presse lundi soir, Emmanuel Macron n'a "pas exclu" l'envoi de troupes occidentales en Ukraine. Une décision, si elle se concrétisait, qui ne ferait pas franchir "le seuil de belligérance", a assuré mardi le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné. Où se situe-t-il ?

PARIS TABLE SUR UNE PRODUCTION DE 4 À 5000 OBUS PAR MOIS

La France devrait produire 4 à 5.000 obus par mois d'ici la fin de l'année, indique le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, lors d'une audition devant l'Assemblée nationale. "J'ai bon espoir qu'on soit capable de faire 4 à 5000 par mois" exemplaires d'obus de 155 mm. Il rappelle qu'au début de la guerre en Ukraine, la France en produisait un millier par mois avant de passer à 2000 l'an passé. "Depuis ce mois de février, nous en sommes à 3000 par mois. La pente est bonne, mais objectivement, c'est encore trop faible", reconnaît-il, pointant du doigt le problème de la disponibilité de la poudre et d'organisation des lignes.

LE MINISTRE DES ARMÉES CLARIFIE LES PROPOS D'EMMANUEL MACRON

"Ce n'est pas envoyer des troupes pour faire la guerre à la Russie", clarifie le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, après les propos d'Emmanuel Macron. Il évoque des réflexions autour d'actions de "déminage" et de "formation sur le territoire ukrainien", sans "consensus". "Dire qu'on n'exclut rien, ce n'est ni être faible, ni être escalatoire", ajoute-t-il. "Il est assez naturel que des chefs d'État rassemblés à Paris puissent se poser des questions de ce qui peut être fait en plus, notamment sur le déminage et la formation."

JOE BIDEN AVERTIT DU "COÛT TERRIBLE" À NE PAS AIDER KIEV

Le président américain, Joe Biden, a appelé mardi les responsables du Congrès américain à adopter une nouvelle aide pour l'Ukraine, avertissant du coût "terrible" qu'il y aurait à ne pas débloquer ces fonds. "En ce qui concerne l'Ukraine, je pense que le besoin est urgent", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, où il reçoit les responsables de la Chambre des représentants et du Sénat, soulignant que "les conséquences de l'inaction quotidienne en Ukraine sont terribles."

PORTRAIT

Un tribunal russe a condamné mardi Oleg Orlov à deux ans et demi dans une colonie pénitentiaire. Ce dissident avait continué, malgré les risques, à défendre les droits humains et dénoncer l'attaque contre l'Ukraine. "Je ne me repens de rien et ne regrette rien", a martelé au tribunal cet homme de 70 ans.

WASHINGTON CONTREDIT AUSSI EMMANUEL MACRON

Les Etats-Unis n'enverront pas de soldats combattre en Ukraine, a fait savoir mardi la Maison Blanche, alors que le président français Emmanuel Macron a agité le spectre d'un envoi de troupes au sol la veille. "Le président Biden a été clair sur le fait que les États-Unis n'enverront pas de soldats combattre en Ukraine", a déclaré Adrienne Watson, la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, ajoutant que le président estime que "le chemin de la victoire" passera par une aide militaire pour l'instant bloquée par le Congrès.

VU DE KIEV

Comment les Ukrainiens perçoivent l'idée avancée par Emmanuel Macron ?

"Troupes au sol en Ukraine" : comment l'hypothèse de Macron est-elle perçue par les UkrainiensSource : TF1 Info

TF1INFO RÉCAPITULE

À l'issue d'une réunion de Vingt-Sept, lundi 26 février, le président Emmanuel Macron a affirmé ne "pas exclure" l'envoi de militaires européens en Ukraine. Berlin, Londres, Rome et d'autres alliés européens de Kiev ont opposé une fin de non-recevoir à l'idée avancée par le chef de l'État. Voici tout ce qu'il faut savoir.

KIEV "NE DEMANDE PAS À SES PARTENAIRES DE VENIR SUR LE TERRAIN"

"Nous ne demandons pas à nos partenaires de venir sur le terrain", réagit sur LCI Yuriy Sak, conseiller du ministère ukrainien des industries stratégiques, au lendemain de l'idée avancée par Emmanuel Macron.

Troupes au sol en Ukraine : "Nous ne demandons pas à nos partenaires de venir sur le terrain", réagit Yuriy Sak du ministère des industries stratégiques ukrainienSource : TF1 Info

KIEV ACCUSE LA RUSSIE DE DÉSINFORMATION POUR DIVISER LES OCCIDENTAUX

L'Ukraine a accusé mardi la Russie de mener une campagne de "désinformation" visant à diviser les alliés de Kiev et "démoraliser" la société ukrainienne avant de lui pouvoir infliger une "défaite" décisive sur le champ de bataille. Moscou a lancé "un plan de sabotage, d'opérations d'information et de provocations" pour "réduire le soutien" occidental de Kiev, ont dénoncé plusieurs services ukrainiens de renseignement. 


"Les principaux objectifs de l'ennemi sont de perturber la mobilisation ukrainienne, de répandre la désinformation sur l'incapacité de l'Ukraine à gagner, de créer et de répandre des fausses informations sur la 'fatigue de l'Ukraine' parmi nos partenaires et nos alliés", ont accusé ces structures.

DES "COMBATS VIOLENTS" ONT LIEU PRÈS DE BAKHMOUT

Des "combats violents" se déroulent près de la ville de Tchassiv Iar, ville clé près de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine vers laquelle l'armée russe "tente activement d'avancer", a indiqué mardi l'armée ukrainienne. Une éventuelle prise de cette localité quasiment désertée pourrait permettre aux forces russes d'intensifier d'un cran leurs attaques contre Kramatorsk, dernière grande ville du Donbass contrôlée par Kiev.


"L'ennemi tente activement d'avancer en direction de Tchassiv Iar. Notamment près d'Ivanivské et de Bogdanivka, où des combats violents se déroulent en périphérie", a déclaré à la télévision locale Illia Ievlach, le porte-parole de l'armée ukrainienne dans cette zone sous haute tension. L'armée russe "envoie des réserves et essaye de renforcer ses troupes avec des unités d'assaut", a-t-il indiqué.

QUI VA POUVOIR FOURNIR DES ARMES ?

Réunis lundi à Paris autour d'Emmanuel Macron, les alliés de l'Ukraine ont affirmé chercher des munitions à des pays hors d'Europe. Qui pourrait leur venir en aide ? TF1info fait le point.

GABRIEL ATTAL ASSIMILE LE RN AUX "TROUPES DE POUTINE"

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a assimilé le RN aux "troupes de Vladimir Poutine". "Il y a lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont déjà dans notre pays. Je parle de vous et de vos troupes", a-t-il lancé dans l'hémicycle en direction de la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen.  

VIDEO - Gabriel Attal compare le RN aux troupes de PoutineSource : TF1 Info

"LE PREMIER MINISTRE RÉPOND PAR L'INJURE"

"Le Premier ministre a répondu par l'injure, l'insulte et l'outrage", réagit Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, à sa sortie de l'hémicycle. "Dans une démocratie mature, le Premier ministre ne peut pas systématiquement répondre par l'injure à la première force d'opposition. Ma question était légitime et était exprimée de manière modérée et raisonnable. Il y a une consigne, semble-t-il qui a été donnée à la macronie : d'insulter, de mentir et de diffuser des fake news. Ça ne grandit pas notre pays, au regard de nos partenaires. (...) Ça aurait mérité une réponse à la hauteur d'un Premier ministre."

GABRIEL ASSIMILE LE RN AUX "TROUPES DE POUTINE"

"Vous m'interrogez sur l'hypothèse de soldats français ou européens ukrainiens. Mais je vais vous le dire, quand on lit les enquêtes (...), il y a lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont déjà dans notre pays. Je parle de vous et de vos troupes, madame Le Pen", conclut le Premier ministre, Gabriel Attal.

"SI VOUS AVIEZ ÉTÉ ÉLUE EN 2022..." : GABRIEL ATTAL ATTAQUE MARINE LE PEN

"La Russie a choisi de s'en prendre à la France et les alliés de la démocratie, avec des manœuvres de déstabilisation informationnelle. Vous le savez très bien, vous ne le dénoncez jamais", lance le Premier ministre, Gabriel Attal, en réponse à Marine Le Pen. "Ça ne vous pose aucun problème." "Si vous aviez été élue en 2022, on ne serait pas en train de fournir des armes aux Ukrainiens pour se défendre. On serait en train de fournir des armes à la Russie pour les écraser. C'est ça la réalité, c'était dans votre programme."

PASSE D'ARMES ENTRE MARINE LE PEN ET GABRIEL ATTAL

"Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire vers la cobelligérance", dénonce la présidente du groupe à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, au lendemain des propos du président de la République sur l'envoi de troupes en Ukraine. "Vous attendiez la première occasion pour montrer le vrai visage qui est le vôtre", lui réplique le Premier ministre, Gabriel Attal. "Vous refusez que ce n'est pas seulement une guerre contre l'Ukraine, mais une guerre contre les valeurs que Vladimir Poutine exècrent. (...) Si nous acceptons, si nous nous résignons, si nous détournons le regard, personne ne sait où la Russie s'arrêtera."

KIEV CONFIRME AVOIR PERDU UN VILLAGE PRÈS D'ADVIIVKA

L'armée russe a pris le contrôle mardi de Sieverné, un village tout proche de la ville d'Avdiivka qu'elle a récemment conquise, sur fond de poursuite de son offensive dans cette zone où elle a revendiqué plusieurs succès. Les soldats russes ont "libéré" le village de Sieverné, a assuré le ministère russe sur Telegram. Un porte-parole de l'armée ukrainienne, Dmytro Lykhovy, a confirmé à la mi-journée que les troupes ukrainiennes s'étaient "retirées des petits villages de Sieverné et de Stepové".

VOLODYMYR ZELENSKY VA PARLER ÉCHANGE DE PRISONNIERS À RYIAD

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé mardi son arrivée en Arabie Saoudite pour discuter de la médiation de ce pays dans les échanges de prisonniers de guerre entre Kiev et Moscou. Il doit s'entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. Les négociations porteront sur la "formule de paix" proposée par Kiev pour mettre fin à l'invasion russe et sur le "retour des prisonniers de guerre" et des civils ukrainiens détenus par Moscou, auquel Riyad avait "déjà contribué", a indiqué sur X (ex-Twitter).

ROME SE DÉSOLIDARISE À SON TOUR D'EMMANUEL MACRON

Le gouvernement italien de Giorgia Meloni a souligné mardi que l'aide occidentale à l'Ukraine "ne prévoit" pas le déploiement de troupes européennes ou de l'Otan, évoqué la veille par le président Emmanuel Macron. Le soutien international à l'Ukraine "ne prévoit pas la présence sur le territoire ukrainien de troupes d'Etats européens ou de l'Otan", indique un communiqué du gouvernement.

"LA RUSSIE VEUT DÉTRUIRE LA SÉCURITE EUROPÉENNE"

"La Russie veut détruire la sécurité européenne", lance le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, interpellé après les propos d'Emmanuel Macron sur l'envoi de troupes en Ukraine. "La Russie conduit des actions de déstabilisation contre les pays européens, de manipulations et de cyberattaques massives. (...) La Russie agresse l'Ukraine. La guerre peut s'arrêter si elle retire ses troupes du pays."

"NOUS DEVONS FAIRE DIFFÉREMMENT"

Répondant à la question de Julien Bayou (Nupes), à propos de l'hypothèse émise lundi par Emmanuel Macron d'un envoi de troupes au sol, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, maintient le ton : "Nous devons maintenir notre soutien à l'Ukraine dans la durée. Nous devons peut-être le faire différemment". "Il faut faire plus pour l'Ukraine, plus de munitions, plus d'équipements, plus de défense également et probablement, faire différemment en envisageant de nouvelles missions. Le Président l'a dit hier, rien ne doit être exclu dans ce domaine", affirme le patron du Quai d'Orsay.

DEUX POLICIERS TUÉS

Deux policiers ont été tués et quatre autres blessés dans une frappe d'artillerie russe sur une ferme de la région de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine, a indiqué le ministre de l'Intérieur ukrainien Igor Klymenko.


Selon lui, la frappe a touché un groupe d'enquêteurs venu "documenter les conséquences" d'un bombardement précédent de cette ferme, mais a été visé par une "nouvelle frappe", a affirmé le ministre sur Telegram. 

CONDAMNATION "RÉVOLTANTE ET INJUSTE"

La France a qualifié de "révoltante et profondément injuste" la condamnation du dissident Oleg Orlov à deux ans et demi de prison par un tribunal de Moscou pour des dénonciations répétées de l'offensive militaire russe en Ukraine.


"La France dénonce avec la plus grande vigueur le verdict", a déclaré Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, déplorant qu'Oleg Orlov ait "clairement fait l'objet d'un acharnement judiciaire au cours de son procès". Il réitère en outre l'appel de Paris "à libérer tous les prisonniers politiques, immédiatement et sans condition, notamment Vladimir Kara Mourza, dont l'état de santé est très préoccupant". 

L'EUROPE CONTREDIT MACRON

Au lendemain des déclarations d'Emmanuel Macron, plusieurs chefs d'État présents la veille à Paris ont réaffirmé leur opposition à l'envoi de troupes en Ukraine.

CHAR ABRAMS

La Russie affirme avoir détruit un char Abrams de l'armée ukrainienne près d'Avdïivka, dans l'est de l'Ukraine, première revendication de ce genre faite par Moscou depuis la livraison de ces engins lourds par Washington à Kiev. "L'ennemi a perdu (...) deux chars, dont un Abrams de fabrication américaine", a indiqué le ministère russe de la Défense. La veille, des chaînes Telegram russes avaient publié des images non vérifiées censées montrer cet engin en flammes.

ACHETER DES ARMES HORS UE ?

Face à la pénurie d'obus d'artillerie en Ukraine, une partie de l'Union européenne est prête à se rallier à une initiative tchèque pour acheter des munitions produites en dehors de l'Europe, et les réexpédier vers Kiev. La proposition des autorités tchèques est dans l'air depuis quelques semaines et a été détaillée lors la conférence sur la sécurité à Munich, entre les 17 et 19 février.


Appelant à être aussi "innovant que les soldats ukrainiens sur le front", le président tchèque Petr Pavel a affirmé qu'il fallait mutualiser des fonds pour acheter des "munitions et des équipements partout dans le monde". 

COUP DE POKER ?

Selon le colonel Michel Goya, la déclaration d'Emmanuel Macron sur un envoi de troupes en Ukraine est avant tout tactique, précisément pour éviter une guerre ouverte.

DÉBAT PARLEMENTAIRE

Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de faire devant le Parlement une déclaration "relative à l'accord bilatéral de sécurité conclu avec l'Ukraine" le 16 février, suivie d'un débat et d'un vote, a indiqué l'Élysée dans un communiqué.


Cet accord de sécurité "inscrit notre soutien à l'Ukraine dans la durée pour faire échec à la guerre d'agression de la Russie", rappelle l'Élysée qui ne précise pas la date de ce débat parlementaire, décidé au titre de l'article 50-1 de la Constitution. Après les propos du président français sur l'hypothèse d'envoyer des troupes en Ukraine, plusieurs formations politiques ont demandé la tenue d'un débat parlementaire.

Le gouvernement de gauche espagnol n'est "pas d'accord" avec l'idée d'un déploiement éventuel en Ukraine de troupes européennes, évoqué la veille par le président français, a affirmé mardi la porte-parole de l'exécutif, Pilar Alegría.


"Notre pays a déjà manifesté sa position sur cette question et nous ne sommes pas d'accord" avec l'idée de "déployer des troupes européennes en Ukraine", a-t-elle déclaré à l'issue du conseil des ministres. "Nous devons nous concentrer sur ce qui est urgent, à savoir accélérer la livraison de matériel" militaire à Kiev, a-t-elle ajouté, en insistant sur la nécessaire "unité" des Européens qui est "l'arme la plus efficace dont dispose l'Europe" face à la Russie.

LES RUSSES PROGRESSENT AUTOUR D'AVDIIVKA

L'armée russe a affirmé avoir pris le contrôle de Sieverné, petit village situé tout près d'Avdiïvka, tombée début février, au moment où les troupes de Moscou poursuivent leur offensive dans cette zone et y ont revendiqué plusieurs succès. La veille, l'armée ukrainienne avait ainsi annoncé s'être retirée d'un autre village situé à quelques kilomètres, Lastotchkyné.

OTAN

L'Otan n'a "aucun projet" d'envoi de troupes de combat en Ukraine, a indiqué à l'AFP un responsable de l'Alliance, au lendemain de déclarations du président français Emmanuel Macron estimant que l'envoi de troupes occidentales ne pouvait être exclu.


"L'Otan et les Alliés apportent une aide militaire sans précédent à l'Ukraine. Nous l'avons fait depuis 2014 et nous sommes passés à la vitesse supérieure après l'invasion russe à grande échelle. Mais il n'y a aucun projet de troupes de combat de l'Otan sur le terrain en Ukraine", a souligné ce responsable de l'Alliance.

LONDRES

Troupes en Ukraine : Londres ne prévoit pas de "déploiement à grande échelle", a fait savoir Downing Street.

TRANSNISTRIE

Ce petit territoire russophone entre la Moldavie et l'Ukraine serait sur le point d'organiser un referendum pour son rattachement à la Russie. 

RÉACTION À KIEV

"Emmanuel Macron a absolument raison", a affirmé Mikhaïlo Podoliak à l'envoyée spéciale de LCI en Ukraine. Le conseiller de Volodymyr Zelensky estime qu'"il propose un excellent débat sur l'avenir".

"Emmanuel Macron a absolument raison", affirme un conseiller de Zelensky à LCISource : TF1 Info

ALLEMAGNE

Le chancelier allemand a affirmé mardi qu'"aucun soldat" ne serait envoyé en Ukraine par des pays d'Europe ou de l'Otan, au lendemain des propos du président français n'excluant pas cette perspective.


Il a jugé lors d'une conférence de presse que "ce qui a été décidé entre nous dès le début continue à être valide pour l'avenir", à savoir "qu'il n'y aura aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les États européens, ni par les États de l'Otan sur le sol ukrainen".

POLOGNE

"La Pologne ne projette pas d'envoyer ses troupes sur le territoire ukrainien", a réagi le Premier ministre polonais depuis Prague, où il participe à un sommet avec ses homologues tchèque, slovaque et hongrois. Donald Tusk a estimé qu'on ne devrait pas "spéculer aujourd'hui s'il y aura un jour des circonstances qui pourraient changer cette position".

DÉCLARATIONS "AMBIGUËS"

Le secrétaire national du Parti socialiste appelle Emmanuel Macron à recevoir les chefs de partis après ses déclarations "ambiguës" ouvrant la porte à un "envoi de troupes" en Ukraine. Olivier Faure, comme La France Insoumise un peu plus tôt, en appelle également à une saisine du Parlement.

REACTION DU KREMLIN

Le porte-parole du Kremlin a prévenu mardi qu'envoyer des troupes en Ukraine ne serait "pas dans l'intérêt" des Occidentaux, répondant aux propos d'Emmanuel Macron, qui a estimé hier que cela ne pouvait pas "être exclu". 


"Ce n'est absolument pas dans l'intérêt de ces pays. Ils doivent en être conscients", a déclaré Dmitri Peskov à des journalistes, jugeant que le simple fait d'évoquer cette possibilité constituait "un nouvel élément très important". Interrogé sur le risque d'un conflit direct entre l'Otan et la Russie, en cas de présence militaire en Ukraine, Dmitri Peskov a répondu que "dans ce cas, nous ne devrions pas parler de probabilité, mais d'inévitabilité". 

OLEG ORLOV CONDAMNÉ

Le dissident Oleg Orlov, figure de la défense des droits humains en Russie, a été condamné à deux ans et demi de prison par un tribunal de Moscou pour ses dénonciations répétées de l'offensive militaire russe en Ukraine. 


Au moment de l'énoncé du verdict, Orlov a fait un clin d'œil à sa femme Tatiana, et lui a lancé : "Tania, tu m'as promis !", semblant lui demander de ne pas pleurer. Âgé de 70 ans, il était l'un des derniers critiques du Kremlin à ne pas être derrière les barreaux ou en exil à l'étranger. Vétéran de Memorial, l'ONG colauréate du prix Nobel de la Paix 2022 et dissoute par la justice russe, il avait dénoncé dans sa dernière prise de parole hier "l'étranglement de la liberté" en Russie et "l'entrée des troupes russes en Ukraine".  

"SANG FROID"

Le président du RN, Jordan Bardella, a jugé ce matin que qu'Emmanuel Macron est en train de "perdre son sang-froid" en n'excluant pas l'envoi de troupes occidentales en Ukraine. 


"Cette déclaration lourde de terribles conséquences d'Emmanuel Macron s’est faite sans le moindre débat parlementaire. Cette position est-elle vraiment réfléchie ?", s'est interrogé de son côté le président des Républicains, Eric Ciotti. 

"PROPOS TRÈS GRAVES"

"On ne dit pas à la légère qu'on est prêt à s'engager militairement sur le terrain face à une puissance nucléaire", a estimé Arnaud Le Gall au cours du point de presse hebdomadaire de La France Insoumise. Le député LFI demande à ce que "le Parlement soit saisi" sur les propos qu'il juge "très graves" du président de la République. "C'est remettre en cause notre doctrine de dissuasion sans aucun débat", a-t-il poursuivi. 

ENVOI DE TROUPES

La possibilité d'envoyer des troupes occidentales combattre la Russie, évoquée pour la première fois par Emmanuel Macron, est au cœur des discussions de la matinale de LCI. ⬇️

"L'envoi de troupes ne peut être exclu" : réactions et analyses sur LCISource : TF1 Info

RÉACTIONS

La classe politique française réagit à l'hypothèse, émise pour la première fois par Emmanuel Macron, d'envoyer des troupes en Ukraine. ⬇️

ENVOI DE TROUPES "PAS D'ACTUALITÉ"

L'envoi de troupes en Ukraine n'est "pas d'actualité" pour le moment, a déclaré mardi sans l'exclure le Premier ministre suédois, dont le pays va devenir le 32ᵉ membre de l'Otan. "Pour l'instant, nous sommes occupés à envoyer du matériel avancé à l'Ukraine (et ce) de différentes manières", a souligné Ulf Kristersson. Stockholm a annoncé le 20 février une aide militaire record à Kiev sous forme d'équipements d'un montant de 633 millions d'euros, incluant des munitions d'artillerie, des navires de guerre, des systèmes antiaériens et des grenades, que le pays en guerre réclame sans relâche. 


"Il n'y a pas de demande" côté ukrainien pour des troupes au sol, a fait valoir Ulf Kristersson. Donc "la question n'est pas d'actualité", a-t-il insisté, sans toutefois exclure cette possibilité à l'avenir. 

"GAZ TOXIQUE"

La Russie affirme avoir déjoué une attaque au gaz toxique, préparée selon Moscou par des services spéciaux ukrainiens, dans la région de Zaporijjia, partiellement contrôlée par les forces russes. "Une tentative des services spéciaux ukrainiens de commettre un attentat dans la région de Zaporijjia avec recours à un équivalent d'un agent militaire toxique "BZ" selon la classification de l'Otan a été déjouée", ont indiqué les services russes de sécurité (FSB). 


Les agents toxiques saisis lors de cette opération seraient "utilisés pour la fabrication des armes chimiques de destruction massive et ont été conçus aux États-Unis", avance le communiqué du FSB. Une enquête pour attentat et fabrication des armes de destruction massive a été ouverte et trois ressortissants ukrainiens ont été arrêtés, selon la même source. 

DES TROUPES EN UKRAINE ?

"On ne peut rien exclure dans une guerre" qui se tient "au cœur de l'Europe", a réagi le Premier ministre Gabriel Attal au cours de sa visite au Salon de l'agriculture ce matin. La veille, Emmanuel Macron avait pour la première fois évoqué l'hypothèse d'envoi de troupes européennes sur le théâtre de guerre.

LE POINT SUR LA SITUATION CES DERNIÈRES 24H

• Joe Biden reçoit ce mardi à la Maison-Blanche les responsables démocrates et républicains du Congrès, dans l'espoir de débloquer une aide de 60 milliards de dollars à l'Ukraine. À la Chambre des représentants, plane l'ombre de Donald Trump, l'ultra-favori des républicains pour l'élection de novembre s'opposant à cette aide et exigeant au préalable un durcissement de la législation sur l'immigration. 


• Emmanuel Macron a appelé hier les alliés de l'Ukraine réunis à Paris à un "sursaut" pour assurer la "défaite" de la Russie, annonçant de nouvelles mesures pour fournir plus d'armes à Kiev et refusant d'exclure l'option d'un envoi de troupes occidentales à l'avenir. Cette conférence organisée à la hâte par le président français, en présence de vingt-sept autres pays, intervient à un moment critique pour l'Ukraine, en attente des armes occidentales nécessaires à sa survie. 


• Une frappe de drone imputée à Kiev a fait trois morts et trois blessés dans la région russe frontalière de Belgorod, régulièrement soumise à des bombardements. "Trois civils sont morts", a affirmé sur Telegram le gouverneur local, précisant que trois autres personnes avaient été hospitalisées après avoir été blessées dans l'explosion.


• Le président ukrainien assure "ne pas comprendre" comment l'ancien président Donald Trump "peut être du côté" de la Russie, dans une interview à la chaîne CNN. "Je ne comprends pas comment Donald Trump peut être du côté de Poutine. C'est impensable", dit-il au cours de cet entretien diffusé lundi soir. L'ancien président républicain pousse ses partisans au Congrès à bloquer une aide militaire américaine de 60 milliards de dollars pour Kiev. 


• L'Ukraine n'a reçu que 30% du million d'obus d'artillerie promis par l'UE l'année dernière, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse ce lundi à Kiev, au moment où l'armée de Kiev est en difficulté sur le front et souffre du manque de munitions.


• L'armée ukrainienne a annoncé son retrait du petit village de Lastotchkyné, près de la ville d'Avdiïvka, tombée il y a plus d'une semaine, les forces russes ayant de leur côté revendiqué sa prise. La prise de cette ville industrielle constituait le premier vrai gain territorial majeur de l'armée russe depuis la conquête de Bakhmout en mai 2023. 


• La police danoise a clos son enquête sur le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique en septembre 2022, estimant ne pas "avoir les bases nécessaires" pour des poursuites. Outre le Danemark, deux autres enquêtes avaient été ouvertes, en Allemagne et en Suède. Le parquet suédois a clôturé ses investigations début février sans aucune poursuite, tandis que l'enquête est toujours en cours en Allemagne. 

TROUPES EUROPÉENNES

Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois l'hypothèse de l'envoi de troupes en Ukraine, au cours d'un sommet européen de soutien organisé ce lundi à Paris.

Plusieurs pays européens soutiennent l'initiative tchèque pour que l'UE achète des munitions hors d'Europe pour davantage soutenir l'effort de guerre ukrainien, ont déclaré des participants à une réunion sur l'Ukraine lundi à Paris. "L'initiative tchèque jouit d'un grand soutien de la part de plusieurs pays", a déclaré le Premier ministre tchèque Petr Fiala à la sortie de cette réunion qui a rassemblé au palais de l'Élysée plus de 25 pays alliés de Kiev. 

"C'est un message très fort envoyé à la Russie", a déclaré le dirigeant, assurant que 15 pays étaient prêts à rejoindre cette initiative qui vise à répondre à la pénurie de munitions, notamment d'obus d'artillerie, pour l'Ukraine. 

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a affirmé que son pays contribuerait au plan tchèque à hauteur de "plus de 100 millions d'euros" et que "d'autres pays allaient suivre" cette voie. "Sur les munitions, il y a cette très bonne initiative tchèque qui consiste à acheter des munitions et des obus à travers le monde pour l'Ukraine", a expliqué Mark Rutte. Il s'est refusé à préciser quels pays en dehors de l'Europe pourraient être sollicités pour produire ces munitions. "C'est un secret", a-t-il déclaré.  

Plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, ont signé des accords de sécurité bilatéraux avec Kiev ces dernières semaines mais l'UE, qui a livré depuis le début de la guerre pour 28 milliards d'euros d'aide militaire, peine à tenir ses engagements, en particulier en matière d'obus. 

Également présent à Paris, le Premier ministre portugais Antonio Costa a lui assuré que les ministres de la Défense de l'UE présenteraient "dans les dix jours à venir un plan concret pour renforcer la capacité de commande des munitions pour soutenir l'effort de guerre du peuple ukrainien"


La rédaction de TF1info

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