Ukraine : une guerre partie pour durer
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EN DIRECT - Guerre : l'Otan accusé par l'Ukraine de ne "strictement rien faire"

La rédaction de TF1info
Publié le 25 mai 2022 à 6h30, mis à jour le 26 mai 2022 à 2h41
JT Perso

Le chef de la diplomatie ukrainienne a accusé l'Otan de ne "strictement rien faire" contre l'invasion de son pays lancée par la Russie.
Il salue en revanche les "décisions révolutionnaires" de l'Union européenne.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

À Davos, l'Ukraine réclame plus d'armes lourdes 


L'Ukraine a besoin d'unités mobiles capables d'envoyer plusieurs roquettes simultanément, pour pouvoir se battre à armes égales avec la Russie, a expliqué Dmytro Kuleba, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, suite  à une série de discussions à Davos en compagnie de responsables gouvernementaux et de chefs d'entreprises. 


"La bataille pour le Donbass ressemble beaucoup aux batailles de la deuxième guerre mondiale", a-t-il estimé. Selon lui, "certains villages et villes n'existent plus" dans cette région de l'Ukraine, qui subit ces derniers jours des bombardements intensifs. 

Kiev remercie Paris d'accueillir et de soigner des blessés de guerre ukrainiens 


Kiev remercie la France d'accueillir "des blessés de guerre ukrainiens au sein de ses hôpitaux, et notamment au sein des hôpitaux des armées", selon un communiqué du ministère français des Armées. 


Le ministre ukrainien de la Défense a souligné  certes l'accueil, mais aussi les soins dont bénéficient les victimes ukrainiennes en France. Deux premiers militaires ukrainiens ont d'ailleurs été accueillis à l'hôpital militaire de Percy, en région parisienne.

MACRON, ERDOGAN, ET L'OTAN


Emmanuel Macron s'entretiendra jeudi avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, qui menace de mettre son veto à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan, en pleine crise ukrainienne.


Cet entretien aura lieu à 11H30 à Paris par téléphone, selon la présidence française, qui a précisé qu'Emmanuel Macron se trouvait actuellement au Fort de Brégançon, où il restera durant les quelques jours du pont de l'Ascension.


Ankara a prévenu qu'elle ne donnerait pas son accord à l'adhésion de la Suède et de la Finlande sans avoir obtenu des "mesures concrètes" de leur part concernant ses préoccupations sécuritaires, après avoir reçu les délégations de diplomates de ces deux pays.  

RESTRICTIONS DES IMPORTATIONS : L'OMC S'INQUIÈTE


La secrétaire générale de l'Organisation mondiale du commerce a appelé à limiter les restrictions aux exportations de nourriture, à l'heure où la guerre en Ukraine accentue la flambée des prix et les craintes pour la sécurité alimentaire mondiale. 


"Nous avons 22 pays maintenant avec 41 restrictions ou interdictions d'exportation de nourriture", a détaillé Ngozi Okonjo-Iweala depuis le Forum économique mondial de Davos (Suisse). L'un des derniers pays à avoir pris ce type de mesures est l'Inde, qui vient d'annoncer un plafonnement de ses exportations de sucre à partir du 1er juin, qui s'ajoute à celui imposé sur le blé.


"Nous sommes très inquiets de la situation avec les grains en Ukraine", a poursuivi la secrétaire générale de l'OMC. "Nous avons besoin de corridors sûrs sur la mer Noire : la récolte, c'est le mois prochain." 

UN ATTENTAT MANQUÉ CONTRE POUTINE ?

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Poutine : un projet d'assassinat déjoué ?

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CHANTAGE AUX CÉRÉALES : LONDRES RÉPLIQUE


Le ministre britannique de la Défense a appelé la Russie à "arrêter de voler" les céréales produites par l'Ukraine et à laisser ce pays les exporter, tout en écartant une levée des sanctions demandée par Moscou pour éviter une crise alimentaire mondiale. 


Ben Wallace se référait aux déclarations d'un ministre russe adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, qui avait exigé un peu plus tôt la levée des sanctions visant Moscou comme condition pour éviter la crise alimentaire mondiale qui se dessine du fait du conflit en Ukraine. 

KOULEBA ACCUSE L'OTAN


Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a accusé l'Otan de ne "strictement rien faire" contre l'invasion de son pays lancée par la Russie, saluant en revanche les "décisions révolutionnaires" de l'Union européenne. "Nous voyons l'Otan comme une alliance, comme une institution mise à l'écart et ne faisant strictement rien", a déclaré M. Kouleba lors du Forum économique mondial se tenant de Davos, en Suisse. 

PASSEPORTS RUSSES


L'Ukraine a dénoncé l'instauration d'une procédure spéciale par la Russie, permettant aux Ukrainiens habitant dans les régions qu'elle occupe d'obtenir des passeports russes, fustigeant une "violation flagrante" de son intégrité territoriale. 


"L'octroi forcé de passeports aux Ukrainiens à Kherson et Zaporijjia est une nouvelle preuve de l'objectif criminel de la guerre de la Russie contre l'Ukraine", a déclaré dans un communiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères. Selon le ministère, ce but est "la saisie des territoires ukrainiens pour leur occupation et leur intégration dans le domaine juridique, politique et économique russe". 

POUTINE VISITE DES BLESSÉS DE GUERRE


Vladimir Poutine a rendu visite pour la première fois à des soldats russes blessés en Ukraine, trois mois après le début de l'offensive contre son voisin. 


Selon des images diffusées à la télévision russe (voir ci-dessous), le président russe, vêtu d'une blouse blanche, a échangé avec plusieurs militaires, s'intéressant à leurs villes d'origine et leur situation familiale. Les militaires se tenaient debout près de leurs lits et leurs blessures n'étaient pas apparentes. 

Poutine visite des soldats blessés en UkraineSource : TF1 Info
JT Perso

LES RUSSES RELANCENT LE PORT DE MARIOUPOL


La Russie affirme que le port de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, avait repris ses activités après avoir été déminé, un mois après l'annonce par Moscou de la prise de cette ville stratégique.

 

Situé sur la mer d'Azov, qui elle-même s'ouvre sur la mer Noire, le port de Marioupol était, avant l'offensive russe, le deuxième port civil le plus important d'Ukraine, après celui d'Odessa. Il permettait notamment d'exporter en masse la gigantesque production ukrainienne de céréales, désormais bloquée dans le pays à cause du conflit, ce qui fait craindre une crise alimentaire mondiale. 

"CHANTAGE RUSSE"


Présent au forum de Davos, le ministre ukrainien des Affaires étrangères a dénoncé le "chantage" russe concernant la demande de Moscou de lever les sanctions visant la Russie, pour éviter une crise alimentaire mondiale. "C'est un chantage manifeste", a estimé Dmytro Kouleba, "on ne peut pas trouver un meilleur exemple de chantage dans les relations internationales. Si quelqu'un l'accepte, alors cette personne a un problème", a-t-il fustigé. 

"TUEZ LES EXPORTATIONS RUSSES"


"Tuez les exportations russes", a exhorté à Davos le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba.


"Mon message est très simple: tuez les exportations russes, à l'exception de certains produits critiques dont le monde a besoin", a déclaré M. Kouleba à Davos, estimant que Moscou devait cesser de "gagner de l'argent et de l'investir dans une machine de guerre qui tue, viole et torture des Ukrainiens". 

ROUBLES


La Russie remboursera sa dette en roubles, a indiqué le ministère russe des Finances, les États-Unis ayant décidé de mettre fin à partir de mercredi à une exemption permettant à Moscou de payer ses dettes en dollars. 


En place depuis le début des sanctions occidentales contre la Russie, en représailles à la guerre en Ukraine, cette exemption avait permis à Moscou d'échapper au défaut de paiement. 


La dette extérieure de la Russie représente, selon son ministère des Finances, environ 4.500 à 4.700 milliards de roubles (quelque 78 à 81 milliards de dollars au taux actuel), soit 20% de la dette publique totale.

LES RUSSES AUX PORTES DE SEVERODONETSK


Les combats avec les forces russes ont atteint la périphérie de Severodonetsk, a annoncé le gouverneur de la région. "Les troupes russes ont avancé pour être si proches qu'elles peuvent tirer au mortier" sur Severodonetsk, a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï, ajoutant que la ville "est tout simplement en train d'être détruite". 

LA VIE SOUS LA MENACE DES TROUPES RUSSES


Dans le Donbass, l'armée russe progresse. C'est le cas dans la région de Bakhmout, une ville de 70.000 habitants. Les poignées de civils qui sont restés tentent de survivre comme ils le peuvent.

D'EX-DIRIGEANTS APPELLENT À NÉGOCIER LA FIN DE LA GUERRE


D'anciens responsables et dirigeants mondiaux regroupés sous le nom des "Sages" appellent mercredi à une solution négociée en Ukraine, s'alarmant notamment de l'impact du conflit sur la paix mondiale et les prix alimentaires.


Tout en condamnant avec force l'invasion russe de ce pays, ces "sages" appellent, dans un communiqué, la communauté internationale "à prendre des mesures spécifiques pour réduire les risques d'une catastrophe nucléaire et l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix alimentaires mondiaux et se préparer à des négociations pour mettre fin au conflit".


"Mettre fin à la souffrance humaine provoquée par cette guerre par l'entremise de la diplomatie doit être la principale priorité de la communauté internationale", affirment-ils.

CHARLES MICHEL "CONFIANT" SUR UN POSSIBLE EMBARGO 


Le président du Conseil européen Charles Michel a affirmé mercredi rester "confiant" en un accord sur un embargo de l'UE sur le pétrole russe d'ici au début du Conseil européen lundi, malgré le blocage hongrois. "Je suis toujours confiant dans notre capacité à résoudre la question avant le Conseil européen" prévu lundi et mardi à Bruxelles, a affirmé le dirigeant de l'UE lors d'une visite à Stockholm.

RÉSERVES DE BLÉ VOLÉES PAR MOSCOU


L’Ukraine et la Russie sont les principaux exportateurs de blé dans le monde. À cause de la guerre, le commerce de ce produit est actuellement bloqué, ce qui participe à la crise alimentaire mondiale.

MOSCOU FACILITE L'OCTROI DE PASSEPORTS RUSSES


La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijjia et de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, de demander un passeport russe via "une procédure simplifiée", selon un décret présidentiel publié mercredi.


La région de Kherson a été entièrement conquise par l'armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijjia est en partie contrôlée par Moscou.

LIMITE D'ÂGE


Le Parlement russe a aboli mercredi la limite d'âge pour s'engager dans l'armée, en pleine offensive des forces russes en Ukraine. "L'adoption de cette proposition de loi permettra d'attirer dans l'armée des experts de spécialités recherchées", a souligné un des auteurs du texte, le député Andreï Kartapolov, cité sur le site de la Douma, la chambre basse.


Jusqu'à présent, seuls les citoyens âgés de 18 à 40 ans étaient autorisés à conclure un premier contrat avec l'armée. Pour les citoyens étrangers, la fenêtre était de 18 à 30 ans.


Désormais, il sera possible à toute personne volontaire n'ayant pas atteint l'âge légal de la retraite, fixé actuellement à 61,5 ans pour les hommes, de s'engager dans l'armée.

LES OLIGARQUES DANS LE VISEUR DE LA COMMISSION EUROPÉENNE


La Commission européenne a présenté mercredi des propositions pour faciliter une confiscation des avoirs d'oligarques russes, et harmoniser la répression dans l'UE de la violation des sanctions décidées en réponse à la guerre en Ukraine.


Selon un projet de directive, une confiscation des avoirs serait possible pour les individus et entités qui violent ou contournent les sanctions et ceux qui sont engagés dans des activités criminelles.

LA RUSSIE PROPOSE UN COMPROMIS SUR LES EXPORTATIONS DE NOURRITURE


La Russie a indiqué qu'elle autorisera les cargaisons de nourriture à quitter l'Ukraine, si les sanctions à son égard sont levées, rapporte The Guardian. Elle se dit prête à fournir un couloir humanitaire permettant aux navires transportant des denrées alimentaires de quitter l'Ukraine, en échange de la levée de certaines sanctions, a indiqué l'agence de presse Interfax citant le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andrei Rudenko.


Les ports ukrainiens de la mer Noire sont bloqués depuis l'invasion russe, et plus de 20 millions de tonnes de céréales sont coincées dans des silos dans le pays. "Nous avons déclaré à plusieurs reprises sur ce point qu'une solution au problème alimentaire nécessite une approche globale, y compris la levée des sanctions qui ont été imposées aux exportations et aux transactions financières russes", aurait-il dit.

DE NOUVELLES SANCTIONS ADOPTÉES PAR L'UE


"Aujourd'hui, nous prenons de nouvelles mesures pour maintenir la pression sur Poutine et ses acolytes, les agresseurs de l'Ukraine", a tweeté la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. "Premièrement, nous voulons ajouter les violations des sanctions de l'UE à la liste des crimes de l'UE et en faire une infraction pénale", a-t-elle ajouté, estimant que "ceux qui violent les sanctions doivent être traduits en justice".


"Nous présentons également des règles plus strictes pour tracer et geler les gains mal acquis - y compris en cas de violation des sanctions", a poursuivi la responsable européenne. Et de promettre : "nous ne laisserons pas les oligarques prospérer grâce à la machine de guerre russe", "leurs avoirs doivent être saisis - et éventuellement utilisés plus tard pour reconstruire l'Ukraine".

LA MENACE DE LA GUERRE SUR LA SÉCURITÉ DE LA MER BALTIQUE


"L'agression russe est totalement incompatible avec le modèle coopératif régissant les relations internationales dans la région de la mer Baltique, a un impact négatif à long terme sur la sécurité régionale et est contraire à l'ordre international fondé sur des règles", ont affirmé mercredi les chefs de la diplomatie des États riverains réunis pour la première fois depuis neuf ans, sans la Russie. 


Les réunions ministérielles du Conseil des États de la mer Baltique, une instance de coopération régionale, avaient été suspendues après l'annexion russe de la Crimée en 2014 et le soutien apporté par Moscou aux séparatistes de l'est de l'Ukraine.


Rompant avec cette longue pause, les chefs de la diplomatie des dix pays (Allemagne, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande, Pologne, Estonie, Lituanie, Lettonie) se sont retrouvés mardi et mercredi à Kristiansand (sud de la Norvège) en présence également du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. La Russie n'était en revanche pas représentée : après avoir vu sa participation au Conseil suspendue le 3 mars, elle s'en est retirée le 17 mai.

BOYCOTT DE CINÉASTES RUSSES SUR LE TAPIS ROUGE DE CANNES


Le réalisateur de "Donbass" n’est pas d’accord avec ses compatriotes qui refusent toute forme de présence russe à Cannes. La semaine dernière, certains s’étaient émus de la venue sur la Croisette du cinéaste Kirill Serebrennikov.

L'ÉCHANGE DES PRISONNIERS D'AZOVSTAL


La Russie examinera la question d'un échange de prisonniers avec l'Ukraine une fois que les détenus ukrainiens auront été jugés, a indiqué mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko, cité par les agences russes. "Nous examinerons tout cela après que ceux qui se sont rendus auront été jugés, qu'un verdict aura été prononcé", a-t-il déclaré. "Avant cela, les discussions sur un échange sont prématurées", a-t-il ajouté. 


La semaine dernière, les derniers défenseurs ukrainiens de la ville stratégique de Marioupol, retranchés pendant des semaines dans l’immense aciérie Azovstal, se sont rendus. Selon le ministère russe de la Défense, près de 4.000 soldats ukrainiens y ont été capturés.


Les autorités ukrainiennes veulent organiser un échange de prisonniers de guerre, mais les autorités russes ont indiqué à maintes reprises qu'elles considéraient au moins une partie d'entre eux, appartenant au régiment Azov, non pas comme des militaires mais comme des combattants néonazis coupables de crimes de guerre.

LA RUSSIE VEUT LA FIN DES SANCTIONS POUR ÉVITER UNE CRISE ALIMENTAIRE


Un haut diplomate russe a exigé mercredi la levée des sanctions visant Moscou comme condition pour éviter une crise alimentaire mondiale du fait du blocage des exportations de céréales ukrainiennes depuis le début de l'offensive du Kremlin.


"La résolution du problème alimentaire passe par une approche collective, impliquant notamment la levée des sanctions qui ont été instaurées contre les exportations russes et les transactions financières", a déclaré un ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences de presse russes.

V. ZELENSKY CRITIQUE UN MANQUE D'"UNITÉ" DANS LE CAMP OCCIDENTAL


Au forum économique de Davos en Suisse, le dirigeant ukrainien a également a dénoncé mercredi un manque d'"unité" des pays occidentaux face à la guerre en Ukraine, plus de trois mois après le début de l'invasion russe. "Ma question est : y a-t-il unité en pratique (dans l'Occident, ndlr) ? Je ne la vois pas", a-t-il regretté, affirmant avoir "besoin du soutien d'une Europe unie".


"Y a-t-il une unité au sujet de l'adhésion de la Suède et de la Finlande dans l'Otan"? Non. Donc l'Occident est-il uni ? Non", a renchéri Volodymyr Zelensky lors d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine. "Notre point fort était l'unité au sein du pays, et maintenant ça dépend de l'unité de l'Occident, pour être fort et soutenir fermement l'Ukraine" face à la Russie, a-t-il enchaîné.


"Nous aurons l'avantage sur la Russie quand nous serons tous vraiment unis", a-t-il encore affirmé.

V. ZELENSKY SE DIT PRÊT À PARLER À V. POUTINE, MAIS SEULEMENT EN DIRECT


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a repris la parole ce mercredi matin au Forum économique de Davos, où il s'était déjà exprimé par visioconférence lundi, précise The Guardian. Il a déclaré qu'il n'était disposé à parler qu'à Vladimir Poutine directement et non par le biais d'intermédiaires. Il a ajouté que si le président russe "comprend la réalité", il est possible de trouver une issue diplomatique au conflit.


Le président ukrainien a déclaré que Moscou devrait retirer ses troupes sur les lignes en place avant que la Russie ne commence son invasion le 24 février. "Cela pourrait être un premier pas vers des pourparlers", a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie joue la montre dans ses discussions avec l'Ukraine.

ÉTAT D'URGENCE DÉCLARÉ EN HONGRIE


Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclenché un état d'urgence dans son pays, face à l'urgence de la guerre en Ukraine, a-t-il argué. Il a indiqué dans une vidéo publiée sur Facebook que son gouvernement espérait ainsi pouvoir répondre plus rapidement aux défis créés par la guerre. Il permettra au gouvernement hongrois d'approuver des mesures par décret, dont les premières seront annoncées mercredi. "Le monde est au bord d'une crise économique", a-t-il dit.

LES CONDOLÉANCES DE V. ZELENSKY APRÈS LA TUERIE AU TEXAS


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté mercredi ses condoléances aux victimes de la tuerie dans une école au Texas. "Je veux présenter mes condoléances à tous les proches et familles des enfants qui ont été tués dans la terrible fusillade d'une école au Texas", a affirmé le dirigeant en préambule d'une prise de parole au cours d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine à Davos.


"Il est terrible d'avoir des victimes de tireurs en temps de paix", a estimé le président ukrainien qui s'exprimait en ukrainien par visioconférence et dont les propos étaient traduits. "Cela arrive partout, cela arrive dans le monde, cela arrive visiblement dans des sociétés en paix", a également dit le chef d'État dont le pays subit les assauts de la Russie depuis trois mois.

WASHINGTON REFUSE TOUT REMBOURSEMENT DE LA DETTE RUSSE EN DOLLARS


Les États-Unis ont décidé de mettre fin, à partir de 0h01 mercredi heure de Washington (04h01 GMT), à une exemption permettant à Moscou de payer ses dettes en dollars, a annoncé mardi le Trésor américain, une décision qui pourrait précipiter la Russie dans le défaut de paiement. Cette mesure va prendre effet deux jours avant la prochaine échéance de paiement pour Moscou, qui porte sur un peu plus de 100 millions de dollars d'intérêts sur deux obligations.


Selon le Wall Street Journal citant l'agence de presse russe officielle Tass, les autorités se seraient toutefois déjà acquittées du paiement de ces intérêts. Outre l'échéance du 27 mai, le gouvernement russe doit encore honorer 12 paiements d'ici la fin de l'année. Le défaut de paiement paraît donc inéluctable.

LE SPECTRE DE LA CRISE ALIMENTAIRE EN AMÉRIQUE LATINE


L'Amérique latine et les Caraïbes sont menacées par une crise alimentaire, conséquence de la guerre en Ukraine qui relance l'inflation dans une région qui n'a pas encore surmonté le choc de la pandémie de coronavirus, a averti mardi le Programme alimentaire mondial (PAM).


"Des millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire si le conflit en Ukraine se poursuit", s'alarme dans un communiqué Lola Castro, directrice du bureau du PAM pour l'Amérique latine et les Caraïbes, basé à Panama.


Au moins 9,3 millions de personnes dans la région sont en proie à l'insécurité alimentaire et ce chiffre pourrait "dans le pire des cas" passer à 13,3 millions si le conflit se poursuit, selon le communiqué de l'agence onusienne.


"Les prix des matières premières et de l'énergie ont augmenté (...) La hausse de l'inflation des produits alimentaires menace la région, où plusieurs pays sont très dépendants des importations de céréales", notamment dans les îles des Caraïbes, explique le PAM.

LE COÛT D'UN ÉVENTUEL EMBARGO SUR LE PÉTROLE RUSSE 


Prix à la pompe, contraintes techniques : un éventuel embargo européen sur le pétrole russe, en discussion depuis de longues semaines à Bruxelles, aurait de coûteuses conséquences sur les consommateurs et les entreprises, avertit le Cepii dans une note publiée mercredi.


Si l'Europe se détourne du pétrole russe en réaction à la guerre en Ukraine, "il faudra remplacer un peu plus d’un quart des importations totales" d'or noir du continent, alerte le Centre d'études prospectives et d'informations internationales, un organisme rattaché à Matignon.


En effet, 30% des importations européennes de pétrole proviennent de Russie et 40% des importations de produits pétroliers émanent de Moscou, selon le Cepii, d'où la nécessité de diversifier les approvisionnements européens d'hydrocarbures, par exemple en se tournant vers l'Arabie Saoudite, le Brésil, les États-Unis ou le Canada.

"TOUT DÉTRUIRE"


L'armée russe tente coûte que coûte de resserrer son étau sur la région de Lougansk, dans le Donbass (est), où elle a intensifié son offensive dans l'objectif de "tout détruire", selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.


"Dans la région de Lougansk, les Russes avancent dans toutes les directions à la fois", a affirmé mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, sur Telegram.


"La situation dans le Donbass est extrêmement difficile", a reconnu de son côté mardi soir le président Zelensky. "Toutes les forces que l'armée russe a encore ont été jetées là pour l'offensive" car ils "veulent tout détruire", a-t-il affirmé.

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les dernières informations sur le conflit. 

Au 90e jour de l'invasion russe de Ukraine, le conflit reste vif. Les combats étaient en cours pour le contrôle de la ville de Lyman, important noeud ferroviaire et carrefour clé dans l'est de l'Ukraine, a indiqué mardi le chef des séparatistes prorusses de Donetsk Denis Pouchiline, selon qui la moitié de la localité serait déjà sous contrôle russe.

De son côté, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a instauré un second état d'urgence, cette fois pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, alors que le premier état d'urgence lié à la pandémie de coronavirus devait expirer mardi prochain. "Le monde est au bord d'une crise économique. La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles", a déclaré sur Facebook le dirigeant nationaliste.


La rédaction de TF1info

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