Ukraine : la guerre du froid
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EN DIRECT - Ukraine : Accord du G7 et de l'Australie pour plafonner le prix du pétrole russe à 60 dollars, comme l'UE

Publié le 2 décembre 2022 à 6h45, mis à jour le 3 décembre 2022 à 7h38
JT Perso

Au cours d'un entretien téléphonique, Vladimir Poutine a dénoncé auprès du chancelier allemand la "ligne destructrice" de l'Occident sur l'Ukraine.
Comme Joe Biden, Olaf Scholz a insisté pour que l'armée russe quitte l'Ukraine en vue de négociations.
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ACCORD DU G7 ET DE L'AUSTRALIE POUR PLAFONNER LE PRIX DU PETROLE RUSSE À 60 DOLLARS, COMME L'UE 


Les pays du G7, ainsi que l'Australie, se sont entendus vendredi pour plafonner le prix du pétrole russe à 60 dollars par baril, après l'accord trouvé plus tôt dans la journée par les 27 pays de l'Union européenne, selon un communiqué commun.


L'accord sur le principe était déjà acté, mais il restait suspendu à la décision de Varsovie, qui a donné son feu vert vendredi sur ce prix, permettant d'abord un accord au sein de l'UE, puis avec les autres pays du G7 et l'Australie. Le mécanisme entrera en vigueur lundi, est-il précisé dans le communiqué, alors que débute l'embargo de l'UE sur le pétrole russe acheminé par voie maritime.

BIDEN N'A PAS L'INTENTION DE PARLER A POUTINE POUR LE MOMENT, CLARIFIE LA MAISON-BLANCHE


La Maison Blanche a clarifié vendredi les propos de Joe Biden la veille, insistant sur le fait que le président américain n'envisageait pas de discuter pour le moment avec Vladimir Poutine sur le dossier ukrainien.


"Il n'a aucune intention d'échanger avec M. Poutine pour l'instant", a déclaré vendredi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, qui dépend de la Maison Blanche. "Et comme (M. Biden) l'a également déclaré, Poutine n'a montré absolument aucun intérêt pour quelque dialogue que ce soit -- c'est en fait plutôt le contraire", a-t-il dit à la presse.

PRIX DU PÉTROLE RUSSE PLAFONNE : UNE BONNE NOUVELLE POUR LA MAISON-BLANCHE


La Maison Blanche a jugé vendredi "bienvenue" la nouvelle d'un accord de l'Union européenne (UE) pour plafonner le prix du pétrole russe à 60 dollars par baril.


"Nous continuons de penser qu'un plafonnement des prix aidera à limiter la capacité de M. (Vladimir) Poutine à profiter du marché du pétrole pour continuer à financer un appareil de guerre qui continue à tuer d'innocents Ukrainiens", a affirmé à des journalistes le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby.

"DES YEUX D'ANIMAUX" REÇUS DANS LES AMBASSADES D'UKRAINE EN EUROPE


L'Ukraine a affirmé vendredi avoir reçu à plusieurs de ses représentations diplomatiques en Europe des colis contenant des "yeux d'animaux", dénonçant une "campagne planifiée de terreur" de Moscou, deux jours après qu'une lettre piégée eut blessé un de ses employés à Madrid.


"Des colis sanglants sont arrivés aux ambassades en Hongrie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Croatie, en Italie, en Autriche, aux consulats généraux de Naples et de Cracovie, et au consulat de Brno", a indiqué dans un communiqué sur Facebook le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko.


"Les colis contenaient des yeux d'animaux", a-t-il détaillé. Avant d'ajouter, sans donner plus de détails: "Les emballages eux-mêmes étaient trempés dans un liquide de couleur spécifique et avaient une odeur similaire".

L'ALLEMAGNE DEMANDE LE RETRAIT DES TROUPES RUSSES


Durant un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz, celui-ci a demandé au président russe le retrait de ses troupes d'Ukraine. Le chancelier "a insisté auprès du président russe pour qu'une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, ce qui implique le retrait des troupes russes", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit.

DES FRAPPES "INÉVITABLES"


Selon le Kremlin, Vladimir Poutine a dénoncé auprès du chancelier allemand Olaf Scholz la "ligne destructrice" de l'Occident sur l'Ukraine. Il aurait ajouté lors d'un entretien de deux heures entre les deux dirigeants que les frappes contre les infrastructures ukrainiennes seraient par ailleurs "inévitables".

"L'OPÉRATION MILITAIRE CONTINUE"


À la suite des déclarations du président américain, Joe Biden, sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine, sous conditions, le Kremlin a rejeté cette possibilité. "Biden a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine", ce que Moscou rejette "bien évidemment", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "L'opération militaire continue", a-t-il ajouté.

LES PRIX DU PÉTROLE RUSSE, SUR LE POINT D'ÊTRE PLAFONNÉ


Un accord autour d'un plafonnement des prix du pétrole russe a été quasiment ficelé jeudi soir par les ambassadeurs des pays membres de l'UE à Bruxelles, coordonnés sur ce dossier avec leurs alliés du G7, notamment les Américains et les Britanniques, ainsi que l'Australie.


Le mécanisme envisagé prévoit d'imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des États tiers, en complément de l'embargo de l'UE qui entre en vigueur lundi, selon des sources diplomatiques.


Seule l'approbation de la Pologne manquait, vendredi, le pays jugeant l'instrument trop limité et réclamant un prix beaucoup plus bas. Des sources ont évoqué une proposition à 30 dollars le baril.

RÉAJUSTEMENT DES POINTS LOGISTIQUES RUSSES


Selon le point quotidien du ministère britannique de la Défense, le retrait de la Russie de la rive occidentale du Dniepr le mois dernier a permis aux forces armées ukrainiennes la possibilité de frapper d'autres points logistiques et lignes de communication russes. 


Cette menace a très probablement incité les logisticiens russes à déplacer les points d'approvisionnement, y compris les points de transfert ferroviaire, plus au sud et à l'est. 


"Les unités logistiques russes devront effectuer des chargements et des déchargements supplémentaires à forte intensité de main-d'œuvre pour passer du transport ferroviaire au transport routier. Par la suite, les mouvements routiers seront toujours vulnérables à l'artillerie ukrainienne lorsqu'ils se déplaceront pour approvisionner les positions défensives avancées russes", ajoute le rapport.


"La pénurie de munitions de la Russie (exacerbée par ces défis logistiques) est probablement l'un des principaux facteurs qui limitent actuellement le potentiel de la Russie à relancer des opérations terrestres offensives efficaces et à grande échelle."

L'EUROPE N'EST "PAS ASSEZ FORTE"


La Première ministre finlandaise Sanna Marin a dressé un bilan "très honnête" des capacités de l'Europe à l'aune de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, déclarant sans ambages qu'elle n'est "pas assez forte" pour tenir seule tête à Moscou.


En visite en Australie, la dirigeante du pays candidat à l'adhésion à l'Otan a souligné que l'invasion et l'occupation de l'Ukraine voisine par la Russie ont révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l'Europe face à la Russie de Vladimir Poutine.

LE POINT SUR LA SITUATION


En ce 282e jour de guerre, retrouvez les informations de ces dernières 24 heures liées à l'invasion de la Russie en Ukraine.

13.000 MILITAIRES UKRAINIENS TUÉS DEPUIS LE DÉBUT DU CONFLIT


Un maximum de 13.000 militaires ukrainiens ont été tués depuis l'invasion de leur pays par la Russie en février, a affirmé jeudi un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.


"Nous avons des estimations officielles de la part de l'état-major (...) Elles vont de 10.000 (...) à 13.000 morts", a précisé Mykhailo Podolyak, l'un des conseillers de M. Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24. Selon lui, le chef de l'État rendra publiques les données officielles "lorsque le temps sera venu".


Dans le camp adverse, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a affirmé en septembre que 5937 soldats russes avaient alors été tués depuis le début du conflit le 24 février. Les deux adversaires sont soupçonnés de minimiser l'ampleur de leurs pertes humaines pour éviter de peser sur le moral de leurs troupes.

DE NOMBREUSES PERTES CHEZ LES MILITAIRES RUSSES 


Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a estimé en novembre que plus de 100.000 militaires russes avaient été tués ou blessés depuis l'invasion et que les pertes étaient probablement du même ordre côté ukrainien.


Ces chiffres - qui ne peuvent être confirmés de sources indépendantes - sont les plus précis fournis à ce jour par le gouvernement américain. Plusieurs milliers de civils ont également été tués dans le plus violent conflit armé en Europe depuis des décennies.

DES MILLIERS DE MILITAIRES UKRAINIENS TUÉS 


Un maximum de 13.000 militaires ukrainiens ont été tués depuis l'invasion de leur pays par la Russie en février, a affirmé jeudi un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.


"Nous avons des estimations officielles de la part de l'état-major (...) Elles vont de 10.000 (...) à 13.000 morts", a précisé Mykhailo Podolyak, l'un des conseillers de M. Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24.


Selon lui, le chef de l'État rendra publiques les données officielles "lorsque le temps sera venu".

SOUTENIR L'UKRAINE "AUSSI LONGTEMPS QU'IL LE FAUDRA", ASSURENT BIDEN ET MACRON


Lors de la visite d'État du président français aux États-Unis, Joe Biden et Emmanuel Macron se sont engagés, dans un communiqué commun, à soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra".


Selon ce document, les présidents américain et français "réaffirment le soutien continu de leurs pays à l'Ukraine" et s'engagent notamment à lui fournir "une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra".

BONJOUR À TOUS


Bienvenue dans ce live du vendredi 2 décembre, consacré essentiellement aux informations liées à la guerre en Ukraine. 

L'Ukraine va limiter les activités sur son territoire des organisations religieuses affiliées à la Russie et remettre en question le statut de l'Église orthodoxe dépendante du patriarcat de Moscou, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky. "Le Conseil de sécurité nationale et de défense a chargé le gouvernement de proposer à la Verkhovna Rada (le Parlement, ndlr) un projet de loi pour rendre impossible les activités en Ukraine des organisations religieuses affiliées aux centres d'influence en Russie", a déclaré Zelensky dans son discours vidéo du soir. 

Selon Volodymyr Zelensky, l'État ukrainien devra également "s'assurer de l'expertise religieuse du statut de l'Eglise orthodoxe ukrainienne sur la présence d'un lien canonique avec le patriarcat de Moscou et, si nécessaire, prendre les mesures prévues par la loi". 

Ces mesures font suite à des perquisitions menées en novembre par les services de sécurité ukrainiens dans le principal monastère de la capitale Kiev, lieu de résidence du primat de l'Église orthodoxe ukrainienne, et plusieurs autres lieux de cultes, sur fond de soupçons de liens avec Moscou. Les services ukrainiens ont ensuite assuré y avoir saisi plusieurs milliers de 

dollars et de la "littérature prorusse". 

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L'Ukraine, pays à majorité orthodoxe, est divisé entre une Église dépendante du patriarcat de Moscou - qui a cependant annoncé rompre ses liens avec la Russie fin mai du fait de l'invasion du pays  - et par une autre Église représentée par le patriarcat de Kiev ayant prêté en 2019 allégeance au patriarche Bartolomée, basé à Istanbul. 

L'Église orthodoxe russe, dont le patriarche Kirill est un important soutien du président russe Vladimir Poutine, avait dénoncé les perquisitions menées en Ukraine comme un "acte d'intimidation" envers les croyants. 


La rédaction de TF1info

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