Ukraine : plus de sept mois de guerre

EN DIRECT - Guerre en Ukraine : arrestation de la journaliste russe opposée à l'offensive

La rédaction de TF1info
Publié le 10 août 2022 à 7h30, mis à jour le 11 août 2022 à 7h40
JT Perso

Source : TF1 Info

La journaliste russe Marina Ovsiannikova était devenue célèbre après avoir interrompu le journal d'une chaîne d'État russe, brandissant une affiche contre l'offensive en Ukraine
Elle a été arrêtée mercredi pour avoir "discrédité" l'armée, a indiqué son avocat.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

Moscou coupe le robinet du pétrole. Les livraisons de pétrole russe à trois pays européens via l'Ukraine ont été interrompues après le refus d'une transaction bancaire liée aux sanctions, a annoncé mardi l'entreprise russe responsable du transport des hydrocarbures.

Il s'agit des livraisons via une branche de l'oléoduc Droujba transitant par l'Ukraine et qui dessert trois pays européens sans accès à la mer, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque. Les livraisons à la Pologne et à l'Allemagne, via une autre branche de Droujba transitant par le Bélarus, "se poursuivent normalement", a déclaré Transneft. 

Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations du jeudi 11 août sur la guerre en Ukraine dans cet article.

EXPORTATIONS


Les premières exportations de blé ukrainien depuis l'invasion russe devraient commencer la semaine prochaine, conformément à un accord international signé en juillet à Istanbul, a affirmé mercredi un haut responsable de l'ONU.


Les 12 premiers navires qui ont quitté les ports ukrainiens transportaient du maïs ou d'autres produits alimentaires, a affirmé Frederick Kenney, coordinateur par intérim du Centre de coordination conjointe (CCC) établi à Istanbul et chargé de superviser l'application de l'accord international signé le 22 juillet. 


M. Kenney a précisé que les silos de l'Ukraine étaient remplis de maïs lorsque la Russie a lancé l'invasion du pays le 24 février.

APPEL POUR NE PLUS OCTROYER DE VISAS AUX CITOYENS RUSSES 


Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, a appelé tous les pays de l'Union européenne et du G7 de ne plus octroyer de visa aux citoyens russes. 


"Les Russes soutiennent largement la guerre en Ukraine. Ils doivent perdre le droit de pouvoir passer d'une frontière à une frontière jusqu'à ce qu'ils respectent ces frontières", a-t-il justifié. La demande avait déjà été formulée précédemment par l'Estonie et la Finlande.

TÉHÉRAN ASSURE QUE SON SATELLITE NE SERT PAS À "ESPIONNER"


Téhéran a rejeté mercredi les allégations américaines selon lesquelles le satellite iranien lancé par la Russie serait destiné à des activités "d'espionnage".


"Parfois, certains commentaires sont faits pour attiser les tensions", a répondu le chef de l'Agence spatiale iranienne Hassan Salarieh. "Affirmer que nous voulons nous livrer à des opérations d'espionnage avec le satellite Khayyam (...) est réellement puéril", a-t-il dit à la presse.


"Khayyam est entièrement conçu et construit pour répondre aux besoins du pays dans divers domaines de gestion des crises urbaines, des ressources naturelles, des mines, de l'agriculture, etc", a-t-il ajouté.

LA RUSSIE "MET EN DANGER LA RÉGION"


Le groupe des pays les plus industrialisés du G7 a accusé mercredi Moscou de "mettre en danger" la région ukrainienne autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les troupes russes, et demandé la restitution de la centrale à l'Ukraine.


"Nous exigeons que la Russie rende immédiatement à son propriétaire souverain légitime, l'Ukraine, le contrôle total de la centrale nucléaire de Zaporijjia", écrit le G7 dans un communiqué publié par l'Allemagne, qui en assure la présidence. "C'est le contrôle continu de la centrale par la Russie qui met la région en danger", assure le groupe.

ZAPORIJIA : LE G7 ACCUSE LA RUSSIE


Mercredi, le G7 a accusé Moscou de "mettre en danger" la région ukrainienne autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les troupes russes, et demandé la restitution de la centrale à l'Ukraine.


"Nous exigeons que la Russie rende immédiatement à son propriétaire souverain légitime, l'Ukraine, le contrôle total de la centrale nucléaire de Zaporijjia", écrit le G7 dans un communiqué publié par l'Allemagne, qui en assure la présidence. "C'est le contrôle continu de la centrale par la Russie qui met la région en danger".

COMMANDE D'HÉLICOPTÈRES RUSSES ANNULÉE PAR LES PHILIPPINES


Les autorités philippines ont annoncé avoir annulé la commande de 16 hélicoptères militaires russes. Selon des articles de presse, cela serait dû aux sanctions américaines contre Moscou, ce qui n'a pas été évoqué par le porte-parole du ministère philippin de la Défense.


Celui-ci a assuré à l'AFP que son ministère était "en train de formaliser la rupture". Manille, allié de longue date des États-Unis, avait conclu en novembre un contrat de 12,7 milliards de pesos philippins (228 millions d'euros) pour des hélicoptères Mi-17 afin de moderniser ses équipements militaires.

DES MESURES POUR CONTRER L'ENVOLÉE DES PRIX CRÉÉE PAR LA GUERRE EN UKRAINE


Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a annoncé que Berlin allait adopter une série de mesures fiscales d'un montant de 10 milliards d'euros en 2023 pour atténuer l'envolée des prix. L'inflation en Allemagne a atteint 7,5% en juillet, en recul par rapport à juin, mais elle se situe toujours à un très haut niveau en raison de la guerre en Ukraine.

ENQUÊTE PÉNALE À L'ENCONTRE DE LA JOURNALISTE RUSSE MARINA OVSIANNIKOVA


La journaliste s'était rendue célèbre à la suite de son intervention lors du journal d'une chaîne d'État russe avec une affiche contre l'offensive en Ukraine. Elle avait alors écopé de deux amendes administratives. Marina Ovsiannikova a finalement été arrêtée ce mardi 10 août au terme d'une perquisition de son domicile menée par les forces de l'ordre. 


Sous le coup d'une enquête pénale pour "diffusion de fausses informations sur l'armée russe", elle pourrait alors être condamnée d'une peine allant jusqu'à quinze ans de prison. Celle-ci fait suite à sa participation à une manifestation devant le Kremlin le 15 juillet dernier. La journaliste avait alors accusé Vladimir Poutine d'"assassin", évoquant les enfants morts en Ukraine.

LA VENTE DU PREMIER CHARGEMENT DE CÉRÉALES UKRAINIENNES ANNULÉE


Le contrat de vente du premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe au Liban a été annulé en raison du retard de livraison. Le Razoni avait quitté le 1er août le port ukrainien d'Odessa sur la mer Noire avec 26.000 tonnes de maïs, et aurait dû accoster dimanche dans le port de Tripoli, au Liban. 


Le délai de livraison de cinq mois a toutefois "incité l'acheteur et l'expéditeur à s'entendre sur l'annulation de la commande", selon un communiqué de l'ambassade ukrainienne au Liban. L'expéditeur étudie néanmoins "d'autres demandes d'achat".

80 ROQUETTES RUSSES LANCÉES DANS LA RÉGION DE DNIPROPETROVSK


"Nous avons passé une nuit horrible. (...) C'est très dur de sortir les corps de sous les décombres", souligne Valentin Reznitchenko, le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, où 13 civils ont été tués dans des bombardements russes dans la nuit de mardi à mercredi. "Je vous supplie, allez dans des endroits sûrs pendant les alertes aériennes. (...) Ne laissez pas les Russes vous tuer". 


La ville de Marganets, située sur l'autre rive du fleuve Dnipro face à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijiia, et le village de Vychtchetarassivka ont été visés dans cette attaque avec des lance-roquettes multiples Grad. "Quatre-vingt roquettes ont été lancées délibérément et insidieusement sur des quartiers résidentiels alors que les gens dormaient chez eux", a-t-il dénoncé.

BOMBARDEMENTS RUSSES DANS LA RÉGION DE DNIPROPETROVSK


Treize civils ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans des bombardements russes dans la région de Dnipropetrovsk, dans le centre-est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur Valentin Reznitchenko. Deux blessés ont succombé à leurs blessures, s'ajoutant au bilan de onze morts annoncé par le gouverneur quelques minutes plus tôt sur Telegram.

LES RUSSES TENTENT DE RELIER ZAPORIJJIA À LA CRIMÉE


La situation est toujours aussi tendue à la centrale nucléaire de Zaporijjia. Selon le patron de la compagnie ukrainienne Energoatom, Petro Kotine, les militaires russes "mettent en œuvre le programme (du groupe russe) Rosatom visant à la faire basculer sur les réseaux électriques de Crimée".


"La première condition pour cela est d'endommager les lignes électriques reliant la centrale au système énergétique ukrainien. Du 7 au 9 août, les Russes ont déjà endommagé trois lignes électriques. En ce moment, la centrale fonctionne avec une seule ligne de sortie d'électricité, ce qui est un mode de fonctionnement extrêmement dangereux", car si elle est coupée, "la centrale devra passer sur des générateurs diesel, et tout dépendra de leur fiabilité", a expliqué Petro Kotine.

BOMBARDEMENTS RUSSES À L'EST DE L'UKRAINE


Selon l'état-major de l'armée ukrainienne, les Russes ont continué mardi de bombarder plusieurs localités de l'est de l'Ukraine, des environs de Tcherniguiv, dans le nord, de Kharkiv, dans le nord-est, ainsi que la ville de Mykolaïv, dans le sud.  


Dans la région orientale de Donetsk, plus de 3.000 civils, dont 600 enfants, ont au total été évacués depuis que les autorités ont rendu fin juillet ces évacuations obligatoires, a annoncé Kiev.

ARRÊT DES LIVRAISONS DE PÉTROLE RUSSE POUR TROIS NOUVEAUX PAYS


L'entreprise russe responsable du transport des hydrocarbures, Transneft, a annoncé mardi que les livraisons de pétrole russe par le territoire ukrainien à destination de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque,  États membres de l'Union européenne dépourvus d'accès à la mer, ont été interrompues le 4 août.


Transneft a expliqué que le paiement portant sur le droit de transit par l'Ukraine pour le mois d'août, effectué le 22 juillet, avait été refusé le 28 juillet à cause de l'entrée en vigueur de certaines sanctions contre la Russie.


Il s'agit des approvisionnements via une branche de l'oléoduc Droujba traversant l'Ukraine et qui dessert les trois pays concernés. Les livraisons à la Pologne et à l'Allemagne, à travers le Bélarus, "se poursuivent" en revanche "normalement", a assuré Transneft.  

EXPLOSIONS DANS UN DÉPÔT DE MUNITIONS EN CRIMÉE


Des explosions ayant fait un mort et des blessés se sont produites mardi dans un dépôt de munitions sur le site d'un aérodrome militaire de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie.


L'armée russe a affirmé qu'aucun tir ni bombardement n'avait été à l'origine de ces déflagrations, d'abord signalées par les autorités de cette presqu'île unilatéralement rattachée à la Russie en 2014. Selon un communiqué de l'armée russe, "plusieurs munitions destinées à l'aviation ont explosé dans un dépôt situé sur le territoire de l'aérodrome militaire de Saki, près de la localité de Novofiodorovka".


Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient une boule de feu se former après une forte déflagration, tandis que d'épaisses volutes de fumée noire s'élevaient dans le ciel et que des vacanciers paniqués quittaient la plage située à proximité.

BONJOUR


Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les principales informations du conflit, en ce mercredi 10 août. 

Malgré l'offensive militaire qu'y mène la Russie depuis fin février, du pétrole et du gaz russes continuent de transiter via l'Ukraine vers l'Union européenne, dont plusieurs membres sont fortement dépendants aux hydrocarbures de Moscou. L'UE a adopté en juin un embargo progressif sur le pétrole russe, prévoyant notamment l'arrêt des importations par bateau de brut dans les six mois.

Situation toujours complexe à Zaporijjia

Sur le front militaire, selon l'état-major de l'armée ukrainienne, les Russes ont continué mardi de bombarder plusieurs localités de l'est de l'Ukraine, des environs de Tcherniguiv, dans le nord, de Kharkiv, dans le nord-est, ainsi que la ville de Mykolaïv, dans le sud.  Dans la région orientale de Donetsk, plus de 3.000 civils, dont 600 enfants, ont au total été évacués depuis que les autorités ont rendu fin juillet ces évacuations obligatoires, a annoncé Kiev.

La situation reste complexe à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe. Le site situé dans la partie méridionale de l'Ukraine a été la cible à la fin de la semaine dernière de frappes d'origine pour le moment indéterminée, les Russes et les Ukrainiens s'en renvoyant la responsabilité.


La rédaction de TF1info

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