Ukraine : Kherson libéré, un tournant dans la guerre ?

EN DIRECT - Ukraine : à Kherson, la Russie a détruit "toutes les infrastructures cruciales", selon Zelensky

Publié le 14 novembre 2022 à 7h00, mis à jour le 15 novembre 2022 à 4h53
JT Perso

L'opérateur national ukrainien Ukrenergo a affirmé lundi que la Russie a détruit une centrale électrique clef à Kherson avant le retrait de ses troupes de la ville, la semaine dernière.
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FIN DU DIRECT SUR LA GUERRE EN UKRAINE


Le fil d'actualités du lundi 14 novembre est terminé. Retrouvez toutes les actualités sur la guerre en Ukraine sur le direct du mardi 15 novembre.

"AUCUNE EXCUSE AU CHANTAGE NUCLÉAIRE" POUR ZELENSKY


À l'ouverture du G20 ce mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé "les menaces folles de recours à l'arme nucléaire" de la Russie, affirmant qu'il ne pouvait y avoir "aucune excuse au chantage nucléaire".


"C'est pareil pour les folles menaces de recours à l'arme nucléaire exprimées par les responsables russes. Il ne peut y avoir aucune excuse pour le chantage nucléaire", a-t-il déclaré, selon une traduction en anglais de son discours, où il s'adresse au "G19", en excluant apparemment Moscou.

LE G20 CONDAMNERA L'OFFENSIVE RUSSE ? 


Selon un haut responsable américain, le G20 publiera un communiqué dans lequel "la plupart" des membres du groupe condamneront fermement l'offensive russe en Ukraine. 


"Je pense que vous allez voir que la plupart des membres du G20 vont dire clairement qu'ils condamnent la guerre menée par la Russie en Ukraine, et qu'ils voient la Russie comme la cause principale des souffrances économiques et humanitaires immenses dans le monde", a-t-il indiqué à des journalistes sous couvert de l'anonymat.


Le sommet du G20, qui se tient de mardi à mercredi à Bali, en Indonésie, est le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux depuis le début de la pandémie.

MISE EN GARDE CONTRE "UNE NOUVELLE GUERRE FROIDE"


Lors de l'ouverture du sommet du G20 à Bali, le président indonésien Joko Widodo a lancé une mise en garde face au risque d'une "nouvelle guerre froide". 


Alors que l'actualité est dominée par l'invasion russe de l'Ukraine, le président indonésien a déclaré qu' : "Être responsable signifie aussi que nous devons mettre fin à la guerre"


"Nous ne devons pas diviser le monde en plusieurs camps. Nous ne devons pas laisser le monde basculer dans une nouvelle guerre froide", a-t-il ajouté, insistant : "Nous ne devons pas échouer".

VOTE DE l'ONU POUR UN FONDS D'INDEMNISATION


L'Assemblée générale des Nations unies a voté ce lundi une résolution appelant à la mise en place d'un mécanisme de réparations par la Russie des destructions humaines et matérielles causées par son invasion de l'Ukraine. L'ONU veut que la Russie "assume les conséquences" du conflit qu'elle a initié.


Pour autant, ce vote est une simple prise de position et n'oblige en rien Moscou à suivre cette résolution.

ZELENSKY CHARGE LES RUSSES SUR KHERSON


La Russie a détruit "toutes les infrastructures cruciales" dans la ville de Kherson reprise aux forces de Moscou la semaine dernière par l'armée ukrainienne, a déclaré lundi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.


"Avant l'hiver, les occupants russes ont détruit absolument toutes les infrastructures critiques", a affirmé M. Zelensky dans son allocution quotidienne, après avoir visité lundi la ville de Kherson. "Absolument toutes les installations importantes de la ville et de la région sont minées", a-t-il ajouté.

CLIMAT


La Russie doit endosser la responsabilité à l'égard du monde entier pour les dommages écologiques provoqués par la guerre en Ukraine, a déclaré lundi soir à la COP27 le ministre ukrainien de l'Environnement Ruslan Strilets.


Dans le but d'obtenir réparation, Kiev lance une plateforme d'évaluation des atteintes à l'environnement provoquées par les opérations militaires, a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse, tenue en marge de la 27ᵉ conférence internationale sur le climat à Charm el-Cheikh, en Égypte.


"La Russie doit être tenue pour responsable non seulement vis-à-vis de l'Ukraine, mais aussi du monde entier", a déclaré le ministre ukrainien.


Kiev ambitionne, par cette plateforme, "d'unifier les approches d'évaluation des dommages à l'échelle internationale" et de "renforcer la coopération dans la réparation" de ceux-ci, a-t-il précisé. "Le principal défi, et nous en sommes conscients, est qu'il sera très difficile pour nous d'ester en justice pour chaque dommage environnemental", a-t-il ajouté.

KHERSON : UNE CENTRALE DÉTRUITE


L'opérateur national ukrainien Ukrenergo a affirmé lundi que la Russie a détruit une centrale électrique clef à Kherson avant le retrait de ses troupes de la ville et de la rive droite du Dniepr la semaine dernière.


"La centrale énergétique qui fournissait l'électricité pour l'ensemble de la rive droite dans la région de Kherson et une partie importante de la région de Mykolaïv est pratiquement détruite", a écrit le président d'Ukrenergo Volodymyr Koudrytsky sur Facebook, ajoutant qu'il s'agissait d'une des "conséquences de la peur impuissante des occupants avant leur fuite".

KIEV VEUT RELANCER LES TRAINS VERS KHERSON


Selon le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandr Kubrakov, l'entreprise ferroviaire nationale Ukrzaliznytsia a lancé des travaux pour réparer les voies ferrées et autres infrastructures endommagées dans la région de Kherson. "Nous prévoyons de rétablir le service ferroviaire avec Kherson dans les 10 jours", a indiqué le ministre. 


Par ailleurs, Oleksandr Kubrakov indique qu'une "liaison ferroviaire directe entre Kiev et Mykolaïv" va être relancé dès ce lundi, "un premier train partira ce soir", assure-t-il.

UNE STAR BANNIE DE LA RUSSIE


Lundi, la Russie a prononcé une interdiction de séjour sur son territoire contre une centaine de ressortissants canadiens, en représailles à de nouvelles sanctions décidés par Ottawa. 


Parmi elles...la star canado-américaine Jim Carrey. Selon Moscou, celui-ci aurait une "implication directe dans la formation d'une politique agressive antirusse".

DES ÉTRANGERS DANS LES RANGS DE L'ARMÉE RUSSE


Selon les agences de presse russes, le Kremlin autorise désormais l'enrôlement des citoyens étrangers dans l'armée russe. Concrètement, toutes les personnes disposent d'un titre de séjour dans le pays pourraient servir dans l'armée russe, suite à un décret signé par le chef du Kremlin.


Il y a quelques jours, Vladimir Poutine avait facilité l'octroi de la nationalité russe aux personnes s'engageant dans les rangs de son armée. 

"DÉBUT DE LA FIN DE LA GUERRE"


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit envisager "le début de la fin de la guerre" après la reprise de Kherson, une ville d'importance majeure dans le sud de l'Ukraine où il a effectué aujourd'hui une visite surprise, trois jours après l'entrée des forces ukrainiennes.


La reprise des territoires occupés par la Russie est "un chemin long et difficile", "le prix" à payer étant "élevé". Mais "il est impossible de tuer l'Ukraine", a assuré le président ukrainien devant la presse dans la ville libérée.

Zelensky dans Kherson libéréSource : TF1 Info

CANADA


Le Premier ministre canadien Justin Trudeau annonce, ce lundi, l'octroi d'une aide miliaire de 500 millions de dollars à destination de l'Ukraine. Dans les grandes lignes, le Canada va accompagner financièrement Kiev à se doter d'équipements militaires, de matériels de surveillance et de communication, entre autres. 


"Cette aide militaire supplémentaire permettra d'appuyer les Ukrainiens pendant qu'ils poursuivent leur combat courageux contre l'invasion illégale du président Poutine, et ces nouvelles sanctions exerceront une pression supplémentaire sur ceux qui soutiennent ces actes de guerre", a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau, dans un communiqué.


Par ailleurs, le pays ajoute à sa liste de sanctions une douzaine de ressortissants russes, "impliqués dans des violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme".

GAZODUC


Varsovie a placé sous tutelle la participation du groupe russe Gazprom dans la société EuRoPol Gaz qui gère le tronçon polonais du gazoduc Yamal, afin "d'assurer la sécurité des infrastructures critiques" du pays, a annoncé lundi le ministère polonais du Développement dans un communiqué. Gazprom contrôlait 48% de cette société, contre 52% pour l'Etat polonais.

LA CIA PARLE AU FSB


Le chef de la CIA met en garde son homologue russe de la FSB (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie) contre les conséquences d'un recours à l'arme nucléaire, révèle un communiqué publié par la Maison-Blanche.


Le patron de la CIA William Burns rencontrait lundi son homologue russe à Ankara, en Turquie, pour le mettre en garde contre les conséquences d'un recours à l'arme nucléaire que la Russie a menacé d'utiliser en Ukraine, a indiqué la Maison Blanche.


William Burns devait transmettre cet avertissement à son homologue russe Sergueï Naryshkin "sur les conséquences de l'emploi d'armes nucléaires par la Russie et les risques d'escalade pour la stabilité stratégique", a indiqué un porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.

NUCLÉAIRE : WASHINGTON ET PÉKIN INQUIETS


Dans un communiqué publié cet après-midi, la Maison-Blanche indique que Joe Biden a évoqué "les menaces irresponsables d'utilisation d'armes nucléaires de la Russie".


Joe Biden et Xi Jinping "ont réitéré leur accord sur le fait qu'une guerre nucléaire ne devrait jamais être menée et ne peut jamais être gagnée et ont souligné leur opposition à l'utilisation ou à la menace d'utilisation d'armes nucléaires en Ukraine", indique-t-on.


Pour autant, un journaliste du New York Times a indiqué que la version chinoise était légèrement différente. En effet, le communiqué de Pékin ne précise pas que les deux présidents sont d'accord sur la menace nucléaire. Le texte publié par les services de Xi Jinping indiquant que la "Chine est très préoccupée par la situation actuelle" et qu'un "problème compliqué n'a pas solution simple". 

KHERSON, "VICTOIRE IMPORTANTE" POUR KIEV SELON BIDEN


En marge du sommet du G20 organisé en Indonésie, le président américain Joe Biden salue la reprise de Kherson comme une "victoire importante" pour l'Ukraine.


Par ailleurs, le chef d'État américain estime que l'issue du conflit entre l'Ukraine et la Russie "reste à voir".

BERLIN VEUT SE PROTÉGER DE LA MENACE ÉNERGÉTIQUE


L'État allemand vient d'annoncer la nationalisation de la filiale allemande du géant russe Gazprom afin de sauver de la faillite ce fournisseur de gaz qu'il administre déjà depuis avril et qui est surendetté.


Il s'agit de garantir la "sécurité d'approvisionnement en gaz" de Allemagne, indique le ministère de l'Économie dans un communiqué. Berlin nationalise ainsi pour la deuxième fois en quelques mois un groupe énergétique de premier plan, après avoir déjà sauvé l'allemand Uniper, asphyxié par les coupures de gaz russe.

DES RUSSES ENCORE À KHERSON ?


Le service de sécurité ukrainien affirme avoir arrêté à Kherson un militaire russe "déguisé en civil", alors que les craintes que des soldats de Moscou soient toujours présents incognito dans la ville libérée vendredi sont fortes.


"Les agents du service de sécurité ont arrêté un militaire russe dans Kherson libérée. L'homme était déguisé en civil et a tenté de se faire passer pour un local", a indiqué cette structure dans un communiqué, quelques heures après la visite surprise du président Volodymyr Zelensky.

LA RUSSIE DÉMENT DES INFORMATIONS SUR L'ÉTAT DE SANTÉ DE S. LAVROV


Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est en bonne santé après avoir subi deux examens médicaux dans un hôpital de Bali, a indiqué lundi un responsable du ministère de la Santé indonésien, après que la Russie a démenti son hospitalisation.


La Russie avait plus tôt, vidéo à l'appui, démenti des informations publiées sur l'hospitalisation du chef de la diplomatie russe à son arrivée au G20 à Bali, en Indonésie. "C'est du fake du plus haut niveau", avait affirmé sur Telegram la porte-parole du ministre, Maria Zakharova.


Elle avait ensuite publié une vidéo du ministre, assis en short sur une terrasse, dans laquelle il balayait les rumeurs sur sa santé et conseillait aux journalistes occidentaux "d'écrire plus souvent la vérité".

JOE BIDEN ET XI JINPING ONT PARLÉ DE L'UKRAINE, UNE DISCUSSION "SINCÈRE"


Le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi ont eu une discussion "sincère" sur Taïwan, l'économie et l'Ukraine dans le cadre du G20, a indiqué la Maison Blanche. Tous deux se sont accordés "sur leur opposition" à tout recours à l'arme nucléaire, a-t-elle ajouté.

LE "PRIX ÉLEVÉ" PAYÉ PAR L'UKRAINE POUR REPRENDRE KHERSON 


L'Ukraine a payé "un prix élevé" pour reprendre Kherson aux Russes, a affirmé lundi le président Volodymyr Zelensky, lors d'une visite surprise dans cette ville dans le sud du pays libérée il y a trois jours.


"Le prix de cette guerre est élevé. Des gens ont été blessés, un grand nombre de personnes sont mortes", a-t-il dit, soulignant "les combats acharnés" pour reprendre Kherson. "Nous allons pas à pas dans tous les territoires temporairement occupés de notre pays. (...) C'est un chemin long et difficile", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué de la présidence ukrainienne.

DES RATONS LAVEURS COMME BUTINS DE GUERRE


Moscou aurait enlevé des animaux du zoo de la ville, dont des ratons laveurs, des loups et un lama du zoo de Kherson. Le propriétaire d'un parc situé en zone occupée, en Crimée, serait à l'origine de ces vols, filmés et diffusés sur internet. Une "évacuation provisoire" en attendant que la Russie reprenne le pouvoir à Kherson, a-t-il assuré.

UN ÉTUDIANT ZAMBIEN TUÉ EN UKRAINE


Un étudiant zambien de 23 ans, condamné en Russie et qui purgeait une peine de neuf ans et six mois de prison près de Moscou, a été tué au combat en Ukraine, a annoncé lundi le gouvernement zambien. 


Lemekhani Nathan Nyirenda "est décédé le 22 septembre 2022 en Ukraine" a précisé dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères, Stanley Kakubo, en précisant avoir demandé à la Russie "des informations sur les circonstances dans lesquelles un citoyen zambien, qui purge une peine de prison à Moscou, a pu être recruté pour combattre en Ukraine".

"IL EST IMPOSSIBLE DE TUER L'UKRAINE" LANCE V. ZELENSKY


"Il est impossible de tuer l'Ukraine", a lancé lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en visite surprise dans la ville de Kherson (sud), reprise aux Russes en fin de semaine dernière.


"(La Russie) a montré au monde entier qu'elle peut tuer. Mais nous tous, nos forces armées, notre garde nationale et les services de renseignement ont montré qu'il est impossible de tuer l'Ukraine", s'est félicité Volodymyr Zelensky, cité dans un communiqué de la présidence ukrainienne.

MOSCOU REVENDIQUE UN RARE SUCCÈS 


L'armée russe a affirmé lundi avoir pris Pavlivka, une localité de l'Est Ukrainien, un rare succès revendiqué par Moscou après des semaines de revers et de retraites.


"Le 14 novembre, à l'issue de combats acharnés, les soldats russes ont totalement libéré la localité de Pavlivka, dans la république populaire de Donetsk", a indiqué sans plus de précisions le ministère russe de la Défense dans un bref communiqué, utilisant le nom donné par la Russie à cette région de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion.


Début novembre, des médias s'étaient fait l'écho de violents combats près de ce bourg et qui auraient fait des centaines de morts, de blessés et de disparus côté russe. Une responsable russe avait reconnu des pertes, mais pas d'une telle ampleur

L'ACCORD CÉRÉALIER "ESSENTIEL POUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE MONDIALE"


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a jugé lundi, avant un sommet du G20, "essentiel pour la sécurité alimentaire mondial" l'accord permettant l'exportation de céréales ukrainiennes, qui expire cette semaine.


"L'initiative en faveur des céréales de la mer Noire et les efforts visant à garantir que les denrées alimentaires et les engrais russes puissent circuler sur les marchés mondiaux, sont essentiels pour la sécurité alimentaire mondiale", a averti Antonio Guterres lors d'une conférence de presse avant le sommet du G20 sur l'île indonésienne de Bali, appelant à "agir de toute urgence pour éviter la famine et la faim dans un nombre croissant d'endroits dans le monde".

LE CHEF DE L'OTAN MET EN GARDE CONTRE "DES MOIS À VENIR DIFFICILES"


"Les mois à venir seront difficiles" pour l'Ukraine, a averti lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, alors que le pays célèbre la libération de Kherson, ville clé du sud du pays reprise aux Russes la semaine dernière.


Le retrait de la Russie de Kherson "démontre l'incroyable courage des forces armées ukrainiennes", mais "nous ne devons pas commettre l'erreur de sous-estimer la Russie", a déclaré Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse à La Haye, après avoir discuté avec le gouvernement néerlandais. 


"Les forces armées russes conservent des capacités importantes ainsi qu'un grand nombre de soldats et la Russie a démontré sa volonté d'assumer des pertes importantes", a ajouté le chef de l'OTAN. 

MACRON APPELLERA POUTINE À L'ISSUE DU G20


Le président français Emmanuel Macron va "continuer" à parler avec son homologue russe Vladimir Poutine, grand absent du sommet du G20 à Bali en Indonésie, et l'appellera après cette réunion, a indiqué lundi l'Élysée.


"Il y a une série de tensions et un isolement (...) qui est une des causes de ce choix" de Vladimir Poutine de ne pas venir mais le chef de l'État va "continuer à discuter" avec lui, et "l’appellera après ce G20", a relevé la présidence française, à la veille de l'ouverture du sommet. 


Par ailleurs, le président va insister mardi auprès de son homologue chinois Xi Jinping sur le fait qu'il est aussi dans "l'intérêt" de la Chine de "faire pression" sur la Russie concernant l'Ukraine, a ajouté cette source.

VOLODYMYR ZELENSKY A CHANTÉ L'HYMNE UKRAINIEN À KHERSON


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a chanté l'hymne national à Kherson, ville libérée du sud de l'Ukraine, où le drapeau bleu et jaune a été hissé devant le bâtiment de l'administration régionale.


Selon une vidéo postée sur Twitter par le chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak, on pouvait voir M. Zelensky, main sur le cœur, entonner devant des militaires et des habitants les paroles de l'hymne national : "Nos ennemis périront, comme la rosée au soleil, et nous aussi, frères, allons gouverner, dans notre pays".

LA RUSSIE REVENDIQUE TOUJOURS KHERSON


Le Kremlin a souligné lundi que la ville ukrainienne de Kherson appartenait à la Russie, réagissant à la venue dans cette cité du sud ukrainien du président Volodymyr Zelensky quelques jours après la retraite des forces russes.


"Nous ne commenterons pas, vous savez bien que c'est le territoire de la Fédération de Russie", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors que les forces russes se sont retirées la semaine passée de cette ville, capitale de la région de Kherson dont Moscou revendique l'annexion.

À KHERSON, VOLODYMYR ZELENSKY SE DIT "PRÊT POUR LA PAIX"


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a visité lundi Kherson, ville clé du sud du pays reprise aux Russes la semaine dernière, a indiqué à l'AFP une source au sein de la présidence ukrainienne. 


S'adressant aux soldats et à la foule rassemblée sur la place principale de la ville, il s'est dit "vraiment heureux" de cette libération, rapporte la BBC. Il a assuré que l'Ukraine "avance" et est "prête pour la paix, la paix pour tout notre pays". Le chef de l'État ukrainien a par ailleurs remercié l'Otan et les autres alliés de Kiev pour leur soutien.

E. MACRON : "NOUS DEVONS CONTINUER L'EFFORT DE SOUTIEN À L'UKRAINE"


Interrogé sur France Inter, Emmanuel Macron a affirmé la volonté de la France de "continuer l'effort de soutien à l'Ukraine", "et nous le faisons", à la fois sur le plan humanitaire et militaire. Des livraisons de matériel militaire parviennent toujours en Ukraine, tandis qu'une conférence de soutien aura lieu à Paris en décembre, dédiée à "l'effort de résistance intérieure ukrainienne", a-t-il cité. 


"La stratégie russe aujourd'hui est d'anéantir les infrastructures civiles, les générateurs d'électricité, les canalisations d'eau... tout ce qu'il va permettre de passer l'hiver, pour qu'une fatigue, un désespoir s'installe", a fustigé le chef de l'État. "Nous devons redoubler d'efforts pour soutenir avec des choses très concrètes pour justement passer l'hiver", a-t-il poursuivi. 


"On va redoubler d'efforts et mobiliser la communauté internationale à ce sujet au mois de décembre", a insisté Emmanuel Macron. Et "en parallèle", la négociation doit être poursuivie dans les prochaines semaines : "on doit encore engager l'effort diplomatique pour essayer de remettre tout le monde autour de la table", mais dans "des conditions acceptables pour le président ukrainien et son peuple", a-t-il jugé.

KHERSON PRIVÉE D'EAU, DE CHAUFFAGE ET DE MÉDICAMENTS SELON KIEV


Juste avant de se retirer de Kherson, les troupes russes ont "détruit toutes les infrastructures essentielles : communications, eau, chauffage, électricité", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, rapporte The Guardian. L'armée de Moscou aurait aussi détruit une tour de télévision de 100 mètres de haut et au moins quatre ponts de la ville.


Selon le journal britannique, le maire de Kherson a déclaré que la situation humanitaire sur place était "grave" à cause du manque d'eau, de médicaments et de pain. "Les forces d'occupation russes et les collaborateurs ont tout fait pour que les personnes restées dans la ville souffrent le plus possible pendant ces jours, semaines et mois d'attente", a appuyé Roman Golovnya, conseiller auprès de l'administration locale de la ville.

PIERRE DE VILLIERS

KHERSON

Ukraine : soulagement à KhersonSource : TF1 Info

CRIMES DE GUERRE


"Les corps des tués sont retrouvés : ceux de civils et de militaires. Dans la région de Kherson, l'armée russe a laissé derrière elle les mêmes atrocités que dans d'autres régions de notre pays, où elle a pu entrer", a déroulé Volodymyr  Zelensky dans une allocution ce dimanche soir, en promettant de "trouver et amener à la justice chaque meurtrier". 


Le président a également annoncé que 400 "crimes de guerre" russes ont été documentés, sans préciser s'ils concernaient uniquement la région de Kherson.

REDRESSER L'ÉCONOMIE MONDIALE


La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a estimé lundi que mettre fin à la guerre en Ukraine constituait le meilleur moyen de répondre aux difficultés de l'économie mondiale, dans un message apparent à la Russie avant le sommet du G20 en Indonésie.


"Mettre fin à la guerre menée par la Russie constitue un impératif moral et tout simplement la meilleure chose à faire pour l'économie mondiale", a déclaré Mme Yellen à la presse en marge d'une rencontre avec son homologue français Bruno Le Maire.


Officiellemoent, l'invasion de l'Ukraine ne figure pas à l'agenda du club des 20 grandes économies dont les dirigeants se retrouvent mardi et mercredi sur l'île indonésienne de Bali. Moscou a d'ailleurs appelé le G20 à se concentrer sur les questions économiques et financières plutôt que politiques et sécuritaires.

ATROCITÉS

Les accusations de Volodymyr Zelensky. Les troupes russes, qui occupaient la partie de la région de Kherson récemment reprise par l'armée ukrainienne, y ont commis "les mêmes atrocités" que dans d'autres régions d'Ukraine qu'ils occupaient, a déclaré le président ukrainien dimanche soir.

"Les corps des tués sont retrouvés: ceux de civils et de militaires. Dans la région de Kherson, l'armée russe a laissé derrière elle les mêmes atrocités que dans d'autres régions de notre pays, où elle a pu entrer", a dit M. Zelensky dans une allocution, en promettant de "trouver et amener à la justice chaque meurtrier". Le président a également annoncé que 400 "crimes de guerre" russes ont été documentés, sans préciser s'ils concernaient uniquement la région de Kherson.

Il s'agit du troisième repli d'ampleur russe depuis le début de la guerre, la Russie ayant renoncé au printemps à prendre Kiev face à la résistance acharnée des Ukrainiens, avant d'être chassée de la quasi-totalité de la région de Kharkiv (nord-est) en septembre.

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Dimanche, l'armée russe a continué de bâtir des défenses sur la rive gauche du Dniepr où elle s'est retranchée, selon l'armée ukrainienne. Dans la nuit, les forces russes ont tiré des missiles S-300 missiles sur la rive droite sans faire des dommages, selon la même source.


La rédaction de TF1info

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