EN DIRECT - Guerre en Ukraine : la Russie revendique un nouveau succès en Ukraine après la prise d'Avdiïvka

Publié le 20 février 2024 à 6h45, mis à jour le 20 février 2024 à 23h06

Le président russe Vladimir Poutine a revendiqué mardi un nouveau succès militaire avec la prise d'une tête de pont bâtie à grand peine par l'Ukraine dans le sud, quelques jours après la "fuite chaotique" des forces ukrainiennes d'Avdiïka.
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DE NOUVELLES SANCTIONS CONTRE MOSCOU

Au cours de la vidéoconférence qui se tiendra ce samedi, les dirigeants du G7 devraient décider de nouvelles sanctions contre Moscou. À l'issue de la réunion, la première sous présidence italienne, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes. Les participants devraient décider "un durcissement du régime de sanctions", précisent les mêmes sources.

ENFANTS RAPATRIÉS DE RUSSIE

Des enfants ukrainiens rapatriés de Russie ont été accueillis ce soir par leurs proches à leur sortie de la Biélorussie. Au total, onze enfants ont pu retrouver leurs familles dans ce transfert réalisé avec la médiation du Qatar. "Il y a six filles, dont deux sœurs jumelles de deux ans, et cinq garçons", a précisé le médiateur ukrainien, Dmytro Lubinets. "Le plus jeune enfant rapatrié a deux ans, le plus âgé a 16 ans.

ENQUÊTE SUR LES MISSILES NORD-CORÉENS

Comment des composants occidentaux se sont-ils retrouvés dans un missile nord-coréen ? Selon le rapport de l'ONG Conflict Armament Research, Pyongyang aurait mis en place un "solide réseau d'acquisition capable de contourner" les sanctions occidentales imposées depuis près de 25 ans, pour se procurer des pièces. Ses enquêteurs ont ainsi déterminé que parmi les plus de 290 composants électroniques "non-nationaux" retrouvés dans le missile, les trois quarts d'entre eux étaient liés à des entreprises basées aux États-Unis et 16% en Europe. 


Selon l'ONG, ces acquisitions sont possibles "sans être détecté". 

ENQUÊTE SUR LES MISSILES NORD-CORÉENS

L'ONG Conflict Armament Research révèle que des composants occidentaux ont été retrouvés dans un missile nord-coréen. Et pas n'importe lequel : un missile utilisé contre l'Ukraine. Ainsi, les restes du projectile contiendraient des composants visiblement fabriqués en Europe et aux États-Unis, malgré les sanctions sur Pyongyang, d'après cette organisation spécialisée.

MYSTÈRE AUTOUR D'UN DÉSERTEUR

Il avait déserté les forces armées russes en août dernier. Et aurait été retrouvé assassiné, six mois plus tard, à Alicante, où il s'était réfugié avec de faux papiers. On revient sur ce que l'on sait du sort de Maxime Kouzminov, ce pilote russe passé côté ukrainien l'été dernier.  ↓

UNE VAGUE DE DÉSINFORMATION VENUE DE RUSSIE

Interrogé au sujet de la vague de désinformation qui touche la France, Alexander Makogonov a répondu qu'il s'agissait vraisemblablement de fausses informations "inventées par les Français". Prenant en exemple le deepfake créé la semaine dernière pour lancer la rumeur d'un projet d'assassinat d'Emmanuel Macron en Ukraine, le porte-parole de Moscou en France a relevé sur LCI que la vidéo en question était "en français". "Pourquoi vouloir l'attribuer aux Russes ?", a-t-il ironisé. 


"Dans la guerre médiatique, tous les moyens sont bons. Et la diabolisation de la Russie en fait partie", a-t-il conclu, refusant de répondre sur l'existence d'opérations de désinformation contre la France. Pour appel, la vidéo apparue sur des réseaux pro-russes, son partage par des comptes qui se font le relai du Kremlin et son partage par l'ancien Premier ministre sont autant d'éléments qui confirment aux yeux du quai d'Orsay l'origine russe de ces manœuvres. Pour en savoir plus à ce sujet, retrouvez notre article ici

PARIS POURSUIT UNE "LIGNE DANGEREUSE"

Invité sur LCI ce mardi, l'ambassadeur de Moscou en France a regretté la "participation active" de la France dans le conflit avec l'Ukraine. S'il récuse le terme de "co-belligérant", Alexander Makogonov estime que Paris, comme d'autres capitales européennes, poursuit une "ligne dangereuse" qui serait "très destructrice". "Cette position ne contribue pas à la fin du conflit, mais à la prolongation sans fin", a-t-il averti, "jusqu'au dernier Ukrainien, peut-être". "Car tout le monde sait bien que vaincre la Russie sur le champ de bataille, c'est une mission impossible." 

MOSCOU SE FÉLICITE DE PERTES "MINIMES" À AVDIIVKA

Moscou se félicite de la prise d'Avdiivka qui n'aurait provoqué que "des pertes minimes", selon le ministre de la Défense. "D'une manière générale, cette opération sera incluse dans les manuels du ministère de la Défense", est même allé jusqu'à dire Sergueï Choïgou. 


Pour rappel, s'il n'existe pas de bilan officiel, les renseignements occidentaux estiment que le coût « de la capture d'Avdiivka est "colossal" pour l'armée russe. Selon les chiffres des renseignements britanniques, la Russie aurait ainsi perdu plus de 400 chars. De son côté, Kiev indique que plus de 17.000 soldats russes auraient été tués au cours de cette bataille. 

NUCLÉAIRE DANS L'ESPACE

Moscou est "catégoriquement opposée" au déploiement d'armes nucléaires dans l'espace, a assuré Vladimir Poutine dans un entretien avec son ministre de la Défense. "Nous avons toujours été catégoriquement opposés au déploiement d'armes nucléaires dans l'espace et nous continuons de l'être", a déclaré le président russe lors de cette réunion diffusée par le Kremlin. Sergueï Choïgou a, de son côté, affirmé que la Russie "n'a pas" le type d'armement que les États-Unis l'accusent de vouloir déployer.


Pour en savoir plus sur ce type d'armement que les États-Unis l'accusent de vouloir déployer, retrouvez notre article à ce sujet ici.

APPEL À RENFORCER LA SÉCURITÉ DANS LES ARMÉES

Face au risque de cyberattaques venues de Russie, le ministre des Armées appelle au renforcement des mesures de sécurité. "Depuis l'invasion de l'Ukraine, la fédération de Russie s'inscrit dans un rapport de force avec la France et ses partenaires en menant, sous le seuil de l'escalade, des opérations hybrides d'ingérence. Ces attaques concernent le ministère des Armées au premier chef", selon cette note interne, signée par Sébastien Lecornu, dont l'AFP a eu connaissance. Le ministre évoque notamment "des menaces de sabotage et de cyberattaque qui peuvent peser sur le personnel et son environnement familial, les installations, les systèmes d'information et les réseaux".


"La signature d'un accord de sécurité entre la France et l'Ukraine risque de conduire la Russie à durcir ces opérations pour accroître son influence, décrédibiliser notre action et affaiblir notre cohésion nationale", souligne le ministre, réclamant dans sa note des mesures pour "réduire les vulnérabilités face à des actions subversives pouvant toucher nos personnels, nos infrastructures, nos équipes ou encore nos activités".

TÉMOIGNAGE

Viktor fait partie des soldats ukrainiens qui se sont retirés de la ville d'Avdiivka, à l'est de l'Ukraine. Ce rescapé, qui a perdu six camarades, raconte au micro de LCI l'enfer des combats face aux troupes russes. ↓

DE NOUVELLES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE ?

Interrogé au sujet d'éventuelles sanctions contre la Russie, Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, a rappelé qu'un treizième paquet de sanction avait été adopté ce lundi au niveau européen et que de plus amples discussions "auront lieu". "Tout sera mis en œuvre pour apporter le plus grand appui à l'Ukraine et assurer sa victoire", a asséné le porte-parole adjoint au ministère des Affaires étrangères.

POUTINE IRONISE SUR AVDIIVKA

Dans un entretien avec son ministre de la Défense, le président russe a ironisé sur la "fuite chaotique" de l'armée ukrainienne de la ville d'Avdiïvka, abandonnée la semaine dernière par les forces de Kiev après des mois de combats. L'ordre de retrait des forces de Kiev a été donné "pour des raisons politiques, afin de dissimuler ce mouvement et lui donner l'apparence d'un retrait organisé", a commenté le chef de l'État russe dans la vidéo diffusée par le Kremlin. "C'était en réalité une fuite au sens propre du terme", a-t-il déclaré à Sergueï Choïgou.

MOSCOU REVENDIQUE UNE AVANCÉE STRATÉGIQUE

La Russie revendique avoir repris la tête de la localité de Krynky, où l'Ukraine avait difficilement bâti une tête de pont en octobre dernier, l'une de ses seules avancées après l'échec de sa contre-offensive estivale. Cette information a été rapportée par le ministère de la Défense russe, Sergueï Choïgou, lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine.


"C'est en effet le cas, Krynky a été nettoyée, nous contrôlons de facto toute la rive", a indiqué Sergueï Choïgou, après que le président russe lui a demandé, suite à des images diffusées par les médias russes, de confirmer que cette tête de pont avait été reprise.

RÉUNION DU G7 SAMEDI

Une réunion par vidéoconférence des dirigeants du G7 consacrée à l'Ukraine sera organisée samedi, annonce la présidence italienne. Cette réunion est la première des chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G7 sous présidence italienne. Elle sera organisée avec la participation prévue du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.


Elle a été convoquée "à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine", précise un communiqué du gouvernement à Rome, au moment où Kiev reconnaît vivre une situation "extrêmement difficile" pour ses forces, privées de munitions et d'aide américaine.

LES VÉRIFICATEURS

Alors que la Pologne compte parmi les plus grands soutiens de l'Ukraine, la mobilisation des agriculteurs polonais à la frontière entame les relations entre les alliés. Parmi les vidéos qui mettent le fou aux poudres, celle d'un camion acheminant de l'aide à l'armée ukrainienne qui aurait été bloqué à la frontière. Nous avons vérifié. ↓

KIEV "INDIGNÉE" PAR LES ACTIONS DES AGRICULTEURS POLONAIS

La compagnie publique ukrainienne des chemins de fer s'est dite "indignée" par les actions des agriculteurs polonais, qui ont ouvert deux wagons ukrainiens et déversé des céréales sur les rails. "Ukrzaliznytsia est indignée par ces actions des manifestants polonais et appelle à la fin de ces actions illégales", a déclaré la société sur Facebook, ajoutant avoir envoyé une demande en ce sens aux "forces de l'ordre polonaises".


Il s'agissait d'une cargaison destinée à l'Allemagne, a indiqué Ukrzaliznytsia, assurant "respecter strictement l'interdiction d'importer les céréales en Pologne". 

BLÉ UKRAINIEN CIBLÉ EN POLOGNE

Les agriculteurs polonais ont bloqué ce matin une centaine de routes et les points de passage frontaliers vers l'Ukraine. Parmi les actions des agriculteurs, qui dénoncent notamment les importations agroalimentaires ukrainiennes jugées "incontrôlées", du blé a été déversé sur les rails du poste-frontière de Medyka, empruntées par des transports de marchandises ukrainiennes.


"Vers 10h30, un groupe d'agriculteurs s'est engagé sur la voie ferrée qui longe la route bloquée et y est resté un moment. Les discussions menées par les négociateurs de la police les ont amenés à quitter la voie au bout de quelques minutes. Il n'y a pas eu de recours à la force. Une petite quantité de céréales déversée sur les voies a été constatée", a indiqué à l'AFP la porte-parole de la police de Przemysl. 

EMMANUEL MACRON VA S'ENTRETENIR AVEC LE PREMIER MINISTRE DE LA BULGARIE

Emmanuel Macron s’entretiendra demain Nikolaï Denkov, le Premier ministre de la République de Bulgarie. "Alors que l'Ukraine entre cette semaine dans sa troisième année de guerre, les deux dirigeants réaffirmeront leur détermination à apporter un soutien dans la durée à l'Ukraine et au peuple ukrainien" écrit l'Élysée dans un communiqué. 


Les deux dirigeants évoqueront également "les différents domaines de coopération tels que la sécurité et la défense européennes, la contribution de l’énergie nucléaire aux objectifs de décarbonation et de sécurité énergétique, et le renforcement de l’intégration européenne".

L'OPPOSANT RUSSE ILIA IACHINE JURE DE COMBATTRE LA TYRANNIE APRÈS LA MORT DE NAVALNY

L'opposant russe Ilia Iachine, condamné à huit ans et demi de prison pour avoir dénoncé l'attaque en Ukraine, a juré de poursuivre son combat contre Vladimir Poutine après la mort en prison de son ami de longue date, Alexeï Navalny.


"Tant que mon cœur battra dans ma poitrine, je lutterai contre la tyrannie. Tant que je vivrai, je n'aurai pas peur du mal. Et tant que je respirerai, je serai avec mon peuple. Je le jure", a écrit Ilia Iachine dans une lettre diffusée mardi.

LA SUÈDE ANNONCE UN SOUTIEN MILITAIRE RECORD À L'UKRAINE

La Suède annonce une nouvelle aide militaire record à l'Ukraine sous forme d'équipements d'un montant de 7,1 milliards de couronnes, soit environ 633 millions d'euros. "La raison pour laquelle nous continuons à soutenir l'Ukraine est une question d'humanité et de décence. La Russie a déclenché une guerre illégale, non provoquée et indéfendable", a déclaré en conférence de presse le ministre de la Défense, Pål Jonson.

Un déserteur russe abattu en EspagneSource : TF1 Info

UNE RESSORTISSANTE RUSSO-AMÉRICAINE ARRÊTÉE POUR "TRAHISON EN RUSSIE"

Une ressortissante russo-américaine, résidente de Los Angeles, a été arrêtée à Ekaterinbourg en Russie pour "trahison" par les services de sécurité (FSB), qui l'accusent d'avoir récolté des fonds pour l'armée ukrainienne, ont indiqué mardi les agences russes.


"Le service fédéral de sécurité a mis fin, à Ekaterinbourg, aux activités illégales d'une résidente de Los Angeles âgé de 33 ans, détentrice des nationalités russe et américaine", a indiqué le FSB, selon ces agences. Selon elles, la jeune femme a été arrêtée dans le cadre d'une enquête pour "trahison" car elle aurait collecté des fonds qui ont permis à l'armée ukrainienne d'acquérir des armes.

Zelensky : "la situation est extrêmement difficile"Source : TF1 Info

L'ÉQUATEUR ANNONCE RENONCER A LIVRE DES ARMES DE L'ÈRE SOVIÉTIQUE A L'UKRAINE

L’Equateur a annoncé lundi renoncer à livrer des armes de l'ère soviétique à l'Ukraine, via les Etats-Unis, après une promesse en ce sens qui avait déclenché la colère de Moscou et une interdiction des importations en Russie de bananes équatoriennes.


"L'Équateur n'enverra aucun matériel de guerre à un pays impliqué dans un conflit armé international", a assuré devant une commission parlementaire la ministre des Affaires étrangères, Gabriela Sommerfeld.

L'armée ukrainienne a fait état, lundi 20 février, de "tirs nourris" de la part des forces russes près de Robotyné, une localité de la région de Zaporijia, dans le sud du pays, reprise par les forces ukrainiennes lors de leur contre-offensive l'an passé. Dans la soirée, le président Volodymyr Zelensky a admis que l'armée ukrainienne était confrontée à une situation "extrêmement difficile" face aux forces russes, qui profitent selon lui du retard des Occidentaux dans la fourniture de leur aide militaire.

Le président des États-Unis, Joe Biden, a dit "envisager" de nouvelles sanctions contre la Russie de son homologue Vladimir Poutine que l'ex-locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, s'est gardé de dénoncer pour la mort de l'opposant russe Alexeï Navalny. "Nous avons déjà des sanctions mais nous sommes en train d'en considérer des supplémentaires, oui", a répondu à des journalistes le dirigeant démocrate qui avait jugé le président Poutine "responsable" de la mort de Navalny, annoncée vendredi, dans une prison de l'Arctique.

Le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandre Koubrakov, a qualifié lundi de "menace pour la sécurité" de l'Ukraine le blocage par des agriculteurs polonais de la frontière entre les deux pays. "De telles actions ont un impact négatif sur notre confrontation avec l'ennemi commun qui s'appelle la Russie", a dénoncé M. Koubrakov sur Facebook. De son côté, Volodymyr Zelensky a estimé que le blocus de la frontière polonaise témoignait de "l'érosion de la solidarité" envers son pays. 


La rédaction de TF1info

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