Washington a interdit vendredi l'importation aux États-Unis de l'aluminium, du cuivre et du nickel d'origine russe.
La mesure s'inscrit dans le cadre de sanctions supplémentaires prises avec le Royaume-Uni.
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LONDRES ET WASHINGTON S'ATTAQUENT AUX MÉTAUX RUSSES

Washington a interdit vendredi l'importation aux États-Unis de l'aluminium, du cuivre et du nickel d'origine russe, dans le cadre de sanctions supplémentaires prises avec le Royaume-Uni et ayant pour but de réduire les revenus de Moscou.


Les métaux sont le principal produit d'exportation de la Russie après l'énergie, même si leur valeur a diminué depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, détaille le gouvernement britannique dans un communiqué distinct. Les exportations, de 25 milliards de dollars en 2022, sont tombées à 15 milliards de dollars en 2023 "en raison des efforts du G7 et de ses alliés pour restreindre le marché", est-il précisé.


Les mesures prises vendredi visent à diminuer encore les revenus que la Russie tire de ses exportations d'aluminium, cuivre et nickel.

UN EX-OFFICIER DES SERVICES DE SÉCURITÉ UKRAINIENS BLESSÉ EN RUSSIE

Un ex-officier des services de sécurité ukrainiens (SBU) a été blessé vendredi dans un incident ayant impliqué son véhicule à Moscou, ont indiqué les agences de presse russes TASS et Ria Novosti. La victime, Vassili Prozorov, a reçu des blessures aux mains et aux jambes.


Une autre source dans les services de secours a pour sa part assuré qu'il avait été blessé quand un engin explosif s'était déclenché sous son 4X4 près de son lieu de résidence dans le nord de la capitale russe. Le Comité d'enquête, l'organe chargé en Russie de procéder aux investigations criminelles, a confirmé un incident ayant "endommagé un véhicule et blessé son propriétaire", sans préciser s'il y avait bien eu une explosion. Une enquête a été ouverte et des expertises sont en cours, a-t-il poursuivi.

UN MORT APRÈS UN BOMBARDEMENT PRES DE KHARKIV

Une personne a été tuée et trois blessées vendredi lors de bombardements russes dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, de plus en plus régulièrement visée par la Russie, a annoncé la police nationale.


"Trois civils ont été blessés dans les bombardements, un homme de 65 ans a été tué", a-t-elle indiqué sur Telegram, précisant que les frappes ont eu lieu sur la ville de Vovtchansk, sur le village de Monatchynivka, ainsi que dans le district de Koupiansk. Trois autres personnes ont été blessées dans la région orientale de Donetsk et deux autres dans celle, méridionale, de Kherson, selon leurs autorités respectives.

LECORNU RACONTE SON "ÉCHANGE DUR" AVEC CHOÏGOU

Dans un court entretien accordé à Ouest-France, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a raconté son "échange dur" avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, début avril. Le président Emmanuel Macron avait dénoncé des commentaires "baroques et menaçants" de la part des Russes après cette discussion.


"Le compte rendu qui en a été fait par Moscou n’est pas conforme à nos échanges, puisque l’objet de mon appel était uniquement la lutte contre le terrorisme, assure ainsi au quotidien Sébastien Lecornu. J’ai condamné de nouveau l’instrumentalisation que la Russie veut faire de cet attentat en le retournant contre les Ukrainiens et leurs alliés."


Le ministre a aussi confirmé dans cette interview que des pilotes ukrainiens étaient formés dans le sud de la France au pilotage d'avions de chasse dernière génération.

L'AMBASSADEUR FRANÇAIS EN RUSSIE CONVOQUÉ

La Russie a convoqué vendredi l'ambassadeur français à Moscou après les propos jugés "inacceptables" du chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, qui avait estimé lundi que Paris n'a plus "intérêt" de discuter avec Moscou.


"L'ambassadeur français a été informé du caractère inacceptable de telles déclarations, qui n'ont rien à voir avec la réalité", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant "une action consciente et délibérée" de Paris "visant à saper la possibilité même de tout dialogue entre les deux pays".

LES VÉRIFICATEURS

Des internautes affirment ce mardi que les enquêteurs russes auraient lié l'attentat près de Moscou à Burisma Holdings. Une enquête pénale a bien été ouverte contre cette société privée ukrainienne, mais sans lien avec l'attentat Crocus City Hall. Cette entreprise est au cœur des spéculations qui n'ont jamais été étayées d'aucune preuve.

UN PROCÈS POUR AVOIR CAPITULÉ

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation en Russie, un soldat va être jugé pour des faits de reddition volontaire, selon Mediazona. Accusé de désertion pendant la période de mobilisation, il encourt jusqu'à dix ans de prison et sera jugé par le tribunal du district Est de Khabarovsk.

"DÉMILITARISER L'UKRAINE"

Depuis plusieurs semaines, la Russie cible régulièrement les sites énergétiques ukrainiens. Selon Vladimir Poutine, ces bombardements visent à "démilitariser" l'Ukraine. Il semble qu'il s'agit plus d'une réponse aux nombreuses frappes ukrainiennes contre des raffineries notamment, et ça à des centaines de kilomètres du front.

BILAN UKRAINIEN

D'après son dernier bilan des pertes russes, le ministère de la Défense ukrainien estime à 451.730 le nombre de soldats tués sur le front, soit 840 de plus en 24h. Plus de 7000 chars auraient été détruits, ainsi que plus de 9000 drones et plus de 300 hélicoptères. 

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici quelques éléments sur la situation actuelle en Ukraine.

  • Des installations électriques touchées. Des missiles et des drones russes ont détruit une grande centrale électrique près de Kiev et touché des installations électriques dans plusieurs régions du pays, selon des responsables ukrainiens. L'attaque majeure a détruit la centrale thermique au charbon de Trypilska, a affirmé à Reuters un responsable de la société qui gère l'installation. Selon Vladimir Poutine, ces frappes visent à "démilitariser" le pays.
  • Un tournant dans la guerre ? Et les récentes attaques sur la centrale nucléaire de Zaporijia peuvent "marquer le début d'un nouveau front de guerre extrêmement dangereux", s'est alarmé le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Selon lui, celles-ci "nous ont fait entrer dans une phase cruciale" du conflit.
  • Un projet de loi controversé. Kiev a voté hier une loi controversée sur la mobilisation, afin de pouvoir solliciter davantage d'hommes sur le front. Mais ce durcissement de la loi ne fait pas l'unanimité au sein de la société ukrainienne, comme nous vous l'expliquons ici.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine et à ses conséquences dans le monde. Vous y trouverez, tout au long de la journée, les dernières informations relatives au conflit.

La Russie a tiré, dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 avril, plus de 40 missiles et 40 drones contre des infrastructures énergétiques ukrainiennes. Le ministère russe de la Défense a qualifié ces bombardements de "réponse" aux frappes ukrainiennes des dernières semaines sur le territoire russe, en particulier sur des raffineries. Le président russe, Vladimir Poutine, a justifié ces récents bombardements meurtriers par l'objectif de "démilitarisation" de l'Ukraine fixé par le Kremlin.

En outre, quatre personnes ont été tuées et cinq autres blessés à Mykolaïv, dans le sud, "en pleine journée" au cours d'une attaque aérienne russe, a fait savoir l'armée ukrainienne. "Des bâtiments résidentiels et des voitures privées ont été endommagés. Des dégâts dans des installations industrielles ont également été constatés", a-t-elle ajouté. 

Confrontée à de multiples attaques terrestres sur la ligne de front, l'Ukraine, qui souffre d'une pénurie de soldats volontaires, s'est finalement dotée d'une nouvelle loi sur la mobilisation, après des mois de débats houleux au sein d'une société meurtrie par deux ans d'invasion russe. Le président de la Rada, le parlement monocaméral, doit désormais la remettre à Volodymyr Zelensky pour promulgation afin qu'elle entre en vigueur. 

Le bouleversement provoqué par la guerre en Ukraine et le réarmement mondial imposent un effort "durable" de l'industrie de défense pour produire davantage et plus rapidement, a prévenu Emmanuel Macron en posant la première pierre d'une usine de poudre pour obus à Bergerac (Dordogne). "Nous sommes partis durablement pour nous installer dans un changement géopolitique, géostratégique où les industries de défense vont avoir un rôle croissant", a estimé le chef de l'État en présence d'industriels de la défense, qu'il exhorte à accélérer pour passer à une "économie de guerre" afin de continuer à soutenir activement l'Ukraine face à la Russie. 


La rédaction de TF1info

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