Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade
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EN DIRECT - Ukraine : Washington refuse de traiter avec Poutine "comme si de rien n'était"

La rédaction de TF1info
Publié le 29 avril 2022 à 6h00
JT Perso

Selon la porte-parole adjointe du département d'État américain, Washington refuse de traiter avec Vladimir Poutine "comme si de rien n'était" après l'invasion russe de l'Ukraine.
Elle commentait l'invitation du président russe au sommet du G20 prévu en novembre.
Suivez les dernières informations sur la guerre en Ukraine.

VERS UNE MOBILISATION GÉNÉRALE DÉCRÉTÉE EN RUSSIE ?


Selon le ministre britannique de la Défense Ben Wallace, Vladimir Poutine pourrait ordonner une mobilisation massive de sa population le 9 mai prochain, "Jour de la Victoire" en Russie. 


Une décision qui s'imposerait au chef du Kremlin selon Ben Wallace, qui estime que ce dernier a "échoué" dans "presque tous ses objectifs". Selon le Britannique, Vladimir Poutine pourrait expliquer que la Russie est "en guerre contre les nazis du monde entier".

BIÉLORUSSIE : L'OPPOSITION CHERCHE UN SOUTIEN DES ÉTATS-UNIS


La principale opposante au régime en place en Biélorussie, Svetlana Tikhanovskaïa, a affirmé vendredi que les États-Unis cherchaient à accroître leur aide technologique dans la lutte contre la répression menée par le président Alexandre Loukachenko.


L'opposante en exil s'est entretenue avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken ainsi que plusieurs hauts responsables américains lors d'un déplacement à Washington.


"On m'a assuré d'un soutien total au mouvement démocratique biélorusse", a-t-elle déclaré à des membres de l'association des correspondants du département d'État. "Nous avons également évoqué la fourniture d'équipement et de technologie aux journalistes et aux militants bélarusses", a-t-elle dit.

PIRATAGE DE PLUSIEURS SITES WEB ROUMAINS PAR DES PRO-RUSSES


Plusieurs sites internet officiels roumains, dont ceux du gouvernement et du ministère de la Défense, ont été victimes vendredi de cyberattaques revendiquées par un groupe prorusse, ont annoncé les autorités.


"Une série d'attaques de type Distributed Denial of Service (déni de service distribué, ou DDDoS, lorsque de manière coordonnée de multiples requêtes sont envoyées à un site internet pour le saturer, ndlr) visant des sites appartenant à des institutions publiques et des entités privées ont été enregistrées", a indiqué l'Agence nationale de cybersécurité dans un communiqué.


Elles "ont été revendiquées sur Telegram par le groupe de cybercriminalité 'Killnet' et justifiées par le soutien de la Roumanie à l'Ukraine dans le conflit militaire avec la Russie", a précisé la même source.


Dans un message en russe, le groupe évoque l'intention de la Roumanie d'octroyer une aide militaire à l'Ukraine, attribuée de manière erronée au chef de la Chambre des députés Marcel Ciolacu.

PARIS ET BERLIN "DÉTERMINÉS" À SOUTENIR LA MOLDAVIE


Les chefs de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian et allemande Annalena Baerbock se sont dits déterminés vendredi à soutenir la Moldavie, ex-république soviétique voisine de l'Ukraine, face aux "risques de déstabilisation" auxquels elle est confrontée.


"Les ministres ont échangé sur la réponse européenne face à la guerre en Ukraine et ont évoqué la poursuite et l'approfondissement de l’appui apporté à ce pays", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.


"Les deux ministres ont également évoqué la situation en Moldavie et leur détermination conjointe à l’appuyer face aux risques de sa déstabilisation", a ajouté Anne-Claire Legendre.


La région séparatiste prorusse de Transnistrie en Moldavie a été secouée cette semaine par une série d'explosions, laissant craindre un débordement dans ce pays du conflit qui ravage l'Ukraine voisine.

POUTINE/G20 : WASHINGTON REFUSE DE FAIRE "COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT"


Les États-Unis ont dit refuser de traiter avec Vladimir Poutine "comme si de rien n'était" après l'invasion russe de l'Ukraine, commentant l'invitation du président russe au sommet du G20 prévu en novembre, tout comme son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.


"Les États-Unis continuent de penser que l'on ne peut pas faire comme si de rien n'était par rapport à la participation de la Russie au sein de la communauté internationale ou des institutions internationales", a déclaré à la presse la porte-parole adjointe du département d'État, Jalina Porter, qui n'a pas dit si les États-Unis participeraient ou non au sommet.

FOOTBALL : RENCONTRE AMICALE ENTRE L'UKRAINE ET UN CLUB ALLEMAND


L'Ukraine disputera un match amical contre le club allemand du Borussia Mönchengladbach, le 11 mai, peu avant son barrage de Coupe du monde contre l’Écosse, a annoncé la fédération de la sélection vendredi dans un communiqué.


La rencontre aura lieu au Borussia-Park, à Mönchengladbach. En réponse, l'association ukrainienne de football (AUF) a exprimé "sa gratitude" envers le club, alors que ce match représentera "un élément important" dans la préparation aux barrages du mondial au Qatar (21 novembre - 18 décembre).


Le rencontre contre l’Écosse avait été déplacée du 24 mars au 1er juin prochain à la demande de l'Ukraine, à la suite de l'invasion russe en février dernier.

L'OFFENSIVE RUSSE (ENCORE) EN RETARD


L'offensive russe dans le Donbass, qui progresse "lentement et de façon inégale" en raison de la résistance opposée par l'armée ukrainienne, a pris du retard sur le calendrier prévu, a déclaré un haut responsable du Pentagone.


"Nous pensons qu'ils ont pris du retard sur ce qu'ils espéraient avoir accompli dans le Donbass", a déclaré à la presse ce haut responsable ayant requis l'anonymat.


"Ils ont pris au moins plusieurs jours de retard", a-t-il précisé. "Ils sont loin d'avoir fait la jonction" des troupes entrées par la région de Kharkhiv (est), au nord du Donbass, et celles venues du sud du pays, un des objectifs de l'armée russe pour prendre en tenaille les forces ukrainiennes déployées sur la ligne de front autour des zones séparatistes de Donetsk et Lougansk.

VERS UN EMBARGO SUR LE PETROLE RUSSE ?


Selon le quotidien américain New York Times, les 27 pays membres de l'Union européenne seraient parvenu à se mettre d'accord sur un embargo progressif visant les importations de pétrole russe. Une sanction qui devrait annoncé d'ici à la semaine prochaine, selon le journal américain.


D'autres sanctions devraient également être annoncés, notamment contre la plus grande banque russe : Sberbank. 

NOUVELLE DISCUSSION MACRON/ZELENSKY


Lors de son déplacement dans les Hautes-Pyrénées, ce vendredi, Emmanuel Macron a annoncé qu'il réaliserait un nouvel appel avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci devrait se tenir samedi, selon les informations du service politique de TF1/LCI. Un rendez-vous téléphonique dont l'heure n'a pas encore été précisée.

PROPAGANDE 


Ces derniers jours, la télévision russe prépare l'opinion publique à l'idée d'une Troisième Guerre mondiale imminente. Et ce, au travers de discours martelés quotidiennement sur les chaînes publiques.


Dans ces émissions, la Russie est présentée comme la sauveuse du peuple ukrainien.

LE ROYAUME-UNI DE RETOUR À KIEV


Après avoir quitté la capitale au plus fort des bombardements russes, l'ambassadrice britannique en Ukraine Melinda Simmons a annoncé ce vendredi après-midi son retour.


"C'était un long trajet mais cela valait le coût", a-t-elle déclaré dans un tweet. "C'est tellement bon d'être à nouveau à Kiev", a poursuivi l'ambassadrice.

MOSCOU CONTINUE DE PAYER SES DETTES


La Russie a indiqué, ce vendredi, avoir effectué des versements en dollars sur des dettes en dollars, alors que le pays fait l'objet de sanctions occidentales du fait de son offensive en Ukraine, laissant craindre un défaut de paiement.


Le ministère des Finances a indiqué dans un communiqué avoir procédé à des paiements de coupons d'un total de 650 millions de dollars sur deux obligations arrivant à échéance en 2022 et 2042 "dans la devise d'émission des euro-obligations: le dollar américain".


Au début du mois d'avril, Moscou avait tenté de régler en roubles une dette en dollars, le département américain au Trésor ne l'autorisant plus désormais à rembourser sa dette avec des dollars détenus dans des banques américaines.

DES RÉFUGIÉS ACCUEILLIS PAR DES RUSSES AU PORTUGAL


Une polémique a éclaté, vendredi, au Portugal après des informations de presse révélant que des réfugiés ukrainiens étaient accueillis par des militants prorusses. D'après l'hebdomadaire Expresso, un membre proéminent de la communauté russe établie au Portugal et son épouse, qui travaille pour la mairie de Setubal, ont participé à l'accueil d'au moins 160 réfugiés ukrainiens.


Selon une réfugiée ukrainienne ayant témoigné pour ce journal, le couple lui aurait notamment demandé où se trouvaient les membres de sa famille restés en Ukraine à la suite de l'invasion déclenchée par Moscou, le 24 février.


Face au tollé provoqué, la mairie de Setubal a réagi dans un communiqué annonçant que cette fonctionnaire russe serait retirée des équipes assurant l'accueil des réfugiés ukrainiens. Début avril, l'ambassadrice d'Ukraine à Lisbonne, Inna Ohnivets, avait affirmé dans un entretien à la chaîne CNN Portugal que des "organisations prorusses" s'étaient infiltrées dans les structures d'accueil aux réfugiés.

L'ONU "N'ABANDONNERA PAS", AFFIRME GUTERRES


Au lendemain de sa visite à Kiev, le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies Antonio Guterres a expliqué son émotion par rapport à la "résilience et la bravoure du peuple ukrainien". "Mon message pour eux est simple : nous n'abandonnerons pas."


Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'inefficacité de l'ONU est dénoncée par de nombreux observateurs internationaux. En cause, l'obstruction faite par la Russie lors des réunions du Conseil de sécurité. Moscou rejette toute résolution contraignante qu'elle soit humanitaire ou qu'elle vise directement les opérations militaires actuellement en cours.

L'UKRAINE VEUT REGARDER VERS L'APRÈS


Depuis le 24 février, plusieurs villes ukrainiennes ont été entièrement détruites par les bombardements russes. Selon un premier inventaire réalisé fin mars, le coût des reconstructions est estimé à 500 milliards de dollars. 


Cependant, les habitants n'ont pas attendu. À Irpin, près de Kiev, une route a déjà été construite à côté du pont détruit deux mois plus tôt pour ralentir l'avancée des troupes russes vers la capitale. "Les travaux ont duré cinq jours et ont été exécutés 24 heures sur 24", a déclaré le chef adjoint du bureau du président ukrainien.

LA POLOGNE MISE EN GARDE PAR HUMAN RIGHTS WATCH 


La Pologne doit renforcer "de façon urgente" ses mesures de prévention et de surveillance pour protéger les réfugiés ukrainiens sur son sol, en particulier les femmes, victimes de trafics, de violences et de viols, a mis en garde vendredi l'ONG Human Rights Watch.


"Des mesures insuffisantes et incohérentes pour contrôler les véhicules et logements de particuliers proposés aux réfugiés augmentent les risques de trafic, d'exploitation et de violence sexiste", estime HRW dans une enquête basée sur des entretiens avec vingt réfugiés, des volontaires et représentants d'ONG.

CRIMES DE GUERRE : LES ANGLAIS ENVOIENT DES ENQUÊTEURS


Le Royaume-Uni enverra bientôt une équipe d'experts aider les enquêteurs ukrainiens et internationaux dans leurs investigations sur les atrocités commises depuis l'invasion russe, a annoncé vendredi la ministre des Affaires étrangères en visite aux Pays-Bas. 


La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss est arrivée ce jeudi soir aux Pays-Bas, où elle a rencontré son homologue néerlandais Wopke Hoekstra, avant de visiter vendredi le siège de la CPI, cour créée en 2002 pour juger les pires crimes commis dans le monde. 


"Nous enverrons une équipe britannique de collecte de preuves travailler avec les autorités ukrainiennes travaillant avec la CPI", a déclaré Mme Truss lors d'une réunion avec des hauts responsables de la CPI, dont le siège se situe à La Haye. Les enquêteurs se rendront en Ukraine en mai pour recueillir "un large éventail de preuves, de déclarations de témoins, de preuves médico-légales et de preuves vidéo", a-t-elle précisé aux radiodiffuseurs britanniques.

SANCTIONS : LA GÉORGIE SUSPEND LA PRODUCTION DE SON EAU MINÉRALE


Le producteur de l'eau minérale géorgienne légendaire Borjomi a annoncé vendredi suspendre la production de ses usines en invoquant des problèmes financiers liés à l'impact des sanctions occidentales prises contre la Russie en raison du conflit en Ukraine.


Le conglomérat Alfa Group du milliardaire russe d'origine ukrainienne Mikhaïl Fridman, réputé proche du Kremlin, détient une participation de contrôle dans la compagnie IDS Borjomi Georgia qui produit cette eau gazeuse, l'un des fleurons des exportations géorgiennes.


Dans un communiqué, IDS Borjomi Georgia a indiqué suspendre "temporairement" la production de ses deux usines en Géorgie "en raison des problèmes financiers provoqués par la situation en Ukraine".


La compagnie explique s'être trouvée dans une "situation difficile" sur ses principaux marchés depuis le début de l'offensive russe en Ukraine le 24 février, avec un accès limité à ses comptes bancaires et l'"incapacité de recevoir les revenus en devises (étrangères) et rembourser ses créanciers".

FRAPPES SUR KIEV : LE "CHOC" D'UNE PARLEMENTAIRE UKRAINIENNE


Kira Rudik, députée ukrainienne qui a pris les armes depuis le 24 février dernier, s'est exprimée sur LCI, ce vendredi. La veille, l'armée russe avait réalisé un bombardement sur la capitale Kiev alors même que le secrétaire général de l'ONU était présent. 


"Cela montre, une fois de plus, à la communauté internationale que la Russie ne s'appuie pas sur les règles internationales et n'a pas l'intention de respecter ces normes", a notamment estimé Kira Rudik.


Quelques heures après le bombardement, Moscou a revendiqué l'attaque en expliquant avoir voulu détruire les entrepôts d'une entreprise spécialisée dans le spatial.

Guerre en Ukraine : Kira Rudik, députée ukrainienne, sur LCISource : TF1 Info
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LA MISE EN GARDE DU PENTAGONE


Un Américain parti combattre en Ukraine contre les forces russes a été tué, selon des membres de sa famille, le Pentagone mettant ce vendredi en garde les ressortissants américains tentés d'aller sur le terrain de ce conflit meurtrier.


Willy Joseph Cancel, qui aurait été tué lundi à l'âge de 22 ans, était arrivé en Ukraine à la mi-mars, a confié sa mère Rebecca Cabrera à la chaîne CNN.


"Nous continuons d'exhorter les Américains à ne pas se rendre en Ukraine", a lancé, également sur CNN, le porte-parole du Pentagone John Kirby, qui a évoqué une nouvelle "bouleversante" et apporté son soutien à la famille du tué. "C'est une zone de guerre en cours, (...) ce n'est pas un endroit où les Américains devraient se rendre", a-t-il répété.

LA SITUATION SUR LE TERRAIN


Après 65 jours de guerre en Ukraine, les frappes russes continuent de toucher l'est du pays. Dans le même temps, des missiles sont tirés également plus à l'ouest, vers la capitale.


Kiev. Moscou a revendiqué la frappe intervenue jeudi sur la capitale du pays en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, suscitant un tollé occidental. Une journaliste ukrainienne de Radio Liberty, Vira Ghyrytch, a été tuée dans cette frappe qui, selon Moscou, visait "les ateliers de l'entreprise spatiale Artiom" à Kiev.


Est. "La bataille du Donbass reste la priorité de la Russie", selon le ministère britannique de la Défense qui relève des combats particulièrement importants autour des villes de Lysychansk et Severodonetsk.


Sud. Alors que des centaines de militaires et civils ukrainiens dont des dizaines d'enfants sont retranchés dans l'immense aciérie d'Azovstal à Marioupol (Sud-Est), la présidence ukrainienne a annoncé vendredi qu'"une opération destinée à sortir les civils de l'usine est envisagée pour aujourd'hui". Le port stratégique, presque entièrement détruit, est contrôlé par les forces russes après plusieurs semaines de siège.

PLUSIEURS BOMBARDEMENTS DANS DES RÉGIONS RUSSES


Selon les gouverneurs de deux régions russes frontalières de l'Ukraine, les territoires de Koursk et Briansk auraient été bombardés plus tôt, ce vendredi. Les autorités locales de la première de ces régions ont expliqué que les "points de tirs ont été supprimés par des tirs de ripostes par les gardes-frontières". 


Dans le même temps, le chef de la région de Briansk a déclaré que des bombardements auraient eu lieu depuis le territoire ukrainien, en direction du village de Belaya Berezka

LE POINT SUR LE BOMBARDEMENT DE KIEV


Des missiles russes ont frappé Kiev jeudi 28 avril au soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ce dernier, après l'attaque, était "choqué", mais "en sécurité". D'après les autorités ukrainiennes, au moins une personne est décédée.

CORÉE DU SUD


L'ambassade de Corée du Sud en Ukraine va "bientôt" retourner à Kiev, "compte tenu du fait que la situation près de Kiev se stabilise", a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères du pays. Ce futur déménagement a pour but de "faciliter la coopération avec le gouvernement ukrainien" et d'assurer la protection des ressortissants sud-coréens dans le pays. 


Plusieurs autres pays, dont le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie et la France, ont également annoncé leur intention de rouvrir des ambassades dans la capitale. 

OFFENSIVE A L'EST 


Des responsables américains ont récemment constaté "quelques signes" d'amélioration dans la capacité de la Russie à mener des opérations militaires d'envergure et à assurer son ravitaillement. Moscou tente, en effet, de tirer les leçons de son échec lors de sa première offensive en Ukraine.

ÉCONOMIE RUSSE


La Banque centrale russe a abaissé vendredi son taux directeur de 17% à 14%, estimant que "les risques pour les prix et la stabilité financière ont cessé d'augmenter". Cela permet de "créer les conditions d'une réduction du taux directeur". 


L'instance avait drastiquement augmenté son taux à 20% dans la foulée des premières sanctions après l'entrée des troupes russes en Ukraine fin février, avant de le rabaisser une première fois le 8 avril, à 17%.

TERREUR 


Un Ukrainien capturé par les forces russes, a subi pendant trois semaines de multiples actes de torture. Comme lui, plusieurs de ses codétenus ont dû être amputés à l'issue de leur séjour en prison. Selon la vice-première ministre ukrainienne, il y aurait plus d'un millier d'otages, dont 500 femmes.

ALLEMAGNE


L'Allemagne condamne les "frappes inhumaines" sur Kiev alors que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres se trouvait dans la capitale ukrainienne, a déclaré vendredi Wolfgang Büchner, porte-parole du gouvernement.


"Cela révèle une fois de plus aux yeux de la communauté internationale que Poutine et son régime n'ont aucun respect pour le droit international", a-t-il dénoncé lors d'un point-presse.

UNE GUERRE QUI VA DURER? 


Le secrétaire général délégué de l'OTAN Mircea Geoană a déclaré à la BBC que la guerre en Ukraine pourrait durer des années, et que l'Occident devait s'y préparer. 


"Il est clair que les prochains jours et semaines pourraient s'avérer décisifs, mais la guerre prendra probablement plus de temps", a-t-il expliqué. "Cela pourrait prendre des semaines, des mois, voire des années - cela dépend de nombreux facteurs. "

APPEL DE FONDS POUR L'UKRAINE


L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a lancé vendredi un appel  de fonds pour récolter 514 millions de dollars, afin de pouvoir venir en aide à dix millions de personnes déplacées ou forcées d'émigrer après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.


Cet appel doit permettre de venir en aide à 8 millions de personnes déplacées internes et 2 millions de personnes qui, elles, ont fui le pays depuis l'invasion du 24 février.

PAYS-BAS 


Les Pays-Bas ont rouvert vendredi leur ambassade à Kiev après plus de deux mois de fermeture, a annoncé le ministère néerlandais des Affaires étrangères. Ils avaient retiré leur personnel quatre jours avant le début de l'offensive ukrainienne, le 20 février. 

ROYAUME-UNI 


Deux volontaires britanniques ont été "capturés" par des soldats russes en Ukraine, a affirmé vendredi une organisation à but non lucratif ayant son siège au Royaume-Uni, Presidium Network.


"Deux citoyens britanniques, travaillant en tant que volontaires non liés à nous mais connus de nous, Paul Urey (né en 1977) et Dylan Healy (né en 2000)", ont été "capturés par l'armée russe à un point de contrôle en Ukraine lundi", a dit Dominik Byrne, l'un des fondateurs de cette ONG, précisant que les deux hommes "sont allés en Ukraine de leur propre chef".

SOMMET


Le président indonésien, Joko Widodo, a annoncé vendredi avoir invité ses homologues ukrainien, Volodymyr Zelensky  et russe, Vladimir Poutine, au sommet du G20 prévu en novembre en Indonésie.


"J'ai invité le président Zelensky à participer au sommet du G20", a déclaré le chef d'Etat, suggérant qu'un compromis avait été trouvé. De son côté, le pensionnaire du Kremlin a confirmé qu'il participerait au sommet à ce sommet. "Le président Poutine a remercié l'Indonésie pour l'invitation au sommet du G20 et a dit qu'il y participerait", s'est félicité Joko Widodo. 


La Russie sera donc présente à Bali malgré les pressions des occidentaux pour tenter de l'exclure.

RÉACTION


La France a condamné vendredi les frappes russes "indiscriminées" menées la veille sur Kiev, durant la visite du chef de l'ONU. "Pleine solidarité avec le peuple ukrainien, ainsi qu’avec Antonio Guterres et Kiril Petkov (Premier ministre bulgare, ndlr) qui se trouvaient à proximité hier", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. 

FRAPPE SUR KIEV


La productrice de Radio Liberté a été tuée lors des bombardements sur Kiev jeudi. "Vira Ghyrytch est morte des suites de la frappe d'un missile russe sur l'immeuble où elle habitait", a indiqué la radio, financée par les États-Unis, sur son site internet.


Son corps a été découvert sous les décombres, ce vendredi.

EFFORT BRITANNIQUE


8000 soldats britanniques participeront cet été à des exercices de l'OTAN en Europe de l'Est, dans une "démonstration de solidarité et de force". Plusieurs dizaines de tanks et 120 véhicules blindés seront également engagés. "La sécurité de l'Europe n'a jamais été aussi importante", a déclaré le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace.

REPORTAGE


Plongée au cœur du métro de Kharkiv, devenu une véritable ville sous la ville.

Ukraine : métro de Kharkiv, une ville sous la villeSource : JT 20h Semaine
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KIEV


Au moins une personne est morte lors du bombardement russe sur Kiev jeudi, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Les secouristes "ont retrouvé un corps" en déblayant les débris sur le site touché, près du centre-ville, a-t-il informé, précisant que quatre blessés ont été hospitalisés. 


Dans le même temps, le Kremlin a confirmé une frappe avec des armes de "haute précision" pendant la visite d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, jeudi contre la capitale ukrainienne. "Les forces russes ont détruit avec des armes de haute précision de longue portée les ateliers de l’entreprise spatiale Artiom dans la ville de Kiev", a indiqué le ministère russe de la Défense. 

ENFANTS UKRAINIENS


12.899 enfants ukrainiens ont été accueillis dans les écoles françaises depuis le début du conflit, a indiqué l'Éducation Nationale vendredi. Les académies de Nice (1260), Versailles (1110) et Lyon (640) sont celles qui ont accueilli le plus de nouveaux élèves. 

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SÉCURITÉ DE L'UKRAINE


"L'Ukraine a renoncé aux armes nucléaires au nom de la paix mondiale. Nous avons ensuite frappé à la porte de l'OTAN, mais elle ne s'est jamais ouverte. Le vide sécuritaire a conduit à l'agression russe. Le monde doit la sécurité à l'Ukraine et nous demandons aux États de décider quelles garanties de sécurité ils sont prêts à fournir", a déclaré vendredi Dmytro Kuleba, ministre ukrainien des Affaires étrangères.

MACRON 


Emmanuel Macron "est attendu, il le sait et je crois qu'il envisage de venir, très certainement", a affirmé vendredi l'ambassadeur de France en Ukraine, Etienne de Poncins, sur BFMTV.

MARIOUPOL


Une "opération" d’évacuation des civils du site Azovstal, à Marioupol, est envisagée ce vendredi, a annoncé la présidence ukrainienne, dans un communiqué. 


Des centaines de militaires, les derniers combattants de la ville, et de civils ukrainiens dont des dizaines d'enfants sont bloqués, selon Kiev, dans cet immense complexe.

SÉCURITÉ


"Aucune zone" n'est sûre en Ukraine, a estimé vendredi Etienne De Poncins après le récent bombardement russe sur Kiev. "Les missiles russes sont capables d'atteindre la totalité du territoire", ajoute l'ambassadeur français en Ukraine au micro de BFMTV. 


Le diplomate a également annoncé qu'environ "200 Français" étaient encore sur le territoire ukrainien.

SAUVETAGE DE ZELENSKY 


La chaîne NBC News a mis en exergue le partage considérable de renseignements américains aux Ukrainiens depuis le début de la guerre.

Certains d'entre eux auraient même permis de sauver Volodymyr Zelensky dans les premiers jours du conflit.

UN AMÉRICAIN TUÉ EN UKRAINE


Un citoyen américain, Willy Joseph Cancel, a été tué cette semaine alors qu'il combattait aux côtés des forces ukrainiennes, ont déclaré vendredi des membres de sa famille à CNN. 


Employé par une société privée de contrats militaires, et envoyé pour combattre en Ukraine, le jeune homme de 22 ans a trouvé la mort lundi dernier. Selon sa mère, Rebecca Cabrera, il avait accepté de rejoindre cette firme en plus de son emploi à plein temps d'agent pénitentiaire dans le Tennessee. Lorsque le conflit a débuté, Willy Joseph Cancel s'est rapidement rendu dans le pays. "Il voulait y aller parce qu'il croyait en ce pourquoi l'Ukraine se battait et afin de contenir le conflit là-bas, pour qu'il ne vienne pas ici", a confié sa mère.

OFFENSIVE A L'EST 


"L'ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions", a alerté vendredi l'état-major ukrainien. "Dans les oblasts de Louhansk et Donetsk, les combats ont été particulièrement intenses autour de Lysychansk et Severodonetsk, avec une tentative d'avance vers le sud d'Izium vers Sloviansk", précise le ministère britannique de la Défense dans son dernier rapport. "En raison de la forte résistance ukrainienne, les gains territoriaux russes sont très limités et au prix d'importantes pertes humaines", précise-t-il.

MARIOUPOL


Ces dernières heures, la situation déjà catastrophique des derniers défenseurs ukrainiens à Marioupol s'est encore dégradée un peu plus. Le bataillon Azov a indiqué sur Telegram qu'un hôpital militaire situé dans le vaste complexe métallurgique Azovstal avait été bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi. La salle d'opération s'est effondrée et des soldats qui y étaient soignés sont morts et d'autres ont été blessés, a-t-il précisé.


"J'appelle les organisations internationales de défense des droits humains à réagir au fait que la Russie continue d'essayer d'éliminer même les défenseurs de Marioupol qui ne peuvent plus tenir une arme", a réagi Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains au Parlement ukrainien. 

KIEV


On fait le point.

POINT SUR LA SITUATION

DÉPORTATION


"Nous avons perdu 500.000 personnes qui ont été déportés sur le territoire de la fédération de Russie. (...) Pour moi, la seule priorité est que ces personnes soient vivantes et qu'elles ne soient pas des esclaves", a affirmé Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'ONU jeudi.

LA VILLE DE KIEV BOMBARDÉE


Des missiles russes ont frappé Kiev ce jeudi 28 avril au soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ce dernier, après l'attaque, était "choqué", mais "en sécurité". D'après les autorités ukrainiennes, au moins six personnes ont été blessées, dix selon les secours locaux.

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En direct

Bonjour, suivez les dernières infos de ce vendredi 29 avril sur l’invasion russe en Ukraine. 

"L'ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions, avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et du Donbass", a déclaré l'état-major des forces ukrainiennes dans sa note matinale, jeudi 28 avril. Selon lui, l'armée russe tente d'empêcher le transfert de troupes ukrainiennes du nord vers l'est. L'armée russe a de son côté détruit, dans la nuit de mercredi à jeudi, avec des "missiles de haute précision" deux dépôts d'armements et de munitions dans la région de Kharkiv et effectué des raids aériens sur 67 sites militaires ukrainiens, selon le ministère russe de la Défense. 

Les États-Unis ne peuvent se permettre de rester passifs face au conflit en Ukraine, a expliqué jeudi Joe Biden pour justifier sa demande au Congrès d'une colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars pour principalement livrer davantage d'aide militaire à Kiev. Sur ce total, 20 milliards doivent aller à la fourniture d'armements, soit près de sept fois plus que les quantités pourtant impressionnantes d'armes et munitions déjà fournies à l'Ukraine depuis l'invasion russe.

L'Ukraine affirme avoir "le droit" de frapper des cibles militaires russes

Par ailleurs, l'ONU veut préparer une tentative d'évacuation de Marioupol, la ville martyre sur la mer d'Azov, pilonnée et assiégée depuis le début de l'invasion russe le 24 février et dans laquelle seraient encore coincés quelque 100.000 civils.

L'Ukraine a "le droit" de frapper des cibles militaires russes, a affirmé jeudi un conseiller de la présidence ukrainienne, laissant entendre que son armée pourrait procéder à des frappes sur le territoire russe. Moscou a accusé à plusieurs reprises, ces dernières semaines, les forces ukrainiennes d'avoir lancé des attaques sur le sol russe, en particulier contre deux villages de la région frontalière de Belgorod et un autre de la région de Briansk, mi-avril, sans que Kiev le confirme officiellement. 

Jeudi soir, la capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes russes, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et pour la première fois depuis mi-avril, faisant au moins trois blessés, selon le maire.

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Il n'existe aucun bilan global des victimes civiles de l'agression russe contre l'Ukraine. Rien qu'à Marioupol, les autorités ukrainiennes parlent de 20.000 morts, en raison des combats, mais aussi de l'absence de nourriture, d'eau et d'électricité. Les enquêteurs ukrainiens ont identifié "plus de 8000 cas" présumés de crimes de guerre depuis le début de l'invasion russe, a affirmé jeudi la procureure générale d'Ukraine, Iryna Venediktova. Dix soldats russes ont été mis en examen pour des crimes de guerre présumés à Boucha, près de Kiev, et vont être recherchés, selon la même source.

Près de 5,4 millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis le début de l'invasion par les troupes russes le 24 février, selon des chiffres du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) diffusés jeudi. Plus de 7,7 millions d'autres personnes ont quitté leur foyer mais se trouvent toujours en Ukraine, d'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).


La rédaction de TF1info

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