Ukraine : onze mois de guerre
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EN DIRECT - Ukraine : Volodymyr Zelensky accuse Moscou de "terrorisme des mines"

Publié le 8 décembre 2022 à 6h30, mis à jour le 9 décembre 2022 à 7h11
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse ce jeudi les forces russes de miner intensément les territoires qu'ils abandonnent lors de leurs retraits pour les piéger.
Il assure que "le terrorisme des mines figurera parmi les accusations portées contre la Russie".
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LES CHEFS DES ARMÉES UKRAINIEN ET FRANÇAIS SE SONT PARLÉS


Le général Valeriy Zaluzhnyi, commandant en chef des Forces armées d'Ukraine, a échangé par téléphone avec le chef d'état-major des armées français, Thierry Burkhard. "Nous avons discuté de la situation sur la ligne de front" et "j'ai mis l'accent sur les attaques massives de missiles et de drones de l'ennemi sur des cibles civiles, ce qui permet sans doute de maintenir à jour les questions de renforcement de la défense aérienne ukrainienne", a rapporté le commandant ukrainien, des propos cités par le compte Twitter de l'état-major général des forces armées ukrainiennes. Le général a aussi indiqué à son homologue qu'il remerciait par son intermédiaire "l'ensemble du peuple français pour son soutien et son assistance militaire".

V. ZELENSKY ACCUSE MOSCOU DE "TERRORISME DES MINES"


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé les forces russes de miner intensément les territoires qu'ils abandonnent lors de leurs retraits pour les piéger, assurant que "le terrorisme des mines figurera parmi les accusations portées contre la Russie". 


"Les terroristes essaient délibérément de laisser derrière eux autant de pièges mortels que possible", a-t-il déclaré dans son adresse vidéo quotidienne, diffusée sur internet. "Mines terrestres enfouies, fils-pièges, bâtiments, voitures et infrastructures minés... Il s'agit de plus de 170.000 kilomètres carrés de territoire dangereux", a estimé le dirigeant ukrainien.

LA FRANCE A ENVOYÉ 100 GÉNÉRATEURS À L'UKRAINE


L'ambassade de France en Ukraine a remis 100 générateurs à Kiev "pour affronter l’hiver", dans le cadre d'un programme européen de soutien aux autorités ukrainiennes, a-t-elle indiqué sur Twitter, photos à l'appui. Elle rappelle aussi qu'une conférence internationale pour l'Ukraine sera organisée le 13 décembre prochain à l'initiative de Paris.

FOCUS SUR LES BOMBES INCENDIAIRES


Les forces russes en Ukraine concentrent leurs forces dans l'est du pays. Au cœur des combats : Bakhmout mais aussi Avdiivka. Les soldats du Kremlin y auraient même utilisé des bombes incendiaires pour tenter de prendre la ville.

LES LARMES DU PAPE FRANÇOIS


Le pape François n'a pas pu réprimer ses larmes en évoquant la guerre dans l'Ukraine "martyrisée", lors d'une cérémonie en public jeudi après-midi dans le centre de Rome. À l'occasion de la traditionnelle cérémonie d'hommage à la Vierge Marie au cours de la fête de l'Immaculée Conception, un jour férié en Italie, le pape s'est rendu en milieu d'après-midi près de la place d'Espagne devant la statue de la Vierge installée au sommet d'une colonne.


"Ô Vierge Immaculée, j'aurais voulu t'apporter aujourd'hui le remerciement du peuple ukrainien...", a-t-il déclaré, lisant son discours debout, avant de s'interrompre, brisé par l'émotion. Le corps agité de soubresauts, le pape en larmes est ensuite resté silencieux de longues secondes, puis la foule présente l'a chaleureusement applaudi.

Le pape pleure en public en évoquant l'Ukraine "martyrisée"Source : TF1 Info

LIBÉRATION DE BRITTNEY GRINER


La discussion avec Moscou sur la libération de la basketteuse Brittney Griner est restée "très ciblée" et "très concentrée", et les États-Unis l'ont fait savoir à l'Ukraine ainsi qu'à d'autres alliés, a dit jeudi un haut responsable américain.


"Nous avons informé des partenaires clés, dont les Ukrainiens, de ces résultats afin qu'ils comprennent eux aussi qu'il ne s'agissait que d'une chose", à savoir les Américains détenus en Russie, a-t-il dit, en réponse à une question sur un éventuel dégel plus large des relations entre les États-Unis et la Russie.

20.000 UKRAINIENS RETENUS EN RUSSIE SELON KIEV


Quelque 10.000 militaires ukrainiens et tout autant de civils ukrainiens seraient retenus dans des centres de détention russes, a affirmé Oleksandr Kononenko, un superviseur ukrainien des droits de l'homme dans le système de secteur de la sécurité et de la défense. Selon lui, ces civils seraient détenus illégalement en tant que prisonniers de guerre à cause de leurs liens présumés avec l'armée ou les autorités de Kiev. 


"Il s'agit du nombre total de personnes confirmées qui sont classées comme "disparues dans des circonstances particulières", nous n'avons pas les chiffres exacts. La Russie n'a pas donné au Comité international de la Croix-Rouge l'accès (à ces informations, NDLR)", a-t-il déclaré, des propos cités par The Guardian.

MANQUE DE CAPACITÉS


La guerre en Ukraine a épuisé les stocks d'armes de l'Union européenne et montré qu'elle manque de "capacités de défense essentielles" pour se protéger en cas de conflit, a averti jeudi le chef de la diplomatie européenne, l'Espagnol Josep Borrell.


"Nous manquons des capacités dont nous avons besoin pour nous défendre contre un niveau de menace plus élevé" à cause "d'années de sous-investissement", a-t-il affirmé dans une intervention devant l'Agence de Défense Européenne (EDA).


"Nous sommes confrontés à des menaces réelles (...) Nous préférerions ne pas avoir à les affronter, mais elles sont là, proches et susceptibles d'empirer. Je ne veux pas être Cassandre annonçant les mauvaises nouvelles, mais c'est la réalité", a-t-il souligné. La guerre menée par la Russie contre l'Ukraine a été "un réveil brutal pour beaucoup d'entre nous", a-t-il souligné.

FRAPPES


Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi que son pays allait poursuivre ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, dont les précédentes salves ont provoqué des coupures d'électricité et d'eau massives en pleines températures hivernales.


"Oui, nous le faisons, mais qui a commencé ?", a lancé M. Poutine en marge d'une cérémonie de remise de médailles au Kremlin, présentant ces bombardements comme une réplique à l'explosion ayant endommagé le pont de Crimée construit par la Russie et à d'autres attaques imputées à Kiev.

ARRESTATIONS


Signe que les autorités russes sont sur les dents en Crimée, les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé jeudi l'arrestation de deux habitants de Sébastopol soupçonnés d'avoir transmis à l'Ukraine des informations sur des cibles militaires.


Dans un communiqué, le FSB indique que l'un des suspects a été recruté en 2016 par Kiev et a transmis, depuis l'attaque massive du Kremlin contre l'Ukraine fin février, des "informations sur l'emplacement d'installations du ministère russe de la Défense".


L'armée ukrainienne s'est rapprochée de la Crimée grâce à une contre-offensive victorieuse qui lui a permis de reprendre mi-novembre la ville stratégique de Kherson, dans le sud du pays. Dans cette zone, où le gros des forces des deux camps est séparé par le fleuve Dniepr, la situation reste tendue, avec des frappes russes régulières sur la ville de Kherson.

RUSSOPHOBIE


Le Kremlin a fustigé jeudi la "russophobie" et "l'aveuglement" du magazine américain Time, qui a désigné comme personnalités de l'année 2022 le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que "l'esprit ukrainien" face à Moscou. "Nous voyons que la ligne éditoriale de cette publication ne va pas au-delà du courant dominant dans toute l'Europe qui a un caractère d'absolu aveuglement, anti-russe et furieusement russophobe", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.


Le magazine Time a, lui, estimé que Volodymyr Zelensky avait "galvanisé le monde d'une manière pas vue depuis des décennies", évoquant un choix cette année qui n'a "jamais été aussi clair". Critiqué avant l'offensive du Kremlin fin février pour n'avoir pas su porter les réformes qu'il avait promises pour l'Ukraine, il a trouvé une nouvelle stature avec le conflit, ralliant la population et ses troupes via des messages vidéos et des déplacements sur le terrain.


Il a aussi gagné le soutien crucial des Occidentaux grâce à ses nombreux discours à distance, rencontres et appels téléphoniques quasi quotidiens. Les responsables russes le présentent, à l'inverse, comme étant à la tête d'une clique de "nazis" ou de "drogués" et fustigent son refus de négocier avec le président russe Vladimir Poutine. Dmitri Peskov a martelé jeudi que le conflit pouvait se terminer "demain s'il (Zelensky) le souhaite".

DRONE ABATTU


La flotte russe a abattu jeudi un drone au large du port de Sébastopol en Crimée, ont indiqué les autorités locales, au moment où des attaques attribuées à Kiev se sont multipliées ces dernières semaines contre des bases russes. "Ce matin, un navire de garde de la flotte de la mer Noire a abattu un drone au-dessus de l'eau", a indiqué sur Telegram le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaev, sans donner pour l'heure plus de précisions.


Cette annonce intervient alors que plusieurs bases russes, dont certaines situées à plusieurs centaines de kilomètres de l'Ukraine, ont été ciblées ces derniers jours par des attaques de drones attribuées par Moscou à Kiev.


La Crimée, péninsule annexée en 2014 par Moscou, a elle aussi été touchée par plusieurs attaques de drones ces dernières semaines. Le 22 novembre, la défense antiaérienne russe avait abattu deux drones près d'une centrale électrique de Crimée, selon le gouverneur de Sébastopol.

RISQUES


Le Kremlin a reconnu jeudi qu'il existait un "risque" d'attaques ukrainiennes contre ses positions en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014 et ciblée ces dernières semaines par plusieurs frappes de drones.


"Il y a des risques, car la partie ukrainienne continue de suivre sa ligne consistant à organiser des attaques terroristes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Jeudi, les autorités russes ont annoncé avoir abattu un drone au large du port de Sébastopol en Crimée.

BILAN


Selon l’état-major des forces armées ukrainiennes, plus de 93.000 soldats russes auraient été tués à ce jour depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février. L’armée ukrainienne aurait tué 340 soldats russes au cours des dernières vingt-quatre heures, selon un post de l’état-major sur Facebook jeudi.

TRANCHÉES


Le ministère britannique de la Défense a publié sa mise à jour quotidienne de la situation en Ukraine. Selon lui, la Russie dispose d'un "système de tranchées presque continu" sur un tronçon de 60 km entre Svatove, dans la région de Louhansk, et la frontière russe.

UN SAPIN DANS LE MÉTRO


À Kharkiv, le sapin de Noël de la commune a été installé dans une station de métro. Les autorités estiment ainsi qu'il "ne sera pas frappé par l'artillerie russe ou par des frappes de missiles". 

PAUSE ? 


Selon le Secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, l'armée russe chercherait à effectuer une pause opérationnelle durant l'hiver afin de se remobiliser et de reprendre l'initiative au printemps 2023 et ainsi mener une contre-offensive lui permettant de conquérir des terres ukrainiennes. Un scénario en partie soutenu par l'Institut pour l'étude de la guerre.

PRISONNIERS


Le Comité international de la Croix Rouge a annoncé jeudi avoir eu accès récemment à des prisonniers de guerre ukrainiens et russes, des visites qui étaient jusque-là extrêmement limitées et sporadiques.


"La semaine dernière, le CICR a effectué une visite de deux jours auprès de prisonniers de guerre ukrainiens. Une autre visite a lieu cette semaine. Au cours de la même période, des visites ont également été effectuées auprès de prisonniers de guerre russes. D’autres visites sont prévues d’ici la fin du mois", indique un communiqué du CICR.

FRAPPES RUSSES


Selon Volodymyr Kudrytsky, directeur général de l'opérateur de réseau Ukrenergo, cité par l'agence Interfax, plus de 1000 frappes russes ont été menées sur des installations et des lignes électriques en Ukraine. "Ces attaques représentent le plus grand coup porté à un réseau électrique que l'humanité ait jamais vu", a-t-il affirmé. 

BOMBES INCENDIAIRES


La commune d'Avdiika a été touchée, ces derniers jours, par des bombes incendiaires. Des munitions redoutables que la Russie est soupçonnée d'avoir déjà utilisées, notamment à Kharkiv. Cette arme de guerre est destinée à provoquer des incendies et, même si elle peut contenir des substances chimiques, elle n'est pas considérée comme une arme chimique dont l'usage est interdit par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques entrée en vigueur en 1997.

Avdiika : déluge de bombes incendiaires russesSource : TF1 Info

ON FAIT LE POINT


On vous résume ici les événements marquants de la journée du 7 décembre :

AIDE


La Corée du Sud a envoyé de l'aide militaire en Ukraine, selon l'ambassade de la République coréenne dans le pays. Il a envoyé plusieurs voitures et tractopelles pour aider Kiev dans la reconstruction de ses villes détruites. 

FRAPPE


Les bombardements se sont poursuivis mercredi en Ukraine. Selon un nouveau bilan donné par le président Volodymyr Zelensky, dix personnes ont été tuées dans une frappe russe sur la ville de Kourakhové, près de Donetsk, dans l'Est, où se concentre actuellement l'essentiel des combats.


"Aujourd'hui, l'armée russe a effectué une frappe à Kourakhové, une frappe très brutale, absolument calculée. Ayant ciblé précisément (...) des gens ordinaires. (...) La liste des morts compte dix personnes et beaucoup de blessés", a déclaré M. Zelensky mercredi soir. Dans cette région, "c'est une confrontation très dure, chaque mètre compte", a-t-il souligné.


"Les occupants concentrent leurs principaux efforts (...) dans les directions (des villes) de Bakhmout (dont les forces russes tentent depuis des mois de s'emparer, NDLR) et d'Avdiivka", également dans l'Est, a signalé dans la soirée l'état-major de l'armée ukrainienne. Des missiles et des drones ont visé des bâtiments civils à Korosten, dans les environs de Jitomyr (centre-ouest), ainsi que des localités de la région de Zaporijjia (sud), a-t-il poursuivi.

RISQUE NUCLÉAIRE : "UNE LIGNE ROUGE" SELON O. SCHOLZ


Le risque d'un recours à l'arme nucléaire par Moscou dans le conflit en Ukraine a diminué car la communauté internationale "a tracé une ligne rouge" à la Russie, a estimé ce jeudi le chancelier allemand Olaf Scholz.


"Une chose a changé pour le moment : la Russie a cessé de menacer d'utiliser des armes nucléaires", a développé le chancelier dans un entretien au groupe de médias allemands Funke et à Ouest France. Il y voit une conséquence de la décision de la communauté internationale, y compris de la Chine pourtant alliée du Kremlin, de "tracer une ligne rouge" à Moscou sur cette question.

Bienvenue dans ce nouveau live du jeudi 8 décembre 2022, consacré à la guerre entre la Russie et l'Ukraine. 

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu mercredi que le conflit en Ukraine était "long" et a relativisé le risque d'un recours à l'arme nucléaire. "Nous ne sommes pas devenus fous, nous savons ce que sont les armes nucléaires", a déclaré Vladimir Poutine, s'exprimant en visioconférence devant son Conseil des droits de l'homme, une organisation entièrement soumise au Kremlin. Après plusieurs menaces d'y recourir ayant émané de responsables russes ces derniers mois, il a souligné que ces armes étaient "un moyen de défense", qu'elles étaient destinées à une "frappe en représailles".  Autrement dit, "si on nous frappe, on frappe en réponse", a martelé le chef de l'État russe.

Néanmoins, "la menace d'une guerre nucléaire grandit", au regard de la confrontation Russie-Occidentaux autour de l'Ukraine, a-t-il relevé, imputant cette situation aux Américains et aux Européens. "Tout discours à la légère sur les armes nucléaires est absolument irresponsable", a commenté quelques heures plus tard Washington. 

Sur le front, les bombardements se poursuivaient mercredi avec notamment six civils tués et cinq blessés dans une frappe russe sur la ville de Kourakhové, près de Donetsk, dans l'est, où se concentre actuellement l'essentiel des combats. Dans cette région, "c'est une confrontation très dure, chaque mètre compte", a souligné le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 


La rédaction de TF1info

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