Les alliés de l'Ukraine vont "s'adapter et ajuster" leurs livraisons d'armes pour lui garantir un succès, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat américain face aux appels à laisser Kiev frapper la Russie avec des armes occidentales.
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DOUTES DE SARKOZY

L'ancien président Nicolas Sarkozy émet de "sérieux doutes" sur la possibilité évoquée par Emmanuel Macron d'envoyer des troupes occidentales en Ukraine pour combattre la Russie, dans un entretien mis en ligne mercredi sur le site internet du Figaro. "Être fort avec (Vladimir) Poutine, c'est prendre le risque de négocier directement, et fermement, avec lui, pas d'engager un engrenage guerrier aux conséquences incalculables", affirme l'ancien chef de l'État, estimant que l'Ukraine doit "maintenir le lien (...) entre le monde slave et l'Europe". "Quant à l'envoi de troupes au sol, permettez-moi d'exprimer de sérieux doutes", ajoute-t-il. 


Plus largement, l'ancien président de la République "ne peut se résoudre à voir le pays de Tolstoï et celui de Balzac entrer en guerre". "A-t-on seulement réfléchi aux conséquences ?", prévient-il. 

ADAPTATION DE L'AIDE

Les alliés de l'Ukraine vont "s'adapter et ajuster" leurs livraisons d'armes pour lui garantir un succès, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. "Alors que la Russie a modifié la manière de conduire son agression, nous nous sommes adaptés et ajustés et je suis convaincu que nous continuerons de le faire", a-t-il glissé lors d'une visite en Moldavie. 

INGÉRENCE RUSSE

Des perquisitions sont en cours dans les bureaux d'un "collaborateur" du Parlement européen à Bruxelles et à Strasbourg, ainsi qu'à son domicile bruxellois, dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'ingérence russe et de corruption, a annoncé mercredi le parquet fédéral belge.


Selon une source proche du dossier, la personne visée est un ancien assistant parlementaire de l'eurodéputé allemand Maximilian Krah, du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).

"SAUVER DES VIES"

La nouvelle aide militaire promise mercredi par la Suède à l'Ukraine, d'un montant de 1,16 milliard d'euros, va "sauver des vies", s'est félicité le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au moment où son armée est en difficulté face aux troupes russes.


"Ces contributions sont critiques pour la défense et la résilience de l'Ukraine", a indiqué M. Zelensky sur le réseau social X. "Il est également important que l'aide suédoise permette non seulement de sauver des vies ukrainiennes, mais aussi de garantir la paix et la sécurité à long terme en Europe", a-t-il poursuivi.

SIX CIVILS TUÉS

Six personnes ont été tuées par des frappes russes dans plusieurs régions de l'Ukraine, et le bilan du bombardement sur un hypermarché à Kharkiv a grimpé à 19 morts, ont annoncé mercredi les autorités régionales ukrainiennes respectives.


Dans la région de Donetsk, trois personnes ont été tuées et au moins 12 blessées dans plusieurs bombardements de l'armée russe, a indiqué dans la matinée le gouverneur régional Vadim Filachkine sur Telegram.


Plusieurs maisons et des bâtiments civils ont été "endommagés", a précisé le responsable dans son communiqué.

SOUTIEN SUÉDOIS

La Suède a promis mercredi une aide militaire de 13,3 milliards de couronnes, soit 1,16 milliard d'euros, à l'Ukraine, au moment où Kiev souffre des retards de livraison de matériel occidental face à la Russie.


"La Suède soutient l'Ukraine avec un seizième paquet d'aide, son plus important", a dit la vice-Première ministre, Ebba Busch, lors d'une conférence de presse.

EMMANUEL MACRON FAVORABLE À DES FRAPPES SUR LES BASES RUSSES

Emmanuel Macron a évoqué mardi la possibilité de frappes ukrainiennes sur le territoire russe, avec du matériel militaire occidental. C'est une ligne rouge dans ce conflit que tous les partenaires occidentaux ne sont pas prêts à franchir.

LE POINT SUR LA SITUATION

  • La mise en garde Vladimir Poutine en cas d'usage d'armes occidentales contre le territoire russe. "En Europe, en particulier dans les petits pays, ils doivent réfléchir à ce avec quoi ils jouent. Ils doivent se souvenir qu'ils sont bien souvent des Etats ayant un petit territoire et une population très dense", a prévenu le président russe au cours d'un point presse à Tachkent, en Ouzbékistan. "Ce facteur est une chose sérieuse qu'ils doivent avoir à l'esprit avant de parler de frapper en profondeur le territoire russe", a-t-il poursuivi. "Cette escalade permanente peut avoir de graves conséquences".


  • Emmanuel Macron, lui, préconise de "neutraliser" certains sites. Le président français, qui s'exprimait mardi en Allemagne aux côtés du chancelier Olaf Scholz, a estimé qu' "on doit leur permettre (aux Ukrainiens, ndlr) de neutraliser les sites militaires d'où sont tirés les missiles (...), les sites militaires depuis lesquels l'Ukraine est agressée". "Si on leur dit vous n'avez pas le droit d'atteindre le point d'où sont tirés les missiles, en fait, on leur dit, on vous livre des armes mais vous ne pouvez pas vous défendre", a ajouté le chef de l'Etat français. "Mais on ne doit pas permettre de toucher d'autres cibles en Russie et évidemment des capacités civiles", a-t-il précisé.


  • Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken retourne mercredi en Moldavie pour marquer son soutien aux aspirations occidentales de ce pays frontalier de l'UE et de l'Ukraine, au moment où Washington s'inquiète des avancées russes dans la région. Le chef de la diplomatie US doit annoncer "un ensemble solide de mesures de soutien", a annoncé Jim O'Brien, chargé de l'Europe au sein du département d'Etat.


  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde mardi la communauté internationale contre toute fatigue de la guerre en Ukraine que la Russie tente selon lui à créer avec des "désinformations". "Sinon il n'y aura pas de justice (...), sinon le monde sera changé par des gens comme (Vladimir) Poutine".


  • La Russie prévoit des augmentations d'impôts pour les hauts revenus et les entreprises, a annoncé mardi le ministère des Finances, quand le pays recherche des recettes supplémentaires pour financer le conflit en Ukraine. Les dépenses publiques ont excédé les recettes de dizaines de milliards de dollars depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine en février 2022, plongeant le pays dans un important déficit budgétaire. Le ministère des Finances a proposé de faire passer l'impôt sur les sociétés de 20 à 25% et d'adopter de nouveaux seuils d'imposition pour les plus hauts revenus.


  • L'Ukraine recevra dans les prochains jours les premiers obus de 155 millimètres achetés hors d'Europe dans le cadre d'un programme international mis en oeuvre à l'initiative de la République tchèque, a assuré mardi le Premier ministre tchèque Petr Fiala. Ce pays membre de l'Union européenne et de l'Alliance atlantique supervise une collecte de fonds pour fournir des munitions à l’armée ukrainienne, qui fait face depuis février 2022 à l'invasion russe. "Quinze pays de l'UE et de l'Otan ont déjà contribué (à ce programme) à hauteur de plus d'1,6 milliard d'euros", a déclaré M. Fiala.

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La Russie prévoit des augmentations d'impôts pour les hauts revenus et les entreprises, a annoncé ce mardi le ministère des Finances, quand le pays recherche des recettes supplémentaires pour financer sa guerre en Ukraine. Les dépenses publiques ont excédé les recettes de dizaines de milliards de dollars depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine en février 2022, plongeant le pays dans un important déficit budgétaire. 

"Juste et équilibré"

Le ministère des Finances a proposé de faire passer l'impôt sur les sociétés de 20 à 25% et d'adopter de nouveaux seuils d'imposition pour les plus hauts revenus. "Ces changements visent à mettre en place un système fiscal juste et équilibré", a indiqué dans un communiqué le ministre des Finances Anton Siluanov. 

Des exceptions seront prévues pour les soldats combattant en Ukraine, a indiqué le ministère, précisant que ces réformes pourraient être approuvées par le Parlement cette année et entrer en vigueur en 2025.

La Russie a enregistré un déficit budgétaire combiné de 73 milliards de dollars en 2022 et 2023. Elle prévoit pour cette année un déficit de 18 milliards de dollars, soit 0,9% de son PIB. 


La rédaction de TF1info

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