Ukraine : neuf mois de guerre
En Direct

EN DIRECT - Invasion russe : Israël va prendre en charge des soldats ukrainiens grièvement blessés

La rédaction de TF1info
Publié le 25 septembre 2022 à 7h00
JT Perso

L'ambassadeur d'Israël à Kiev a annoncé ce dimanche que l'État hébreu allait accueillir 20 soldats ukrainiens blessés, en leur fournissant prothèses et rééducation.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

ARME NUCLÉAIRE


Les conséquences seraient "catastrophiques" si le président russe Vladimir Poutine mettait à exécution sa menace d'utiliser l'arme nucléaire dans la guerre en Ukraine, a averti dimanche un haut conseiller du président Joe Biden.


Les Etats-Unis entendent faire bien comprendre à la Russie "quelles seraient les conséquences si elle prenait le sombre chemin de l'utilisation de l'arme nucléaire, et elles seraient catastrophiques", a dit Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, sur la chaîne NBC.


"Nous avons la capacité de parler directement à haut niveau (aux Russes), de leur dire clairement quel est notre message et d'entendre le leur", a-t-il dit.


"Cela s'est produit fréquemment ces derniers mois, cela s'est même produit ces derniers jours", a indiqué Jake Sullivan, qui n'a pas voulu livrer de détails sur la nature exacte des canaux de communication employés, afin de "les protéger".

OUMAN


Des dizaines de milliers de juifs hassidiques se sont rassemblés dans la ville ukrainienne d'Ouman pour leur pèlerinage annuel, malgré les appels à renoncer à cause du conflit en cours, ont annoncé les autorités ce dimanche.


Chaque année, des pèlerins hassidiques viennent du monde entier à Ouman pour le nouvel an juif, Rosh Hashana, sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), une des principales figures du hassidisme, un courant orthodoxe du judaïsme. Même si Ouman, ville du centre de l'Ukraine, se trouve relativement loin des fronts où s'affrontent les armées ukrainienne et russe, les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient exhorté les pèlerins à ne pas venir pour les célébrations prévues jusqu'à mardi.

ISRAËL


L'ambassadeur d'Israël à Kiev a annoncé ce dimanche que l'État hébreu allait accueillir 20 soldats ukrainiens blessés. "Israël va accueillir pour les traiter 20 soldats ukrainiens qui ont été grièvement blessés pendant la guerre", a déclaré Michael Brodsky. 


"Les deux premiers vont arriver en Israël aujourd'hui et seront pris en charge à l'hôpital Tel Hashomer" près de Tel-Aviv, a indiqué le diplomate en poste à Kiev depuis juillet 2021. "Le traitement comprend des prothèses et de la rééducation."

TÉMOIGNAGE


Aiden Aslin, un Britannique libéré après avoir été prisonnier de l'armée russe pendant cinq mois, raconte dans The Sun ses conditions de détention. Un récit glaçant.

LES CONCERTS DE ROGER WATERS ANNULÉS EN POLOGNE


Roger Waters, co-fondateur du groupe de rock Pink Floyd, a exprimé sa fureur dimanche après l'annulation de deux concerts programmés à Cracovie en Pologne à cause de ses déclarations jugées complaisantes vis-à-vis de la Russie, concernant la guerre en Ukraine.


Le conseil municipal de Cracovie doit par ailleurs se prononcer cette semaine sur une motion déclarant Roger Waters "persona non grata". L'un des membres du conseil municipal, Lukasz Wantuch, a appelé les habitants de la ville à boycotter ses concerts.


Dans une lettre ouverte début septembre, le musicien britannique avait écrit que l'Occident devrait arrêter de fournir des armes à l'Ukraine et accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky d'avoir toléré un "nationalisme extrême" avant de l'enjoindre de mettre un terme à "cette guerre meurtrière".


"Lukasz Wantuch semble ne rien connaître de mon histoire (qui a consisté) à œuvrer toute ma vie, au prix de certains sacrifices personnels, au service des droits humains", a déclaré le chanteur-compositeur sur Facebook. 

UN BRITANNIQUE CAPTURÉ EN UKRAINE RACONTE SON CALVAIRE


L'un des cinq Britanniques capturés en Ukraine et de retour au Royaume-Uni après un échange de prisonniers entre Moscou et Kiev a raconté dans une interview au tabloïd britannique The Sun avoir été battu et forcé à chanter l'hymne russe en détention.


Âgé de 28 ans, Aiden Aslin avait été fait prisonnier en Ukraine, où il combattait pour Kiev, et a été condamné à mort pour mercenariat. Après sa reddition lors du siège de Marioupol en avril, "le soldat a demandé en Russe 'd'où es-tu ?' Je lui ai dit que j'étais de Grande-Bretagne et il m'a donné un coup de poing au visage", a-t-il raconté au Sun. Il dit aussi avoir été poignardé dans le dos par un officier. 


Il a raconté avoir passé les cinq mois qui ont suivi dans une cellule de 1,20m par 1,80m infestée de cafard et de poux, privé de lumière du jour si ce n'est lorsqu'on l'en sortait pour tourner des vidéos de propagande ou pouvoir communiquer avec le ministère britannique des Affaires étrangères.

MOSCOU ADMET DES "ERREURS" PENDANT LA MOBILISATION 


Les autorités russes ont promis de réparer les "erreurs" commises dans le cadre de la mobilisation décrétée par le président Vladimir Poutine, après la convocation de personnes censées être exemptées qui a suscité un tollé.


En annonçant mercredi cette mobilisation "partielle" des réservistes pour aller en Ukraine, Vladimir Poutine avait souligné que seules les personnes ayant une expérience militaire ou des compétences "pertinentes" seraient appelées. Mais plusieurs cas de personnes ayant dépassé l'âge de combattre, malades ou exemptées pour d'autres raisons, ont provoqué des réactions indignées sur les réseaux sociaux, suscitant l'embarras et l'inquiétude des autorités.


Dans la région de Volgograd, dans le sud-ouest dy pays, c'est un militaire à la retraite de 63 ans, souffrant d'un diabète lourd et de problèmes cérébraux, qui a été renvoyé du centre d'entraînement où il avait été convoqué, selon les autorités.


Dans la même région, le directeur d'une petite école rurale, Alexandre Faltine, âgé de 58 ans, a reçu un ordre de mobilisation alors qu'il n'avait pas servi dans l'armée. Après la publication d'une vidéo de sa fille sur les réseaux sociaux, où elle a été très partagée, il a pu rentrer chez lui.

ANALYSE 


Ces derniers mois, les Occidentaux ont cherché à faire pression sur l'opinion publique russe notamment avec les sanctions économiques. Ont-elles eu un effet sur le quotidien et la résistance des habitants ?

International
Les Russes sont-ils rattrapés par les sanctions économiques ?

Les Russes sont-ils rattrapés par les sanctions économiques ?

KIEV ACCUSE MOSCOU D'ATTAQUES DE DRONES IRANIENS SUR ODESSA


La ville portuaire d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, a de nouveau été attaquée avec des drones de fabrication iranienne utilisés par les forces russes, ont déclaré dimanche les autorités militaires ukrainiennes, sans faire état de victimes.


C'est la seconde attaque russe utilisant des drones iraniens en deux jours contre cette ville stratégique sur la mer Noire, après celle qui a tué deux civils vendredi, selon l'Ukraine, et provoqué des tensions entre Kiev et Téhéran.


"Odessa a été de nouveau attaquée par des drones kamikazes ennemis", qui ont touché par trois fois un bâtiment administratif du centre-ville, a déclaré dimanche le commandement opérationnel sud de l'armée ukrainienne. Un drone a été abattu et aucune victime n'a enregistrée, selon le commandement, dont une porte-parole, Natalya Gumenyuk, a précisé à l'AFP "qu'il s'agit de drones iraniens".

LES MENACES NUCLÉAIRES RUSSES : UN DANGER POUR "LE MONDE ENTIER" ? 


Dans un message publié sur Twitter, le conseiller du président ukrainien Mykhaïlo Podolyak s'est irrité du discours à l'ONU du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui aurait proféré selon lui des "menaces nucléaires voilées", "une grande moquerie des institutions mondiales". 


Ces menaces "ne sont pas un problème ukrainien, mais celui du monde entier", a-t-il ajouté, appelant les puissances nucléaires à "clairement exposer les conséquences pour la Russie". "La 'boîte de Pandore' doit être fermée", a-t-il lancé. 


Lors de l'annonce d'une "mobilisation partielle" en Russie, Vladimir Poutine a évoqué la possibilité d'utiliser l'arme nucléaire pour contrer l'Occident qui tenterait de "détruire" son pays.

MOSCOU SERRE LA VIS


Quelques jours après la mobilisation militaire partielle, le président russe durcit le ton. Samedi, Vladimir Poutine a signé un amendement prévoyant jusqu'à dix ans de prison pour les Russes refusant de prendre les armes en période de mobilisation. Pour garnir les rangs de son armée, il facilite également l'accès à la nationalité russe pour les étrangers souhaitant s'engager.

DES INQUIÉTUDES PARMI LES ALLIÉS DE POUTINE ?


Les deux plus hauts législateurs russes ont se sont dits inquiets des "excès" de la campagne de mobilisation menée dans le pays, relate The Guardian. Valentina Matviyenko, présidente de la Chambre haute de la Russie, le Conseil de la Fédération, a déclaré qu'elle avait eu connaissance d'informations selon lesquelles des hommes qui ne devraient pas être admissibles à la conscription ont été tout de même appelés.


"De tels excès sont absolument inacceptables. Et je trouve tout à fait normal qu'ils déclenchent une vive réaction dans la société", a-t-elle déclaré dans un message posté sur l'application de messagerie Telegram. "Veillez à ce que la mise en œuvre de la mobilisation partielle se fasse dans le respect total et absolu des critères énoncés. Sans la moindre erreur", a-t-elle ajouté à l'adresse des gouverneurs régionaux de Russie.


Viatcheslav Volodine, un autre allié de Vladimir Poutine et président de la Douma d'État, la chambre basse de la Russie, a aussi affirmé dans une publication que "des plaintes sont reçues". "Si une erreur est commise, il est nécessaire de la corriger (...). Les autorités à tous les niveaux doivent comprendre leurs responsabilités", a-t-il lancé.

LES PRORUSSES ACCUSENT KIEV DE FRAPPES SUR UN HÔTEL DANS LE SUD


Les autorités prorusses ont accusé les forces de Kiev d'avoir tiré dimanche un missile sur un hôtel de Kherson, ville sous occupation russe dans le sud de l'Ukraine, faisant deux morts dont un ancien député. Ces affirmations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l'immédiat.


"Aujourd'hui, à environ 05h30 (4h30 en France), les forces armées ukrainiennes ont tiré un missile sur le Play Hotel by Ribas" à Kherson, a déclaré l'administration régionale d'occupation russe dans un communiqué. "Selon les données préliminaires, deux personnes sont mortes dans cet acte terroriste", a-t-elle ajouté. "Les secouristes fouillent toujours les décombres à la recherche de victimes".


Un responsable de l'administration régionale russe, Kirill Stremoussov, a affirmé qu'un ancien député ukrainien, Oleksiy Jouravko, sympathisant prorusse, faisait partie des personnes tuées. Selon les autorités prorusses, cet hôtel hébergeait également des journalistes de médias russes au moment de la frappe. La chaîne d'État russe RT a publié des images montrant, selon elle, un de ses caméramans en train d'être extirpé d'un amas de gravats.

KIEV ACCUSE MOSCOU DE PLUSIEURS ATTAQUES DANS L'EST ET LE SUD DU PAYS


Deux civils ont été tués et huit blessés dans l'oblast de Donetsk samedi, selon son gouverneur. Plusieurs communes de la région de Kharkiv ont par ailleurs été bombardées samedi, d'après son gouverneur Oleh Syniehubov. Sept personnes ont été blessées près de Koupiansk, et une autre a été blessée près de Kharkiv après avoir marché sur une mine, a-t-il ajouté, comme le rapporte le média ukrainien The Kyiv Independent.


Plus au sud, "Odessa a été de nouveau attaquée par des drones kamikazes ennemis", a déclaré sur Telegram un porte-parole de l’administration militaire, Sergey Bratchuk. Il affirme que les forces russes ont frappé à trois reprises un bâtiment administratif du centre-ville, et que des "opérations de sauvetage sont en cours". "Un drone a été abattu par les forces de défense aérienne. Il n'y a pas eu de pertes humaines", a-t-il ajouté.


Ces affirmations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l'immédiat.

"PROTECTION TOTALE" DE MOSCOU


Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les quatre régions d'Ukraine où des "référendums" d'annexion sont en train d'être votés bénéficieront de la "protection totale" de Moscou si elles sont annexées par la Russie, rapporte The Guardian.


Lors d'une conférence de presse suivant son discours devant l'assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la diplomatie russe a déclaré que le territoire russe, y compris celui qui sera "plus tard inscrit" dans la constitution russe, "est sous la protection totale de l'État".


"Toutes les lois, doctrines, concepts et stratégies de la Fédération de Russie s'appliquent à l'ensemble de son territoire", a-t-il ajouté, tout en faisant spécifiquement référence à la doctrine russe sur l'utilisation des armes nucléaires.

KIEV NE LAISSERA PAS "LES OCCUPANTS IMPUNIS", ASSURE V. ZELENSKY


"Nous ne laisserons pas les occupants rester impunis", a lancé Volodymyr Zelensky samedi soir, lors de son adresse quotidienne aux Ukrainiens. Kiev répondra à "toutes les attaques" partout dans le pays, a-t-il assuré, comme le rapporte le média ukrainien Kyiv Independent sur Twitter. 


"Nous allons définitivement libérer notre pays entier - de Kherson à la région de Lougansk, de la Crimée, je le souligne, à l'oblast de Donetsk. Chaque meurtrier et chaque bourreau sera amené devant la justice pour ce qu'ils ont commis contre les Ukrainiens", a-t-il lancé. 

SERGUEÏ LAVROV À L'ONU


Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, tenait ce samedi soir un discours depuis le siège de l'ONU, à New York. Revenant sur "l'opération spéciale" en Ukraine, il s'en est pris aux États-Unis, un "acteur hégémonique qui oblige le monde à vivre selon ses règles".

UN DÉTENU DE GUERRE MAROCAIN DE RETOUR CHEZ LUI


Brahim Saadoun, le jeune prisonnier de guerre marocain libéré dans le cadre d'un échange entre Moscou et l'Ukraine, a dit vouloir "attirer l'attention sur la situation difficile en Ukraine et la lutte de son peuple", à son retour au Maroc samedi soir. 


"Je suis heureux de rentrer à la maison après être passé par des moments très difficiles ", a déclaré l'étudiant de 21 ans dans une interview à l'AFP, au domicile de ses parents dans un quartier populaire de Casablanca. "Je veux attirer l'attention sur la situation difficile en Ukraine et la lutte de son peuple en cette période douloureuse", a-t-il plaidé.


Cet étudiant ingénieur en aéronautique, établi en Ukraine depuis 2019, a recouvré la liberté mercredi avec neuf autres prisonniers de guerre étrangers (dont cinq Britanniques et deux Américains) dans le cadre d'un échange entre Moscou et Kiev favorisé par une médiation saoudienne.

V. POUTINE "ENVOIE DES CITOYENS À LA MORT", LANCE V. ZELENSKY 


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s'adressant directement aux citoyens russes samedi soir, leur a dit que leur président envoyait sciemment "des citoyens à la mort".


"Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu'il envoie ses citoyens à la mort", a déclaré en russe le dirigeant ukrainien, appelant les forces de Moscou à se rendre. "Vous serez traités de manière civilisée... personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition", a-t-il dit quelques heures seulement après que la Russie a adopté une loi durcissant les peines pour reddition volontaire et désertion.

BONJOUR


Bienvenue sur ce live consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les dernières informations sur l'évolution du conflit.

"Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu'il envoie ses citoyens à la mort". Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est adressé directement aux Russes samedi soir, promettant aux soldats qui se rendraient qu'ils seraient traités "de manière civilisée". Une déclaration qui intervient alors que le moral des troupes russes est mis à mal par la contre-offensive de Kiev. Et qu'à l'arrière, la mobilisation "partielle" décrétée par Poutine a du mal à passer. 

Depuis l'annonce de la décision d'envoyer au front 300.000 réservistes, les files s'allongent aux frontières pour quitter le pays. Et des opposants se risquent à défier le pouvoir dans la rue. Plus de 700 manifestants ont ainsi été arrêtés dimanche, principalement à Moscou, selon l'ONG OVD-info.

Contraint à recruter par tout moyen pour renforcer ses forces à la peine en Ukraine, le Kremlin durcit le ton. Vladimir Poutine a signé dimanche une loi alourdissant les peines contre les déserteurs, qui encourent désormais jusqu'à dix ans de prison. Tandis qu'un nouvel amendement facilite l'accès à la nationalité russe pour les étrangers qui s'engagent dans l'armée. 


La rédaction de TF1info

Sur le
même thème

Articles

Tout
TF1 Info