EN DIRECT - Guerre en Ukraine : le ministre des Armées français va se rendre à Kiev

Publié le 23 décembre 2022 à 6h30, mis à jour le 24 décembre 2022 à 15h58

Sébastien Lecornu se rendra dans la capitale ukrainienne mercredi 28 décembre.
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L'APPEL DE WASHINGTON


Les Etats-Unis ont appelé vendredi, avec une pointe d'ironie, le président russe Vladimir Poutine à reconnaître la réalité du conflit en Ukraine et à retirer ses troupes après son utilisation du mot "guerre", proscrit en Russie, lors d'une conférence de presse. 


Déclenchée le 24 février, l'intervention russe en Ukraine est officiellement appelée "opération militaire spéciale" en Russie. Pourtant, lors d'une conférence de presse jeudi, Vladimir Poutine a utilisé ce mot en assurant vouloir que le conflit en Ukraine se termine "le plus tôt" possible.


"Depuis le 24 février, les Etats-Unis et le reste du monde savaient que 'l'opération militaire spéciale' était une guerre non provoquée et injustifiée contre l'Ukraine", a assuré un porte-parole du département d'Etat américain. "Au final, après 300 jours, Poutine a appelé la guerre par son nom", a-t-il ajouté. "Comme prochaine étape dans la reconnaissance de la réalité, nous l'exhortons à mettre fin à cette guerre en retirant ses troupes d'Ukraine". 

DES MILLIARDS POUR KIEV


Le Congrès américain a adopté vendredi un vaste projet de loi de finances des services fédéraux, d'un total de 1.700 milliards de dollars, dont 45 pour l'Ukraine.


Après celui du Sénat jeudi, ce vote par 225 voix contre 201 de la Chambre des représentants permet d'éviter la paralysie de l'administration fédérale américaine (le fameux "shutdown"), qui aurait pu intervenir dès vendredi soir. Le président Joe Biden doit encore promulguer la loi avec sa signature.

-40% DE CÉRÉALES RÉCOLTÉES EN UKRAINE


La récolte de céréales en Ukraine, un des principaux producteurs mondiaux, va chuter d'environ 40% cette année par rapport à 2021 en raison de l'invasion russe, selon les estimations d'Association céréalière nationale annoncées vers la fin de la moisson. 


Après 106 millions de tonnes récoltés en 2021, un record historique, "cette année, il est pronostiqué que la récolte sera à hauteur de 64-65 millions de tonnes", a en effet expliqué à l'AFP le directeur de cette association, Serguiï Ivachtchenko. 


"La principale raison, c'est la guerre", qui a entraîné la réduction de la surface cultivée et la baisse du rendement, a-t-il expliqué. 

UN PROCES POUR POUTINE ?


Un député municipal russe a annoncé avoir déposé une plainte contre le président Vladimir Poutine qu'il accuse d'avoir diffusé de "fausses informations" sur l'armée pour avoir utilisé le mot "guerre" en décrivant l'opération russe en Ukraine.


Jeudi, lors d'une conférence de presse, M. Poutine a en effet utilisé le mot "guerre" en assurant vouloir que le conflit en Ukraine se termine "le plus tôt" possible. Déclenchée le 24 février, l'intervention russe en Ukraine est pourtant officiellement appelée "opération militaire spéciale" en Russie.


Les autorités russes ont introduit une loi prévoyant de lourdes peines de prison pour toute publication d'information sur l'armée russe jugée "fausse". A ce jour, plusieurs personnes ont été condamnées, notamment après avoir publiquement qualifié ce conflit de "guerre".

SOUTIEN FINANCIER


Le gouvernement néerlandais a annoncé vendredi la mise à disposition d'une enveloppe totale de 2,5 milliards d'euros en soutien à l'Ukraine en 2023, dont l'utilisation exacte dépendra du déroulement de la guerre contre la Russie.


"Tant que la Russie continuera à faire la guerre à l'Ukraine, les Pays-Bas continueront à soutenir l'Ukraine", sur le plan militaire, humanitaire et diplomatique, a déclaré sur Twitter le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, ajoutant qu'il venait d'avoir le président ukrainien au téléphone à ce sujet.


La Haye s'attend à ce que ce montant soit nécessaire pour le soutien militaire, le soutien aux travaux de réparation et les contributions à la lutte contre l'impunité, a précisé le gouvernement dans un communiqué.

DEUX CIVILS TUÉS À KHERSON


Deux civils ont été tués dans des frappes russes sur la ville Kherson, selon le bureau du procureur régional. "Des bâtiments résidentiels et des infrastructures essentielles ont été endommagés", a-t-il précisé

DEUX BLESSÉS DANS LA ZONE ANNEXÉE


Deux personnes ont été blessées après l'explosion d'une voiture piégée dans la ville de Melitopol, occupée par la Russie. L'explosion s'est produite devant l'entrée du parc Gorki, a précisé le responsable séparatiste local à l'agence de presse russe TASS, indiquant que les causes et les circonstances de l'explosion font l'objet d'une enquête. Il a cependant décrit l'incident comme une "attaque terroriste" menée par des "militants du régime de Kiev". 

RAIDS AÉRIENS EN UKRAINE


Des sirènes de raids aériens ont sonné dans la capitale et dans 12 régions à travers le pays, alerte le Kyiv Independant.

NOUVELLE AIDE NÉERLANDAISE


Le Premier ministre des Pays-Bas a annoncé que le pays allait accorder une nouvelle aide de 2,5 milliards d'euros à l'Ukraine dès l'année prochaine. Cette somme est destinée à l'assistance militaire et humanitaire, mais aussi au rétablissement des infrastructures essentielles et aux enquêtes sur les crimes de guerre perpétrés en Ukraine, a précisé Mark Rutte sur Twitter.


Le Premier ministre s'est engagé à soutenir Kiev "tant que la Russie poursuivra sa guerre".

POUTINE PARLE DE "GUERRE"


Comme nous vous le disions plus tôt, le président russe a utilisé le mot "guerre" jeudi pour décrire le conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine. Un changement lexical passé inaperçu en Europe, mais pas chez les opposants de Vladimir Poutine.  


Nikita Yuferev, un législateur municipal de Saint-Pétersbourg qui a fui la Russie en raison de ses positions contre la guerre, a demandé aux autorités russes de poursuivre le chef de l'État pour "diffusion de fausses informations sur l'armée", le terme "guerre" étant interdit depuis le mois de mars dans le pays.

UN RISQUE D'AFFRONTEMENT USA-RUSSIE "ÉLEVÉ"


L'ambassadeur de Russie aux États-Unis a déclaré que le risque d'un affrontement entre Washington et Moscou était "élevé". Si Anatoly Antonov a déclaré à l'agence de presse russe TASS que l'état du dialogue entre les deux pays était comparable à celui de l'"ère glaciaire", il a relevé que les discussions sur les échanges de prisonniers avaient été "efficaces" et se poursuivraient.


Par ailleurs, l'ambassadeur précise qu'il a fait savoir aux États-Unis "que les systèmes Patriot seront des cibles légitimes pour les frappes en Ukraine". "La question est de savoir si les Américains maintiendront les livraisons."

AIDE EUROPÉENNE


Un groupe de mécaniciens militaires ukrainiens a quitté la Lituanie après avoir été formé à la réparation des obusiers allemands. Les 16 mécaniciens ont passé les 15 derniers jours dans la ville centrale de Rukla, plusieurs d'entre eux ayant déjà reçu une formation préliminaire en Allemagne. 


"Ils ont acquis des connaissances théoriques ailleurs, mais (...) nous leur avons appris des choses de la vie réelle, les pannes fréquentes qui ne sont pas décrites dans les manuels", a déclaré à l'AFP Zilvins Cerskus, un major de l'armée lituanienne. Car si en juin, Berlin avait annoncé le début de ses livraisons, les obusiers subissaient depuis novembre une forte usure due à des tirs intensifs. En l'absence de capacité de réparation en Ukraine, ils devaient être amenés dans des pays de l'Otan, notamment en Lituanie. Cette formation devrait donc permettre "d'économiser du temps et des ressources", comme l'a souligné le major de l'armée lituanienne. 

ZELENSKY DE RETOUR À KIEV


Volodymyr Zelensky vient de publier une vidéo depuis son bureau à Kiev, après sa visite historique à Washington. "Je suis dans mon bureau. Nous travaillons pour la victoire", a-t-il déclaré face caméra.

DÉCRYPTAGE


Alors que les États-Unis ont promis d'envoyer à l'Ukraine le système Patriot, celui-ci vient s'ajouter aux autres technologies déjà fournies par les alliés occidentaux de Kiev. Notre focus sur la nouvelle défense anti-aérienne ukrainienne pour faire face à la Russie.

"POUTINE EST EXASPÉRÉ PAR ZELENSKY"


"Vladimir Poutine est exaspéré absolument par tout ce que représente Volodymyr Zelensky", indique la grand reporter et spécialiste de la Russie Anne Nivat, invitée de LCI vendredi, qui a passé deux mois sur place. "Ce n'est pas nouveau. On voit bien la différence incommensurable, même au niveau image, entre ces deux personnes. (...) Ce qui est intéressant, c'est que les Russes m'ont dit. Il le respecte."

"CETTE GUERRE FAIT MAL AUX RUSSES"


"Les Russes vivent normalement, comme si de rien n'était. Je n'ai vu aucune différence avec mes précédents voyages", raconte la grand reporter et spécialiste de la Russie Anne Nivat, invitée de LCI vendredi. Néanmoins, en coulisses, "cette guerre (en Ukraine) fait mal aux Russes", assure-t-elle. "Ils n'en comprennent pas le but et ils se mettent à en vouloir à l'État de ne pas la gagner. (...) Les Russes, mêmes les plus patriotes, critiquent les rapports entre le haut commandement et les soldats."

REQUÊTES RUSSES


Un haut diplomate russe a déclaré que les conditions n'étaient pas réunies pour tenir des discussions sur les garanties de sécurité pour la Russie. Dans une interview accordée à l'agence russe TASS, Alexandre Darchiev, chef du département Amérique du Nord du ministère russe des Affaires étrangères, a ainsi affirmé que toute discussion est prématurée "tant que le flot d'armes et de financements destinés au régime" ukrainien "ne cessera pas, et que les militaires, mercenaires et instructeurs américains et de l'Otan ne seront pas retirés".

VERS UNE FORMATION AUX ÉTATS-UNIS ? 


D'après Politico, Washington pourrait aller encore plus loin dans son soutien. Citant deux responsables du ministère de la Défense, le média affirme que le Pentagone envisage de former les forces armées ukrainiennes au système de défense antimissile Patriot sur une base militaire américaine. Si les forces armées ukrainiennes ont suivi une formation sur une multitude de systèmes d'armes différents fournis par l'Otan  en Europe de l'Est, en Allemagne et au Royaume-Uni, jusqu'à présent, aucune formation n'a été dispensée sur le sol américain.

THÉÂTRE DÉTRUIT 


Un compte d'information sur la ville de Marioupol montre la démolition du théâtre de cette ville ukrainienne tombée dans les mains des Russes en mai dernier. Pour rappel, d'après l'agence Associated Press, le bombardement de ce lieu culturel, utilisé comme un abri anti-bombes par les Ukrainiens, a fait environ 600 victimes civiles. 

SOUTIEN NORD-CORÉEN


Comme nous l'expliquions ici, la Corée du Nord est mise en cause par les États-Unis pour avoir livré des armes à la milice Wagner. Une accusation que le pays rejette. Le ministère des Affaires étrangères a démenti cette information, la qualifiant de révélations "sans fondement". "La fausse information des médias japonais selon laquelle la République populaire démocratique de Coré aurait offert des munitions à la Russie est le plus absurde des diversions, qui ne mérite aucun commentaire ni interprétation", a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué repris par l'agence de presse officielle KCNA.

POUTINE PARLE DE "GUERRE"


C'est un détail qui a son importance. Comme l'a souligné CNN, le président russe a utilisé le mot "guerre" jeudi pour désigner le conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine. C'est la première fois qu'il emploie ce terme (en tout cas publiquement), le président russe ayant préféré jusqu'alors utiliser l'euphémisme "opération militaire spéciale".

NOTRE POINT SUR LA SITUATION


Pour commencer la journée, voici un retour sur les faits marquants des 24 dernières heures.

PÉTROLE RUSSE 


En réponse à l'introduction par l'UE, le G7 et l'Australie d'un plafonnement du prix du pétrole russe, le Kremlin devrait rétorquer par une baisse de sa production. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a prévenu que le pays pourrait réduire sa production de 500-700.000 barils par jour début 2023, soit "environ 5-7%", selon un chiffre cité par l'agence de presse officielle TASS.

PILLAGES RUSSES


Cette photo illustre comment le Musée régional de Kherson a été la cible de pillages russes. Consacré à l'histoire locale, ce lieu culturel abritait environ 180.000 objets dans ses collections avant l'invasion russe lancée fin février.


"Tout ce qui avait de la valeur matérielle, ils l'ont volé ou emmené en direction inconnue", a fustigé auprès de l'AFP Olga Gontcharova, la responsable de ce lieu culturel. Cet établissement fait en effet partie des quatre établissements culturels de la ville à avoir été abondamment pillés pendant l'occupation russe, comme l'avait dénoncé mardi dans un communiqué l'ONG Human Rights Watch (HRW), évoquant des "crimes de guerre".

Cette photo montre un musée à Kherson, qui a été la cible de pillages russes, le 22 décembre 2022
Cette photo montre un musée à Kherson, qui a été la cible de pillages russes, le 22 décembre 2022 - DIMITAR DILKOFF / AFP

POUTINE VEUT UNE FIN " LE PLUS TÔT POSSIBLE" 


Vladimir Poutine a affirmé hier vouloir que le conflit se termine "le plus tôt" possible, au lendemain de la visite aux États-Unis de Volodymyr Zelensky. Alors que le président ukrainien s'est félicité de la promesse américaine d'une livraison d'un système de missiles américain Patriot, que Kiev réclamait depuis des mois, le président russe a balayé les bénéfices pour l'Ukraine de ce "système assez vieux". 


"Nos opposants partent du principe que c'est une arme défensive. Très bien, on va garder ça à l'esprit. Et il existe toujours un antidote", a-t-il affirmé, décrivant uniquement un "moyen de prolonger le conflit".

BIENVENUE DANS CE DIRECT


Bonjour à tous, bienvenue dans ce live consacré à la guerre en Ukraine. 

Le président russe a assuré jeudi vouloir que le conflit en Ukraine se termine "le plus tôt" possible, après près de dix mois de combats. "Nous nous efforcerons de faire en sorte que cela se termine. Et le plus tôt sera le mieux, bien sûr", a déclaré le chef du Kremlin lors d'une conférence de presse. Les États-Unis ont estimé de leur côté que la Russie n'avait démontré aucune volonté "significative" de mettre fin à la guerre.

De son côté, le Kremlin dénonce une absence de "volonté d'écouter la Russie", après la visite aux États-Unis de Volodymyr Zelensky, qui y a reçu de nouvelles promesses d'aides, preuve pour Moscou que Washington livre une "guerre indirecte" en Ukraine. La Russie trouvera un "antidote" aux missiles Patriot livrés à Kiev par Washington, a affirmé Vladimir  Poutine.

Par ailleurs, selon le porte-parole de la Maison Blanche, la Corée du Nord a effectué "le mois dernier" une livraison d'armement au groupe Wagner et pourrait en prévoir d'autres. Washington met en garde contre la montée en puissance de cette organisation paramilitaire russe.

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La rédaction de TF1info

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