EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Kiev exprime ses doutes après le crash d'un avion militaire russe

Publié le 28 janvier 2024 à 6h45, mis à jour le 28 janvier 2024 à 11h47

Le chef du renseignement militaire ukrainien (GUR) s'est interrogé samedi sur l'absence d'images des corps des soldats ukrainiens qui auraient été tués lors du récent crash d'un avion militaire que la Russie impute à l'Ukraine.
"Il y a un certain nombre d'éléments qui ne sont pas clairs", a déclaré Kirill Boudanov lors d'une interview à la télévision d'État.
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

NOUVELLE ATTAQUE DE DRONES ET DE MISSILES RUSSES

La Russie a mené une nouvelle attaque nocturne de drones et de missiles contre quatre régions d'Ukraine, faisant au moins trois blessés, dont un adolescent, ont indiqué dimanche les forces armées ukrainiennes. Selon l'armée de l'air ukrainienne, huit drones explosifs de type Shahed, deux missiles Iskander et trois missiles S-300 ont été lancés dans la nuit et seuls quatre drones ont pu être abattus.


"Divers sites civils et des infrastructures critiques ont été attaqués à Poltava, Donetsk, Zaporijia et Dnipropetrovsk", a-t-elle ajouté, sans pour autant préciser quels dégâts ont été constatés. Le parquet de la région de Donetsk a pour sa part indiqué qu'un missile était tombé sur un quartier résidentiel de la ville de Myrnograd en pleine nuit, faisant des blessés. "Un garçon de 15 ans et un homme de 35 ans ont subi des blessures dues à l'explosion, des coupures et des hématomes. Dans une maison voisine, les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânien chez un habitant de 30 ans", a-t-il indiqué.

KIEV MET À JOUR UN DÉTOURNEMENT DE 40 MILLIONS DE DOLLARS

Des responsables militaires et des chefs d'entreprise ukrainiens ont détourné 40 millions de dollars dans le cadre d'un achat d'armement au début de la guerre déclenchée par Moscou, a révélé le SBU, principale agence de renseignement et de sécurité du pays. La malversation s'est produite en août 2022, six mois après l'invasion russe du pays, dans le cadre de l'achat à l'étranger de 100.000 obus de mortier qui n'ont jamais été livrés, selon un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche.


Les fonds (1,5 milliard de hrvynias) avaient en réalité été détournés par des responsables du ministère de la Défense et de la société Lviv Arsenal, mandatée pour l'achat, avec la complicité d'une société étrangère, selon cette source. "Un haut responsable du ministère de la Défense et son prédécesseur, le dirigeant et le responsable commercial d'une société ukrainienne ainsi que le représentant d'une société étrangère se sont vu notifier un 'avis de suspicion'", a précisé le parquet général. L'un des suspects se trouve en détention après avoir été arrêté "lors d'une tentative de quitter l'Ukraine", a indiqué le SBU.

LA GUERRE DE LA DÉSINFORMATION

L'AFP a enquêté sur une campagne de désinformation et de déstabilisation menée en ligne. Surnommée "Matriochka", elle vise à interpeller les médias occidentaux pour leur demander de vérifier une série d'informations. Ces manœuvres, orchestrées par des centaines de comptes, évoquent l'opération "Doppelganger", pour laquelle des hackers faisaient passer des quotidiens  comme hostiles à l'Ukraine.

WASHINGTON APPELLE À "PRENDRE AU SÉRIEUX" LA MENACE RUSSE

Invité de Darius Rochebin samedi soir sur LCI, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, John Kirby, a appelé à ne pas sous-estimer le risque d'escalade aux frontières de la Russie. "Nous devons prendre la menace d’une attaque russe contre des pays de l'Otan au sérieux", a-t-il souligné.

LE POINT SUR LA SITUATION

Les doutes de l'Ukraine après le crash d'un avion militaire russe. Le chef du renseignement militaire ukrainien (GUR), Kirill Boudanov, s'est interrogé samedi sur l'absence d'images des corps des soldats ukrainiens tués lors du récent crash d'un avion militaire, que Moscou impute à Kiev.


"Il y a un certain nombre d'éléments qui ne sont pas clairs", a-t-il expliqué lors d'une interview à la télévision d'État ukrainienne. "Tout d'abord, ils n'ont pas montré de champs couverts de cadavres et de restes. Si cela s'est passé comme le prétend la Russie, pourquoi la Russie continue-t-elle à cacher les corps?", a-t-il questionné. "Il n'y a pas de cadavres. Il n'y a rien", a-t-il affirmé, décryptant les trois vidéos de ce que le comité d'enquête russe présente comme étant le site de l'accident.


Vladimir Poutine promet d'"éradiquer" le nazisme. Le président russe, Vladimir Poutine, a promis samedi de "tout faire" pour "éradiquer définitivement le nazisme", à l'occasion des célébrations marquant les 80 ans de la fin du terrible siège de Léningrad, l'actuelle Saint-Pétersbourg, par l'armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Un blocus qui avait duré 872 jours entre 1941 et 1944 et avait vu plus de 800.000 personnes à Léningrad succomber à la famine, la maladie et aux bombes. 


"Le siège de Léningrad était sans précédent par l'ampleur de sa cruauté et de son cynisme. (...) Cela fait huit décennies que notre peine pour ces victimes terribles, pour ces destins brisés ne s'affaiblit pas", a-t-il souligné. "Nous allons tout faire pour mettre fin et éradiquer définitivement le nazisme", a promis le chef du Kremlin, aux côtés de son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, venu assister à la cérémonie.


Un raid russe meurtrier dans un village frontalier. Deux civils ukrainiens ont été abattus dans leur village d'Andriivka, frontalier de la Russie, lors d'une incursion d'un groupe de soldats russes. L'attaque s'est produite dans la région de Sumy, à l'intérieur d'une zone de cinq kilomètres bordant la frontière avec la Koursk, que Kiev avait demandé aux habitants d'évacuer. "Ce (samedi) matin, un groupe ennemi de reconnaissance et de sabotage a brutalement et cyniquement tué par balles un de nos frères et une de nos sœurs", a déclaré l'administration régionale ukrainienne dans un communiqué.


Négocier avec Moscou, l'appel du nouveau parti allemand de gauche radicale. Sahra Wagenknecht, coprésidente de l'Alliance Sahra Wagenknecht (BWS), a appelé samedi à négocier avec la Russie pour terminer la guerre en Ukraine. "Nous livrons des armes à l'Ukraine pour une victoire à laquelle hélas même les généraux ukrainiens ne croient plus. (...) Cette guerre doit être terminée et très rapidement par le biais de négociations", a-t-elle lancé sous les applaudissements des quelque 450 membres fondateurs, réunis au Kosmos, un ancien cinéma de RDA, situé dans l'avenue Karl Marx à Berlin.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre en Ukraine, débutée le 24 février 2022 suite à l'invasion russe ordonnée par Vladimir Poutine.

Où sont les corps ? Trois jours après le crash d'un avion militaire russe mercredi dans la région de Belgorod, les autorités ukrainiennes font à nouveau part de leurs doutes. Alors que la Russie accuse l'Ukraine d'avoir abattu l'appareil dans lequel se trouvaient selon elle 65 prisonniers de guerre ukrainiens qui allaient être échangés ce jour-là, le chef du renseignement militaire ukrainien (GUR) s'est interrogé samedi sur l'absence d'images des cadavres.

"Il y a un certain nombre d'éléments qui ne sont pas clairs", a déclaré Kirill Boudanov lors d'une interview à la télévision d'État ukrainienne. "Tout d'abord, ils n'ont pas montré de champs couverts de cadavres et de restes", a-t-il poursuivi. "Si cela s'est passé comme le prétend la Russie, pourquoi la Russie continue-t-elle à cacher les corps ?"

Sans confirmer ni infirmer son implication, Kiev a pour l'heure seulement reconnu qu'un échange de prisonniers devait avoir lieu le même jour, assurant par ailleurs que Moscou n'avait pas réclamé de cessez-le-feu aérien temporaire près de la frontière. Une demande qui avait pourtant été formulée précédemment lorsque des prisonniers de guerre étaient transférés par avion en vue d'un échange.


La rédaction de TF1info

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info