EN DIRECT - Guerre en Ukraine : les Européens pessimistes sur les chances de victoire de Kiev

Publié le 21 février 2024 à 6h00, mis à jour le 21 février 2024 à 21h18

Alors que le deuxième anniversaire du début de l'invasion russe de l'Ukraine approche, les pays membres du G7 veulent durcir les sanctions contre Moscou.
Les mesures devraient être annoncées samedi.
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LE BRITISH COUNCIL ACCUSÉ D'ESPIONNAGE

Les services de sécurité russes (FSB) ont accusé le British Council, l'agence britannique pour l'éducation et la culture, d'espionnage pour l'Ukraine. Dans un communiqué, le FSB a assuré que le British Council en Grande-Bretagne, "via des organisations sous son contrôle", recueillait des informations concernant la région ukrainienne de Kherson, en partie occupée par les forces russes.


"Ont été établis des cas de recours par cette organisation étrangère à des réfugiés ukrainiens vivant au Royaume-Uni pour obtenir des renseignements militaires et politiques via leurs relations dans la région de Kherson", accuse le FSB.

LE RECOURS DU CANDIDAT D'OPPOSITION RUSSE REJETÉ

L'opposant russe Boris Nadejdine a annoncé sur les réseaux sociaux que la Cour suprême avait écarté son recours contre le refus d'enregistrement de sa candidature à la présidentielle de mars qui devrait voir la reconduction de Vladimir Poutine pour un nouveau mandat. Il a ajouté qu'il contesterait cette décision.


Ce vétéran discret de la vie politique russe, qui avait pris position pour la fin de l'offensive russe en Ukraine, avait vu son dossier de candidature rejeté au début du mois par la Commission électorale centrale au motif de signatures de soutien irrégulières.

LE CHEF DES SERBES DE BOSNIE, DÉCORÉ PAR POUTINE

Décoré par le président russe Vladimir Poutine pour sa contribution à la "coopération" entre la Russie et la Bosnie, le chef politique des Serbes bosniens Milorad Dodik s'est engagé à empêcher l'adhésion de la Bosnie à l'Otan. Le dirigeant serbe bosnien, qui affiche régulièrement son admiration pour le maitre du Kremlin, est un des rares hommes politiques européens qui a continué à rencontrer le président russe après l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

"L'INACCEPTABLE PARALYSIE" DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Le chef de la diplomatie brésilienne a fustigé "l'inacceptable paralysie" du Conseil de sécurité des Nations unies face aux conflits à Gaza et en Ukraine, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20. Le Conseil de sécurité de l'ONU a notamment été incapable de réagir face à l'invasion de l'Ukraine, en raison du véto russe.


"Les institutions multilatérales ne sont pas suffisamment équipées pour faire face aux défis actuels, comme l'a démontré l'inacceptable paralysie du Conseil de sécurité au sujet des conflits en cours. Cette inaction implique directement la perte de vies humaines", a déclaré le ministre Mauro Vieira lors de son discours d'ouverture de la réunion, à Rio de Janeiro.

L'EXEMPTION DES DROITS DE DOUANE, MODIFIÉE

Les États membres de l'UE ont approuvé la reconduction, à partir de juin, de l'exemption des droits de douane pour les importations agricoles ukrainiennes, assorties de "mécanismes de sauvegarde" renforcés pour limiter leur impact, au cœur des récentes manifestations d'agriculteurs.


Le texte proposé par Bruxelles et validé par les ambassadeurs des Vingt-Sept prévoit "des mesures correctives" rapides en cas de "perturbations importantes" sur le marché. Pour trois produits (volaille, œufs, sucre), un "frein d'urgence" stabilisant les importations aux volumes moyens importés en 2022-2023, au-delà desquels des droits de douane seraient réimposés. Les eurodéputés doivent désormais se prononcer à ce propos.

LA MENACE DE L'ESPIONNAGE RUSSE

Les services de renseignement suédois (Säpo) ont mis en garde contre la menace territoriale posée par l'espionnage russe, en particulier dans l'Arctique. La Russie, comme la Chine, "mène des activités qui menacent la sécurité dans l'extrême-nord de la Suède", écrit le Säpo dans son rapport annuel sur l'évaluation des menaces. 


"L'intérêt de la Russie pour le nord de la Suède concerne principalement les capacités militaires suédoises", poursuit le Säpo, à l'approche de l'entrée probable de la Suède dans l'Otan. Le pays, comme la Finlande, a mis fin à deux siècles de non-alignement en demandant à adhérer à l'Otan après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Cette adhésion devrait se concrétiser lundi prochain, lors du vote du parlement hongrois, ultime obstacle.

45.000 SOLDATS RUSSES TUÉS, SELON DES MÉDIAS

Le site russe Mediazona et le service russe de la BBC ont dit avoir identifié environ 45.000 soldats russes tués depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, il y a deux ans, dans une enquête conjointe publiée aujourd'hui. Ce décompte a été donné alors qu'en Russie comme en Ukraine, les pertes militaires sont tenues secrètes.


Le décompte court du 24 février 2022 au 20 février 2024. Il ne se veut pas exhaustif, mais les deux médias disent avoir identifié 45.123 soldats russes tués en exploitant des sources libres d'accès comme des avis de décès, des communiqués d'autorités locales, des nécrologies parues dans des médias ou sur les réseaux sociaux. Les médias soulignent que le bilan réel est certainement bien plus lourd. Il pourrait être deux fois plus élevé, avance le service russe de la BBC.

DÉBLOQUER LA FRONTIÈRE ENTRE L'UKRAINE ET LA POLOGNE

Depuis plusieurs semaines, des agriculteurs polonais se mobilisent à la frontière ukrainienne, se plaignant de concurrence déloyale face à la production agricole qui vient d'Ukraine. Face à cette situation, le président Volodymyr Zelensky a appelé à des pourparlers entre gouvernements polonais et ukrainien pour débloquer la frontière. 


"J'ai demandé à notre gouvernement de se rendre à la frontière entre nos deux pays dès que possible, d'ici au 24 février", a-t-il déclaré dans une vidéo, demandant au Premier ministre polonais Donald Tusk de faire de même. "Seul Moscou se réjouit" de ces tensions entre les deux pays alliés, a-t-il dénoncé.

ADHÉSION DE L'UKRAINE À L'UE : LE CADRE DE NÉGOCIATIONS PRÉSENTÉ AU "DÉBUT DE L'ÉTÉ"

La Commission européenne devrait présenter au "début de l'été", après les élections européennes de juin, le "cadre de négociations" pour l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, a annoncé la présidente de l'institution, Ursula von der Leyen.


Lors d'un sommet mi-décembre, les dirigeants des Vingt-Sept se sont mis d'accord sur l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine, chargeant la Commission de leur présenter un "cadre de négociations" après avoir examiné la situation du pays et les mesures déjà adoptées par Kiev. Une première échéance avait été indiquée plus tôt, mais finalement, Ursula von der Leyen a reporté la présentation du "cadre de négociations".

VON DER LEYEN PLAIDE POUR UN COMMISSAIRE À LA DÉFENSE

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a plaidé à Bruxelles pour la nomination d'un commissaire à la Défense dont le rôle central serait de promouvoir "la base industrielle" des Vingt-Sept dans ce secteur. "Les citoyens européens veulent plus d'Europe dans la Défense. Ils veulent que nous investissions plus, que nous investissions mieux", a estimé la responsable allemande, à quelques jours du deuxième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine.


"La façon dont je vois un commissaire à la défense et la sécurité est qu'il ou elle serait responsable de la base industrielle en matière de défense, ce qui est une compétence centrale de la Commission", a souligné Ursula von der Leyen, candidate à un nouveau mandat de cinq ans. Interrogée sur les personnalités susceptibles de prendre ce poste de commissaire, elle a jugé qu'il était "trop tôt" pour en discuter.

LES EUROPEENS PESSIMISTES CONCERNANT UNE VICTOIRE DE KIEV

Les citoyens européens sont pessimistes sur les chances de l'Ukraine de gagner la guerre face à la Russie, et envisagent comme issue la plus probable un règlement négocié entre les deux pays, selon un sondage dans douze pays de l'UE, publié mercredi.


D'après cette enquête menée en janvier pour le groupe de réflexion Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), seules 10% des personnes interrogées prévoient une victoire de l'Ukraine sur le terrain. 


Quelque 20% anticipent celle de la Russie, tandis que 37% estiment que la guerre se finira par une forme de "compromis" entre les deux pays. Les plus optimistes sur les chances de victoire de l'Ukraine sont la Pologne, la Suède et le Portugal, les plus pessimistes étant la Grèce, la Hongrie et l'Italie.

ROUSSEL VEUT UN STATUT DE NEUTRALITE POUR KIEV

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a plaidé mercredi pour un statut de neutralité de l'Ukraine, réclamé par Moscou, plutôt que son entrée dans l'Union européenne et l'Otan, et appelé les Européens à construire "une sécurité collective".


"Tout doit être fait pour empêcher cette escalade guerrière", a martelé le patron des communistes, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année à la fin de la semaine. Pour ce faire, "nous ne pouvons pas à accéder à la demande de l'Ukraine de rentrer dans l'Union européenne et dans l'Otan. Ce n'est pas possible", a-t-il estimé.


La France et l'Union européenne "ont raison d'aider un pays qui est envahi", a souligné Fabien Roussel alors que Londres, Berlin et Paris ont signé il y a quelques jours avec Kiev des accords bilatéraux de sécurité.

SANCTIONS

Les ambassadeurs des pays de l'UE se sont mis d'accord mercredi sur un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, quelques jours avant le deuxième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé la présidence belge du Conseil de l'UE.


Un projet de texte, vu par l'AFP, prévoyait en particulier de limiter le commerce des entreprises de l'UE avec trois sociétés de Chine continentale ayant approvisionné l'armée russe, et d'inscrire sur une liste noire le ministre de la Défense nord-coréen pour avoir envoyé des missiles à Moscou.

LE DEMENTI DE KIEV

L'armée ukrainienne a démenti mercredi avoir perdu le contrôle de sa tête de pont de Krynky sur la rive occupée du Dniepr, dans le sud de l'Ukraine, et dont le président russe Vladimir Poutine lui-même avait revendiqué la prise la veille.


"Les dirigeants militaires et politiques du pays agresseur ont annoncé la prise de la tête de pont sur la rive gauche du fleuve Dniepr. Nous disons officiellement que cette information est fausse", a indiqué le commandement sud des forces ukrainiennes sur les réseaux sociaux.

DES SANCTIONS EN VUE AU G7

La présidence italienne du G7 a annoncé mardi une réunion par vidéoconférence de ses dirigeants samedi consacrée à l'Ukraine, qui devrait décider un durcissement des sanctions contre la Russie.


Cette réunion, à laquelle participera le président Volodymyr Zelensky, est la première des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) sous présidence italienne. A l'issue de la réunion, qui devrait durer une heure et demie dans le courant de l'après-midi, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes.


Les participants devraient décider "un durcissement du régime de sanctions", selon les mêmes sources. "L'UE lancera une nouveau paquet de sanctions et les Etats-Unis approuveront eux aussi un tour de vis de leurs sanctions".

LE POINT DE SITUATION

Voici les principaux événements des dernières 24h :


  • La Russie a revendiqué mardi la reprise du village de Krynky, sur la rive occupée du Dniepr, dans le sud de l'Ukraine. "Krynky a été nettoyée, nous contrôlons de facto toute la rive", a assuré Sergueï Choïgou en réponse à une question du président russe au cours d'une réunion entre les deux hommes. Les forces ukrainiennes s'efforçaient depuis des mois de grignoter du terrain sur la rive gauche du Dniepr dans la région de Kherson.



  • L'état-major de l'armée ukrainienne a relevé mardi pas moins de 84 attaques russes ces dernières 24 heures, toutes "repoussées", a-t-il assuré. Si les opérations russes se sont nettement réduites autour d'Avdiïvka même, de nombreux assauts ont en revanche eu lieu près de Mariïnka (est), près de Bakhmout (est) et dans la région de Zaporijjia (sud). "La situation est extrêmement difficile en plusieurs points de la ligne de front", a admis lundi soir M. Zelensky. Les troupes russes "mettent à profit le retard dans l'aide à l'Ukraine", a-t-il jugé, ce pays étant privé d'une aide militaire américaine cruciale de 60 milliards de dollars, actuellement bloquée au Congrès.


  • Les Russes bombardent en toujours quasi-quotidiennement des localités au-delà du front. Une mère, ses deux enfants et leur grand-mère ainsi qu'une autre femme ont été tués dans l'explosion sur leur maison d'un drone d'attaque russe Lancet, dans la région de Soumy (nord-est), selon l'armée ukrainienne. Enfin, la défense antiaérienne a détruit 23 drones explosifs Shahed de conception iranienne, lancés dans la nuit de lundi à mardi par la Russie sur différentes régions d'Ukraine.


  • Les deux humanitaires français tués début février dans le sud-est de l'Ukraine ont été victimes d'une "attaque délibérée" menée par des drones, a déclaré mardi l'ONG suisse pour laquelle ils travaillaient. L'équipe de six collaborateurs de l'Entraide protestante suisse (Eper, Heks en allemand) a été attaquée alors qu'elle était en mission pour évaluer la situation humanitaire dans la région entourant la ville de Beryslav, sur la rive nord du fleuve Dniepr, près de la ligne de front.

EN DIRECT

Bonjour et bienvenue sur ce direct concacré aux événements en Ukraine.

La présidence italienne du G7 a annoncé mardi une réunion par vidéoconférence de ses dirigeants samedi consacrée à l'Ukraine, qui devrait décider un durcissement des sanctions contre la Russie.

Cette réunion, à laquelle participera le président Volodymyr Zelensky, est la première des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) sous présidence italienne.

Elle a été convoquée "à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine", précise un communiqué du gouvernement à Rome, au moment où Kiev reconnaît vivre une situation "extrêmement difficile" pour ses forces, privées de munitions et d'aide américaine.

A l'issue de la réunion, qui devrait durer une heure et demie dans le courant de l'après-midi, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes. Les participants devraient décider "un durcissement du régime de sanctions", selon les mêmes sources. "L'UE lancera une nouveau paquet de sanctions et les Etats-Unis approuveront eux aussi un tour de vis de leurs sanctions".


La rédaction de TF1info

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