Pourparlers Ukraine-Russie : des négociations pour changer le cours du conflit

Ukraine : Emmanuel Macron veut "rassembler des preuves" contre "des crimes de guerre des Russes"

Publié le 8 avril 2022 à 21h30, mis à jour le 9 avril 2022 à 7h00
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Emmanuel Macron a affirmé vendredi que la France était en train de "rassembler les preuves" contre "des crimes de guerre des Russes" en Ukraine.
Des exactions contre des civils ont été attribuées à la Russie, qui dément.
Retrouvez les informations du vendredi 8 avril sur cette guerre.

Ce live est désormais terminé, retrouvez toutes les dernières infos du 9 avril sur la guerre en Ukraine dans ce nouvel article

LES CIVILS DANS LA GUERRE


Envoyée spéciale de TF1 et LCI en Ukraine, Liseron Boudoul est parmi les seules journalistes qui ait pu tourner des reportages dans la ville assiégée de Marioupol. Par téléphone, elle témoigne sur LCI sur le sort des civils dans cette guerre. 

Marioupol : Liseron Boudoul témoigneSource : TF1 Info

QUE S'EST-IL PASSÉ À  KRAMATORSK ?


Le monde entier s'est indigné de la frappe d'un missile sur la gare de Kramatorsk, où étaient massées des centaines de personnes cherchant à quitter cette ville du Donbass avant une probable intensification des combats. Au moins cinquante personnes ont perdu la vie, et tout les regards se tournent vers Moscou. L'armée russe dément toute implication, et accuse Kiev de "provocation".

RUSSIE : LES DEVISES ÉTRANGÈRES AUTORISÉES


La Banque centrale de Russie va autoriser à nouveau, à partir du 18 avril, la vente des devises étrangères, suspendue depuis début mars, lors de la mise en place des sanctions occidentales contre le pays. 


Les banques russes "pourront de nouveau vendre des devises en liquide aux citoyens à partir du 18 avril 2022", a indiqué la Banque centrale dans un communiqué, tout en précisant que seules les devises reçues par les banques à partir du 9 avril pourront être vendues. 

L'UE SANCTIONNE LES FILLES DE POUTINE


L'Union européenne a inscrit les deux filles aînées de Vladimir Poutine sur sa liste noire des personnalités et entités sanctionnées pour leurs liens avec le Kremlin. 


Déjà ciblées par Washington et Londres, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, nées respectivement en 1985 et 1986, sont les filles de Vladimir Poutine et de Lioudmila Poutina, la première épouse du président russe, dont il avait annoncé avoir divorcé en 2013.


Comme les 217 individus et les 18 entités ajoutés sur cette liste publiée au journal officiel de l'UE, les deux soeurs sont frappées d'une interdiction d'entrée dans l'UE et leurs avoirs y sont gelés.  

"CRIMES DE GUERRE"


Le président français a annoncé ce soir qu'il veut "rassembler des preuves" des "crimes de guerre des Russes" en Ukraine, lors d'une interview accordée au média en ligne Brut.


"Même en prenant le maximum de précautions que je me dois de prendre" en tant que chef d'État, "je peux dire que ce sont des crimes de guerre des Russes", a affirmé Emmanuel Macron, ajoutant que "des gendarmes et des magistrats" français avaient été envoyés pour aider les Ukrainiens à l'établir. 

AMNESTY ET HRW FERMENT A MOSCOU


La Russie a fermé les bureaux locaux des ONG de défense des droits humains Amnesty International et Human Rights Watch, selon un communiqué publié vendredi par le ministère russe de la Justice.


La représentation locale d'Amnesty (Royaume-Uni) et celle de HRW (Etats-Unis) ont "été exclus du registre officiel des organisations non-gouvernementales étrangères" en Russie, en raison de "violations de la législation russe". Il s'agit facto de leur fermeture, a précisé pour sa part Amnesty dans un communiqué.


Parmi les treize autres ONG exclues de ce registre figurent notamment la Fondation Carnegie pour la paix internationale (États-Unis), la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Allemagne) et la Fondation Friedrich Ebert (Allemagne). 

"AVENIR EUROPEEN" POUR L'UKRAINE


La Russie est menacée de "décomposition" en raison de sanctions toujours plus sévères, tandis que l'Ukraine a un "avenir européen", a déclaré vendredi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, à l'occasion d'une visite à Kiev. 


"La Russie va sombrer dans la décomposition économique, financière et technologique, tandis que l'Ukraine marche vers un avenir européen", a dit Mme von der Leyen au cours d'une conférence de presse commune avec le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky. 

KRAMATORSK,  UN "CRIME CONTRE L'HUMANITÉ"


Selon le chef de la diplomatie française, le bombardement de la gare de Kramatorsk est un "crime contre l'humanité".


"Ils tapent la gare sur des réfugiés" a déclaré Jean-Yves Le Drian sur France 5, donc sur des civils, donc ça relève du crime contre l'humanité".

PRIX ALIMENTAIRES AU PLUS HAUT


Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en mars leurs "plus hauts niveaux jamais enregistrés", la guerre en Ukraine bouleversant les marchés, a annoncé l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). 


Blé, maïs, huile de tournesol: les prix des matières premières agricoles se sont envolées de 12,6% en mars sur un mois, sur fond d'enlisement du conflit entre la Russie et l'Ukraine, doublé d'une menace sur les prochaines récoltes. 


Cet indice FAO, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de produits alimentaires de base, avait déjà atteint en février son plus haut historique depuis sa création en 1990. Il enregistre cette fois sa plus forte progression en l'espace d'un mois. 


Russie et Ukraine sont respectivement premier et cinquième exportateurs mondiaux de blé, représentant à eux seuls 30% de l'approvisionnement mondial. Depuis l'invasion russe le 24 février, des tonnes de céréales sont restées à quai de ports ukrainiens comme Marioupol, cité bombardée et assiégée. 

"POUR NOS ENFANTS"


Sur la carcasse d'un missile qui a tué ce matin au moins cinquante personnes à Kramatorsk, on peut lire en russe l'inscription "Pour nos enfants", peinte en blanc. Explications.

"HORRIBLE ATROCITÉ" A KRAMATORSK, SELON BIDEN


Le président américain dénonce à son tour la frappe sur la gare ferroviaire de Kramatorsk, qui a tué au moins cinquante personnes, dont cinq enfants.

ZELENSKY ACCUEILLE L'UE A KIEV


Le président ukrainien a accueilli à Kiev la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l'UE, Josep  Borrell.

ODESSA : COUVRE-FEU


Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, face à la "menace" de frappes de missiles, ont  annoncé les autorités locales. 


Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, qui a fait au moins 50 morts, "une menace d'attaque au missile plane sur Odessa, le 10 avril 2022. C'est pourquoi un couvre-feu est imposé à Odessa et dans sa région à partir de 21 heures le 9 avril jusqu'à 6 heures le 11 avril 2022", a expliqué l'administration militaire régionale. 

RUSSIE : L'INFLATION S'ENVOLE


L'inflation, qui flambe en Russie depuis des mois, s'est envolée à 16,7% en mars sur un an, selon les données de l'agence de statistiques Rosstat publiées ce vendredi, un niveau jamais vu depuis début 2015. Par rapport au mois de février de cette année, les prix ont même accéléré de 7,6% d'un mois sur l'autre. 

LONDRES  : NOUVEAUX MISSILES POUR L'UKRAINE


Le Premier ministre britannique a annoncé renforcer l'aide militaire britannique à l'Ukraine, avec l'envoi de missiles antichars et antiaériens, après l'attaque "inadmissible" contre la gare de Kramatorsk.


"Les crimes de la Russie en Ukraine ne resteront pas impunis", a averti Boris Johnson, lors d'une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz, qui a dénoncé de son côté des bombardements "épouvantables". 

45 DIPLOMATES POLONAIS EXPULSÉS DE RUSSIE


La Russie va expulser 45 diplomates polonais, d'ici au 15 avril, en représailles à une mesure équivalente décidée fin mars par Varsovie. "Du fait du principe de réciprocité, 45 collaborateurs de l'ambassade de Pologne et de ses consulats généraux à Irkoutsk, Kaliningrad et Saint-Pétersbourg ont été déclarés 'persona non grata'", a précisé le ministère russe des Affaires étrangères. 


La Pologne avait annoncé fin mars expulser "45 espions russes se faisant passer pour des diplomates", dans le contexte de l'offensive russe en Ukraine déclenchée le 24 février. 

50 MORTS À KRAMATORSK


Le bilan de l'attaque de la gare de Kramatorsk est monté à cinquante morts, dont cinq enfants, selon une nouvelle déclaration du gouverneur local, qui estime par ailleurs à 98 les personnes hospitalisées.

FADEL SENNA / AFP

KRAMATORSK : MACRON DÉNONCE


Le président français a dénoncé l'attaque "abominable" contre la gare de Kramatorsk, qui a tué au moins trente-neuf civils.

PINK FLOYD CHANTE POUR l'UKRAINE


Alors qu'il n'avait pas publié de nouveau titre depuis 1994, le groupe britannique Pink Floyd apporte son soutien à la résistance ukrainienne, avec "Hey, Hey, Rise Up", enregistrée avec la voix d'un chanteur ukrainien blessé au front.

TENSIONS FRANCO-POLONAISES


L'ambassadeur de France en Pologne a été convoqué au ministère des Affaires étrangères polonais suite à des propos du président Emmanuel Macron accusant le chef du gouvernement polonais d'"antisémitisme d'extrême-droite", a annoncé Varsovie. 


Dans un entretien au quotidien le Parisien jeudi, le président français avait accusé le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki d'être "un antisémite d'extrême droite, qui interdit les LGBT", après l'avoir déjà accusé de "s'immiscer dans la campagne politique française", pointant sa proximité avec sa rivale d'extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen. 


Il s'agissait d'une réaction d'Emmanuel Macron aux propos du chef du gouvernement nationaliste-populiste polonais, qui l'avait attaqué pour ses entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine. "Monsieur le président Macron, combien de fois avez-vous négocié avec Poutine, qu'avez-vous obtenu ?". "Personne n'a négocié avec Hitler. Est-ce que vous négocieriez avec Hitler, avec Staline, avec Pol Pot ?", avait ainsi demandé le Premier ministre polonais. 

VON DER LEYEN A BOUTCHA


La présidente de la Commission européenne exprime la solidarité de l'Europe, lors de sa visite de la ville de Boutcha, près de Kiev, où des centaines de corps ont été retrouvés après le départ de l'armée russe. 

Boutcha : Von der Leyen sur placeSource : TF1 Info

LA SLOVAQUIE OFFRE SON SYSTÈME DE DÉFENSE ANTI-AÉRIEN 


La Slovaquie fournit à l'Ukraine le système de défense anti-aérien S-300, a annoncé son Premier ministre, Edouard Heger. "Je peux confirmer que la République slovaque a fait don du système de défense aérienne S-300 à l'Ukraine", a-t-il informé, en soutien à Kiev qui se bat contre l'invasion russe.  


Il a cependant souligné que la livraison du système "ne signifie pas que la République slovaque soit devenue partie prenante du conflit armé en Ukraine". Selon lui, ce système "aidera à sauver autant d'Ukrainiens innocents que possible" face à l'agression du régime russe de Vladimir Poutine.

DIPLO


La Russie et l'Ukraine sont toujours "d'accord" pour se retrouver pour des pourparlers en Turquie malgré les récentes exactions commises sur le terrain, selon un haut responsable turc. "La Russie et l'Ukraine sont d'accord pour tenir des pourparlers en Turquie, mais elles restent loin de s'accorder sur un texte commun", a indiqué à des journalistes ce responsable de haut niveau, refusant d'être nommé. 

La Russie avait dit hier regretter que l'Ukraine était revenue sur certaines des propositions qu'elle avait faites au cours de pourparlers fin mars à Istanbul. 

LE 9 MAI, DATE SYMBOLIQUE POUR POUTINE


Le 9 mai pourrait être une date décisive dans le conflit russo-ukrainien. Vincent Hugueux, grand reporter et essayiste, explique pourquoi sur LCI.

Guerre en Ukraine : pourquoi le 9 mai pourrait être décisifSource : TF1 Info

LE LOURD TRIBUT DE TCHERNIGUIV


Près de 700 personnes ont été tuées dans des bombardements russes à Tcherniguiv, centre régional situé au nord de Kiev, la capitale de l'Ukraine, près de la frontière bélarusse, a indiqué vendredi le maire, Vladyslav Atrochenko, cité par l'agence de presse Unian. "Je peux donner un chiffre approximatif, 700 personnes. Il s’agit des militaires et civils", a-t-il indiqué, tout en précisant que deux tiers des habitants avaient quitté cette localité.  

DE NOUVEAUX POURPARLERS À VENIR ENTRE MOSCOU ET KIEV ?


La Russie et l'Ukraine sont "désireuses" de tenir de nouveaux pourparlers malgré le massacre de Boutcha, a annoncé un haut responsable turc vendredi. "Elles restent loin d'un accord sur un texte commun", a-t-il ajouté, refusant toutefois d'être nommé. 

VON DER LEYEN DÉNONCE L'ATTAQUE "IGNOBLE" À KRAMATORSK


Dans un tweet, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fustigé l'attaque à la roquette sur la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, qui a fait au moins 39 morts et plus d'une centaine de blessés. "Je suis consterné par la perte de ces vies et je présenterai personnellement mes condoléances au président, Volodymyr Zelensky", a-t-elle indiqué.

VON DER LEYEN EST ARRIVÉE À BOUTCHA


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait un détour sur les lieux du massacre de Boutcha, avant de se rendre à Kiev pour rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. La dirigeante européenne est accompagnée pour cette visite pour le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.

LA FRANCE AU CHEVET NUMÉRIQUE DE KIEV


"La France et l'Europe vont continuer à soutenir l'Ukraine, notamment en matière de numérique et de télécoms", indique le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, après un échange avec le vice-Premier ministre ukrainien et ministre de la Transformation digitale, Mykhailo Fedorov.

UNE GARE BONDÉE SOUS LES TIRS


Au moins 39 personnes ont été tuées et 100 blessées, après une attaque à la roquette sur la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, par laquelle des milliers de personnes sont évacuées depuis plusieurs jours.

Ukraine: les corps des victimes de l'attaque jonchent le parvis de la gare de KramatorskSource : TF1 Info

L'ALLEMAGNE VOLE AU SECOURS DE SES ENTREPRISES


Le gouvernement allemand a présenté vendredi un programme d'aides de plusieurs milliards d'euros aux entreprises touchées par les conséquences de la guerre en Ukraine, notamment à cause des coûts de l'énergie et des pénuries de matériaux. Ce plan contient notamment une enveloppe de "100 milliards d'euros" de prêts garantis par l'État, "7 milliards d'euros" de prêts publics à taux réduit et ouvre la voie à des "aides en capital" et des "subventions" pour alléger la facture énergétique des entreprises, a détaillé le ministère de l'Économie.

MOSCOU ACCUSE KIEV D'AVOIR TIRÉ SUR LA GARE DE KRAMATORSK


Le ministre russe de la Défense a accusé l'Ukraine d'avoir délibérément tiré sur la gare de Kramatorsk, dont l'attaque à la rouquette a fait au moins 39 morts et plus d'une centaine de blessés vendredi. "Le but de la frappe orchestrée par le régime de Kiev sur la gare ferroviaire de Kramatorsk était d'empêcher le départ de la population de la ville afin de pouvoir l'utiliser comme bouclier humain", a-t-il assuré, assurant que le missile avait été tiré depuis la localité de Dobropillia. 

ZELENSKY RÉCLAME UN "COCKTAIL MOLOTOV" DE SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE


Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé vendredi l'Europe à prendre un "cocktail Molotov" de sanctions contre la Russie, en allusion au nom des bombes incendiaires popularisées par la résistance finlandaise en 1939-1940 lors de la guerre d'hiver contre l'URSS durant la Seconde Guerre mondiale. "Combien de temps l'Europe peut-elle ignorer un embargo contre le pétrole russe ? Combien de temps ?", a-t-il demandé.

L'UKRAINE A "BESOIN D'ARMES", INSISTE ZELENSY


L'Ukraine ne peut pas attendre davantage de nouvelles armes occidentales, a plaidé vendredi son président, Volodymyr Zelensky, devant le Parlement finlandais. Le chef de l'Etat ukrainien a critiqué "ceux qui nous font attendre, attendre les choses dont nous avons profondément besoin, attendre pour les moyens de défendre nos vies", alors que Kiev réclame plus d'armes puissantes. "Nous avons besoin d'armes dont disposent certains de nos partenaires de l'Union européenne", a-t-il réaffirmé. 

UN SYSTEME ANTI-AÉRIEN SLOVAQUE ENVOYÉ À L'UKRAINE


La Slovaquie fournit à l'Ukraine le système de défense anti-aérien S-300, a annoncé son Premier ministre, Edouard Heger, vendredi sur Facebook. "Je peux confirmer que la République slovaque a fait don du système de défense aérienne S-300 à l'Ukraine", a-t-il informé, en soutien à Kiev qui se bat contre l'invasion russe.  


Il a souligné que la livraison du système "ne signifie pas que la République slovaque soit devenue partie prenante du conflit armé en Ukraine".  Selon lui, ce système "aidera à sauver autant d'Ukrainiens innocents que possible" face à l'agression du régime russe de Vladimir Poutine.

LES VÉRIFICATEURS


Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé à ce que la Russie ne fasse plus partie du Conseil de sécurité des Nations unies. Or, c'est impossible, nous explique le collectif des Surligneurs : il faudrait le vote russe lui-même pour procéder à son exclusion.

BILAN EN HAUSSE, 39 MORTS À KRAMATORSK


Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), le bilan à Kramatorsk passe à 39 morts, dont quatre enfants, après l'attaque au missile vendredi sur la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine. "Les fascistes russes ont bombardé la gare de Kramatorsk, 39 morts dont quatre enfants", a indiqué sur Facebook le porte-parole du SBU, Artiom Dekhtiarenko. 

L'UE A GELÉ AU MOINS 29,5 MILLIARDS D'EUROS D'AVOIRS RUSSES


Dans le cadre des sanctions prises contre la Russie, suite à l'invasion de l'Ukraine, l'Union européenne a annoncé vendredi avoir déjà gelé au moins 29,5 milliards d'euros d'avoirs russes, selon un décompte encore partiel dévoilé par la Commission européenne. 


Ces actifs incluent des bateaux, des hélicoptères, des biens immobiliers, des œuvres d'art pour près de 6,7 milliards d'euros. Cette évaluation "est toujours en cours", a précisé la Commission dans un communiqué. Bruxelles a demandé aux États membres de partager leurs informations et, pour l'instant, "plus de la moitié d'entre eux" ont communiqué le bilan de leurs mesures. 


Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a invité "instamment tous les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour appliquer les sanctions et ceux qui ne l'ont pas encore fait à faire rapport à la Commission sans délai". "Adopter des sanctions ne suffit pas. Il est également important de les mettre en pratique et de suivre nos progrès", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué. 

L'UE DÉNONCE L'ATTAQUE "HORRIBLE" À KRAMATORSK


"Horrible de voir la Russie frapper l'une des principales stations utilisées par les civils évacuant la région où la Russie intensifie son attaque", a tweeté le président du Conseil européen, Charles Michel, en réaction à l'attaque à la roquette sur le gare de Kramatorsk, qui a fait au moins 35 morts et plus d'une centaine de blessés. 

UNE DATE MARQUÉE D'UNE CROIX ROUGE


Le président russe, Vladimir Poutine, compte s'emparer du Donbass, à l'Est de l'Ukraine, d'ici au 9 mai. Ce jour férié en Russie marque l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie en 1945. Le "maître du Kremlin" souhaite, à cette occasion, s'offrir symboliquement une victoire sur le terrain armé.

LA RUSSIE DÉMENT AVOIR FRAPPÉ KRAMATORSK


L'armée russe a nié avoir frappé la gare de Kramatorsk, une attaque à la roquette qui a fait au moins 35 morts et plus d'une centaine de blessés, selon un dernier bilan provisoire. "Toutes les déclarations des représentants du régime nationaliste de Kiev sur le fait que la Russie a mené une attaque de missile contre la gare ferroviaire de Kramatorsk sont une provocation et ne correspondent pas à la vérité", a réagi le ministère de la Défense.


"Nous soulignons tout particulièrement que les missiles tactiques Totchka-U, dont les débris ont été retrouvés dans les environs de la gare de Kramatorsk et (dont les images) ont été diffusées par des témoins, ne sont utilisés que par les forces armées ukrainiennes", a-t-il poursuivi. 

UNE MESURE DE DERNIER RECOURS


Selon un décret, publié vendredi au Journal officiel, des coupures ciblées de gaz vont pouvoir être effectuées en France l'hiver prochain. Objectif : faire face à une éventuelle interruption d'approvisionnement russe. Les particuliers ne sont pas concernés.

L'UE "CONDAMNE FERMEMENT" L'ATTAQUE À KRAMATORSK


L'Union européenne "condamne fermement" l'attaque à la roquette sur la gare de Kramatorsk, qui a fait au moins 35 morts et une centaine de blessés. "C'est une nouvelle tentative de fermer les voies d'évacuation à ceux qui fuient cette guerre injustifiée et de causer des souffrances humaines", a dénoncé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, attendu à Kiev vendredi avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

LONDRES SANCTIONNE LES FILLES DE POUTINE ET LAVROV


Le Royaume-Uni a sanctionné vendredi les deux filles du président russe Vladimir Poutine et celle du chef de la diplomatie Sergueï Lavrov en raison de l'invasion de l'Ukraine, disant vouloir s'en prendre au "train de vie fastueux du cercle rapproché du Kremlin".


Katerina Tikhonova et Maria Vorontsova, filles de Vladimir Poutine avec son ex-femme Lioudmila, ainsi que Ekaterina Vinokourova, fille de M. Lavrov, sont désormais interdites d'entrée sur le territoire britannique, où tout éventuel actif sera gelé, a indiqué dans un communiqué la diplomatie britannique, qui prend ainsi la suite de Washington et Bruxelles. 

ZELENSKY DÉNONCE "UN MAL SANS LIMITE" APRÈS L'ATTAQUE DE KRAMATORSK


Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est insurgé vendredi contre un "mal sans limite" déchaîné par la Russie, après l'attaque à la roquette sur la gare de Kramatorsk, d'où évacuaient des civils, qui a fait au moins 35 morts. "Sans la force et le courage de nous affronter sur le champ de bataille, ils détruisent cyniquement la population civile. C'est un mal qui n'a pas de limite. Et s'il n'est pas puni, il ne s'arrêtera jamais", a-t-il écrit sur Telegram, dénonçant les méthodes "inhumaines" des forces russes. 

LE JAPON VA CESSER D'IMPORTER DU CHARBON RUSSE


Le Japon a annoncé vendredi de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie en protestation de ses violations du droit international en Ukraine, dont l'interdiction d'importation de charbon russe. "Nous allons interdire l'importation de charbon russe. Nous adopterons des alternatives et en réduisant progressivement les importations, nous réduirons notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie", a déclaré le Premier ministre nippon, Fumio Kishida, lors d'une intervention retransmise à la télévision. 

LA BANQUE CENTRALE RUSSE BAISSE PAR SURPRISE SON TAUX DIRECTEUR


La Banque centrale russe a abaissé par surprise son taux directeur à 17% vendredi, après l'avoir augmenté drastiquement à 20% dans la foulée des premières sanctions après l'entrée des troupes russes en Ukraine. Cette baisse, effective à partir de lundi, est justifiée par le fait que "les risques pour la stabilité financière sont toujours présents, mais ont cessé d'augmenter pour l'instant", note la Banque de Russie dans un communiqué, notamment en raison des stricts contrôles de capitaux qu'elle a mis en place. 

UN LOURD BILAN HUMAIN À KRAMATORSK


Le bilan s'alourdit à la gare de Kramatorsk, visée par deux roquettes, alors que des milliers de civils tentent de fuir l'Est de l'Ukraine, avant l'assaut des forces russes. "Selon les données opérationnelles, plus de 30 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées", a annoncé sur sa chaîne Telegram, Oleksandre Kamychine, le patron de la compagnie ferroviaire ukrainienne, Ukrzaliznytsia, dénonçant une "frappe délibérée". 

LE JAPON EXPULSE DES DIPLOMATES RUSSES


Le Japon a annoncé vendredi l'expulsion de huit diplomates et responsables russes pour exprimer son indignation devant la mort de civils en Ukraine, en qualifiant les actions de Moscou de violations du droit international "absolument inacceptables". 


"En conséquence d'une évaluation complète par notre pays, nous avons demandé l'expulsion de huit diplomates de l'ambassade de Russie au Japon et de fonctionnaires de la représentation commerciale de la Fédération de Russie", a déclaré la porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères, Hikariko Ono.

LA GARE DE KRAMATORSK CIBLÉE, AU MOINS 20 MORTS


Deux roquettes ont touchées la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, faisant au moins 20 morts et un nombre de blessés encore inconnu, selon un journaliste de l'AFP. C'est par cette gare notamment que des milliers de civils espèrent fuir la ville, menacée par une offensive russe majeure. "Deux roquettes sont tombées sur la gare de Kramatorsk", avait précisé la compagnie ferroviaire ukrainienne, sans fournir plus de détails. 

LES PRIX ALIMENTAIRES MONDIAUX À UN NIVEAU JAMAIS ENREGISTRÉ


Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en mars leurs "plus hauts niveaux jamais enregistrés", à cause de la guerre en Ukraine qui "provoque des chocs" sur les marchés des céréales et des huiles végétales, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). 


L'indice FAO des prix alimentaires, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de produits alimentaires de base, avait déjà battu au mois de février son record depuis sa création en 1990, et enregistre en mars une nouvelle hausse de 12,6% d'un mois sur l'autre, indique l'organisation dans un communiqué. 

LE MONTÉNÉGRO RENVOIE DES DIPLOMATES RUSSES


Le Monténégro a ordonné l'expulsion de quatre diplomates russes, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Ces diplomates ont "violé les normes diplomatiques", a-t-il précisé dans un communiqué diffusé jeudi. Ils ont une semaine pour quitter le territoire du Monténégro et s'ajoutent à un diplomate russe expulsé auparavant, après le début de l'invasion russe sur l'Ukraine. 


Selon le quotidien Pobjeda, citant une source gouvernementale commentant la décision des autorités monténégrines, les diplomates concernés se sont livrés à des "activités subversives" et "une ligne rouge a été franchise". 

LA RÉGION DE SOUMY "LIBÉRÉE" DES FORCES RUSSES


La région de Soumy, frontalière de la Russie dans le nord-est de l'Ukraine, a été totalement "libérée" des forces russes, a annoncé vendredi le chef de l'administration régionale, Dmytro Jivitsky. "Le territoire de la région est libéré des Orcs", a-t-il annoncé sur Telegram, en utilisant le surnom, tiré du livre "Le Seigneur des anneaux", qui est fréquemment donné aux soldats russes en Ukraine. Il a ajouté que la zone n'était "pas sûre" et que des opérations de déminage étaient en cours.

VON DER LEYEN EN ROUTE POUR KIEV


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, ont annoncé vendredi être en route pour Kiev, en signe de soutien à l'Ukraine.


"Hâte d'être à Kiev", a écrit sur Twitter Ursula von der Leyen, accompagnant son message d'une photo d'elle, en compagnie de Josep Borrell et le Premier ministre slovaque, sur le quai d'une gare à côté d'un train aux couleurs de l'Ukraine. "Je vais à Kiev", a de son côté indiqué le chef de la diplomatie européenne sur les réseaux sociaux. 

POUTINE VISE LE DONBASS POUR "UNE VICTOIRE LE 9 MAI", JUGE MACRON


Le président russe, Vladimir Poutine, va concentrer ses attaques sur le Donbass pour chercher une "victoire" pour le 9 mai, anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie en 1945, s'est inquiété le président-candidat, Emmanuel Macron, invité de RTL vendredi. 


"Pour la Russie, le 9 mai est une fête nationale, un rendez-vous militaire important et il est à peu près sûr que, pour le président Poutine, le 9 mai doit être un jour de victoire", a-t-il expliqué. "Ils vont concentrer leurs efforts dans le Donbass, nous allons vivre des scènes très difficiles dans les prochaines semaines" dans cette région de l'Est de l'Ukraine.

UN CHAMP DE RUINES... QUI RÉSISTE ENCORE


Malgré des bombardements d'une violence inouïe et d'importants moyens déployés, l'armée russe ne parvient toujours pas à briser la résistance de Marioupol. Immersion dans cette ville portuaire stratégique du sud de l'Ukraine, où les combats urbains font rage.

LE SORT DES MILLIERS D'ORPHELINS D'UKRAINE INQUIÈTE


Les dizaines de milliers d'enfants placés dans des institutions en Ukraine, dont la vie était précaire avant la guerre, sont dans une situation "chaotique", alertent ONG et experts. L'Ukraine est un cas hors norme, avec le plus grand nombre en Europe d'enfants placés (évalué à au moins 100.000 par le HCR) dans un vaste réseau fermé et souvent dysfonctionnel d'orphelinats, internats, ou institutions pour handicapés. 


Pour la plupart d'entre eux, la situation est aujourd'hui "chaotique", confie à l'AFP Halyna Kurylo, représentante en Ukraine du groupe de défense des droits de l'Homme "Disability Rights International" (DRI). "Beaucoup d'institutions ont été évacuées de manière hasardeuse. Certains enfants sont laissés de côté, car ils ne peuvent pas se déplacer en raison de leur handicap. Des institutions ont rejoint l'ouest du pays et ont fusionné avec d'autres, les endroits doivent être surpeuplés... Dans la confusion, des enfants peuvent se perdre".   


Outre le danger des combats, d'autres périls menacent ces enfants.  En Ukraine, ces institutions forment "un énorme système désorganisé avec peu de contrôle. Dans le chaos de cette guerre, les enfants sont une proie facile pour les organisations criminelles", alerte Eric Rosenthal, fondateur et directeur exécutif de DRI. Pour justifier ses craintes, il cite l'exemple de 2014, lors de la guerre en Crimée : "des enfants ont disparu d'orphelinats et ont été amenés en Russie. D'autres avaient été déplacés à l'intérieur de l'Ukraine sans être identifiés". 

VON DER LEYEN ATTENDUE À KIEV DANS LA JOURNÉE


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est attendue vendredi à Kiev pour exprimer son "soutien indéfectible" à l'Ukraine dans son combat contre l'invasion russe. "Le peuple ukrainien mérite notre solidarité. C'est pour cette raison que je me rendrai à Kiev demain (vendredi)", a déclaré la dirigeante européenne lors d'une conférence de presse jeudi à Stockholm. 


"Je veux envoyer un message de soutien indéfectible au peuple ukrainien et son combat courageux pour nos valeurs communes", a-t-elle affirmé. La Commission avait annoncé sa visite dans la capitale ukrainienne pour "cette semaine", en compagnie du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell.

LE KREMLIN RECONNAÎT "DES PERTES IMPORTANTES" EN UKRAINE


Alors que Moscou s'embourbe dans sa "guerre éclair", qui consistait à prendre le contrôle de Kiev avant de revoir sa stratégie en ciblant prioritairement le Donbass, l'armée russe essuie des pertes sur le champ de bataille. "Nous avons des pertes importantes de troupes", a reconnu, jeudi auprès de Sky News, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sans donner de détails sur le nombre de morts parmi les forces russes. "C'est une énorme tragédie pour nous."


"Nos militaires font de leur mieux pour mettre fin à cette opération", a ajouté le bras droit de Vladimir Poutine au Kremlin au cours de cet entretien. "Et nous espérons que dans les prochains jours, dans un avenir prévisible, cette opération atteindra ses objectifs ou la terminera par les négociations entre les délégations russe et ukrainienne."

43E JOUR DE LA GUERRE EN UKRAINE


Au 43e jour du conflit russo-ukrainien, l'ONU a décidé de suspendre la Russie du Conseil des droits de l'Homme. La situation à Borodianka serait encore pire que celle de Boutcha, selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Un embargo sur le charbon russe a été décrété par l'Union européenne. Voici les faits marquants des dernières 24 heures.

UN JOURNALISTE DE FOX NEWS, BLESSÉ, PARTAGE DE SES NOUVELLES


Gravement blessé près de Kiev, le 14 mars dernier, Benjamin Hall a donné de ses nouvelles sur Twitter. "Pour résumer, j'ai perdu une demi-jambe d'un côté et un pied de l'autre. Une main est en train d'être reconstruite, un œil ne fonctionne plus et mon ouïe est assez explosée, mais dans l'ensemble, je me sens sacrément chanceux d'être ici", a affirmé le journaliste de Fox News. 


Mi-mars, le véhicule dans lequel il circulait avait été la cible de tirs à Horenka. Il avait survécu, contrairement au reporter franco-irlandais, Pierre Zakrzewski et à la journaliste Oleksandra Kuvshynov, qui servait de "fixeuse" depuis leur arrivée en Ukraine.

PAS D'OFFENSIVE SUR LE DONBASS AVANT "AU MOINS UNE SEMAINE" ? 


Les forces russes qui avaient été déployés autour de Kiev et dans le nord de l'Ukraine se sont "totalement retirés" en Biélorussie ou en Russie, croit savoir le ministère britannique de la Défense. "Au moins une partie" seront "redéployées dans l'Est pour combattre dans le Donbass, mais ont besoin d'un "réapprovisionnement significatif" et une telle opération prendrait "au moins une semaine", a-t-il indiqué dans un communiqué publié vendredi sur Twitter. 

LA FUITE DES CIVILS VERS L'OUEST A PU REPRENDRE


Les évacuations par train à l'Est de l'Ukraine, interrompues en raison d'une partie de la voie ferrée endommagée, ont repris dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué le gouverneur de la région du Lougansk, Serguiï Gaïdaï. "Trois trains d'évacuation transportant des habitants des régions du Lougansk et de Donetsk ont pu partir vers l'Ouest. La voie a été réparée,", a-t-il précisé rappelant aux civils la nécessité de fuir.

"ENVIRON 5000 MORTS" CIVILS À MARIOUPOL, ESTIMENT LES FORCES PRO-RUSSES


Proclamé "nouveau maire" de la ville seulement mercredi par les forces pro-russes à Marioupol, Konstantin Ivachtchenko a livré dès jeudi son bilan à l'agence d'État russe TASS, estimant les pertes civiles à "environ 5000 personnes", tandis qu'"environ 60 à 70% du parc de logements a été détruit ou partiellement détruit". Quelque 10% des habitations seraient dans un état "irréparable, bon à démolir", a-t-il ajouté.


Il a estimé que 250.000 personnes avaient quitté la ville mais qu'au moins autant, voire 300.000 restaient sur place. Un chiffre surestimé selon l'Ukraine, qui estime plutôt à 100.000 le nombre de personnes encore en ville, où la situation humanitaire est catastrophique. 

WASHINGTON RÉVOQUE LE STATUT COMMERCIAL DE MOSCOU


Par un vote au Congrès, les États-Unis ont officiellement révoqué jeudi le statut commercial de la Russie et de la Biélorussie, ouvrant la voie à des droits de douane punitifs. Le projet de loi validé par la Chambre et le Sénat américains exige aussi de Washington qu'il appelle à la suspension de la Russie de l'Organisation mondiale du commerce.

PLUS DE 100 ATTAQUES CONTRE LES SERVICES DE SANTÉ


L'Organisation mondiale de la santé a confirmé jeudi plus de 100 attaques contre les services de santé en Ukraine. "À ce jour, l'OMS a vérifié 103 attaques contre les services de santé, avec 73 personnes tuées et 51 blessées, dont des agents de santé et des patients", a déclaré le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse, qualifiant ce bilan de "sombre". 


Parmi les attaques confirmées, 89 ont touché des établissements de santé et la plupart des autres des services de transport, notamment des ambulances. "Nous sommes scandalisés par la poursuite des attaques contre les services de santé", a poursuivi le patron de l'agence spécialisée des Nations unies, ajoutant qu'elles constituaient "une violation du droit humanitaire international". 

LA DESTRUCTION ET LA DÉSOLATION APRÈS LE REPLI RUSSE


Les autorités ukrainiennes s'efforcent d'évacuer les civils des régions de l'Est, menacées par une offensive russe, le président Volodymyr Zelensky affirmant que les destructions à Borodianka sont pires encore que celles constatées récemment près de la capitale.


Alors que la Russie multiplie ses attaques dans le Sud et l'Est, Kiev - où sont attendus vendredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell -, constate la véritable étendue des dégâts dans des régions désormais abandonnées par les forces de Moscou.

UN GESTE SYMBOLIQUE CONTRE MOSCOU


L'Assemblée générale de l'ONU a suspendu jeudi la Russie de son siège au Conseil des droits de l'Homme. C'est le second cas seulement dans l'histoire des Nations unies, après la Libye en 2011.

International
ONU : la Russie suspendue du Conseil des droits de l'Homme

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LE PÉTROLE ET LE GAZ ENFIN VISÉS ?


Dans la foulée du G7 annonce, l'Union européenne s'apprête à adopter un nouveau train de sanctions contre la Russe, qui pour la première fois concerneront le charbon et peut-être le pétrole et le gaz russes.

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Sanctions contre la Russie : peut-on aller plus loin ?

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BORODIANKA, L'AUTRE VILLE MARTYRE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a prévenu jeudi que la situation à Borodianka est "bien plus horrible" qu'à Boutcha. Les corps de 26 personnes ont été découverts sous deux bâtiments effondrés.

"UNE INSULTE À L'HUMANITÉ", DÉNONCE BIDEN


"Les indications de viols, de tortures, d'exécutions - avec dans certains cas des corps profanés - sont une insulte à l'humanité", a déclaré Joe Biden jeudi, après que l'Assemblée générale de l'ONU a écarté la Russie de son siège au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.


Le président américain a, dans un communiqué, "applaudi" ce vote, estimant que "les mensonges de la Russie ne tiennent pas face aux preuves incontestables de ce qui se passe en Ukraine."

EN DIRECT


Bonjour et bienvenue sur TF1info. Suivez les dernières informations sur l'invasion russe en Ukraine ce vendredi avec nous.

La Russie, accusée de "crimes de guerre" en Ukraine, a fait l'objet jeudi d'un embargo de l'UE sur son charbon et de nouvelles sanctions du G7 et de Washington, tandis que Kiev exhortait les civils à fuir les régions de l'Est, menacées par une offensive russe. 

Les représentants des Vingt-Sept ont décidé également la fermeture des ports européens aux navires russes, dans le cadre d'une cinquième salve de sanctions contre Moscou, a annoncé la présidence française du Conseil de l'UE. L'UE est prête parallèlement à débloquer 500 millions d'euros de plus pour financer des armes pour l'Ukraine, a annoncé le président du Conseil européen Charles Michel. C'est la première fois que les Européens frappent le secteur énergétique russe, dont ils sont très dépendants. 

Sur le terrain, c'est vers Borodianka que les regards se tournent ce vendredi : la situation dans cette localité au nord-ouest de Kiev récemment reprise est "bien plus horrible" qu'à Boutcha, a déclaré jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Chaque crime sera élucidé et chaque bourreau sera retrouvé", a-t-il encore dit.

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Peu auparavant, la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova avait annoncé sur Facebook que 26 corps avaient été découverts par les secouristes dans les décombres de deux immeubles d'habitation bombardés à Borodianka, une localité qui comptait un peu plus de 13.000 habitants avant la guerre.


La rédaction de TF1info

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