EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Kiev peine sur le front Est mais avance près de Bakhmout

Publié le 16 juillet 2023 à 6h45, mis à jour le 16 juillet 2023 à 17h25

L'Ukraine a admis dimanche être en position défensive sur le front de l'Est face aux forces russes, mais dit "avancer progressivement" dans la région de Bakhmout.
Vladimir Poutine a assuré pour sa part que la contre-offensive ukrainienne n'avait pas remporté "de succès".
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L'UKRAINE "AVANCE PROGRESSIVEMENT" PRÈS DE BAKHMOUT


Si l'Ukraine peine dans le secteur de Koupiansk, elle progresse près de la ville de Bakhmout, selon la vice-ministre de la Défense. "Nous avançons progressivement dans la région de Bakhmout", une zone revendiquée en mai par la Russie, a déclaré Ganna Malyar sur Telegram. "Il y a une avancée quotidienne sur le flanc sud autour de Bakhmout. Sur le flanc nord, nous tentons de maintenir nos positions, l'ennemi attaque", a-t-elle ajouté.

L'UKRAINE SE DÉFEND PRÈS DE KOUPIANSK


La vice-ministre de la Défense a indiqué que ses forces étaient sur une position de défense face aux forces russes près de la ville de Koupiansk, dans l'est du pays. "Pendant deux jours d'affilée, l'ennemi a attaqué activement dans le secteur de Koupiansk", a précisé Ganna Malyar, ajoutant que "de féroces combats ont lieu, et des positions changent plusieurs fois par jour".

DRONES ABATTUS À SÉBASTOPOL


Un nouveau bilan du gouverneur russe de Sébastopol fait état d'un dixième drone aérien neutralisé au-dessus de la mer Noire. 


Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a conformé avoir abattu deux drones avec sa défense antiaérienne et en avoir mis hors d'état de nuire cinq autres avec des systèmes de brouillage. Le ministère ajoute avoir également détruit deux drones navals de l'armée ukrainienne, des embarcations qui opèrent à la surface de l'eau, sans équipage. Les drones lancés en Crimée annexée visaient le quartier général de la flotte russe en mer Noire, régulièrement ciblé par ce type d'attaques.

POUTINE DÉCRIT LE MANQUE DE "SUCCÈS" DE L'UKRAINE


Dans un entretien à la télévision russe, Vladimir Poutine a déclaré que l'armée ukrainienne n'avait remporté aucun "succès" lors de sa contre-offensive. "Aucune des tentatives de l'ennemi pour percer notre défense - mission pour laquelle ils ont utilisé des réserves stratégiques - n'ont abouti", a déclaré le chef du Kremlin sur Rossiya-1. "L'ennemi n'a pas obtenu de succès."


Le président russe n'a toutefois pas donné plus de précision sur la suite de "l'opération spéciale", préférant faire l'éloge des "progrès" de l'armée russe et ses agissements "héroïques".

BOMBES À SOUS-MUNITIONS


Vladimir Poutine a affirmé que son armée disposait d'une "bonne réserve" d'armes à sous-munitions, en menaçant de l'employer sur le front en Ukraine si Kiev utilisait ce type d’armement livré par les États-Unis.


Washington a annoncé la livraison prochaine à l'armée ukrainienne de ces armes à l'usage très controversé, car les charges qu'elles dispersent peuvent faire beaucoup de victimes civiles collatérales.


"En Russie, il y a une bonne réserve d'armes à sous-munitions, de différents types", a souligné le président russe, dans une interview à la chaîne de télévision publique "Rossia-1", diffusée dimanche. "Jusqu'à présent, nous ne les avons pas employées, nous n'en avions pas la nécessité", a-t-il poursuivi.

FRAPPES RUSSES SUR L'UKRAINE


Un civil a été tué et un autre blessé dans la région de Kharkiv, en Ukraine. L'homme de 33 ans est mort après avoir été touché par des tirs russes sur des bâtiments résidentiels, a précisé le gouverneur de la région, Oleh Synehoubov, sur Telegram. 


Sept autres personnes ont été blessées dans une frappe sur Zaporijia, selon les responsables locaux. Le gouverneur local Yuriy Malashko a indiqué sur Telegram que trois femmes et quatre hommes avaient été blessés et qu'un certain nombre de maisons avaient été endommagées lors d'un violent bombardement russe.

EXPLOSION À LOUHANSK


Voici l'une des vidéos qui montre les conséquences d'une explsion dans la région occupée de Louhansk.

EXPLOSION À LOUHANSK


Trois vidéos différentes font état d'une épaisse fumée dans le ciel de la région occupée de Louhansk, après une explosion. Sur une chaîne Telegram locale, certains résidents évoquent une frappe de missile, bien qu'aucune activité de défense aérienne n'ait été signalée. Selon les données de géolocalisation, la cible se situe dans une zone industrielle en dehors du centre-ville, proche d'une grande mine de charbon.

LE POINT SUR LA SITUATION


Il est 9h30... L'occasion de revenir sur les faits marquants des 24 dernières heures ↓

LA PRÉSENCE DE WAGNER EN BIÉLORUSSIE CONFIRMÉE 


Des reponsables ukrainiens et polonais confirment que des combattants de la milice Wagner sont bien arrivés en Biélorussie depuis la frontière russe. "Wagner est en Biélorussie", a par exemple écrit Andriy Demchenko, porte-parole des gardes-frontières ukrainiens, sur Telegram. 


De son côté, l'un des représentants des services spéciaux polonais, Stanislaw Zaryn, a déclaré que Varsovie avait également la confirmation de la présence de combattants Wagner en Biélorussie. "Ils pourraient être plusieurs centaines à l'heure actuelle", a-t-il précisé dans une vidéo sur Twitter.

FRAPPES RUSSES


L'Ukraine affirme avoir été la cible de quatre missiles lancés par la Russie sur Kharkiv, depuis Belgorod. "Deux missiles ont explosé en l'air et deux autres ont touché un stade et une route", affirment les autorités, précisant qu'aucune victime n'est à déplorer.

AIDER L'UKRAINE EST UNE "PRIORITÉ" 

 

Redoubler d'efforts pour soutenir l'Ukraine et accompagner les pays en développement est la "meilleure chose" à faire pour l'économie mondiale, assure la secrétaire américaine au Trésor. Janet Yellen participe ce dimanche à Gandhinagar, dans l'ouest de l'Inde, à une réunion des grands argentiers des pays du G7, à la veille d'une réunion du G20 Finances dans cette même ville. Une "priorité clé" est de "redoubler notre soutien à l'Ukraine", a-t-elle insisté lors d'une conférence de presse. Elle a dit s'être rendue compte par elle-même lors de sa visite à Kiev en février de l'impact "massif" de l'aide étrangère pour l'Ukraine, tant civile que militaire.

20% DU MATÉRIEL ENDOMMAGÉ


Citant de hauts responsables américains, le New York Times affirme qu'au moins 20% des équipements et des blindés déployés par l'Ukraine au cours des deux premières semaines de sa contre-offensive ont été partiellement endommagés ou détruits. Un bilan qui constituerait selon le quotidien la "raison principale pour laquelle les forces terrestres ukrainiennes ont interrompu toute nouvelle avancée afin de repenser leur stratégie".


Après avoir ajusté leurs tactiques, les Ukrainiens ont réduit leurs pertes de moitié, chutant à 10%, ajoute le quotidien.

DRONES ABATTUS À SÉBASTOPOL


Plusieurs explosions ont été entendues dans la nuit à Sébastopol, en Crimée, dans la zone occupée par la Russie, affirme l'administration mise en place par Moscou. Sur Telegram, le gouverneur de Sébastopol, nommé par la Russie, Mikhaïl Razvojaïev, précise que la défense aérienne a été activée. En tout, neuf drones auraient été abattus au-dessus de la Crimée, selon la même source.  "Aucun objet n'a été endommagé, que ce soit dans la ville ou dans la zone maritime", a-t-il précisé. 

CONVOI WAGNER EN BIÉLORUSSIE


Un important convoi transportant des combattants de Wagner a été repéré en Biélorussie dans la matinée ce samedi, selon le collectif indépendant Belaruski Hajun. Selon ce groupe, qui traque les mouvements des forces armées en Biélorussie, au moins 60 camions, bus et autres gros véhicules sont entrés dans le pays depuis la Russie, escortés par la police.


Le groupe a précisé que les plaques d'immatriculation des engins concordaient avec celles des zones occupées par la Russie dans l'est de l'Ukraine. D'après leur analyse, le convoi se dirigeait vers une base militaire à l'extérieur d'Osipovichi, une ville située à 230 km au nord de la frontière ukrainienne. Des images satellites analysées par Associated Press corroborent cette information : des structures ressemblant à des tentes semblent avoir été construites sur cette base entre le 15 et le 30 juin.

LA BIÉLORUSSIE SCRUTÉE DE PRES


Les forces ukrainiennes sont en alerte. Depuis que l'armée de Kiev a indiqué jeudi qu'elle renforçait sa frontière avec la Biélorussie avec des tranchées et des mines, après que ce pays a annoncé l'arrivée sur son sol de soldats de Wagner, les soldats aux postes frontières sont au garde à vous. Auprès de l'AFP, ils affirment qu'à l'heure actuelle, aucun mouvement de troupes Wagner n'a été repéré dans ce secteur de la frontière.


Reste que l'Ukraine se dit prête à "repousser" toute tentative d'incursion de forces russes venant de son voisin. "Depuis que nous avons été poignardés dans le dos depuis le Bélarus, nous n'excluons pas qu'il puisse y avoir des mouvements ou déploiements de combattants de Wagner sur le territoire bélarusse", témoigne un soldat. 

ACCORD CÉRÉALIER


La présidence sud-africaine a confirmé dans un communiqué que Cyril Ramaphosa avait discuté de la question de l'accord céréalier avec Vladimir Poutine, dans la foulée d'un appel entre le président sud-africain et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sur le conflit comme sur la question céréalière, "le président Ramaphosa a aussi eu une discussion téléphonique avec le président ukrainien"  Volodymyr Zelensky jeudi. Il "poursuivra ses discussions avec les deux dirigeants et le secrétaire général de l'ONU sur ces questions", insiste le communiqué.

ACCORD CÉRÉALIER


Vladimir Poutine a estimé samedi que le principal objectif de l'accord sur les céréales ukrainiennes n'avait pas été atteint. Selon le Kremlin, le président russe a relevé lors d'un appel téléphonique avec son homologue sud-africain que "le principal objectif de l'accord", à savoir "la livraison de céréales aux pays dans le besoin, notamment sur le continent africain, n'est pas réalisé".

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L'accord qui permet l'exportation des céréales ukrainiennes en sursis ? Alors qu'il expire lundi soir, le président russe Vladimir Poutine a estimé samedi que son principal objectif, "la livraison de céréales aux pays dans le besoin", n'avait pas été atteint. Lors d'un appel téléphonique avec son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, Vladimir Poutine "a souligné que les obligations fixées dans le mémorandum Russie-ONU sur la levée des obstacles pour l'exportation des produits alimentaires et engrais russes ne sont toujours pas remplies", a indiqué le Kremlin.

La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan, médiateur entre Kiev et Moscou, avait assuré que M. Poutine était "d'accord" pour prolonger cet accord vital sur les céréales ukrainiennes. Mais le Kremlin a nié avoir fait toute déclaration à ce sujet. Jeudi, Vladimir Poutine avait déjà déploré que "pas une seule" des demandes russes n'ait été prise en compte lors des négociations en vue de prolonger l'accord.

Signé en juillet 2022 à Istanbul et déjà reconduit à deux reprises, l'accord expire lundi 17 juillet à minuit à Istanbul (21H00 GMT). Il a permis sur l'année écoulée de sortir près de 33 millions de tonnes de céréales des ports ukrainiens en dépit du conflit.


La rédaction de TF1info

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